Quand le cinéma donne envie de changer le monde...

Pour votre recherche, nous avons trouvé :

  • Autour du 1er mai : 76 résultats

    base des films qui interrogent la société

  • Médiathèque A. Sayad : 49 résultats

    musée de l’histoire de l’immigration

  • Autres Brésils : 5 résultats

    décryptage de la société brésilienne pour un public francophone

  • BED (Bretagne et diversité) : 4 résultats

    films emblématiques de la diversité culturelle dans le monde

  • Cedidelp : 3 résultats

    médiathèque des mouvements sociaux

  • Classe d'accueil, Vincent DUMESNIL, 2015

    Dans la salle 326 du Lycée Paul Valery de Paris, 25 élèves de 15 à 18 ans de 20 nationalités différentes : Moldaves, Tunisiens, Tibétains, Iraniens, Chinois, Nigériens, Serbes, Colombiens, Irlandais, ou encore Afghans affichent le même désir d’apprendre le français. M. Paroux, leur professeur, les accompagne dans ce travail. « Classe d’accueil » suit cet apprentissage et, bien au-delà, partage des moments de vie avec certains élèves, chez eux, dans leur quotidien de jeunes étrangers en France. Le film reflète cette diversité de situations et suit la propagation de la langue française de la salle 326 vers le lycée puis vers l’extérieur, dans les familles, et dans le quotidien de ces jeunes qui veulent vivre ici. (Présentation éditeur)

  • Classe d’accueil, Vincent Dumesnil, 2014

    Dans la salle 326 du Lycée Paul Valéry de Paris, 25 élèves de 15 à 18 ans, de 20 nationalités différentes. Leur professeur, les accompagne dans ce travail; et ce documentaire suit cet apprentissage mais, bien au delà, accompagne certains élèves dans leur problématique de jeunes étrangers en France et explore comment l’école républicaine accomplit ses fonctions premières de transmission des savoirs et d’intégration.

  • Frères de Classe, Christophe Cordier, 2004

    La Bretagne, Saint-Brieuc, mars 1972. Une grève avec occupation éclate aux usines du Joint français. Le 6 avril, l'affrontement avec les forces de l'ordre est imminent.
De cette lutte un moment unique va être immortalisé par un cliché photographique : un manifestant, un CRS face-à-face. L'ouvrier est en rage, semble hurler, le visage déformé par la colère. Il tient le CRS par la vareuse... Deux hommes prêts au corps à corps. Mais l'image ne dit pas tout...

  • Família Braz: Dois Tempos, Dorrit Harazim, Arthur Fontes, 2012

    Les statistiques prouvent l’incroyable ascension de la classe moyenne brésilienne. Dans « Dois Tempos », les deux réalisateurs retournent filmer une famille de la banlieue Est de São Paulo, les “Braz”, sur laquelle ils avaient déjà réalisé un documentaire en 2000 : après dix ans, ils tracent un portrait du changement de leur situation économique, de leurs perspectives et de leurs rêves.

    Mot-clé : Classe moyenne

  • École en vie, Mathilde Syre, 2016

    Des enseignants dans une école publique ont fait le choix d’une pédagogie active dans leur classe, en s’inspirant des grands pédagogues tels Montessori, Freinet… Ce documentaire pose un regard sensible sur leur quotidien.

  • La cour de Babel, SAMPEK PRODUCTIONS, LES FILMS DU POISSON, BERTUCCELLI Julie, 2013

    Ce film raconte l'histoire de collégiens venus du monde entier qui, à leur arrivée en France, se retrouvent dans une classe d'accueil. Là-bas, ils y apprennent le français, partagent leurs expériences, construisent ensemble et remettent en cause nombre d'idées reçues sur la jeunesse et l'intégration.

  • Liberté, égalité, fraternité, Jacqueline Gozland, 2015

    La découverte d'une photo de classe de 1967, la mort de ma mère en 2002, m'ont conduite à revenir sur ma jeunesse passée à Bobigny à mon arrivée d'Algérie en 1962. Dans un paysage dévasté, des femmes d'exception pansent les plaies et conduisent les jeunes de toute origine vers un avenir meilleur. Elles sont chef d'orchestre, comédienne, directrice de salle de cinéma, journaliste animatrice de ciné-club, professeur en médecine psychiatre de l'enfant et de l'adolescent. Je les ai rencontrées, elles sont pleines d'espoir et d'humanité, ce sont mes soeurs. Elles s'appellent Zahia, Marie, Rose, Souad, Catherine, Zoé et Annie. (Jacqueline Gozland)

  • Quelle classe ma classe !, Philippe Troyon, 2006

    C’est l’histoire d’une vie… Celle d’un collège de la Seine-Saint-Denis. Joseph Rossetto, principal du collège Pierre Sémard de Bobigny, a imaginé avec des professeurs une école pour que chaque enfant trouve sa place.

  • Les héritiers, Marie-Castille Mention-Schaar, 2015

    D'après une histoire vraie. Lycée Léon Blum de Créteil, une professeure décide de faire passer un concours national d'histoire à sa classe de seconde la plus faible. Cette rencontre va les transformer.

  • Cine Camelô, Clarissa Knoll, 2011

    « Cine Camelô » raconte l’histoire d’un cinéaste de rue qui est allé dans la rue commerçante populaire la plus importante du Brésil, la rua 25 de Março à São Paulo, pour vendre la production de courts-métrages aux passants. La rua 25 de Março est un espace unique d’hétérogénéité qui accueille tous les jours plus de 450 000 personnes sur 2 500 mètres, où cultures et classes sociales différentes cohabitent, de manière pacifique, au moins apparemment. Le cinéaste de rue vend de petits films aux clients tout en leur offrant un espace d’expression de l’imaginaire populaire au milieu du chaos urbain.

  • Burkina Faso, Une révolution rectifiée, HO Thuy Tien, 2011

    Par des interviews de témoins et d’acteurs de l’époque, ainsi que la présence d’archives souvent inédites, le film nous fait découvrir l’histoire d’un pays africain dont on cite souvent la stabilité en exemple parmi les anciennes colonies françaises dans l’Afrique de l’Ouest. Cette apparente quiétude politique est obtenue au prix fort : les Burkinabés vivent avec une révolution avortée, une alternance démocratique qui fait défaut, un accès aux richesses du pays qui demeurent aux mains de la classe dirigeante et une forte dépendance à l’égard de l’ancienne puissance coloniale.

