Quand le cinéma donne envie de changer le monde...

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  • Médiathèque A. Sayad : 73 résultats

    musée de l’histoire de l’immigration

  • Autour du 1er mai : 60 résultats

    base des films qui interrogent la société

  • Cedidelp : 20 résultats

    médiathèque des mouvements sociaux

  • Autres Brésils : 9 résultats

    décryptage de la société brésilienne pour un public francophone

  • BED (Bretagne et diversité) : 2 résultats

    films emblématiques de la diversité culturelle dans le monde

  • Merci les jeunes !, Jérôme Polidor, 2015

    Après une série d’émeutes qui enflamment les banlieues françaises, le gouvernement inaugure le plan « Horizon Avenir » qui consiste à allouer des subventions supplémentaires aux associations. Mathieu et Romuald en profitent pour faire grandir « Quartier TV » : une télévision locale basée dans la cité des Mines, près de Paris, où opère une équipe aussi dynamique qu’éclectique. Alors qu’ils inventent différents programmes télévisuels originaux, les désaccords s’immiscent progressivement entre les membres de l’association.

  • Ils ont filmé les grands ensembles, BAZIN Laurence, 2012

    "Au fil d'années passées à collecter des films amateurs dans l'Essone, Marie-Catherine Delacroix a pris conscience que ceux-ci constituaient une extraordinaire mine d'informations sur la banlieue et la vie dans les grands ensembles bâtis dans les années 1960. Avec Laurence Bazin, elle demande à des cinéastes amateurs de Saint-Michel-sur-Orge

    Mot-clé : Banlieue

  • Go forth, Soufiane Adel, 2014

    À travers le portrait d’une femme de 79 ans, Taklit Adel, ma grand-mère, née en Algérie et vivant en France depuis 60 ans, se noue à la fois le fil de la petite et de la grande Histoire et l’exploration de la banlieue et de son ensemble. Une histoire personnelle prise dans l’histoire collective. (Résumé éditeur)

  • Mataram meu irmão, Cristiano Burlan, 2013

    En reconstituant les détails de la mort de son frère Rafael Burlan da Silva, douze ans auparavant, le cinéaste se lance dans un voyage personnel qui le conduit au cœur du cercle de violence de la banlieue de São Paulo. Trafic de drogue, vols, à travers son enquête visant à déterminer les raisons de la mort de son frère, le réalisateur nous dévoile une partie de son histoire familiale, recueillant les témoignages bouleversants de son entourage et mettant à nu les blessures émotionnelles de ces personnages aux destins divers.

  • Vers la tendresse, Alice Diop, 2015

    Ce documentaire propose une exploration sensible du sentiment amoureux en « banlieue », une errance avec une bande de jeunes de cité, la découverte d’un univers où les corps féminins ne sont plus que des silhouettes fantomatiques et virtuelles.

  • D'ailleurs mais ici, Barbara Pueyo, 2013

    Une journée exceptionnelle dans la vie de quatre familles étrangères d'un quartier de banlieue française dont les destins s'entrecroisent, s'influencent ou s'affrontent sur le chemin de la citoyenneté... "Je ne rêve ni en arabe ni en lingala, ni même en wolof pas même en bambara. Je ne rêve ni en espagnol ni en anglais, mais parle, aime et rêve en français, et comme ils ne sont pas dans ma tête, et encore moins dans mon coeur en fait, Ils disent qu'ici c'est pas chez moi quand même. Je rêve donc éveillé pour qu'ils me comprennent." (Abd Al Malik, Comme dans un rêve, Le dernier français). Il y a des parfums de "Do the right thing" de Spike Lee dans ce chassé-croisé d'habitants issus de l'immigration récente, rien n'est dit, tout est suggéré et la caméra virevolte entre des destins en marche... (Résumé éditeur)

  • Sonita, Rokhsareh Ghaem Maghami, 2015

    Sonita a 18 ans. Originaire d’Afghanistan, sans-papiers et illégale en Iran, elle vit dans la banlieue pauvre de Téhéran avec sa sœur et sa nièce. Téméraire et passionnée, Sonita se bat pour vivre sa vie comme elle l’entend et faire carrière dans le rap. Son rêve se confronte aux nombreux obstacles qu’elle rencontre en Iran et au sein de sa famille restée en Afghanistan. Celle-ci, sous l’impulsion de sa propre mère, envisage de vendre Sonita pour 9000$ à un homme qu’elle n’a jamais rencontré.

  • Família Braz: Dois Tempos, Dorrit Harazim, Arthur Fontes, 2012

    Les statistiques prouvent l’incroyable ascension de la classe moyenne brésilienne. Dans « Dois Tempos », les deux réalisateurs retournent filmer une famille de la banlieue Est de São Paulo, les “Braz”, sur laquelle ils avaient déjà réalisé un documentaire en 2000 : après dix ans, ils tracent un portrait du changement de leur situation économique, de leurs perspectives et de leurs rêves.

  • Femmes du Hezbollah, 2001

    Quartier du Ramel el Ali, dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah. Deux femmes, Zeinab et Khadije, militantes de ce parti, questionnent les fondements personnels, sociaux et politiques de leur engagement.

  • Jour de grève, MONTEIL Jef, 2009

    Un jour de grève, filmé de chez soi, qu'est-ce que cela donne à voir ? Beaucoup de choses en fait… Court-métrage poétique et expérimental réalisé par un habitant de la banlieue parisienne. (résumé de l'éditeur)

  • Val Nord fragments de banlieue, Mehdi Lallaoui, 2000

    Gilles Larvor a photographié pendant 15 ans les habitants du Val Nord à Argenteuil.

  • Arte e a rua (A), Rose Satiko Gitirana Hikiji, Carolina Caffé, 2011

    Cidade Tiradentes, banlieue à l’extrême est de São Paulo, « lieu où s’arrête la ville » selon les mots du narrateur, Hylario… D’ici fusent rimes, gestes et couleurs. Le film suit la vie et les évolutions du street dance, du graffiti et du rap dans ce quartier considéré comme le plus grand ensemble de logements sociaux en Amérique latine.

  • Gracieuses (Les), Fatima Sissani, 2014

    Six jeunes femmes, proches de la trentaine. Elles sont nées dans le même immeuble de la cité des Mordacs à Champigny-sur-Marne. Elles ne se sont pas quittées depuis l’enfance. Une relation fusionnelle. Elles racontent, joyeuses et à toute vitesse, cette amitié presque amoureuse et aussi l’identité, les rapports de classe, la relégation spatiale, sociale… À travers le portrait d’une bande de copines, drôles, joyeuses, énergiques mais aussi lucides et émouvantes, voici un regard juste sur la banlieue qui s’éloigne des clichés habituels.

  • Home sweet home, Nadine Naous, 2014

    A la suite des difficultés financières de son père, directeur d’une école progressiste dans la banlieue sud de Beyrouth zone d’influence du Hezbollah, la réalisatrice retourne au Liban. En famille, les discussions fréquentes et souvent drôles, sont animées. A partir de ces confrontations se dessinent l’histoire récente du pays et la façon dont les changements politiques ont irréversiblement transformé la société.

  • Ce qu’il reste de la folie, Joris Lachaise, 2014

    C’est à l’hôpital psychiatrique de Thiaroye, dans la proche banlieue de Dakar, que nous introduit la caméra de Joris Lachaise, en compagnie de l’écrivain et cinéaste Khady Sylla. À travers son expérience vécue de la maladie mentale et de ses traitements, le film cherche à explorer une histoire récente du Sénégal : l’indépendance du pays et la décolonisation de la psychiatrie.

  • Musulmans de France, Karim MISKÉ, Emmanuel Mohamed BLANCHARD JOSEPH, 2010

    "Episode 1 Indigènes : 1904-1945 Entre les deux guerres, les mariages mixtes entre immigrés et Françaises sont fréquents. En 1904, 5 000 musulmans travaillent en métropole, dans les usines de la capitale, les savonneries marseillaises ou les bassins miniers du Nord. La Première Guerre mondiale en fait des soldats. Venus d'Afrique du Nord et d'Afrique noire, ils découvrent la France dans les tranchées de Verdun. En 1918, le bilan est lourd pour ces troupes : 80 000 morts, autant de blessés. Au lendemain de la guerre, la France salue le sacrifice des troupes coloniales : elle est fière d'être un « grand empire musulman ». Pour preuve, la construction de la mosquée de Paris, en 1926, et les honneurs réservés à son premier recteur, Si Kaddour Ben Ghabrit, musulman d'Algérie et haut fonctionnaire du Quai d'Orsay. Mais cette politique islamophile de prestige doit être confrontée à la situation des 100 000 musulmans venus reconstruire le pays. Mal logés, en mauvaise santé, considérés comme dangereux, ils sont tenus à l'écart du reste de la population. L'hôpital « franco-musulman » qui leur est exclusivement réservé est étroitement lié aux services de police. Une police spéciale, la brigade nord-africaine, traque sans relâche les premiers indépendantistes menés par Messali Hadj. Car la politisation fait son chemin Et lorsque la Seconde Guerre éclate, la France recrute à nouveau massivement dans ses colonies. Episode 2 Immigrés : 1945-1981 L'année 1945 marque le début d'une nouvelle ère : celle de l'enracinement. La vie des travailleurs algériens et marocains s'organise désormais autour des cafés, des hôtels, des épiceries Leurs épouses les rejoignent. Des enfants naissent en France. Tous prennent de plein fouet la guerre d'Algérie, qui éclate en novembre 1954 et s'exporte en France, où les attentats se multiplient. Pour les autorités, les Nord-Africains sont désormais des suspects, sans distinction. La répression policière atteint son paroxysme lors de la manifestation du 17 octobre 1961 : une centaine d'Algériens sont assassinés en une nuit. Bien que chèrement gagnée, l'indépendance n'inverse pas les flux migratoires. Les Algériens continuent d'affluer massivement vers la France et ses bidonvilles, où ils sont désormais des immigrés. Sur fond de misère, le fossé se creuse avec leurs enfants, qui grandissent en France, fréquentent les écoles de la République et s'immergent dans la culture française. Mai 1968 fait surgir la « question immigrée » dans le débat public et suscite une vaste campagne de relogement dans des foyers et des HLM. L'opinion découvre alors la présence discrète des travailleurs africains, pour la plupart des musulmans venus du Sénégal, du Mali et de Mauritanie. Mais les années 1970 restent celles d'un interminable après-guerre d'Algérie : crimes racistes, drame des harkis parqués dans des camps Au seuil des années 1980, les enfants d'hier sont devenus des adolescents. La France, qui ne les a pas vus grandir, va bientôt apprendre à compter avec eux. Episode 3 Français : 1981-2009 Nés en France, ceux que l'on appelle « beurs » entrent dans l'âge adulte en pleine crise économique. Leur culture est métissée, entre école de la République et traditions familiales venues du « bled ». Cette génération revendique sa place. Face à la recrudescence des crimes racistes, les jeunes Arabes des banlieues débutent en 1983 une Marche pour l'égalité et contre le racisme (ou Marche des beurs) qui rassemble plus de 100 000 personnes à son arrivée à Paris. Leurs espoirs seront vite déçus La fin des années 1980 est marquée par la montée du Front national. En réaction, une partie de ces jeunes, en plein désarroi, se replie sur l'identité musulmane. C'est le début de l'affaire du voile (1989). A l'été 1995, une série d'attentats secoue la France. Khaled Kelkal, un jeune de Vaulx-en-Velin, devient l'ennemi public numéro 1. La confusion entre pratique de l'islam et islamisme s'amplifie. Dans les cités, jeunes Arabes et jeunes Noirs inventent, à partir du hip-hop américain, une contre-culture qui devient culture de masse. S'ouvre alors une période paradoxale. Alors que le pays célèbre dans l'hystérie les couleurs black-blanc-beur de 1998, la seconde Intifada (2000) devient un combat de substitution pour certains jeunes désorientés qui s'en prennent à la communauté juive. L'effondrement des tours jumelles en 2001 achève de stigmatiser les musulmans. A un moment où, pourtant, l'expression « musulmans de France » prend tout son sens. Au point que, en 2007, l'entrée au gouvernement de trois femmes issues de l'immigration Rachida Dati, Fadela Amara et Rama Yade apparaît à beaucoup comme aussi nécessaire que tardive."

  • Chronique d’une banlieue ordinaire, Dominique Cabrera, 1992

    Avant la destruction des tours HLM du Val Fourré, à Mantes-la-Jolie, certains habitants offrent à travers leurs témoignages, une réflexion sur l’habitat social en banlieue parisienne.

  • Ils ont filmé les grands ensembles, Laurence Bazin, Marie-Catherine Delacroix, 2012

    Regard sur la banlieue à travers ceux qui l’ont vécue et qui l’ont filmée : le film est réalisé à partir d’une collecte de films super 8 amateurs.

  • Curta Saraus, David Alvez da Silva, 2010

    Court-Sarau présente un panorama des Saraus, ces rencontres populaires de poésie et de musique organisées dans les bars des banlieues de São Paulo. Ce court-métrage montre comment les artistes envisagent la culture et la transformation sociale à travers de telles rencontres. Le regard d’une nouvelle génération de réalisateurs de la banlieue pauliste sur la production culturelle locale.