  • Pas de nostalgie camarades, Isabelle Solas, 2015

    Des travaux de rénovation de la Bourse du Travail de Bordeaux sont en cours et menacent ce petit palais du peuple d’un repositionnement patrimonial, culturel, muséifié et vidé de sa charge politique, racontant l’histoire d’une classe ouvrière qui a été mais n’est forcément plus. Face à ces changements, les travailleurs de la Bourse sont contraints de se poser des questions sur leurs pratiques, et de se demander comment faire venir du monde avec eux, dans ce bâtiment et dans l’engagement syndical.

  • L'Europe : inch'allah, Pierre Creisson, 2015

    Le voyage des candidats à l'exil, entassés par centaines sur des cargos vétustes, dure entre six et dix jours de mer dans des conditions de vie extrêmes. Les réfugiés arriveront à destination "Inch'allah !" (si Dieu le veut). Un des principaux lieux de départ de ces traversées est le port turc de Mersin, proche de la frontière syrienne. Les passeurs n'ont qu'à tendre la main pour trouver des candidats au départ. Quatre cent mille Syriens se sont réfugiés dans la ville, mais moins de 20% d'entre eux ont pu y trouver un travail pour survivre. Ceux qui peuvent se payer le voyage vers l'Europe sont issus de la classe moyenne. Ces familles syriennes vendent leurs derniers biens pour monter sur des bateaux fantômes, au péril de leur vie. Pris en charge par les trafiquants, ils vivent en reclus dans des hôtels tenus par la mafia turque en attendant le prochain départ. (Résumé éditeur)

  • Voyage en Occident, Jill Coulon, 2015

    Un documentaire embarqué dans un bus de touristes chinois qui visitent, pour la première fois et au pas de course, 6 pays d’Europe en 10 jours. Jeu de miroirs et de contrastes entre deux civilisations, ce road-movie déconstruit avec humour, poésie et intelligence les stéréotypes sur la classe moyenne émergente chinoise et met à nu les images que se font les Chinois de « nous », les Européens et Occidentaux.

  • Où es-tu Elvira ?, Gisèle Rapp-Meichler, 2007

    En 1971, Elvira, une fille russe-allemande, la copine de classe de Gulya Mirzoeva, a quitté le Tadjikistan pour émigrer en Allemagne de l’Ouest. En cherchant la trace de cette fille, les auteurs du film retracent l’Histoire des Allemands de la Volga, déportés en Asie centrale en 1941 par Staline.

  • Frères de classe, Christophe Cordier, 2004

    La photo en 1972 d’un ouvrier du Joint français saisissant un CRS par sa vareuse pour hurler sa colère a été utilisée souvent comme symbole. Christophe Cordier met à jour les ressorts cachés de l’image et construit l’histoire particulière de quelques hommes

  • Ouvrier, c’est pas la classe, Patrick Jan, 2002

    Ce film décrit les mutations du monde ouvrier observées depuis Sochaux- Montbéliard, où Peugeot et ses entreprises de sous-traitance sont en situation de mono employeurs. La logique individualiste et de concurrence prime désormais chez les jeunes ouvriers et prend la place des réflexes de solidarité.

  • La cour de Babel, Julie Bertuccelli, 2014

    Ils viennent d'arriver en France. Ils sont Irlandais, Serbes, Brésiliens, Tunisiens, Chinois ou Sénégalais... Pendant un an, Julie Bertuccelli a filmé les échanges, les conflits et les joies de ce groupe de collégiens âgés de 11 à 15 ans, réunis dans une même classe d'accueil pour apprendre le français. Dans ce Petit théâtre du monde s'expriment l'innocence, l'énergie et les contradictions de ces adolescents qui, animés par le même désir de changer de vie, remettent en cause beaucoup d'idées reçues sur la jeunesse et l'intégration et nous font espérer en l'avenir...(résumé éditeur)

  • Irmãos Roberto (Os), Thiago Arakilian, Ivana Mendes, 2011

    De la même génération de Lúcio Costa, Oscar Niemeyer et Afonso Eduardo Reidy, les frères Marcelo, Milton et Maurício, connus profissionellement comme frères Roberto, ont été parmi les protagonistes de l’architecture moderniste brésilienne: parmi leurs créations, le palais de l’Associação Brasileira de Imprensa (ABI) et l’aéroport Santos Dumont de Rio de Janeiro. A partir des témoignages de différentes architectes contemporains, le film valorise l’oeuvre des frères Roberto, surtout en ce qui concerne la formulation de projets de logement pour la classe moyenne.

  • I comme Iran, Sanaz Azari, 2014

    Bruxelles, dans le huis clos d’une salle de classe. A partir d’un manuel datant de la révolution islamique, la réalisatrice apprend à lire et écrire le persan, sa langue maternelle. Au fil des leçons, son professeur lui transmet les rudiments de la langue, porte d’entrée vers l’histoire et la culture iraniennes. Progressivement le didactisme des leçons est détourné en un collage poétique et visuel qui met en jeu la notion de liberté et questionne le sens d’une révolution.

  • This is my land, Tamara Erde, 2014

    Quand l’éducation empêche le monde de changer… En 2013, pendant une année scolaire, la réalisatrice franco-israélienne suit plusieurs enseignants israéliens et palestiniens. En observant la réalité du quotidien dans les classes, ce documentaire démonte les programmes scolaires respectifs. This is my land examine la construction idéologique de « l’ennemi », le ferment des guerres futures.

  • Prix à payer (Le), Harold Crooks, 2014

    L’évasion fiscale à grande échelle, telle que les géants de la nouvelle économie la pratiquent, creuse l’écart des revenus entre les privilégiés et le reste du monde, appauvrit les classes moyennes, et affaiblit les fondations de nos sociétés. Et si le prix à payer était la mort des démocraties ?

  • Gracieuses (Les), Fatima Sissani, 2014

    Six jeunes femmes, proches de la trentaine. Elles sont nées dans le même immeuble de la cité des Mordacs à Champigny-sur-Marne. Elles ne se sont pas quittées depuis l’enfance. Une relation fusionnelle. Elles racontent, joyeuses et à toute vitesse, cette amitié presque amoureuse et aussi l’identité, les rapports de classe, la relégation spatiale, sociale… À travers le portrait d’une bande de copines, drôles, joyeuses, énergiques mais aussi lucides et émouvantes, voici un regard juste sur la banlieue qui s’éloigne des clichés habituels.

  • Fête est finie (La), Nicolas Burlaud, 2014

    Marseille est en passe de devenir une ville comme les autres. Sous les assauts répétés des politiques d’aménagement, elle se lisse, s’embourgeoise, s’uniformise. Cette transformation se fait au prix d’une exclusion des classes populaires, repoussées toujours plus au Nord. Son élection en 2013 au titre de « Capitale européenne de la culture » a permis une accélération spectaculaire de cette mutation. Ce documentaire revient sur cette transformation…

  • Classe coopérative (Une), Hélène Lioult, 1994

    Quelques moments de la vie quotidienne dans le cours moyen 1è et 2è année année de l’Ecole Primaire Les Lauves d’Aix-en-Provence. Le maître Jean-Claude Colson nous raconte le chemin parcouru depuis la rencontre avec Célestin Freynet, comment il fallut s’adapter aux classes urbaines tout en conservant l’esprit et les techniques Freynet: le texte libre imprimé et le journal scolaire, la responsabilisation par les métiers, la découverte d’autres milieux et l’enquête album.

  • Cour de Babel (La), Julie Bertuccelli, 2013

    La réalisatrice suit le quotidien d’une classe d’accueil d’un collège parisien : 24 élèves, 24 nationalités… Dans ce petit théâtre du monde s’expriment l’innocence, l’énergie et les contradictions de ces adolescents qui, animés par le même désir de changer de vie et de vivre ensemble, bouleversent nos idées reçues et nous font croire en l’avenir…

  • Kataev, la classe du maître, Jean-Louis Comolli, 1988

    Le chef d’orchestre russe Vitali Kataev, professeur au conservatoire de Moscou, est venu au conservatoire de Paris offrir le fruit de son expérience. Jean-Louis Comolli a suivi ces quelques jours de travail.

  • Garçons de Rollin (Les), Claude Ventura, 2013

    Claude Ventura part sur les traces des fantômes qui hantent encore le lycée Rollin. Il y a ceux qui, déjà résistants, passent de la photo de classe à la photo anthropométrique, avant les pelotons d’exécution. D’autres entrent dans la milice ou la Waffen-SS. Et puis il y a dans les classes ces chaises vides au lendemain des rafles…

  • Héritiers (Les), Marie-Castille Mention Schaar, 2013

    Lycée Léon Blum à Créteil. À un tournant critique de sa vie, une professeure d’histoire décide de faire passer à sa plus faible classe de seconde, le Concours national de la résistance et de la déportation. Une rencontre qui va les transformer.

  • Yemen, le cri des femmes, Manon Loizeau, 2013

    Issues de toutes les générations et de toutes les classes sociales, elles se battent, depuis plus de deux ans, pour la démocratie et les droits des femmes au Yemen. Manon Loizeau les a rencontrées à Sanaa. Chronique d’une double révolution en marche.

  • Enfants valises, Xavier de Lauzanne, 2013

    Le documentaire suit un groupe de jeunes mineurs, majoritairement originaires d’Afrique du Nord ou sub-saharienne.Ces adolescents de moins de 16 ans doivent suivre un enseignement obligatoire. Avec un niveau scolaire trop faible pour être dans un cursus normal, ils intègrent des classes FLER (Français Langue étrangère Renforcée) qui accueillent des élèves francophones à l’oral et présentant des difficultés à l’écrit. La caméra de Xavier de Lauzanne les suit dans cet apprentissage.

  • Classe ouvrière va au paradis (La), Elio Pétri, 1971

    Un ouvrier communiste et taciturne perd un doigt dans un accident du travail et découvre a cette occasion la solidarité avec ses compagnons d’usine.

  • Classe de lutte, Groupe Medvedkine de Besançon, 1969

    Réponse des ouvriers de la Rhodiaceta de Besançon au film « A bientôt, j’espère ». Il suit la création d’une section syndicale CGT dans une usine d’horlogerie par une ouvrière dont c’est le premier travail militant en 1968. On y découvre comment Suzanne réussit à mobiliser les autres femmes de l’entreprise, malgré la méfiance des dirigeants syndicaux et les intimidations du patronat.

  • Désorientés (Les), Philippe Troyon, 2012

    Vingt filles et… un garçon: tous sont élèves d’une classe BEP Sanitaire et social à Drancy, en Seine-Saint-Denis. Pour la plupart, arrivés là par hasard, à l’issue d’une orientation plus subie que choisie. Le réalisateur Philippe Troyon les a suivi durant deux ans, de la classe à la vie civile.

  • Aristocrates du cuir (Les), Laurence Generet, 2012

    Et pourtant l’histoire du gant en cuir invite à un voyage insolite dans le temps. Raconter le gant de Saint-Julien, c’est replonger dans l’épopée industrielle française de la fin du 19ème siècle, dans ces petits ateliers crasseux côtoyant des usines flambantes, dans ce Limousin anarcho-syndicaliste, champion des mouvements sociaux, dans cette lutte des classes en modèles réduits avec ses « aristos » (les gantiers), ses « domiciles » (les paysans coupeurs de cuir) et ses « chercheurs d’or » (les misérables ramasseurs d’excréments).

  • Crise(s), Frédéric Touchard, 2012

    À travers un certain nombre d’événements, d’anecdotes, de situations humaines, de rencontres et de témoignages en ces deux régions, récit de cette conjoncture de crise permanente et ses conséquences, afin de mesurer la désagrégation sociale que ces multiples épreuves ont pu provoquer au sein de la classe ouvrière et de la population toute entière.

  • Après la bataille, Yousry Nasrallah, 2012

    Cette fiction observe les retombées des évènements survenus au Caire, au moment de la révolution démocrate. La vérité et la réconciliation ne sont pas encore à l’ordre du jour, et les rapports de classes toujours violents.

  • Survivre au progrès, Harold Crooks, Mathieu Roy, 2011

    Épuisement des ressources naturelles, surpopulation, désertification, désastres écologiques et économiques, systèmes politiques à bout de souffle, appauvrissement des classes moyennes et populaires… Est-il urgent de renoncer à « l’illusion du progrès » qui s’est imposée progressivement à toutes les sociétés depuis les débuts de la révolution industrielle, avec ses espoirs de croissance et d’avancées technologiques illimités?