  • Wadjda, Haifaa Al-Mansour, 2012

    Wadjda, douze ans, habite dans une banlieue de Riyad, capitale de l’Arabie Saoudite. Bien qu’elle grandisse dans un milieu conservateur, c’est une fille pleine de vie qui porte jeans et baskets, écoute du rock et ne rêve que d’une chose : s’acheter le beau vélo vert qui lui permettra de faire la course avec son ami Abdallah. Mais au royaume wahhabite, les bicyclettes sont réservées aux hommes car elles constituent une menace pour la vertu des jeunes filles…

  • Pirogue (La), Moussa Touré, 2012

    Un village de pêcheurs dans la grande banlieue de Dakar, d’où partent de nombreuses pirogues. Au terme d’une traversée souvent meurtrière, elles vont rejoindre les îles Canaries en territoire espagnol. Baye Laye est capitaine d’une pirogue de pêche, il connaît la mer. Il ne veut pas partir, mais il n’a pas le choix. Il devra conduire 30 hommes en Espagne. Ils ne se comprennent pas tous, certains n’ont jamais vu la mer et personne ne sait ce qui l’attend.

  • Atenco, MALDEOJO TV, 2006

    San Salvador Atenco en mai 2006. Une petite ville dans la banlieue de Mexico City. Deux mois avant les élections présidentielles, un conflit s'aggrave entre le gouvernement mexicain et la population qui lutte pour la terre et ses droits. Ce DVD est une compilation des films "Tierras si, aviones no !" suivi de "La révolte des machettes" et "Rompe

  • Banlieues

    Une co-production entre Global Project (italie), radio Sherwood (italie), Regarde A Vue, radio Fréquence Paris Pluriel et le Mouvement de l'Immigration et des Banlieues. DVD multimédia sur l'urgence sociale dans les banlieues montrant une vision à bâtons rompus du combat politique, des habitants, associations et étudiants d'Ile de France ou d'ailleurs. Ce Double DVD contient 5 films de 10 et 30 minutes, 1 heure de mix-vijing et des documents en pdf. -(Regarde à vue)

  • Les princes, Tony Gatlif, 1982

    Premier film de ce qui va devenir la trilogie sur le peuple gitan avec les films Latcho Drom puis Gadjo Dilo. Tony Gatlif porte un regard sur des Tsiganes sédentarisés dans une banlieue grisâtre sans espoir. Mais un jour, l'appel du voyage, la tentation de reprendre la route vont l'emporter.

  • Géographie humaine, Claire Simon, 2012

    Portrait documentaire de la gare du Nord. On y passe, on la traverse qu’on vienne de banlieue, de province ou de l’étranger.

  • Ne pas s’avouer vaincu, Susana Arbizu, Henri Belin, 2012

    Exilé républicain à Bobigny Daniel Serrano, aujourd’hui âgé de 91 ans, se bat depuis son pavillon de banlieue pour réhabiliter la mémoire de son frère Eudaldo, fusillé en 1941 à l’issue de la Guerre Civile Espagnole. Malgré les démarches répétées de Daniel, la figure de ce frère, maire-adjoint du Front Populaire, n’est toujours pas reconnue dans ce village tolédan où la mairie socialiste se refuse aussi à débaptiser les rues et édifices publics qui exhibent encore une toponymie franquiste..

  • Bandes, le quartier et moi (Les), Atisso Médessou, 2011

    Ayant grandi en banlieue, le réalisateur y est ensuite dans les quartiers de son enfance avec sa caméra, pour tenter de comprendre le phénomène des bandes et ses conséquences.

  • Banlieue Gay, Mario MORELLI

    Comment vit-on en banlieue lorsque l'on est un jeune homosexuel ? Faut-il fuir ou rester caché dans cet environnement machiste ? La violence envers les gays y est-elle un mythe ou une réalité ? Découvrons à travers leurs témoignages, la vie de quatre homosexuels qui ont accepté de briser la loi du silence. Un film tourné sur le vif avant l'embrasement des banlieues cet automne.

  • Scuola Media, Marco Santarelli, 2010

    Jour après jour, le quotidien d’un collège de la banlieue de Tarente, ville industrielle en crise du Sud de l’Italie. L’implication et la passion des enseignants et de la directrice confrontés aux rêves et aux problèmes des élèves et de leurs parents.

  • Port à l’anglais, Thierry Scharf, 2010

    Vitry-sur-Seine. Port à l’Anglais : un vieux quartier de banlieue ouvrière. Avant la désindustrialisation, avant les boutiques fermées, avant le racisme. Au bout de la rue, on allait à l’usine, à la baignade, au marché, au bal, au jardin ouvrier, au ciné… La vie a changé, la ville a changé. Et si la nostalgie était une forme avancée de l’utopie ?

  • Roses noires (Les), Hélène Milano, 2010

    La réalisatrice rencontre des jeunes filles beurres ou noires dans les banlieues, les questionnant sur la manière de vivre leur féminité au sein de la cité.

  • Vivre en banlieue - parole d'un éducateur de la rue, Jean-Marie PETITCLERC, Jean-Baptiste MARTIN

    Si le film consigne la parole du prêtre salésien et éducateur Jean-Marie Petitclerc sur les moyens à développer pour réduire la fracture sociale des "quartiers", le réalisateur suit aussi ses actions sur le terrain auprès des jeunes du Centre du Valdocco à Argenteuil. Pour Jean-Marie Petitclerc, membre du Conseil national des villes et de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine, mixité sociale et mobilité sont deux facteurs essentiels d'insertion.

  • Filles de banlieue, paroles de toutes les couleurs, Michèle GUIDET-GLEITZ

    Ces paroles de jeunes filles et de femmes issues de l'immigration ont été recueillies aux quatre coins de l'Hexagone. Elles témoignent majoritairement de leur désir d'intégration en France, souvent grâce aux études qu'elles pourront y faire, même si les dernières arrivées sont également soucieuses de préserver leur culture d'origine. Elles vivent en périphérie de grandes villes et veulent montrer que la banlieue "ne se réduit pas aux clichés de violence répandus par les médias", mais qu'elle porte aussi des valeurs "de vie, de solidarité et d'échange". A La Courneuve, Sarcelles, Belfort, Audincourt ou Marseille, elles se battent et prennent des initiatives pour améliorer le quotidien et croire en l'avenir. Par le biais des associations, elles prennent en charge le soutien scolaire, l'alphabétisation, le maintien des pratiques culinaires ou vestimentaires de leur pays d'origine, etc. Ces femmes, issues de la tradition musulmane en particulier, trouvent aussi dans cette vie associative et la prise de parole en général, un moyen d'accéder à plus d'indépendance. Résolument positives, ces "paroles de toutes les couleurs" résonnent à l'unisson, sans contrepoint. Marie-Christine Balcon - CNC, Images de la Culture

  • Homme à la Gordini (L’), Jean-Christophe Lie, 2009

    Fin des années 1970, dans une banlieue imaginaire, la coutume est de ne porter ni slip, ni pantalon, uniquement des hauts oranges… Avec l’aide d’un insurgé masqué au volant de sa R8 Gordini bleue, Monsieur R et sa femme, habillés d’un sous pull bleu, préparent une révolution vestimentaire radicale et s’élancent à l’assaut du totalitarisme monochromatique orange.

  • Chronique d'une banlieue ordinaire, Dominique CABRERA

    Mantes-la-Jolie, 'célèbre' depuis les violences du Val Fourré en 1991, se fit l'écho du mal-vivre de toute une population. Images d'archives et témoignages d'anciens locataires revenus sur les lieux de leur passé nous rappellent que, dans les années 60, ce quartier était synonyme de bien-être et de modernité et qu'y était absente toute forme de 'ghettoïsation' sociale ou ethnique. Attirée tant par la qualité du cadre de vie que par goût de la nouveauté, c'est par vagues successives que vint s'y installer une population mélangée, composée d'ouvriers français ou immigrés, d'employés, de cadres ou de professions libérales. "Même celui qui a construit ces tours habitait là." De leur logement désormais vide, dans des tours abandonnées et vouées à la destruction, quelques-uns d'entre eux se souviennent. Ces tranches de vie, dévoilées avec pudeur et confrontées aux propos de locataires actuels, nous éclairent sur la manière dont on est passé d'un certain état d'esprit de propriétaire à celui de "qui ne reste pas" et pourquoi "les plus riches sont partis tandis que les fauchés demeurent." Une autre manière de filmer les banlieues. (Sadia Saïghi, CNC-Images de la culture).

  • Sou feia mas tô na moda, GARCIA Denise, 2005

    Plus qu’un genre musical, le funk carioca est une véritable industrie basée presque uniquement sur le talent et le désir de la population des favelas et des banlieues de Rio de Janeiro. Un documentaire pionnier sur l’univers des bals funk, qui nous fait découvrir des femmes invoquant leur émancipation par le biais de cette culture de rue décriée.

  • Chronique d'une banlieue ordinaire, Dominique CABRERA

    Mantes-la-Jolie, 'célèbre' depuis les violences du Val Fourré en 1991, se fit l'écho du mal-vivre de toute une population. Images d'archives et témoignages d'anciens locataires revenus sur les lieux de leur passé nous rappellent que, dans les années 60, ce quartier était synonyme de bien-être et de modernité et qu'y était absente toute forme de 'ghettoïsation' sociale ou ethnique. Attirée tant par la qualité du cadre de vie que par goût de la nouveauté, c'est par vagues successives que vint s'y installer une population mélangée, composée d'ouvriers français ou immigrés, d'employés, de cadres ou de professions libérales. "Même celui qui a construit ces tours habitait là." De leur logement désormais vide, dans des tours abandonnées et vouées à la destruction, quelques-uns d'entre eux se souviennent. Ces tranches de vie, dévoilées avec pudeur et confrontées aux propos de locataires actuels, nous éclairent sur la manière dont on est passé d'un certain état d'esprit de propriétaire à celui de "qui ne reste pas" et pourquoi "les plus riches sont partis tandis que les fauchés demeurent." Une autre manière de filmer les banlieues. (Sadia Saïghi, CNC-Images de la culture).

  • Handerson e as horas, Kiko Goifman, 2006

    2006, São Paulo. Plus de 200 bus sont brûlés dans la banlieue sud, ce qui attire l’attention sur les conditions de transport de la population. Depuis l’intérieur du bus de 6H00 du matin, le réalisateur va suivre, en temps réel, le voyage de ces travailleurs vers le centre de São Paulo.

  • Monde selon Stiglitz (Le), Jacques Sarasin, 2008

    C’est l’histoire d’un homme qui retourne dans sa ville natale sinistrée par la désindustrialisation, dans la banlieue de Chicago. Cet homme n’est autre que le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz. Au travers d’un voyage qui nous mène de l’Équateur en Inde, en passant par la Chine, il nous propose ses clés pour comprendre le monde et prendre la mesure des effets pervers d’une globalisation non maîtrisée, sans garde-fous. Au bout du voyage, un message porteur d’espoir : une autre mondialisation est possible, elle pourrait même profiter à tous.

  • Un opéra dans la cité, Philippe Goyvaertz, 2008

    L’opéra de Massy est construit au cœur d’une cité populaire dans la banlieue sud de Paris.

  • ABCDAIRE du jeune lascar périphérique, Djamel Zaoui, 2007

    Ancêtres, banlieue, communautarisme, daron, exclusion, faciès, galère… Au travers de ces réalités mises bout à bout, ce film, nous plonge au cœur des problèmes de la jeunesse des cités-banlieues au rythme d’un Abcdaire teinté d’humour et d’ironie.

  • Rap, o Canto da Ceilândia, QUEIROS DE ANDRADE Adirley, 2005

    Dialogue avec quatre artistes du rap brésilien (X, Jamaika, Marquim et Japão), tous natifs de Ceilândia, banlieue de Brasília, capitale du pays. Le film présente la trajectoire de ces personnages dans l’univers de la musique et fait un parallèle avec la construction de la ville où ils habitent. Ces artistes voient dans le rap le seul moyen

  • Ajuste, Daniel Veloso, Marcleo Berg, 2006

    Le film retrace le parcours de vie et d’engagement de 4 personnes, vivant et menant des activités sociales dans des favelas de la banlieue de São Paulo. C’est l’occasion pour eux, de questionner les problématiques rencontrées pour mener à bien ces actions, avec les autres habitants et de la nécessité d’information, de formation et d’incitation à l’action.