  • Les enfants nouvellement arrivés en France, Marie LEMAITRE, 2010

    Le documentaire a été tourné dans les classes de M-H Le Borgne à l'école H.Wallon à Vaulx-en-Velin, et de Jean-Luc Attié à l'école Victor Hugo, Lyon 1er. Les enfants "nouvellement arrivés en France" non francophones ou francophones sont soumis à l'obligation scolaire au même titre que les enfants français. Accueillis au fur et à mesure de leur arrivée, ces enfants sont susceptibles de repartir à tout moment en fonction de la situation de leurs parents : reconduite à la frontière, changement de situation, de résidence L'enfant est intégré dans une classe "ordinaire" (classe d'accueil), et se rend en classe d'initiation (CLIN) à différents moments de la journée, lorsqu'elle existe dans l'école.

  • Manuel Azaña, Neus Viala, 2009

    L’avènement de la République en 1931, les horreurs de la Guerre civile de 1936 à 1939 et l’exil des républicains en 1939, ces trois temps forts de l’histoire contemporaine espagnole, ont profondément marqué la vie de plusieurs générations. Manuel Azaña a été un des acteurs majeurs de cette période par les hautes responsabilités qu’il a exercées, d’abord en tant que président du gouvernement, ensuite comme président de la République. Sa conception de la gouvernance d’un pays était très moderne. Il a mené à bien de grandes réformes, a fait voter le statut de la Catalogne, a oeuvré pour la séparation de l’Eglise et de l’Etat et pour une grande réforme agraire. Malgré sa clairvoyance, il n’a pas été à l’abri de certaines erreurs d’analyse. Est-ce qu’il n’a pas minimisé au début de la République l’évolution d’une forte opposition de droite regroupant les catholiques et les monarchistes et l’impatience qui existait dans la classe ouvrière comme dans les campagnes ? De grands historiens espagnols et français, divers témoins, appuyés par des archives photographiques et filmiques, apportent un éclairage nouveau sur les enjeux politiques de l’Espagne des années 30 et confèrent à ce film une valeur patrimoniale. Au moment où en 2010 on commémorera le 70ème anniversaire de la mort de Manuel Azaña, en exil, à Montauban, ce documentaire permettra, en France et en Espagne, de mieux connaître l’une des grandes figures politiques européennes du XXème siècle dont la pensée et l’œuvre, souvent restées dans l’ombre, sont d’une frappante actualité. (Résumé éditeur)

  • A l’école du jardin, Isabelle Langerome, 2009

    Au fil des saisons, 28 élèves de la classe de 6e Développement durable mettent en pratique les connaissances écologiques enseignées par leurs professeurs de Science de la Vie et de la Terre en s’initiant au jardinage.

  • Violência S.A., Eduardo Benaim, Jorge Saad, Newton Cannito, 2005

    D’une façon ironique mais réalisé avec beaucoup de maîtrise et de finesse, le film aborde la discussion sur la violence au Brésil. A l’aide des témoignages de personnes de classe moyenne, des policiers, de militaires, le réalisateur dresse un tableau des arguments employés pour légitimer l’utilisation de la force et des armées pour combattre la violence au Brésil.

  • Au bout de la nuit, Patrick Séraudie, 2009

    Mauthausen, un nom qui reste gravé dans la mémoire des hommes… Roger Gouffault n’a que 17 ans lorsqu’il s’engage, en septembre 1941, dans la résistance. Arrêté à la veille de Noël 1942, il est condamné à mort par la Gestapo, puis déporté au camp de Mauthausen et classé « Nuit et brouillard ». Un témoignage bouleversant et une extraordinaire leçon de vie.

  • Runaway - Train en folie, Cordell Barker, 2009

    Dans un train bondé, des passagers heureux font la fête sans se soucier du destin qui les attend au détour. Lorsque l’inévitable catastrophe se produit, une lutte des classes aussi amusante qu’impitoyable s’amorce.

  • Albanie, la transition, Khier Korrichi, 1996

    L'Albanie, état du sud-ouest des Balkans fut, pendant un demi-siècle, le pays le plus fermé de la planète, dominé par le dictateur Enver Hodja, dont la devise était "divide et impera" (diviser pour mieux régner). La politique du gouvernement de l'époque, fondée sur la lutte des classes, a opprimé un peuple mais n'a jamais pu entamer ses aspirations à la liberté.

  • Terre Sans pain, Luis BUNUEL, 2008

    Terre sans pain nourrit une partie de l'oeuvre du cinéaste, celle ou l'aspect social, ou l'intérêt porté vers les laissez-pour-compte est fondamental. Luis Buñuel réalise ce documentaire au tout début de sa carrière, en 1933. Il est encore un jeune artiste, auteur d'Un Chien andalou et de L'Âge d'or. Le film sera censuré par le pouvoir Franquiste. Terre sans pain nourrit une partie de l'oeuvre du cinéaste, celle ou l'aspect social, ou l'intérêt porté vers les laissez-pour-compte est fondamental. Terre sans pain débute au coeur d'un petit village principal et moyen-âgeux, ou les hommes se livrent à des coûtumes ancestrales proches de la barbarie (exécution de coqs dans le cadre des rites de mariages). Le propos se concentre pourtant ailleurs, Buñuel choisissant de poser sa caméra un peu plus loin, là ou la misère est encore plus grande et insoutenable. Terre sans pain est une charge violente, un témoignage d'une noirceur extrême et renforcée en plus par le réalisme de la démarche documentaire. A la fin, un carton de conclusion donne explicitement au film tout son sens politique. Il est dit que Le Front Populaire, qui accèda au pouvoir en 33 avant le coup d'Etat militaire de 36, accompagne l'émancipation sociale du pays, son entrée dans la modernité et le bien-être de la population quand au contraire la politique franquiste vise à privilégier les castes les plus riches au mépris des autres que l'on maintient presque volontairement sous verre. Terre sans pain continue ainsi de se voir comme une allégorie tant le message arrive à être perçu presque un siècle plus tard par nos société modernes, que ce soit da,s les rapports de classes au sein d'un pays moderne occidental ou le rapport entre pays riches et pays pauvres. On est dans un schéma du même ordre, même s'il ne faut considérer Terre sans pain que sa dimension symbolique. Les temps ont heureusement quand même changé. Benoit Thevenin

  • Entre les murs, Laurent Cantet, 2008

    François est un jeune professeur de français d’une classe de 4e dans un collège ordinaire du 19e arrondissement de Paris. Il devra « affronter » ses élèves : Esméralda, Souleymane, Khoumba et les autres. François n’hésite pas à sortir du cadre académique et à pousser les adolescents jusqu’à leurs limites afin de les motiver. Quitte à prendre parfois le risque du dérapage.