  • Boxing club, Simone SIMON, Eric ANTOLINOS, 2007

    Simone Simon est photographe et vidéaste, elle collabore avec des agences nationales et internationales pour des travaux de commande tout en développant des travaux personnels axés sur la mémoire. Originaire du quartier de l'Ariane à Nice, Simone Simon décide d'en faire l'objet d'un documentaire. Pour le réaliser elle s'associe à Eric Antolinos qui est graphiste mais aussi musicien et réalisateur. De cette collaboration naît l'idée de filmer une semaine d'entraînement au "Boxing Club de l'ariane" dans la Banlieue Est de Nice. Les activités de ce lieu sont filmées de manière naturelle: sans intervention, ni commentaire. 'Boxing Club" raconte notamment l'histoire de Sammy et René, anciens boxeurs professionnels, qui enseignent leur passion à des jeunes du quartier. Le documentaire se déroule au pied des barres HLM dans le huis clos d'une petite salle à peine plus grande qu'un ring. Dans ce club, des jeunes de toutes origines (maghrébins, européens, russes, arméniens, comoriens, palestiniens, rwandais, gitans etc....) filles et garçons, boxent avec application et déterminisme.

  • Ravaudeuses (Les), Joëlle Stéchel, 2006

    Documentaire sur les femmes relais de la banlieue nord de Paris : les ravaudeuses. Par leur propre expérience, elles ont identifié les nombreux besoins des populations migrantes quand elles arrivent en France : apprendre le français, soutenir le travail scolaire des enfants, résoudre les conflits familiaux, comprendre le fonctionnement des différentes administrations, obtenir un logement ou un droit de séjour… Une vraie solidarité intercommunautaire se crée ainsi autour de ces mamans médiatrices, promotrices et initiatrices. Des femmes qui exercent un nouveau métier, et qui sont devenues en dix ans des interlocutrices indispensables aux traditionnels acteurs sociaux. Une vraie reconnaissance.

  • Tirailleurs, une mémoire à partager, Abdelati LAOUFI, 2006

    En Ile-de-France, un projet mémoire coordonné par Génération 2010 a eu pour objet de travailler sur la mémoire des anciens combattants d'Afrique qui ont fait le débarquement d'août 44 en Provence, afin de faire s'approprier ce pan de notre histoire par les jeunes des villes de banlieue. Il s'est agi de filmer et recueillir la parole de dizaines de personnes de diverses générations, en différents lieux pour parler de leur expérience ou de leur vision du débarquement. Parallèlement, le projet s'est adressé aux jeunes en abordant la question par le biais artistique (musique, poésie, danse) et ludique pour qu'ils se réapproprient plus facilement cette mémoire. Ce film retrace toute l'histoire de ce projet.

  • Ni putes ni soumises, Margherita CARON, 2006

    Ni putes ni soumises : c'est avec ces mots qu'une poignée de femmes des banlieues, lance en 2002, un appel dénonçant les dérives des ghettos et les violences faites aux femmes. En 2003, elles entament "la marche des femmes contre les ghettos et pour l'égalité", qui traverse 23 villes. Lors des actions, débats et rencontres, qu'elles mènent dans toute la France, nous assistons à la formidable libération de la parole qu'elles provoquent. Africultures

  • Josiane et Marinette, Fabrice MACAUX, 2006

    "Josiane et Marinette" évoque la vie de deux personnes âgées qui vivent dans le quartier en pleine rénovation urbaine de la Muette à Garges-lès-Gonesse, dans la banlieue nord de Paris. Il témoigne de la générosité et de l'incroyable énergie que déploient ces deux dames retraitées dont l'existence est fortement liée à l'histoire du quartier. À travers elles et leur entourage, Fabrice Macaux tord le cou aux préjugés et raconte des vies riches, solidaires et un attachement profond à un lieu, qui vécu de l'intérieur, ne ressemble en rien aux clichés que véhiculent les médias. Ce film documentaire est né de la rencontre entre Fabrice Macaux, metteur en scène venu dans le quartier pour y mener un atelier théâtre, et de ces deux dames qui impressionnent par la vitalité qu'elles déploient dans ce qu'elles entreprennent mais aussi parce qu'elle s'inscrivent au passé et au présent dans ce quartier en mouvement. Elles en sont la mémoire, les racines mais elles en acceptent aussi les changements. Fabrice Macaux les a suivi pendant un an dans leurs vies. Elles lui ont ouvert leur porte. Elles se sont livrées, l'ont emmené dans les lieux qui leur sont chers, lui ont présenté leurs familles, leurs amis, lui ont raconté des bribes de vies à la fois riches et ordinaires.

  • Tour du monde (La), Alice Diop, 2006

    La réalisatrice nous conduit à la Rose des vents, immense quartier constitué de plusieurs barres HLM construites en 1973 dans la banlieue nord de Paris. Ic,i il y a autant de paraboles accrochées aux fenêtres que de nationalités. Plus de quatre-vingts pour quinze mille habitants. À travers la cage d’escalier d’un immeuble de cette rue, nous nous immergeons d’étage en étage dans les vestiges des habitudes et traditions culturelles de plusieurs familles. Ce périple nous mène du Sri Lanka au Mali en passant par la Turquie et le Congo, sans jamais quitter l’immeuble.

  • Chronique d’un quartier, François Bernard, 2006

    C’est dans le quartier du centre de Choisy-le-Roi, proche de Paris, que nous avons tourné ce documentaire, filmé depuis la banlieue et non pas un film de plus sur la crise des banlieues.

  • Paris-Orléans : Carnet de voyage d’un banlieusard, Olivier Comte, 2006

    Je veux relier Paris à Orléans en suivant à pied, le tracé de l’ancienne voie romaine. Un carnet de voyage au jour le jour, de la banlieue parisienne aux horizons de la Beauce, pour découvrir ces lieux oubliés de l’entre ville.

  • Sou feia mas tô na moda, Denise Garcia, 2005

    Plus qu’un genre musical, le funk carioca est une véritable industrie basée presque uniquement sur le talent et le désir de la population des favelas et des banlieues de Rio de Janeiro. Un documentaire pionnier sur l’univers des bals funk, qui nous fait découvrir des femmes invoquant leur émancipation par le biais de cette culture de rue décriée.

  • Camping à la ferme, Jean-Pierre Sinapi, 2005

    Six jeunes en difficulté de la banlieue parisienne débarquent au fin fond de la campagne française pour effectuer des travaux d’intérêts généraux…

  • Rap, o Canto da Ceilândia, Adirley Queiros de Andrade, 2005

    Dialogue avec quatre artistes consacrés du rap brésilien (X, Jamaika, Marquim et Japão), tous natifs de Ceilândia, banlieue de Brasília, capitale du pays. Le film présente la trajectoire de ces personnages dans l’univers de la musique et fait un parallèle avec la construction de la ville où ils habitent. Ces artistes voient dans le rap le seul moyen de révéler leurs sentiments et de se réaffirmer comme habitants de la périphérie.

  • Cas d’école (Un), Leonardo Di Costanzo, 2003

    Une école dans la banlieue de Naples. Ici, les élèves parlent napolitain… et les professeurs parlent italien. Mais la fracture n’est pas seulement une question de langue. Ici, l’absence de projet pédagogique contribue au refus de l’école par les enfants et leurs familles. Classe après classe, réunion après réunion, le film déroule une année scolaire dans ce collège qui, finalement, ressemble à tant d’autres.

  • Peões, Eduardo Coutinho, 2004

    Témoignages d’anciens ouvriers de l’industrie métallurgique dans la banlieue de São Paulo, qui ont pris part au mouvement de grèves en 1979/1980. Certains d’entre eux ont travaillé à l’usine avec Lula, alors à la tête du mouvement syndical. Récits de leurs parcours personnels, des luttes historiques et de leurs espoirs avec l’élection du président Lula.

  • Jungle Blue, Jacques Goldstein, 2004

    Une percée au coeur de la musique avec la périphérie parisienne comme décor à l’occasion du festival Banlieues Bleues.

  • The Take, Naomi Klein, Avi Lewis, 2004

    À la suite de la crise économique argentine de 2001, trente ouvriers au chômage dans la banlieue de Buenos Aires occupent leur usine abandonnée par les patrons et refusent de la quitter

  • Aux yeux des autres, Pierre Bressiant, 2003

    Le sort qu’un habitant réserve aux parties communes de sa copropriété est significatif. Pierre Bressiant confronte les pratiques et les aspirations des habitants des cités du Stella et des Jonquilles, dans la banlieue de Nîmes. Comment rendre possible une coexistence sereine entre personnes de cultures et d’âges différents ?

  • Raison du plus fort (La), Patric Jean, 2003

    Au lieu de combattre la pauvreté, on combat les pauvres. Suivant l’exemple américain, l’Europe se polarise entre ses quartiers riches et ses banlieues de misère où se généralise la « tolérance zéro ». On construit une prison quand on ferme une usine.

  • Brillant pas brûlant, Fitouri BELHIBA, 2001

    "Afin de décrire autrement leur banlieues, des femmes du quartier Le Bouchet-La Riomière près de Saint Etienne s'improvisent journalistes avec l'aide de l'écrivain Jean-Yves Loude. Elles mènent des enquêtes, explorent le richesse humaine de leurs entourages." - (Filfil films)

  • Asnières-Cormeilles ou les communes traverses, Aurélien Bras, 2001

    La ligne de train de banlieue Asnières-Cormeilles-en-Parisis. Pour des millions de personnes, le voyage en train rythme les allers-retours entre le domicile et le lieu de travail, entre la banlieue, minuscule village anonyme, et l’aimant mastodonte que représente la capitale.

  • Corsaire, le magicien, le voleur et les enfants (Le), Julie Gavras, 2001

    1999-2000 : dans une école primaire de la banlieue lyonnaise, un an en classe de CM1, une CM1 où les enfants découvrent et apprennent le cinéma.

  • Etre ailleurs...ici, Evelyne RAGOT, 2001

    Les Arméniens sont arrivés en France à partir de 1923, en provenance des orphelinats et des camps de réfugiés de Syrie, du Liban et de Grèce. De Marseille, leur port d'arrivée, ils ont émigré vers les centres industriels de la vallée du Rhône. Décines, dans la banlieue est de Lyon, fut un lieu de concentration très important, autour de l'Usine de la Soie qui fabriquait de la rayonne et employait plus de 50% d'Arméniens. Elle l'est restée avec l'arrivée plus tardive des Arméniens du Liban qui ont émigré dans les années 70. La famille Mardirossian illustre, sur trois générations, le parcours classique d'une famille arménienne de Décines, des débuts difficiles à la réussite de certains de ses membres. C'est une famille très impliquée dans la vie communautaire : Jules Mardirossian est un militant actif de la cause arménienne, son frère Edouard est un des piliers de la vie associative de Décines et sa fille ainée travaille à Erevan à la reconstruction de l'Arménie indépendante. A travers le parcours et les différents points de vue des membres de cette famille, le film interroge le sentiment de l'arménité et la question du territoire où s'enracine aujourd'hui l'histoire d'une famille et d'une communauté qui s'est voulue et sentie française mais se comporte aussi en diaspora.

  • Nos rendez-vous, Pascale Thirode, Angelo Caperna, 2001

    C’est par « vidéo-lettres » que vont communiquer, pendant toute une année scolaire, les deux groupes participant physiquement et techniquement au film : des détenus de la maison d’arrêt de La Santé à Paris et des élèves du collège Georges Rouault en banlieue parisienne.

  • Printemps à la source, Chantal Briet, 2001

    En Seine-Saint-Denis, dans la Cité de la Source, dans un centre commercial à l’abandon, il y a la petite épicerie d’Ali, dernier lieu de rencontre des habitants du quartier. Chronique d’un petit commerce de banlieue fréquenté par des personnages plein de verve et d’humour.

  • Caravanne passe (La), Frédérique Mergey, Sara Millot, 2000

    Dix jours avec « La Caravane des quartiers », compagnie nomade qui dresse son chapiteau à côté des barres HLM dans les banlieues ou à la périphérie des villes.

  • Prove di stato, Leonardo Di Costanzo, 1999

    Ercolano, petite ville de la banlieue de Naples, est emblématique de la réalité du Sud de l’Italie : corruption, dysfonctionnement des services publics, chômage record, en particulier chez les jeunes… En décembre 1995, Luisa Bossa est élue maire. Le film, tourné sur un an et demi, montre sa détermination à rétablir peu à peu un État de droit, ses efforts et les difficultés auxquelles elle se heurte : résistance, incompréhension de la population…

  • En quête d’Etat, Leonardo Di Costanzo, 1998

    Rétablir l’État de droit à Ercolano, banlieue de Naples et l’une de villes symboles de la corruption en Italie, c’est la tache que s’est fixée Luisa Bossa, élue maire en décembre 1995.

  • Je rap donc je suis, Philippe Roizès, 1999

    Ce documentaire explore le rap sous tous les angles : phénomène de société autant que courant musical, alternative à la violence et au désespoir, expression poétique, affirmation d’une conscience politique ou recherche d’une identité multiculturelle. Dans les banlieues de Paris et Marseille, à Londres, Berlin et Alger, la culture hip-hop rend parole et dignité à la jeunesse des ghettos urbains.

  • Génération Hip-Hop - Le mouv’ des ZUP, Jean-Pierre Thorn, 1998

    « Génération Hip Hop ou le Mouv’ des ZUP » nous propulse dans l’univers des banlieues, à travers des groupes de jeunes qui ont fait de la danse urbaine leur moyen d’expression. Le film interroge ce phénomène qui mobilise des dizaines de milliers de participants et contribue, à son niveau, à forger la nouvelle identité française.

  • Etat des lieux, Jean-Francois Richet, 1995

    Etat des lieux d’une banlieue a travers la vie d’un de ses habitants, Pierre Cephas, qui y vit et y travaille.

  • Qui a peur des Tziganes roumains ?, Evelyne Ragot, 1996

    Pendant plusieurs mois, Évelyne Ragot suit Leonardo Antoniadis, anthropologue et photographe, dans son travail au sein d’une communauté de Tziganes roumains de la banlieue parisienne. Une chronique sensible, qui illustre la difficulté d’une rencontre entre deux mondes qui s’ignorent et se craignent.

  • Demain la grève, François Chilowicz, Roy Lekus, 1996

    En décembre 1995, la France entière est paralysée par la grève des cheminots qui ont entraîné dans leur sillage plusieurs autres services publics. C’est pour comprendre les multiples aspects de cette expérience humaine que les réalisateurs ont passé les huit derniers jours et nuits du conflit dans la banlieue de Lille.

  • Ballade des sans-papiers (La), Raffaele Ventura, Samir Abdallah, 1996

    Ce film est une chronique documentaire du mouvement national des sans papiers depuis l’occupation de l’église Saint-Ambroise à Paris, le 8 mars 1996, jusqu’à l’épreuve de force de l’église Saint-Bernard, en août, en passant par la banlieue parisienne, Toulouse, Lille…

  • Choses rouges (Les), Arnaud des Pallières, 1994

    Un ouvrier rentre de l’usine, sur sa mobylette, à travers la banlieue-est de Paris. En pensée, il dresse le musée imaginaire des choses rouges. « Il avait l’air d’un rescapé, d’un clochard des insurrections éternelles, et il bougonnait « Communisme ! Communisme !” d’une façon inoubliable.”

  • Loi du collège (La), Mariana Otero, 1994

    Chaque jour de l’année scolaire 1992-1993, Mariana Otero a filmé les élèves d’un collège implanté au cœur d’une cité en banlieue parisienne

  • De bruit et de fureur, Jean-Claude Brisseau, 1988

    Une banlieue parisienne déshéritée, des enfants livrés à eux-mêmes, deux mondes : celui d’une réalité violente et quasi apocalyptique, et celui onirique d’un adolescent en quête d’amour…

  • Bondy Nord, c’est pas la peine qu’on pleure, Claudine Bories, 1993

    Bondy Nord semble livrée à tous les maux habituellement invoqués quand on parle de la banlieue : béton, violence, délinquance, chômage et drogue. Claudine Bories a pris le temps de s’y arrêter, de s’y promener et d’interroger ses habitants. Avec elle, découvrons leur formidable espoir d’embellir et de faire revivre leur cité.

  • Bled sisters, Jean-Pierre Thorn, 1993

    « Evasion », un groupe féminin de chant polyphonique de la banlieue de Romans. Dans les tours, les caves de HLM du quartier de la Monnaie, six filles de 18 à 22 ans, issues de plusieurs immigrations se sont formées depuis des années à la dure discipline du chant polyphonique. À travers leur répertoire, elles refusent la fatalité du ghetto et revendiquent leur identité et leur rage de vivre.

  • Thé au harem d’Archimède (Le), Mehdi Charef, 1984

    Dans une cité dortoir morose de la banlieue parisienne, le quotidien de jeunes qui sombrent peu à peu dans la petite délinquance.

  • Harka (La), José Jornet, Alain de Brock, 1986

    Ahmed a vingt ans, il est français musulman comme on dit, fils de harki. Pas facile pour un français bronzé de trouver du travail et l’amour. Ahmed s’accroche, l’humour en plus, mais dans les cités banlieues-béton, la tragédie n’est pas loin… La harka en arabe, ça veut dire « insurrection ».

  • Minguettes 1983 - Paix sociale ou pacification?, Mogniss Abdallah, 1983

    Le film a été tourné au cœur des événements du printemps et de l’été 1983 aux Minguettes, dans la banlieue lyonnaise. Événements qui donneront naissance à la Marche pour l’égalité et contre le racisme, accueillie à Paris le 3 décembre 1983 par près de 100 000 personnes scandant à l’unisson : « Égalité des droits, justice pour tous !".

  • Laisse béton, Serge Le Péron, 1983

    Près de Tunnel de la Porte Pouchet qui leur sert de planque vivent Brian et Nourredine, deux gamins de treize ans, doux rêveurs paumés dans leur banlieue ouvrière

  • Matola, Institut National de Cinema du Mozambique, 1975

    La destruction de Matola dans la banlieue de Maputo après l’attaque aérienne par les forces sud-africaines.

  • Journal d’un maître d’école, Vittorio De Seta, 1973

    Dans une école de la banlieue de Rome, les élèves désertent les cours, préférant l’école de la rue. Un instituteur les convainc de retourner en classe et expérimente avec eux une nouvelle manière d’enseigner. Avec une grande fraîcheur, De Seta invente une forme hybride qui dépasse toutes les catégories. Il implique dans le processus créatif les enfants, leurs familles, les habitants du quartier, les acteurs, appliquant ainsi au film lui-même les principes d’enseignement anti-autoritaire nés de 1968.

  • Family Life, Ken Loach, 1971

    Janice, une jeune fille de dix-neuf ans vit avec ses parents dans un pavillon de la banlieue londonienne. Ecartelée entre un père absent et une mère dominatrice, elle se réfugie peu à peu dans un mutisme qui la conduit à être internée.

  • Deux ou trois choses que je sais d’elle, Jean-Luc Godard, 1968

    « Elle », c’est la région parisienne, ses grands ensembles et le malaise qu’ils drainent… Un constat noir sur la perdition de la société industrielle… Portrait psycho-sociologique d’une jeune femme vivant dans un grand ensemble de banlieue.

  • Amour existe (L’), Maurice Pialat, 1962

    Aubervilliers, Pantin, Courbevoie, Nanterre…Un itinéraire à travers la banlieue parisienne de la fin des année cinquante.

  • Moi un noir, Jean Rouch, 1957

    Jean Rouch demande à quatre nigériens de mettre en scène leur propre vie. Ils s’installent à Treichville, banlieue d’Abidjan, chef-lieu de la Côte d’Ivoire. Comme nombre de leurs compatriotes, ils sont tentés par les promesses qu’offre la ville… Amère aventure pour ceux qui abandonnent leur village et se heurtent à une civilisation mécanisée.

  • Aubervilliers, Eli Lotar, 1945

    Un film réalisé dans la banlieue parisienne au cours de l’été 1945 et dont le but est d’attirer l’attention sur les conditions d’existence des habitants des grandes villes.

  • Grand littoral, Valérie JOUVE

    Banlieue de Marseille. Des femmes, des hommes, des enfants se croisent en marchant sur les collines surplombant des cités HLM, sur des passerelles d'autoroute ou de voie ferrée. Au coeur de leurs itinéraires, un centre commercial où circulent voitures et caddies. Sans commentaire, sur une bande son qui répercute les bruits de la ville, Valérie Jouve livre l'instantané onirique d'un territoire urbain hostile. Grand Littoral est le nom de ce centre commercial construit à flanc de colline dans les quartiers nord de Marseille. De ce site contradictoire, où la nature et la ville semblent se livrer un combat sans pitié, l'artiste Valérie Jouve fait le support de son premier film. Connue pour ses portraits d'anonymes photographiés sur fond de paysages urbains, elle observe ici à nouveau les relations entre l'individu et son environnement. Elle fait appel pour cela à des personnes venues d'horizons divers, quidam, amis, habitants. Ces "sujets" forment une communauté fragile dont elle suit les déambulations sur un littoral défiguré par d'effrayantes infrastructures. Loin des clichés sociaux sur la banlieue, ces parcours tissent un territoire étrange : l'énergie de la marche, l'intensité des regards et la douceur des rencontres apparaissent comme autant d'actes de résistance à une réalité urbaine ennemie, où l'humain doit sans cesse reconquérir sa place. (Sylvain Maestraggi, CNC-Images de la culture)

  • Nous les jeunes MC, Franck SCHNEIDER

    En banlieue parisienne, autour de la figure du rappeur Daoud MC, dont le but principal est d'aider les jeunes en animant des ateliers de rap dans des hôpitaux de jour, des foyers de jeunes délinquants ou d'orphelins, une série de témoignages dresse le portrait peu flatteur d'une société face à ses cités. Une séquence résume à elle seule l'enjeu de cette démarche. Daoud MC répète un refrain de rap avec un jeune enfant qui se détourne de l'exercice en faisant l'idiot, jusqu'à déformer le dernier vers "Je veux être allégé du poids d'être un étranger" en "Je veux être allégé du poids d'être dérangé". D'autres parlent de leurs "bêtises" qui les ont conduit en foyer pendant plusieurs années et résument le cycle infernal qui circonscrit leur avenir : "Les jeunes ont des problèmes avec leur famille, alors, à l'école, ils ne travaillent pas, se retrouvent dans la rue et veulent trouver des refuges. Ensuite, ils font des conneries, ils dealent." Militants les rappeurs ? A leur façon, oui : " On peut dire que le rap est politique, mais pas politique-politicien ; nous on est politique-revendicatif." (Fabienne Arvers, CNC-Images de la culture)

  • La vie ailleurs, David TEBOUL

    Cela se passe en banlieue, cela pourrait se passer dans tous ces lieux qu'on dit à la périphérie, mais à la périphérie de quoi ? Sur les murs des appartements, se posent les fragments des rêves de ceux qui les occupent, papiers peints aux dessins de fleurs, ou à l'aspect de forêt, canevas de flamands roses, objets dérisoires et magnifiques de la sourde résistance qu'ils opposent à la fatalité. Sur les corps de ceux qui les occupent, se marque le souvenir des traumatismes et des blessures, des deuils et des arrachements à une vie ailleurs que leur parole continue à habiter, avec leurs espoirs Entre la fiction et le documentaire, entre l'histoire racontée par une narratrice d'un enfant qui aurait vécu là, dans une de ces cités laissées pour compte, et qui aurait rêvé de s'en échapper et la rencontre avec ceux qui continuent d'habiter ces lieux, le film découvre un paysage complexe, imprévu, violent et poétique ...(Les Films d'Ici)

  • Bourtzwiller 420 - Détruire disent-ils, Zouhair CHEBBALE

    Connue comme une banlieue difficile, l'histoire de Bourtzwiller remonte à une cinquantaine d'années quand cet alors village alsacien a été rattaché à Mulhouse. Depuis, son architecture et son urbanisme ont été modifiés par l'implantation de très nombreux logements sociaux. Un grand programme de transformation est aujourd'hui à l'½uvre avec ses réhabilitations, démolitions et reconstructions. Comment les habitants du quartier vivent-ils cette transformation ?Quelles histoires racontent-ils sur le quartier où ils vivent depuis parfois 30 ou 40 ans ? Y sont-ils attachés, que pensent-ils aujourd'hui de cette "table rase" et le fait d'être relogés ?

  • Zebda, l'écho de la rumeur, Michel CARRIÈRE

    "Huit musiciens de la banlieue nord de Toulouse ont formé Zebda, un groupe qui rape sur une orchestration rock. Attentifs au sort des jeunes confinés entre les murs des cités, les huit de Zebda, "la voix des sans voix", aspirent à la notoriété sans renoncer à l'expression d'une solidarité militante. L'énergie et les idées bouillonnent, et si la critique sociale frappe fort, le message est généreux. Zebda est née dans une association de quartier de la cité Bourbaki. A force d'aller en masse aux concerts de rap et de reggae, certains sont passés devant les micros. Magid, parolier et chanteur, et les frères Amokrane, choristes-rapeurs, sont fiers de leurs racines kabyles et de leur naissance gascone. Les jeunes de leur cité les admirent et se démènent pour que l'organisation du festival Ca bouge au Nord ! impulsé par le groupe, soit une réussite. Sur scène, Zebda remue les foules avec des textes qui ironisent sur le maire de Toulouse, dénoncent la télé qui rend fou et s'indignent des propos réducteurs sur les immigrés. Le fameux "sans compter le bruit et l'odeur" de Jacques Chirac est détourné et clipé avec des images de combattants maghrébins portant l'uniforme de l'armée française dans les tranchées. (Anaïs Prosaïc , CNC-Images de la culture)"

  • Salut Vazaha, Jérémie REICHENBACH

    Une dizaine de jeunes de la banlieue parisienne montent un projet humanitaire avec des éducateurs d'un club de prévention. Pendant le mois qu'ils passent à Madagascar, ils repavent une route avec de jeunes Malgaches et se heurtent à la réalité sociale du pays en confrontant leurs différences. Ces jeunes de cités, enfants d'immigrés, marginalisés en France et considérés comme des patrons là-bas (surnommés les Vazahas) vont comprendre, en découvrant la misère, pourquoi leurs parents ont quitté le bled pour venir travailler en France.

  • Mémoires magnétiques, Daniel PELLIGRA

    "Saint-Priest, dans la banlieue lyonnaise. Quels supports, pour la mémoire quand la vidéo s'avère incapable de stocker celle-ci sur la longue durée?"-(D pelligra.)