  • Expérience africaine (L’), Laurent Chevallier, 2008

    Échange entre des Guinéens et des élèves de Marciac autour d’une classe d’élèves qui ont choisi l’option jazz.

  • Bout du tunnel (Le), Ève Heinrich, 2007

    Focus sur une classe relais composée d’élève qui réapprennent progressivement à aimer l’école…

  • Section enfants sauvages, Laurence Doumic, Eric Tachin, 2007

    Olivier décide d’emmener ses élèves de « classe d’enseignement adapté » dans l’aventure du théâtre, avec la complicité de David le comédien. Une année de travail, de doutes, d’invention, de renoncements et d’obstinations, jusqu’au spectacle.

  • Option solidarité, Thierry Kübler, 2007

    En Terminale au lycée Ravel, une lycéenne découvre stupéfaite que l’un de ses camarades de classe est sans-papiers et risque l’expulsion vers son pays d’origine, la Colombie. Elle monte avec quelques camarades un comité de soutien qui l’accompagnera au tribunal administratif dans une imposante manifestation de plus de 1 000 lycéens.

  • Cas par K, Stéphane Gatti, Reyzane Benchiha, Emilie Desjardins, Joachim Gatti, 2006

    “Dans la classe de la Mission générale d’insertion du collège Colonel Fabien à Montreuil, nous avons choisi d’emmener Le Procès de Franz Kafka. Aux 14 élèves, venus de Turquie, de Chine, d’Algérie, du Maroc, de Tunisie, du Cap-Vert, de Moldavie, du Mali et du Congo, nous avons posé la question à laquelle K est sommé de répondre : “Qu’est-ce que c’est d’être coupable quand on est innocent ?”.

  • Por los Caminos da America, Miguel Barros, 2004

    Long métrage/documentaire retraçant la création du Mouvement des Sans Terre du Brésil (MST) depuis sa fondation en 1984 jusqu’à l’élection de Lula en 2002, le premier président issu de la classe ouvrière.

  • Solfège du légume (Le), Sophie Bensadoun, 2006

    Entré en cuisine à 14 ans comme d’autres entreraient en religion, Alain Passard fait ses classes auprès des plus grands avant de créer son propre restaurant « l’Arpège » , rue de Varenne à Paris, auréolé depuis 10 ans de 3 étoiles au Guide Michelin.

  • Enfants de Noyant et d'Indochine, Marc NARDINO, Véronique LHORME, 2005

    "En août 2005, Pierre-Jean Simon et son épouse Ida, ethnologues, reviennent à Noyant d'Allier (Auvergne), un petit village où l'on avait installé en 1955 un centre d'accueil pour les rapatriés d'Indochine. Pendant dix ans, près de 440 familles vont séjourner dans les corons de Noyant ; en 1965, l'école comptera près de 15 classes. C'est cette même année que Pierre-Jean et Ida réalisent leurs thèses qui portent sur les relations entre Rapatriés d'Indochine et "Français de souche". Près de 40 années ont passé : le film relate leurs retrouvailles avec les "enfants de Noyant" aujourd'hui devenus adultes et qui habitent Paris, Lyon... Elevés entre deux cultures, française et vietnamienne, que sont-ils devenus?" - La cuisine aux images

  • Chasse au miel à Socotra, Richard Hamon, 2005

    Au Sud du Yemen, l’île de Socotra est un paradis de nature dont la végétation unique au monde lui vaut d’être classée « réserve mondiale de Biosphère » par l’UNESCO. Elle se retrouve néanmoins confrontée à deux problèmes majeurs : la pauvreté de sa population et la difficulté de reproductions de ses plantes. Attirés au Yemen par sa culture du miel, dont la valeur là-bas est celle du caviar pour nous, Camille et Thierry Sergent, apiculteurs et botanistes français, ont découvert par hasard ce bout de terre à l’écart du monde.

  • Il faudra raconter, Daniel Cling, Pascal Cling, 2005

    « Il faudra raconter » disaient ceux qui mouraient dans les camps. Certains, parmi les rares rescapés d’Auschwitz ont encore la force d’aller au devant des jeunes générations, parler sans relâche dans les classes, de la primaire à la terminale. Qu’en sera-t-il demain quand nous n’aurons plus que des traces ?

  • Saline d’Arc-et-Senans (La) - Architectures 4, Richard Copans, Stan Neumann, 2004

    La saline d’Arc et Senans (1775-1779) a été réalisée par l’Architecte Claude-Nicolas Ledoux en Franche-Comté. Elle est aujourd’hui classée " patrimoine mondial " par l’Unesco car c’est un ensemble unique dans l’histoire de l’Architecture.

  • Commande (La), Oona Bijasson, 2004

    Jabreilles-les-Bordes, 235 habitants, Haute-Vienne (France). Son église classée du XIII-XVème siècle attend d’être restaurée. Mais un projet innovant de commande publique impulsé par la Direction Régionale des Affaires Culturelles du Limousin – des vitraux en porcelaine – devient prioritaire.

  • Vallon des pins, Laëtitia Moreau, 2004

    Cette série documentaire en trois volets est unique en son genre. Fruit d’une immersion d’un an au sein du collège Vallon-des-Pins, classé ZEP, cette chronique suit le travail quotidien d’une équipe enseignante pour laquelle une intégration réussie passe par un respect scrupuleux de notre devise républicaine : liberté, égalité, fraternité.