  • Les Héritiers du silence, Saïd BAHIJ, Rachid AKIYAHOU

    Histoire du Val-Fourré, miroir grossissant des banlieues françaises. « Poème sémiologique autant que document authentique, le film raconte l'histoire des hommes à travers la destinée d'une ville, ses murs, ses mots (maux !) et ses panneaux. Saïd Bahij, qui habite la cité depuis son enfance, s'applique à décrypter la "forêt de symboles" du Val-Fourré. "Sociologue de gouttière" comme il s'est lui-même défini lors d'une rencontre avec Pierre Bourdieu, le réalisateur pose son regard d'artiste multiformes sur l'une des plus vieilles cités de France transformée en "banlieue" par l'urbanisation des cinquante dernière années. Histoire de l'immigration teintée de colonisation, témoignages tendres ou abrupts, le film pulvérise les clichés sur ces "zones franches à hautes tentions" à travers un humour noir salvateur. C'est le portrait d'un lieu de vie contemporain abandonné aux confins de la capitale, là où le silence bruisse de peine et d'espoir, un parcours fléché porté par la mélancolie, l'énergie créatrice d'un observateur poète. » - Liesel Schiffer, écrivain

  • Le repas des ancêtres, Jacques DESCHAMPS

    Une famille de réfugiés cambodgiens en banlieue parisienne témoigne du respect des traditions et en particulier du culte rendu aux ancêtres. Les gestes traditionnels de préparation des mets et les recettes de cuisine sont transmis de mères en filles. (Résumé éditeur)

  • Zahia Ziouani Une chef d'orchestre entre Paris et Alger, Valérie BREGAINT

    Zahia Ziouani a 32 ans, elle est la plus jeune chef d'orchestre française et dirige, en plus de sa carrière internationale, le Conservatoire de musique et danse de Stains (93). Ce "Portrait de Zahia en chef d'orchestre" est emblématique de l'aventure contemporaine d'une femme et d'une région, ainsi que des aléas de sa diversité. Il propose différentes rencontres entre Zahia et son entourage, l'orchestre et le public. Il nous mène sur les traces de cette jeune femme généreuse qui construit en brisant les préjugés : entre Paris et la banlieue, où elle accueille à Stains, en tant que Directrice du Conservatoire, des jeunes de trente nationalités différentes, entre la France et l'Algérie car elle y dirige l'Orchestre National en tant que Chef invitée depuis 3 ans. Le film aborde les questions qu'elle se pose en tant qu'actrice du monde musical dans l'Europe d'aujourd'hui : sur l'identité, l'éducation et le rapport aux médias, la création. Les réflexions et l'expérience de Zahia Ziouani ouvrent des perspectives, comme autant de promesses. À l'image de Zahia, le film engage aussi une recherche formelle portant sur les limites de la représentation.

  • Une poste à la Courneuve, Dominique CABRERA

    Camera à l'épaule, sans commentaire, Dominique Cabrera fait défiler le quotidien d'un bureau de poste de La Courneuve en banlieue parisienne. Priorité est donnée à la dimension humaine, des guichetiers et des clients, qui se dégage de relations courtes, parfois violentes, contraintes par le service administratif. Le parti pris humaniste de la réalisatrice rompt avec la dureté des situations. Dans ce quartier défavorisé, la poste est le lieu où les habitants viennent d'abord toucher l'argent d'aides dispensées par l'Etat : RMI, allocation familiale, pension vieillesse, etc. D'un coté du guichet, c'est la règle qui prime, même s'ils ne peuvent rester insensibles face à la détresse ; de l'autre, il s'agit de s'adapter à des règlements parfois incompatibles avec la réalité. Un homme se demande comment avoir un RIB : l'administration le lui demande pour verser le RMI, la poste ne le lui donnera qu'en déposant de l'argent... qu'il n'a évidemment pas avant d'avoir toucher le RMI. Frictions, attentes et frustrations, entraides et compromis, la poste est le lieu de toutes les transactions. (Nathalie Magnan, CNC-Images de la culture)

  • Tout doit disparaître, Jean-Marc MOUTOUT

    A Paris, des travailleurs temporaires attendent un éventuel emploi journalier de déménageur dans une agence d'intérim. Parmi eux, deux novices : un Français, Jean-Pierre, et un Camerounais, Théo. Ils se retrouvent en banlieue pour effectuer, croient-ils, un déménagement ordinaire.

  • Tonino Benacquista n'est pas si noir, Christophe DEROUET

    "Tonino Benacquista, fils d'immigré italien a passé son enfance dans la banlieue parisienne. Il commence à vivre d'expédients et de petits boulots dans lesquels il puisera la matière des livres à venir. Drôles de métiers qui alimentent le burlesque de son écriture lié à la proximité chaleureuse et à la distance ironique de son regard sur les aventures de ses personnages."- Sunday morning productions

  • tata cedron le retour de Juancito Caminador, Fernando PEREZ

    Tata Cedrón est un film documentaire qui propose un portrait musical et biographique du grand musicien de Tango Juan "Tata "Cedrón, et de son fameux quartet, le "Cuarteto Cedrón". Né dans la banlieue de Buenos Aires à la fin des années 30, Cedrón s'est rapidement imposé comme l'un des musiciens de Tango les plus novateurs et talentueux de notre temps. Il s'exile à Paris en 1975 après le coup d'état militaire, d'où il éditera près de 30 albums majeurs et parcourra le monde avec le Tango.

  • Retour au Val-Nord, Mehdi LALLAOUI

    Gilles Larvor a photographié pendant quinze ans les habitants du Val-Nord à Argenteuil. Il en a fait un livre, "Val-Nord, fragments de banlieue", accompagné de nouvelles écrites par Leïla Sebbar. Mehdi Lallaoui le suit de retour sur la "Dalle", l'esplanade centrale de la cité où nombre de commerces ont fermé depuis, à la rencontre des "ados" immortalisés devant leur entrée d'immeuble dans les années 1980, aujourd'hui trentenaires. "Déjà dans les années 1990, j'ai eu l'impression que les gens marchaient plus courbés, qu'ils étaient en moins bon état qu'à l'époque où je les avais photographiés", risque Gilles Larvor. "Ici, ce sont les plus coriaces qui survivent", constate le bibliothécaire. L'épicier parle du maire qui avait promis "un grand projet humain et non urbain". Nacera, devenue elle-même photographe, raconte l'appréhension des jeunes, en 1986, face à l'objectif de Gilles Larvor : une inquiétude par rapport à la récupération de l'image négative des "Beurs" de banlieue. Dans le parc des Cerisiers, Khatir est plus nostalgique en feuilletant le livre : les photographies lui rappellent une enfance heureuse, malgré ce "béton, qui est (sa) culture". Et puis, il y a les trop tôt disparus : Mourad, photographié à 20 ans, mort à 34, "avec sa gueule d'ange... qui ne verra pas le livre". (Marie-Christine Balcon, CNC-Images de la culture)

  • Retour à la terre, Marie-Hélène ASTRAUDO, Patricia Emmanuelle ESCUDIER BAUDE

    Portraits de femmes et d'hommes dans un jardin agricole d'une banlieue parisienne où la réinsertion sociale passe par le travail de la terre.

  • Paul Chemetov et Didier Daeninckx, Hélène BLESKINE, François PAIN

    En prélude à la rencontre, Didier Deaninckx lit une de ses nouvelles où il raconte la mise en scène de la destruction des barres d'une cité HLM de banlieue : les habitants y sont invités à applaudir au spectacle. L'architecte Paul Chemetov, ému par le récit, accuse confrères et politiques de vouloir normaliser les banlieues au nom de la modernité et de l'élimination de l'immigration. "L'amour de la ville ne peut se construire sur la haine des banlieues", déclare Chemetov. L'écriture militante de Deaninckx et l'architecture urbaine et sociale de Chemetov ont en commun d'entrer en résistance contre la disparition de la mémoire de la banlieue. Elles posent la question politique de la ville, celle de la place des uns et des autres en son sein, celle du partage des territoires, celle de la banlieue en tant qu'espace social. Les romans de Deaninckx, sortes de polars sociologiques, puisent leur inspiration dans la forme des villes, leur modification, la manière dont le pouvoir les régit et la trace des exclus qui l'habitent. Les constructions de Chemetov déclinent des modes d'habitat populaire, empruntant parfois des thèmes au lieu préexistant. (Annick Spay, CNC-Images de la culture)

  • On est resté sur la dalle, Samir ABDALLAH

    Une chronique documentaire des campagnes présidentielle et législatives de 2007 sur la dalle d'Argenteuil, du point de vue des candidats « de la diversité », comme on appelle pudiquement les enfants de l'immigration en France. Sur les dix-huit candidats aux Législatives sur la 5ème circonscription du Val d'Oise (Argenteuil-Bezons), six sont originaires du Maghreb, sans compter les cinq suppléants qui rajoutent encore des couleurs à l'affiche. Lors de leurs tournées dans les quartiers populaires d'Argenteuil et de Bezons, nos candidats de la « diversité », Faouzi Lamdaoui (PS), Alima Boumediene-Thiery(Verts), Homar Slaouti (LCR), Mouloud Bousselat (suppléant PC), Valentin Texeira et son suppléant Mohamed Chanai (écologistes dissidents)... font remonter les paroles des habitants, leurs vraies souffrances et leur désir d'une politique qui les prenne vraiment en considération, à commencer par le respect et la dignité. Fort des résultats de Ségolène Royal au second tour de la Présidentielle (56%), Faouzi Lamdaoui, porte les couleurs socialistes aux Législatives - avec une équipe où sont fortement représentés les héritiers de l'immigration des ex-colonies françaises de cette banlieue aux portes du quartier d'affaires de la Défense. Il rêve d'être le premier député issu de l'immigration des ex-colonies à l'Assemblée Nationale, et de rendre à la gauche un siège perdu en 2002 par le communiste Robert Hue face au candidat UMP Georges Mothron. Au premier tour, Faouzi Lamdaoui se place en tête de la gauche en recueillant 26,78% des voix. Le meilleur score jamais obtenu par un socialiste sur la circonscription. Profitant de la grande démobilisation des électeurs de gauche suite à la victoire de Nicolas Sarkozy, Georges Mothron creuse l'écart à son avantage et fait même mieux, en nombre de voix sur la circonscription, que le nouveau Président. Alors, candidats pour du Beur ?... ISKRA

  • Nos rendez-vous, pascale THIRODE, Angelo CAPERNA

    C'est par "vidéo-lettres" que vont communiquer, pendant toute une année scolaire, les deux groupes participant physiquement et techniquement au film : des détenus de la maison d'arrêt de La Santé à Paris et des élèves du collège Georges Rouault en banlieue parisienne. La correspondance s'instaure peu à peu, pudique, sincère et émouvante, et les points de vue s'échangent sur les dérapages et leur répression, l'enfermement, les rêves d'avenir. D'abord, les présentations. Côté collégiens : la scolarité, la fratrie, le futur métier, les petits boulots, la curiosité pour la prison et son vécu. Côté détenus : la trajectoire, la sanction, l'univers carcéral, les conseils aux jeunes pour "ne pas se retrouver ici un jour", la sympathie qui s'exprime peu à peu, au fil de ces "lettres" qui viennent du dehors, visionnées encore et encore, et qui engagent des dialogues au sein de leur groupe. Puis, les ados filment leur classe, leur cité, le local hardiment bricolé dans une friche, qui "empêchera les plus jeunes de faire des conneries". Les "taulards" répondent par des commentaires bon enfant sur les projets des uns, les provocations des autres, sur cette vie du dehors où "on se croit invincible". La dernière "lettre" est celle des adieux et du bilan de l'expérience : "un chaud au c½ur" unanime pour les détenus ; pour les collégiens, un nouveau savoir, résumé sobrement par Thierry : "Quand il y a des problèmes, il y a des solutions." (Doucha Belgrave, CNC-Images de la culture)

  • MC Solaar, SOULÉ Béatrice

    MC Solaar a donné au rap français ses lettres de noblesse et ouvert la porte à une pléiade d'émules. Béatrice Soulé choisit ici de laisser le "rappeur intello" faire son auto-portrait : micro à la main d'un bout à l'autre de l'émission, entouré de tout son "posse", il revisite les recoins de sa vie, de l'Afrique aux banlieues, d'Afrika Bambaataa au "Droit à la Paresse". Il est né à Dakar dont il ne se souvient pas. Son âge ? "Il change chaque année !" Coincé dans les banlieues d'où il ne sort que pour fréquenter les poules en Corrèze ("J'ai appris que celle-là était décédée", dit-il en montrant la photo d'une basse-cour), il découvre l'Afrique lors d'un séjour de neuf mois en Egypte... Plus tard, il sèche l'école pour aller se cultiver à Beaubourg et "prend son pied" avec Raymond Queneau. Puis c'est Afrika Bambaataa et Marley, et le sentiment qu'il y a des messages importants à faire passer au public. Au milieu des danseurs de break et des scratcheurs diaboliques, il ne perd jamais ce regard curieux, étrangement calme, que la caméra capte dans le désordre de ses récits. (Hélène Lee, CNC-Images de la culture)

  • Loulou, Angiola ZAMPIERI

    Auto-portrait d'un sympatique videur de cinéma. Il est beur, il vit en banlieue. Il parle sans complaisance, à la réalisatrice italienne qui le filme, de lui-même et de la société qui l'entoure. (Ateliers Varan)

  • Les roses noires, Hélène MILANO

    Coralie, Kahina, Moufida, adolescentes âgées de 13 à 18 ans, vivent en banlieue parisienne ou dans les quartiers nord de Marseille. Ici, elles interrogent leur rapport au langage, revendiquant leur particularité et l'attachement à l'identité d'un groupe, mais disent aussi la blessure liée au sentiment d'exclusion, au manque. Et puis, au sein de leur quartier, au-delà des mots des garçons qu'elles disent comme un masque qui les protège, elles dévoilent les enjeux intimes de cette stratégie langagière.

  • Les recettes du grand Parc, Daniel PELLIGRA

    " Peut-on considérer que l'espace est la clé de tous les problèmes des grands centres urbains? Un élément de réponse sur les 2200 hectares du Grand parc de Miribel-Jonage, à quelques minutes des centre-villes de la banlieue et de Lyon, la ville centre, où groupes informels, fmilles communautés ethniques ou nationales se retrouvent régulièrement, se rencontrent parfois, selon les modalités qui évoluent de saison en saison, au grè des partages de territoires. Recettes culinaires et adaptations sociologiques. Ou comment un faux film ethnographique devient un authentique document sur la diversité urbaine""-(D pelligra.)

  • Les patriarches, Karim Ait GACEM, Filip PISKORZYNSKI

    "présente les histoires de six migrants venus du Burkina Faso, d'Algérie, du Bénin, du Cambodge et du Viêt Nam. Au travers d'une promenade dans Paris et sa banlieue, il retrace les différentes étapes de leurs parcours migratoires, alternant les témoignages et les évocations du passé au travers de la fiction et de l'animation. Plus de 30 projections du film ont été organisées depuis mars 2009 dans différentes structures et plusieurs villes d'Ile-de-France : au Centre Social Boutroux du 13e arrondissement de Paris, au Foyer des Jeunes Travailleurs d'Argenteuil, à la résidence Hémet d'Aubervilliers, à la Maison des Métallos du 11e arrondissement avec les classes de 6e du collège Lucie Aubrac, au cinéma Jean Gabin d'Argenteuil, au collège Pasteur de Villejuif avec les classes de 4e et 6e, à Aubervilliers dans le cadre du Festival Saveurs Métisses " -(Batik)

  • Les parallèles se croisent aussi

    Entre la classe de 1ère du lycée Maximilien-Vox à Paris et le centre des jeunes détenus de la prison de Fleury-Mérogis en banlieue parisienne, une tentative de rapprochement sur "une idée de territoires et d'intrusions". Un dialogue sans face à face, par images interposées, centré sur le monde parallèle - et clos par essence - de la prison, dirigé par Sylvie Berrier et Mathilde Mignon.

  • Les immigrés en France, Robert BOZZI

    Réalisé en 1970, ce documentaire témoigne des conditions de vie et de logement des travailleurs immigrés en banlieue parisienne, où l'immigration est la plus importante. Le film est constitué de nombreuses interviews de migrants d'origines diverses (Mali, Portugal, Espagne, Mauritanie, Guadeloupe) qui expliquent les raisons de leur venue en France : économiques (pauvreté du pays d'origine), professionnelles (apprendre de nouvelles techniques) ou pour aider la famille restée au pays d'origine. Les conditions dramatiques de logement des migrants sont également largement exposées, notamment dans une longue séquence consacrée au bidonville d'Argenteuil (95). La rencontre avec plusieurs familles qui y vivent permet de dénoncer les situations d'insalubrité. (Ciné-Archives)

  • La tribu Akbal, Bernard CORTEGGIANI

    Trois générations d'une famille issue de l'émigration algérienne nous font partager leur quotidien ; la caméra parfois met en scène, mais jamais ne commente. Les sujets abordés portent sur les différences culturelles, notamment la notion de respect, la transmission des cultures, l'intégration, l'ouverture à la société française, etc.Le père est venu travailler en France, puis il a fait venir sa femme, et les huit enfants y sont nés. Dans un premier temps, la mère cherchait à tout prix à apprendre le français, elle écoutait les radios françaises plutôt qu'arabes ; aujourd'hui, quand elle cuisine, elle chante toujours des chansons kabyles. Les enfants ont choisi d'habiter en cité ou en pavillon, dans la banlieue de Paris ou en Lorraine. Certains ont fait circoncire leurs fils sans se poser de questions, d'autres attendent qu'ils soient grands pour prendre la décision. Pour cette deuxième génération "la famille a bien poussé" et c'est à la mère que l'on doit cela ; elle est l'exemple de ce qu'il faut faire pour l'éducation des enfants. Quant aux petits-enfants, le "bled" est avant tout leur livre de grammaire... (Nathalie Magnan, CNC-Images de la culture).

  • La tour du monde, Alice DIOP

    La Rose des vents est un immense quartier constitué de plusieurs barres HLM construites en 1973 dans la banlieue nord de Paris. En trente ans ces barres n'ont jamais été rénovées. L'allée de la Bourdonnais est une des rues principales du quartier. Deux grands ensembles la jalonnent. Ici il n'y a pas d'espaces verts. Le visiteur étranger dirait de ce lieu qu'il est lugubre, voire même insalubre. Il pourrait même dire que c'est sinistre. Il regarderait horrifié les vitres cassées, les volets endommagés, les murs délavés, les déchets entassés au pied des immeubles. Ce lieu a des allures de no man's land. (Résumé éditeur)

  • La raison du plus fort, JEAN Patric

    Au lieu de combattre la pauvreté, on combat les pauvres. L'Europe : ses quartiers riches et ses banlieues de misère où se généralise la "tolérance zéro". On construit une prison quand on ferme une usine. Les pauvres en général et les jeunes issus de l'immigration en particulier sont l'objet de toutes les peurs. Passant de l'autre côté du miroir et brisant les clichés, le film les montre dans leur humanité, dans une rue, une prison, un tribunal ou une cave de cité, avec leurs émotions, leurs envies, leurs peurs et leur désespoir. Loin d'une image de la démocratie européenne où tous ont leur chance, le film, prenant à témoin la France et la Belgique, offre un regard critique et émouvant sur une société parfois sordide et brutale, la nôtre. "Quelle drôle d'époque ! Que sommes-nous en train de faire ? Avons-nous perdu la raison ?" (Résumé éditeur)

  • La pépinière du désert

    "Pour Mostafa le vieux, il est trop tard pour choisir entre son Maroc natal et la France où il vit depuis trente ans et où ses cinq enfants sont nés. Il a pourtant subi l'exclusion dans un petit village de l'Essonne où il tenait une épicerie, réalisant son rêve de vivre à la campagne. C'est là qu'il a fait la connaissance de Brahim, un SDF marocain qu'il a logé et qu'il a aidé à retrouver sa dignité. Et puis un jour, Brahim est mort d'un arrêt cardiaque. Pour Mostafa le vieux, cette mort a sonné comme une défaite. Resté le seul Arabe du coin, il est reparti vivre avec femme et enfants en banlieue parisienne dans une cité où les Maghrébins sont en majorité. Ce retour est pour lui le constat d'un échec, celui de l'intégration. Il se met à penser que c'est au Maroc où il revient chaque année pour les vacances, qu'il peut encore agir pour les jeunes qui, au péril de leur vie, se laissent attirer par les mirages de l'Europe. Il y fait la connaissance de Mostafa le jeune qui, revenu de sept années d'exil en Europe, a décidé de vivre du travail de la terre en plein désert du Mengoub et même d'y créer une pépinière afin d'aider les fellahs de la région à croire de nouveau en l'avenir. En le rencontrant, Mostafa le vieux, à défaut de pouvoir revenir en arrière et de retrousser ses manches à ses côtés, décide de l'aider depuis sa cité à Evry, à trouver de l'argent par tous les moyens dont il dispose, à chercher les subventions qui manquent cruellement à Mostafa le jeune au Maroc." -(Gédéon)

  • La nuit partagée, Philippe LARUE

    Lors du festival d'Avignon 1993, Jean-François Duroure créait un dyptique composé de "L'Ephémère", un trio de danse contemporaine, et de "La Nuit partagée", une comédie musicale de break-dance et de rap. Le film de Philippe Larue se présente comme le carnet de bord de cette aventure vécue avec de jeunes danseurs non professionnels venus des banlieues proches de Paris. Tout commence par une bonne engueulade, une incompréhension réciproque manifeste : "Vous n'êtes pas un groupe, que des individus", grogne Duroure. "Au début, on ne l'aimait pas, on se foutait de sa gueule, admet plus tard l'un des danseurs. Maintenant, on le respecte. Dans ce qu'il fait, il touche." Tout est là, effectivement : Duroure a dû faire ses preuves, comme danseur et comme meneur de groupe. Et ces jeunes danseurs amateurs ont dû apprendre à compter, à rester dans un rythme, à incarner un personnage et à le tenir, à exister dans le groupe et non pas contre lui. Plusieurs mois ont été nécessaires à cette transformation qui leur a permis d'élaborer de bout en bout leur spectacle (texte et chorégraphie) et, au-delà, d'animer des stages de break-dance dans certains quartiers d'Avignon. (Fabienne Arvers, CNC-Images de la culture)

  • La loi du collège, Mariana OTERO

    Chaque jour de l'année scolaire 1992-1993, Mariana Otero a filmé les élèves d'un collège implanté au c½ur d'une cité en banlieue parisienne. Dans les salles de cours ou le bureau du principal, pendant les conseils de classe ou les conseils de discipline, la réalisatrice a capté les moments ordinaires, exceptionnels ou dramatiques de la vie d'un collège. Agés de dix à seize ans, les élèves découvrent avec le collège, ses règles et ses sanctions, un lieu de socialisation. Le film met ainsi en évidence la complexité des rapports que ces jeunes, issus pour la plupart de milieux en difficulté, entretiennent avec l'organisation de la société. (Résumé éditeur).

  • L'identité nationale, Valérie OSOUF

    Les étrangers représentent 20% de la population carcérale en France. Que recouvre ce chiffre ? Que signifie-t-il ? Parmi ces quelques 12 000 individus, certains viennent d'atterrir, parfois pour fuir des dangers dans leur pays, alors que d'autres ont grandi ici. Venus des quatre coins du monde ou voisins des mêmes banlieues, ils sont souvent regroupés dans des bâtiments à part, les bâtiments des étrangers, des sans papiers, les bâtiments au pied desquels la police de l'air et des frontières viendra les chercher à la sortie de leur détention s'ils ne sont pas parvenus d'ici-là à régulariser leur situation administrative.

  • L'art et la manière, Pascal HENDRICK

    "Mohamed Bourouissa est un jeune photographe algérien qui vit et travaille à Paris. Ses photos de la série Périphériques mettent en scène la banlieue en tant qu'objet artistique, dans des situations qui d'ordinaire sont du ressort du photojournalisme. En démontant les clichés, il pose la question de la mécanique du pouvoir. Au terme de longs repérages, de castings avec des amis, Mohamed Bourouissa met en scène des situations souvent nocturnes qui n'ont rien d'angéliques. Disons qu'il installe, une violence latente dans ce qui fait penser à une scène de ménage chez un jeune couple, à une explication entre deux boxeurs, à un face-à-face entre deux bandes rivales, lors de l'apparition du drapeau bleu-blanc-rouge dans une scène qui met aux prises les jeunes avec la police. Le film retrace entre autres une prise de vue faite en banlieue et mettant en scène une arrestation. Il y a du Jeff Wall chez cet artiste, qui réfléchit longuement aux conséquences de ses scénarios qui, d'instantanés, n'ont que l'apparence et ne cherchent d'ailleurs pas à se faire passer pour les images documentaires qu'elles ne sont pas"- (Arte)

  • L'amour existe, Maurice PIALAT

    Courbevoie, Suresnes, Saint-Denis, Vincennes, Pantin, canal de l'Ourcq... Errance "au pays des paysages pauvres", dans la banlieue parisienne de la fin des années 1950. Sur une musique de Georges Delerue qui colle à l'ennui, ce "principal agent d'érosion" des banlieues, Maurice Pialat mène une charge nerveuse (image et commentaire) contre les politiques d'urbanisation intensive, les conditions de vie ouvrière et la déculturation. Dès qu'on passe les portes de Paris, on comptabilise surtout les déficits : en espaces verts, en terrains de jeux, en air respirable, en lieux culturels, en établissements scolaires, en structures sociales et en paysages paisibles où poser et reposer les yeux. La banlieue selon Pialat est une longue énumération : ses hautes cheminées lâchant des fumées glauques, ses gazogènes hideux, ses bagarres entre ados dans des terrains on ne peut plus vagues, la misère et l'ennui de ses grands ensembles, la tristesse et la petitesse de son univers pavillonnaire, sa "culture et sa construction en toc", ses temps de transport interminables pour rejoindre la capitale... "Un univers de mâchefer, de poussière et de rouille, où il ne fait pas bon rester emprisonné après y être né." Doucha Belgrave - CNC, Images de la Culture

  • Ils sont venus d'ailleurs et maintenant...