  • Passeurs de mémoire, 2003

    lisabeth Ozenne et Sandrine Sikora, professeurs de lettres et d'histoire-géographie au lycée Charles-le-Chauve de Roissy-en-Brie (77), accompagnent leur classe de première L dans un parcours de mémoire. Ces élèves effectuent leur cheminement sur les pas d'Éliane Jeannin-Gareau, résistante déportée à Ravensbrück, dont ils découvrent les dessins à travers son film-témoignage intitulé « Les cris de la mémoire ». Ce projet, mené dans le cadre des TPE (travaux personnels encadrés) et en partenariat avec le Musée national de la Résistance à Champigny-sur-Marne, invite à une réflexion sur l'articulation Histoire/mémoire. Plus encore, il donne à voir les moyens déployés pour que les apprentissages marchent de pair avec la prise de conscience par les jeunes des valeurs et des enseignements portés par les grands témoins mobilisés. Les six films et le portfolio du DVD vidéo, ainsi que le guide pédagogique imprimé, illustrent la profondeur de ce questionnement et la richesse des rencontres et des partenariats dont il s'est nourri. Ils proposent enfin aux élèves et aux enseignants, outre des témoignages précieux, des outils pédagogiques et méthodologiques qui prolongent ce passage de témoin. (Sceren)

  • Cas d’école (Un), Leonardo Di Costanzo, 2003

    Une école dans la banlieue de Naples. Ici, les élèves parlent napolitain… et les professeurs parlent italien. Mais la fracture n’est pas seulement une question de langue. Ici, l’absence de projet pédagogique contribue au refus de l’école par les enfants et leurs familles. Classe après classe, réunion après réunion, le film déroule une année scolaire dans ce collège qui, finalement, ressemble à tant d’autres.

  • Futur antérieur, Céline DU CHENE, Elsa Sylvie QUINETTE RENAUD, 2002

    Comme tous les autres élèves de leur classe, Florica et Francisco sont des mineurs étrangers isolés. Venus seuls en France, ils sont pris en charge par l'Aide Sociale à l'Enfance.

  • Leçons d'humanité, 2002

    Ce DVD est la restitution filmée par une équipe du CRDP du projet pédagogique "J'étais, je suis, je serai" réalisé avec une classe de seconde par Sabine Contrepois, professeur de lettres et d'histoire-géographie en lycée professionnel. Ce DVD comporte 5 films : Destins croisés ; J'étais, je suis, je serai (film réalisé par les élèves) ; La vie ça vous dit quoi ; Vivre c'est résister ; Des vies bien remplies. Un guide d'utilisation l'accompagne. Un livret pédagogique détaillé le complète, portant sur le déroulement du projet interdisciplinaire, tout au long de l'année.

  • Être et avoir, Nicolas Philibert, 2002

    Le film suit pendant une année scolaire un instituteur et sa classe unique d’enfants de 4 à 11 ans dans une école communale située à Saint-Étienne-sur-Usson, en Auvergne.

  • La mémoire dure, Rossella RAGAZZI, 2000

    "Dans une "classe d'initiation linguistique", des enfants de primaire qui viennent d'arriver en France apprennent le français intensivement afin d'être intégrés dans une classe ordinaire de leur niveau. Des enfants non francophones entre 6 et 12 ans, et une maîtresse en face d'un dilemme presque incurable, ce sont les protagonistes de ce film dans lequel l'espace entre deux pays, deux langues, deux âges se laisse explorer comme un territoire dans lequel nos modèles basculent, nos mots d'adultes et d'Européens résonnent trop fort souvent faux. Cette captivité d'une classe d'école, que nous tous avons vécue et oubliée, les enfants de Chine, d'Afrique noire, du Maghreb, d'Amérique du Sud et d'ailleurs s'en évadent par les regards, les songes et l'expérience du monde qu'ils ont apportée dans leur petit sac, avec le silence obstiné des porteurs d'eau. La caméra a été là, avec les uns et les autres, pendant neuf mois. Peu à peu, elle a révélé des histoires de vie, des émotions, des aléas, des incompréhensions, des secrets, des tentatives... La communication et la collision, la résistance de la mémoire à se faire oublier..." -Présentation Editeur

  • Corsaire, le magicien, le voleur et les enfants (Le), Julie Gavras, 2001

    1999-2000 : dans une école primaire de la banlieue lyonnaise, un an en classe de CM1, une CM1 où les enfants découvrent et apprennent le cinéma.

  • Africa paradis, Sylvestre Amoussou, 2001

    Dans un futur imaginaire, l’Afrique est entrée dans une ère de grande prospérité, tandis que l’Europe a sombré dans la misère et le sous - développement. Olivier et son amie Pauline, deux « ex-classes moyennes » françaises, décident de tenter leur chance et d’immigrer clandestinement en Afrique…

  • Absentes (Les), Catherine Bernstein, 1999

    Sur toutes les jeunes filles d’une même classe, sept élèves ont vu leur destin pris dans la meule de l’histoire. Ce sont les sept Juives de la classe

  • Le Familistère de Guise. Une cité radieuse au XIXe siècle, Catherine Adda, 1999

    André Godin n’est pas un patron comme les autres, c’est un fouriériste qui a décidé de passer à l’acte – « on ne peut me traiter d’utopique… » –, et de construire son propre phalanstère, chez lui à Guise : une cité idéale pour les employés de son usine, toutes classes confondues.

  • Diwan, Diwan, 1980

    Reportage sur la toute première classe Diwan. Ou comment l'introduction de la langue bretonne modifie le rapport à l'école et l'école elle-même. Et parler breton, qu'est ce que ça change dans les rapports avec l'environnement à la fois naturel et humain ? Paroles d'enfants et de l'institutrice, le film évoque également le problème de la langue bretonne vécu dans un cadre familial.

  • Désir d’école, Chloé Ouvrard, Pierre Barougier, 1997

    Une année scolaire dans la classe de CP et CE1 de Lucette Agostini qui pratique la pédagogie Freinet au sein de l’école publique du village de Ceyreste dans les Bouches du Rhône

  • Ados amor, un autre regard, François STUCK, Zarina KHAN, 1998

    Sorti en salle en 1998, "Ados amor", premier long métrage de Zarina Khan, coréalisé avec François Stuck, raconte la vie au quotidien d'une vingtaine d'adolescents au Blanc-Mesnil. Il est le fruit d'un atelier d'écriture et de pratique théâtrale initié par la réalisatrice en 1995 avec deux classes. ""Ados amor", c'est l'espoir de devenir soi-même", résume Zarina Khan, dans ce "making of" qui nous présente les principaux protagonistes. Zarina Khan a débuté l'atelier par la question : "Qu'est-ce qui est le plus important pour vous ?" A l'écriture ou en improvisation, les ados ont nourri le scénario de leurs propres histoires : violence, racisme, inceste, amour... Mais, "il n'y a pas plus de violence dans "Ados amor" que dans la vie", commente la réalisatrice. Damir, arrivé de Bosnie, s'intègre à l'équipe ; Lucien Ducastel, ancien déporté, vient témoigner pour une séquence où il est question d'un devoir sur la Seconde Guerre mondiale ; Chris, qui vient de perdre son frère dans un accident de voiture, a du mal à jouer la scène d'un cortège funèbre. Les financeurs du projet, élus du service jeunesse de la ville et interloculteurs de l'inspection académique, témoignent de l'importance et de la réussite de l'opération. "Je ne savais pas la chance que j'avais d'aller à l'école, dit Meidi, je ne vais plus la gâcher." Et Karima pourrait conclure : "Je sais maintenant que, quand je commence quelque chose, je peux le terminer." ( Marc Guiga, CNC-Images de la culture)

  • Tout seul comme un grand, Judith Du Pasquier, 1998

    Ils ont six ans, sont au cours préparatoire et dans quelques jours ils partiront en classe de neige. Grands bébés dépendants, petits êtres autonomes, baladés entre parents et maîtres, ils vont et viennent de la maison à l’école. Ils attendent le grand départ, la première séparation.

  • En remontant la rue vilin, Robert Bober, 1992

    Classée en 1863, une petite rue de Ménilmontant, à Paris, est déclarée insalubre et est détruite 100 ans plus tard. L’écrivain Georges Perec y a vécu enfant. À partir de ses écrits et de clichés pris par de grands photographes, Robert Bober fait revivre la rue.

  • Petite renarde rusée de Leos Janacek (La), Dominique Cabrera, Hélène Jarry, 1996

    Tourné à l’occasion des représentations de l’opéra de Leos Janacek au théâtre du Châtelet en 1995, ce document nous ouvre les coulisses du spectacle et nous fait rencontrer ses divers partenaires. Il nous confronte à une classe se préparant à assister à une représentation…

  • Théorie des ensembles, Chris Marker, 1991

    La Théorie des ensembles est un conte. Comment classer les animaux de l’Arche de Noé ? Le problème philosophique est raconté aux enfants et nous amène jusqu’au « déluge des mathématiques ».

  • Voyages au pays de la Peuge, Samir Abdallah, Raffaele Ventura, Maurizio Lazzarato, Angela Melitopulos, 1990

    Avec les ouvriers de Peugeot Sochaux et Mulhouse, les temps présent et passé se mêlent pour mieux comprendre ce qu’a été et ce qu’est devenu cette « classe ouvrière » mythifiée dans les années 60.

  • Où est la maison de mon ami ?, Abbas Kiarostami, 1987

    Un écolier s’aperçoit, alors qu’il se prépare à faire ses devoirs, qu’il a rapporté chez lui par erreur le cahier d’un camarade de classe. Sachant que son camarade risque d’être renvoyé s’il ne rend pas ses devoirs sur son propre cahier, il part à sa recherche. Mais la route est longue et difficile, l’adresse imprécise, et le temps bien court jusqu’au lendemain où les devoirs devront être rendus.

  • Classified people, Yolande Zauberman, 1987

    En 1948, en Afrique du Sud, la vie de Robert bascule. Il est «classé» métis pour s’être engagé par erreur dans un bataillon métis pendant la guerre de 1914. Sa femme et ses enfants «restés blancs» le renient. Absurdité et cruauté d’un système qui brisa de nombreuses familles.

  • Comrades, Bill Douglas, 1986

    Grande-Bretagne, Dorset, 1834. George Loveless et ses amis, laboureurs à Tolpuddle, sont de plus en plus exploités par les propriétaires terriens, avec la complicité du clergé. Ils s’organisent pour revendiquer des hausses de salaires, et créent en secret la Société Amicale des Laboureurs. Dénoncés par un propriétaire, six d’entre eux sont condamnés à la déportation en Australie. Devenus très populaires et hérauts d’une classe de plus en plus pauvre, ils deviennent les « martyrs de Tolpuddle ».

  • Trop tôt / Trop tard, Danièle Huillet, 1982

    Un film, en deux temps, qui lie la France à l’Egypte par une réflexion suggérée des luttes paysannes propres aux deux pays. Sur les images de la campagne française, est lu un texte d’Engels décrivant la misère des paysans en 1789. Pour l’Égypte, c’est un texte de l’historien Mahmoud Hussein sur la lutte des classes dans ce pays depuis Bonaparte jusqu’à Sadate. Un film qui s’inscrit dans la lenteur, composé presque qu’exclusivement de panoramiques circulaires et de plans fixes, avec commentaires.

  • Lorraine, coeur d’acier, Alban Poirier, Jean Serres, 1981

    La CGT crée une radio libre «pirate» qui aborde les problèmes de la classe ouvrière dans la région.

  • Speak white, Pierre Falardeau, Julien Poulin, 1980

    Court métrage réalisé à partir d’un poème de Michèle Lalonde, créé en 1970 à l’occasion de de la première Nuit de la poésie à Montréal. Le texte se déroule sur un montage de photos chocs appuyées d’une trame sonore suggestive, dans un film dénonçant l’impérialisme économique et culturel des classes dominantes.

  • Oser lutter, oser vaincre, Jean-Pierre Thorn, 1968

    La lutte de classe et le révisionnisme dans l’usine de Renault Flins occupée par les ouvriers ». La grève à l’usine Renault de Flins du 15 mai au 18 juin 1968 : la spontanéité du mouvement ouvrier à l’intérieur de l’usine se heurte aux manœuvres syndicales de la CGT.

  • Petites têtes, grandes surfaces, Collectif Cinélutte, 1974

    Le travail dans une grande surface de la région parisienne, notamment celui des caissières, révélateur des mécanismes du commerce et de rapports de classes

  • Journal d’un maître d’école, Vittorio De Seta, 1973

    Dans une école de la banlieue de Rome, les élèves désertent les cours, préférant l’école de la rue. Un instituteur les convainc de retourner en classe et expérimente avec eux une nouvelle manière d’enseigner. Avec une grande fraîcheur, De Seta invente une forme hybride qui dépasse toutes les catégories. Il implique dans le processus créatif les enfants, leurs familles, les habitants du quartier, les acteurs, appliquant ainsi au film lui-même les principes d’enseignement anti-autoritaire nés de 1968.