    Le collège Lakanal de Vitry-sur-Seine (94) accueille chaque année une quarantaine d'enfants étrangers. Venus de toute la planète, ils se retrouvent en banlieue parisienne, perdus, isolés, victimes de racisme. Pour les aider à s'intégrer, des enseignants leur ont fait écrire leur histoire, et en ont fait une pièce de théâtre.

  • Farida, Rachid, Zinedine et les autres, Mohammed LARKÈCHE

    Derrière ces prénoms et ces "autres", il y a des journalistes, des artistes et des sportifs franco-algériens qui, par leur réussite personnelle, offrent des repères aux jeunes issus de l'immigration et battent en brèche les images négatives ressassées par les médias. Récits croisés, donc, de double appartenance culturelle, d'histoires personnelles et d'interrogations, éclairés par les rappels historiques de Benjamin Stora et Mohamed Harbi. A la question de l'identité, au centre des propos des uns et des autres, des réponses aussi variées que percutantes sont apportées. Bref aperçu : Rachid Taha jongle avec les deux langues, le français pour le quotidien et l'arabe pour la résistance ; Rhéda s'insurge contre toute forme de ghetto car il est plus difficile de manipuler des gens qui s'octroient la liberté de ne pas rentrer dans des cases ; Malek Chibane puise le matériau de ses films dans son histoire et sa banlieue, et estime que la véritable liberté, c'est de se défendre avec ses propres mots et pas ceux des autres ; Rachid Arab fait le constat qu'il faut être deux fois meilleur que les autres pour s'imposer et regrette que les immigrés ne retrouvent pas grand chose d'eux-mêmes à la télévision. Quant à Farida, elle s'étonne qu'un jour "son physique d'Arabe" ait séduit de grands créateurs de mode, tout comme Farid Boudjellal, lorsqu'il évoque la Marche des Beurs de 1983, qui, par la suite, fit des Beurs des "branchés". (Sadia Saïghi, CNC-Images de la culture)

  • Faire kiffer les anges, Jean-Pierre THORN

    Version longue de "Génération hip-hop ou le Mouv' des ZUP", ce film opère un constant va-et-vient entre les banlieues qui ont vu naître le mouvement hip-hop et son actuelle reconnaissance par l'institution culturelle. Ou comment fabriquer de l'intégration en favorisant l'expression de ce qu'il est désormais convenu d'appeler les "cultures urbaines". Laissant plus de place à la danse elle-même que dans "Génération hip-hop", Jean-Pierre Thorn s'attache à montrer l'évolution d'une danse apprivoisée sur le béton des cités, encline à la démonstration et au défi. Danseurs, chorégraphes et musiciens se préoccupent désormais de tous les éléments constitutifs de la dramaturgie d'un spectacle vivant. Thème ou message, décors, personnages, passage de la virtuosité solitaire aux mouvements de groupes, éclairage, utilisation de musiques parfois éloignées du hip-hop : tels sont les paramètres nouveaux que doivent prendre en compte les compagnies Accrorap, Street Boy'z, Aktuel Force, Traction Avant, ABDT ou Azanie, qui sont désormais à l'affiche des festivals de danse et des scènes nationales. (Fabienne Arvers, CNC-Images de la culture).

  • êtres ensemble, Corinne DARDE

    "Ce film est un témoignage personnel sur un vaste projet musical intitulé "êtres", et mené en 2006 par le compositeur Nicolas Frize avec des habitants de six communes de banlieue parisienne. Amorcé par un travail de réflexion collective autour du thème de "l'étranger", le dispositif va donner vie, au bout d'une année, à des concerts publics dans chaque ville."

  • Et la vie, Denis GHEERBRANT

    Durant un an, Denis Gheerbrant a sillonné les autoroutes, de Marseille à Roubaix, de Longwy à Toulouse, de Charleroi à Genève, et a privilégié les paysages de friches industrielles situées aux frontières des villes. Dans les cités de banlieues frappées par la crise, il a rencontré des familles ouvrières, des chômeurs, des fils de mineurs à qui il a demandé de se raconter. Les grèves, la solidarité, la fermeture des usines et le vide qui a suivi... Les plus jeunes évoquent plus volontiers leurs distractions, le foot, le chapiteau installé de manière éphémère, le temps d'un spectacle de cirque ou d'un concert, les barbelés de la Bricarde dans les quartiers du nord de Marseille, le manque de perspectives... Jeunes ou vieux, il s'agit pour chacun de nourrir son imaginaire pour espérer, encore et toujours, en dépit d'une réalité à laquelle il est difficile d'échapper. (Sadia Saïghi, CNC-Images de la culture)

  • E pour eux, Karim ZERIAHEN

    Structuré sur le mode de l'alphabet de Gilles Deleuze, "E pour eux" propose une image différente de la banlieue en témoignant de l'aventure menée avec un groupe de quartier à la périphérie de Montpellier. Durant des ateliers autour du langage et de la danse, neuf jeunes de 18 à 22 ans se confrontent à différentes pratiques artistiques. Cette expérience est racontée avec la verve des "tchatcheurs". Le film de Karim Zeriahen est tout d'abord un travail sur la générosité. Il laisse agir les gestes et les mots en situations cadrées ou improvisées. Il en surgit une forme d'expression qui parvient peu à peu à construire un monde à partir des histoires de chacun. F pour "Fils de", B pour "Bled", ou bien encore M pour "Mère", dans cet abécédaire vivement décliné apparaîssent des visages, des personnalités, des modes de vie. Pour ces jeunes gens des quartiers de La Paillade, il est à la fois simple et complexe de rencontrer et de partager une aventure artistique en découvrant de nouveaux espaces et des façons d'être différentes. Les visages en témoignent devant la caméra, où chacun livre quelques impressions intimes et exprime désir et implication dans la vie comme dans cet exercice ludique. Irène Filiberti (CNC-Images de la culture)

  • Droits de cité, Christophe JOURET

    Pour interpeller les adolescents du quartier des Musiciens aux Mureaux, près de Paris, Pierre Doussaint a fait appel aux techniques de l'aïkido et de la danse africaine. "Quand il danse, le jeune danseur dévoile à la communauté sa force, sa souplesse, son envie et son désir." Le reportage montre comment les enfants partent à la conquête de leur identité déchirée, au moyen de la danse. Pierre Doussaint a travaillé trois ans avec ces enfants de la grande banlieue parisienne dans le cadre d'un projet DSU (développement social urbain). Tous les membres de sa compagnie ont participé à cette sensibilisation à la danse contemporaine. A la suite de cette patiente et remarquable plongée dans la vie quotidienne difficile des adolescents et des familles, un spectacle fut réalisé et tourné dans les salles de la région. Le film effleure ce que furent les difficultés et les joies d'une telle expérience. (Patrick Bossatti, CNC-Images de la culture)

  • Drancy Avenir, Arnaud des PALLIERES

    "Drancy Avenir" est constitué de trois récits. Premier récit. Le dernier homme à avoir survécu à la Solution Finale lancée contre les Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale, ce dernier survivant va mourir. D'une voix d'agonie, le vieil homme dit la désolation de n'avoir pas su laisser un témoignage à l'épreuve du temps, de l'horreur qu'il a traversée. Second récit. Une jeune historienne enquête sur l'ancien camp de concentration de Drancy. Découvrant que l'endroit, toujours habité, est aujourd'hui une cité HLM appelée "Cité de la Muette", la jeune femme conjugue au présent le récit de l'extermination des Juifs d'Europe, et fait ainsi l'expérience de ce que le monde dans lequel elle vit, Paris et sa banlieue, est le monde de la Solution Finale. Troisième récit. Sur son bateau, le capitaine raconte la lente remontée du fleuve sauvage. Remontée jusqu'au point où la civilisation conquérante dont il est le représentant, et la sauvagerie que cette civilisation venait instruire, sont devenues indiscernables. Ces trois récits ne se rejoignent pas.

  • Djamila fille des collines, Daniel PELLIGRA

    "À Chaponost, dans les collines tranquilles de la banlieue lyonnaise, une cité HLM, un centre social, une animatrice : chronique hivernale. " (D. Pelligra).

  • Destination Retour, Denis KHALIFA

    Un travailleur immigré du Mali habite dans un foyer en banlieue parisienne, les Africains y sont en grand nombre. Son travail de livreur ainsi que son rôle de délégué au foyer occupent la majeure partie de son temps. Aider ses compatriotes, suivre une formation sont ses objectifs avant "le Retour". (Présentation éditeur)

  • Des villes plein la tête, Zohra SOTTY

    "Un monde urbain idéalisé sorti de l'imagination de Mamadou Cissé, gardien de nuit Sénégalais d'une cinquantaine d'années qui vit modestement en banlieue parisienne et qui, à l'aide de quelques crayons, stylos et feutres, dessine ces mégalopoles cvivante set colorées. Un dessinateur qui a des villes plein la tête" -(Ateliers Varan)

  • De l'autre côté du périph, Bertrand TAVERNIER, Nils TAVERNIER

    En février 1997, 66 cinéastes protestant contre la loi Debré réglementant le séjour des étrangers en situation irrégulière signent un manifeste appelant à la désobéissance civique. Eric Raoult, alors ministre délégué à la ville et à l'intégration, adresse une lettre à chacun des signataires dénonçant dans leur démarche «une erreur de scénario et de casting». Il invite les cinéastes à passer un mois dans une banlieue pour y «apprécier les difficultés économiques et financières rencontrées par les élus et nos compatriotes» et pour y découvrir le «vrai visage» de l'immigration. Bertrand Tavernier et son fils Nils se rendent, comme les y invite le ministre, à la cité des Grands Pêchers à Montreuil, dans la proche banlieue parisienne, avec un objectif, riposter, et une méthode, donner la parole aux habitants de la cité et aux résidents d'un foyer d'immigrés implanté dans le quartier. Pendant de longues semaines, ils interrogent et filment les habitants : les jeunes, leurs parents, les animateurs sociaux, les militants associatifs, le député maire de la ville et les policiers chargés de la surveillance du quartier. Ces rencontres permettent de dresser un état des lieux contradictoire des problèmes de la cité : chômage, logement, expulsions, racisme, vandalisme et délinquance. La démarche même des réalisateurs, leur détermination à exprimer un point de vue bienveillant et philanthropique plutôt qu'économique ou politique ne permet pas d'engager une réflexion profonde sur l'immigration et ses contradictions. Le film permet toutefois aux habitants de s'exprimer, d'évoquer leurs problèmes quotidiens, leurs luttes et leurs espoirs. (Résumé Direction du livre et de la lecture / BPI)

  • Cris de corps, SERRANO Céline

    Structuré sur le mode de l'alphabet de Gilles Deleuze, "E pour eux" propose une image différente de la banlieue en témoignant de l'aventure menée avec un groupe de quartier à la périphérie de Montpellier. Durant des ateliers autour du langage et de la danse, neuf jeunes de 18 à 22 ans se confrontent à différentes pratiques artistiques. Cette expérience est racontée avec la verve des "tchatcheurs". Le film de Karim Zeriahen est tout d'abord un travail sur la générosité. Il laisse agir les gestes et les mots en situations cadrées ou improvisées. Il en surgit une forme d'expression qui parvient peu à peu à construire un monde à partir des histoires de chacun. F pour "Fils de", B pour "Bled", ou bien encore M pour "Mère", dans cet abécédaire vivement décliné apparaîssent des visages, des personnalités, des modes de vie. Pour ces jeunes gens des quartiers de La Paillade, il est à la fois simple et complexe de rencontrer et de partager une aventure artistique en découvrant de nouveaux espaces et des façons d'être différentes. Les visages en témoignent devant la caméra, où chacun livre quelques impressions intimes et exprime désir et implication dans la vie comme dans cet exercice ludique. (Irène Filiberti, CNC-Images de la culture)

  • Clichy pour l'exemple, Alice DIOP

    En novembre 2005, la mort de deux adolescents dans un transformateur EDF de Clichy-sous-Bois met le feu aux poudres : la révolte, la colère et l'indignation se propagent dans la France entière En prenant Clichy pour exemple, ce film tente de sonder les raisons de la colère dans les banlieues

  • Cité dans le texte, Samuel BOLLENDORFF, Jacky Durand

    Vus de la cité, les médias ne fabriqueraient plus que des icônes de violences, des icônes qui fracturent. Chaque jour un fossé se creuse faisant grandir une crainte disproportionnée des banlieues, des cités et de leurs habitants. Pour tenter de donner à entendre une autre voix, Jacky Durand et Samuel Bollendorff ont proposé de réaliser une chronique hebdomadaire. Durant une année, des habitants de Grigny ont pris la parole devant la caméra et dans le journal Libération. (Résumé éditeur)

  • Chroniques, Clément COGITORE

    A Paris, des travailleurs temporaires attendent un éventuel emploi journalier de déménageur dans une agence d'intérim. Parmi eux, deux novices : un Français, Jean-Pierre, et un Camerounais, Théo. Ils se retrouvent en banlieue pour effectuer, croient-ils, un déménagement ordinaire.

  • Bondy Nord, Claudine BORIES

    Coincée entre l'autoroute A3 et la route d'Aulnay, Bondy Nord semble livrée à tous les maux habituellement invoqués quand on parle de la banlieue : béton, violence, délinquance, chômage et drogue. Claudine Bories a pris le temps de s'y arrêter, de s'y promener et d'interroger ses habitants. Avec elle, découvrons leur formidable espoir d'embellir et de faire revivre leur cité. "C'est pas la peine qu'on pleure !" A Bondy Nord, on s'est fait une raison : chacun doit se fabriquer son bonheur tout seul. Devant l'inertie des pouvoirs publics, Mohammed, Sylvie et bien d'autres, Bondinois depuis si longtemps qu'ils ne pourraient envisager de vivre ailleurs, ont décidé de travailler ensemble à redonner une physionomie humaine à leur cité et à retisser un tissu social largement effiloché par le racisme, la drogue et la délinquance. Ils racontent leur combat. (Agnès Rotchi,CNC-Images de la culture).

  • Bondy Blog, portrait de famille, Julien Dubois

    Seuls huit kilomètres séparent Bondy de la porte de Pantin. Mais pour ceux qui n'y mettent jamais les pieds, c'est une terre hostile. Il y a pourtant, en banlieue, des histoires personnelles et des cultures qui composent bien autre chose que ces clichés. Ce journal en ligne, né en 2005 à la suite des émeutes, est une aventure collective et politique. En brisant les lieux communs, ce film porte un regard sur cette entreprise de presse associative unique en son genre.

  • Aux premières loges, Frédéric COMPAIN

    Sous les auspices d'un organisme Hlm qui gère treize mille logements en Ile de France pour une trentaine de milliers d'habitants, vit une communauté informelle d'une centaine de gardiens, chacun logeant sur le site dont il a la charge. Cités, immeubles, sites, barres, résidences diffèrent mais sont généralement ancrés en zone urbaine sensible. Sur le terrain, les gardiens sont aux premières loges. Il y a Aïcha à Fresnes, Nadine à Villiers le Bel, Lucie à Blanc-Mesnil, Eduardo à Clichy sous bois. De part et d'autre de la banlieue, les gardiens forment une communauté invisible et soudée. Ils communiquent entre eux, utilisant l'écrit (via internet) et la parole (le téléphone). Ils se retrouvent aussi au siège de la société ou bien « entre amis ». Les histoires de locataires et de vie se croisent sous leur regard : un accident, un incendie, une inondation, une crise, une banlieue qui s'enflamme mais aussi un accouchement subit, une fête, des séances d'entraide émouvantes et une cité qui sera peut-être démolie et qui se cherche un avenir

  • Allez Yallah, Jean-Pierre THORN

    Un poème épique - une chanson de geste - à la gloire d'une caravane de femmes, se donnant la main des deux côtés de la méditerranée, pour combattre ce fléau de l'intégrisme religieux remettant en cause leurs droits universels à l'égalité. A pieds, en bus, en taxis... sous des tentes berbères dressées chaque jour dans une localité différente, au c½ur des douars et bidonvilles du Maroc comme des banlieues déglinguées de France, une poignée de caravanières - musulmanes et non musulmanes - réunissent les femmes dans l'espace public pour dire leurs droits, prendre conscience de leur force et danser leur soif de liberté.(Cargo Films)

  • A l'impossible chacun est tenu, Alain SAULIERE

    Reportage au Havre, quartier du Bois de Bléville, été 1997. Les quelque 6 000 habitants de cette banlieue décrétée zone franche veulent croire, malgré les doutes, au renouveau de leur quartier. Une mutation engagée par les élus, mais aussi par les associations locales impliquées dans l'amélioration de la vie quotidienne, l'éducation, l'alphabétisation et la création de nouveaux emplois. "Avant, c'est nous qui salissions, maintenant, c'est nous qui nettoyons." De début 96 à fin 97, 35 emplois ont été créés dans ce quartier, 19 de plus aux alentours et cette nouvelle embauche a fait régresser la petite délinquance liée au chômage. Les jeunes du quartier entretiennent les (rares) espaces verts, l'association africaine s'attache à alphabétiser les parents et à proposer des activités aux enfants après l'école : soutien scolaire, mais aussi ateliers et fêtes... Parallèlement, à la régie de quartier, élus, éducateurs et associatifs s'appliquent à créer des passerelles entre banlieue et ville, à inciter les entreprises à s'installer dans la zone franche et à pérenniser les structures mises en place. (Doucha Belgrave, CNC-Images de la culture)

  • 93, la belle rebelle, Jean-Pierre THORN

    "Une épopée - du rock au slam en passant par le punk & le hip hop - incarnant un demi-siècle de résistance musicale flamboyante et se faisant porte-voix d'une jeunesse et de territoires en perte d'identité, sous les coups des mutations industrielles, des désillusions politiques et de l'agression constante des pouvoirs successifs les stigmatisant comme «voyous», «sauvageons» ou «racailles». Ou comment, par strates successives, s'est fabriquée une contre-culture «underground» réinventant - par-delà le délitement des valeurs traditionnelles de la «banlieue rouge» - d'autres codes, d'autres mots, d'autres sons, d'autres façon de bouger, de colorer les espaces, d'écrire et de penser le monde qui permettent à toute une jeunesse, se vivant comme exclue, de trouver ses repères et sa place dans la cité. La banlieue - à contrario des clichés - se révèle un espace incroyablement riche de métissages engendrant une créativité époustouflante." -(ADR productions)

  • 9-3, mémoire d'un territoire, Yamina BENGUIGUI

    La Seine-Saint-Denis cumule les mauvais scores : habitat dégradé, échec scolaire, chômage des jeunes, insécurité et violences urbaines. Un an après les émeutes qui, parties de Clichy-sous-bois, embrasèrent la France entière, Yamina Benguigui invite à prendre du recul. Avec les analyses d'historiens, d'architectes, de responsables politiques et les souvenirs personnels d'habitants des cités, son film brosse une fresque historique et humaine. Ce document en trois volets débute vers 1840, lorsque le nord-est parisien se couvre d'usines. Dans cette "arrière-cour" affluent, de France, d'Europe et bientôt de l'ancien empire colonial, des bataillons de travailleurs sans qualification. Surexploités (y compris des enfants de dix ans), exposés aux polluants chimiques, ils s'entassent dans des bidonvilles. Sous l'influence communiste, cette nouvelle population ouvrière acquiert cependant une conscience et des traditions politiques. En butte au pouvoir central qui tend à l'asphyxier, la "banlieue rouge" devient le "dépotoir" de la capitale, sous-équipée en services publics et surchargée en cas sociaux. Avec la désindustrialisation des années 1970, les grands ensembles deviennent des ghettos et les politiques de la ville lancées à partir de 1983 n'y changent rien. Mais la construction du Stade de France ouvre peut-être une ère post-industrielle, qui donnera leur chance aux petits-enfants d'immigrés.(Eva Ségal, CNC-Images de la culture)

  • Revoir Cergy, MACALUBE Films, BEYNE Marie-Elyse, 2012

    Revoir Cergy. Revenir sur les lieux laissés en friche au moment de la création de la ville. Aller à la frontière. Parcourir cet archipel qu'est la Ville Nouvelle et approcher du centre. Prendre le temps de regarder : les gens, les paysages. Rencontrer, sur les lieux où elles ont grandi, les personnes nées en même temps que la ville il y a 40

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  • La roue tourne, ASSOCIATION CANAL MARCHES, 2012

    "La roue tourne" dresse le portrait de Mamad et Bali qui vivent dans le même quartier, ont le même âge, côtoient les mêmes personnes, mais que tout semble séparer. (résumé de l'éditeur)

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  • Défense de se poser, ASSOCIATION CANAL MARCHES, 2012

    A partir de discussions et de balades dans leur quartier, des jeunes filles et garçons habitant le Grand Belleville ont réalisé un court métrage qui raconte, sur le ton de l’absurde, la difficulté pour les adolescents de trouver une place dans des villes toujours plus balisées. (résumé de l'éditeur)

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  • L'AVIE des enfants, DE LA PLUME A L'ECRAN, 2011

    Peu satisfaites du portrait que la télévision dresse habituellement de leur quartier, neuf jeunes filles du Petit-Nanterre s'emparent de la caméra et, le temps d'une fiction, partagent avec nous leur façon de vivre leur ville. "Parce qu'à Nanterre, il n'y a pas que des "racailles" !".

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  • On va tout cafter, CENTRE MEDIA LOCAL (CML), 2010

    Le cadre : un groupe de 10 personnes, adultes salariés, au chômage, ou en retraite, réunis pendant 6 mois pour un atelier de réalisation hebdomadaire « Reporteurs Citoyens » , à la Maison de quartier de la Plaine-Saint-Denis dans le 93. Une jeune femme souhaite faire un film sur la Caisse d’Allocations Familiales de Saint-Denis, pour déno

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  • Entre hier et aujourd'hui, HAMITI Mourad, 2010

    Un retraité maghrebin, habitant depuis toujours la Plaine-Saint-Denis, un quartier de Saint-Denis jouxtant Paris et en pleine mutation depuis 10 ans, interroge la mémoire du quartier en compagnie de deux amis algériens. Etre habité peut-être autant qu'habiter.... Ce film fait partie d'une série de regards croisés d'habitants sur leur quartie

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  • Les héritiers du silence, AKIYAHOU Rachid, BAHIJ Saïd, 2010

    Poème sémiologique autant que document authentique, le film "Les héritiers du silence" raconte l’histoire des hommes à travers la destinée d’une ville, ses murs, ses mots (maux !) et ses panneaux. Saïd Bahij, qui habite la cité depuis son enfance, s’applique à décrypter la “forêt de symboles” du Val Fourré. “Sociologue de gou

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  • Une maison pour les parents, KUPFERSTEIN Daniel, 2010

    "A la Maison des parents de Bobigny, des familles se battent pour donner toutes leurs chances à leurs enfants. Ce film témoigne des trois années passées avec les parents et le personnel de cette maison.

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  • Paris hors les murs, ANTOINE MARTIN PRODUCTION, BIAMONTI Frédéric, 2009

    Frédéric Biamonti promène sa caméra dans l'agglomération parisienne pour rendre compte à partir d'exemples concrets des réflexions des équipes consultées dans le cadre du projet d'aménagement du Grand Paris. Doit-on étendre le Grand Paris jusqu'au Havre ? Faut-il densifier ou bien privilégier l'étalement urbain ? Faire de Paris avant t

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  • Chroniques du temps présent en Seine Saint-Denis, CENTRE MEDIA LOCAL (CML), 2009

    Depuis janvier 2008, le Centre Média Local de Seine-Saint-Denis propose des séries d’actualités locales diffusées au cinéma l’Ecran de Saint Denis en première partie des séances cinéma. Chaque programme d’actualités, d’une dizaine de minutes est diffusé trois fois dans la semaine, en avant programme des long-métrages.

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  • Dans le regard de l’autre, KUPFERSTEIN Daniel, 2009

    "En 2006, j’ai assisté au procès du meurtrier de Sohane, cette jeune fille morte brûlée vive dans la cité Balzac à Vitry-sur-Seine. Au cours de ce procès, j’ai ressenti, au-delà du drame horrible, un malaise, un décalage énorme entre le regard des médias et le monde des cités. Comme si on voulait rendre responsable toute une populat

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  • 9.3, Mémoire d'un territoire, CANAL +, ELEMIAH PRODUCTION, INSTITUT NATIONAL DE L'AUDIOVISUEL (INA), BENGUIGUI Yamina, 2008

    Ce film retrace l'histoire de la Seine-Saint-Denis depuis 1860 et tente de comprendre le cheminement et les politiques ayant conduit à la stigmatisation et à la situation actuelle du "9.3".

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  • Un (bon) logement pour tous, CENTRE MEDIA LOCAL (CML), 2007

    Au fil des épisodes du film, on suit les travaux et les débats de la commission d’attribution des logements HLM dans la cité de la Maladrerie à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, jusqu'à l’attribution du premier appartement à une employée des Restaurants du Cœur.

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  • Plus belle la France, JACQUES Guy, 2007

    Deux candidats habitant la Seine-Saint-Denis sont face à un présentateur dans une émission de jeux intitulée "Plus Belle la France". D’épreuve en épreuve, ils vont démolir tous les clichés négatifs que le présentateur a sur ce département. En avril 2007, l’Appel des 93 donnait carte blanche au cinéaste balbynien Guy Jacques. Il réa

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  • Ange et Démon, GROUPE RAZZBEAT, 2007

    Le Clip « Ange et Démon » a été réalisé avec groupe R.A.Z..Z.B.E.A.T. composé de jeunes du quartier Panoyaux (Paris 20e).

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