  • Livre d’Histoire (Le), Li Hastrup, 1972

    Ces six films sur l’histoire mondiale sont destinés aux enfants à partir de la fin du primaire. Ils traitent de l’évolution des rapports de classe et de pouvoir, du Moyen Age à nos jours.

  • Basic Training, Frederick Wiseman, 1971

    A l’été 1970, pendant la guerre du Vietnam, dans la chaleur du Kentucky, le 16ème bataillon de l’US Army fait ses classes.

  • À bientôt, j’espère, Chris Marker, Mario Marret, 1968

    En mars 1967, à Besançon, une grève éclate aux établissements Rhodiaceta. Les revendications mises en avant ne concernent plus seulement les salaires ou la sécurité de l’emploi, mais le mode de vie que la société impose à la classe ouvrière.

  • Jeudi on chantera comme dimanche, Luc de Heusch, 1967

    Luc de Heusch, à la fois cinéaste et ethnologue, signe avec Jeudi on chantera comme dimanche son unique film de fiction. Jean qui rêve de devenir son propre patron saute sur l’occasion qui, pense-t-il va lui permettre d’accéder à son rêve, abandonnant par la même occasion ses camarades en grève. Mettant à profit ses talents de documentariste, le réalisateur dépeint les conséquences néfastes de la société de consommation sur les individus et le délitement de la conscience de classe.

  • Katia et le crocodile, Vera Simkova, jan Kucera, 1966

    Katia, petite fille de huit ans, se voit confier par un garçon les étonnants animaux de sa classe qu’il doit garder pendant les vacances. Inconsciente, sa petite sœur libère l’animalerie. Une délirante course-poursuite s’ensuit alors dans tout le quartier…

  • Nuit du chasseur ( La), Charles Laughton, 1955

    Régulièrement cité dans les classements des plus grands chefs-d’oeuvre cinématographiques, La Nuit du chasseur est l’unique film réalisé par l’acteur Charles Laughton. Dans une atmosphère remplie de visions obscures, deux enfants sont traqués par un ange exterminateur.

  • Nous les gosses, Louis Daquin, 1941

    Le courage et l’ingéniosité d’une classe de primaire devant la caméra de Louis Daquin. Marcel Aymé signe les dialogues de cette comédie entraînante qui porte haut les valeurs d’entraide et de solidarité

  • Quatre de l’infanterie, Georg Wilhelm Pabst, 1930

    Quatre fantassins allemands se battent sur le front français lors des derniers mois de la Première Guerre mondiale. Ce premier film sonore de Pabst est une adaptation du livre d’Ernst Johannsen. Les tranchées sont montrées comme un enfer qui, sans distinction d’âge ni de classe, engloutit les forces vives d’un pays. La fin est un poème lugubre où boue, chair et métal s’entremêlent dans des plans saisissants.

  • La roue tourne, ASSOCIATION CANAL MARCHES, 2012

    "La roue tourne" dresse le portrait de Mamad et Bali qui vivent dans le même quartier, ont le même âge, côtoient les mêmes personnes, mais que tout semble séparer. (résumé de l'éditeur)

    Mot-clé : Classe sociale

  • Trajectoires, SEBBAN Gabriel, SEBBAN Marie-José

    3 classes de 3 établissements d’Eure et Loir, partent en voyage à Paris à la Cité de l’histoire de l’immigration, avec des migrants. Les jeunes expriment leurs représentations et leurs repères sur l’étranger, les vieux, l’immigration, l’éducation. Les anciens d’origines diverses, confient leurs trajectoires de vie et leurs visions de la société. Les 2 générations se découvrent, se surprennent et se livrent parfois avec émotion et toujours avec bienveillance. La rencontre a eu lieu. (Résumé éditeur)

  • Les parallèles se croisent aussi

    Entre la classe de 1ère du lycée Maximilien-Vox à Paris et le centre des jeunes détenus de la prison de Fleury-Mérogis en banlieue parisienne, une tentative de rapprochement sur "une idée de territoires et d'intrusions". Un dialogue sans face à face, par images interposées, centré sur le monde parallèle - et clos par essence - de la prison, dirigé par Sylvie Berrier et Mathilde Mignon.

  • Le bateau monde, Elisabeth GRELIER, Anne Claude KLOTZ COLLIN

    Les élèves de la "classe d'accueil" du collège Pierre Sémard de Bobigny viennent du monde entier et ne parlent pas français. Embarqués depuis peu dans l'univers de l'école, leurs jeunes professeurs construisent au jour le jour leur pédagogie.

  • Nouvelle Société, Groupe Medvedkine de Besançon

    La lutte de classes existe à l’échelle mondiale. Partout la classe dirigeante s’invente de nouveaux masques pour survivre. En France le dernier en date s’appelle nouvelle société. Nous n’y croyons pas. Nous n’en voulons pas. La société nouvelle nous la bâtirons sans eux, contre eux, avec vous.

  • Les absentes, Catherine BERNSTEIN

    Photographies : une classe de filles au lycée de Kassel, entre 1924 et 1934. Mais l'Histoire, "avec sa grande hache" (G. Perec), est passée par là. Sept filles, les sept juives de la classe, ont disparu à la fin des années trente sans qu'aucune de leurs condisciples n'ait cherché à savoir ce qu'elles étaient devenues. Le film retrace l'enquête menée par la réalisatrice pour retrouver ces "absentes". Une enquête aux accents de réparation la grand-mère de la réalisatrice était l'une de leurs camarades de classe , subjective mais sans pathos, qui va la conduire en Afrique du Sud, à Londres, en Israël, aux Etats-Unis et en Pologne, à l'emplacement des camps de concentration de Maïdaneck et Sobibor, en repassant par Kassel dont les Archives municipales, aussi lacunaires, aussi opaques soient-elles, vont lui fournir l'essentiel de ses informations. En sauvant de l'oubli les noms et les figures de Frida Jankowiak, Elsa Jankowiak, Elsbeth Kaufman, Norgard Koch, Ilse Levy, Cilly Oppenheimer et Rosel Wallach, en retraçant leurs parcours, "Les Absentes" met à jour le destin ordinaire et extraordinaire de sept juives allemandes "apatrides", prises dans la tourmente nazie.(Myriam Bloedé, CNC-Images de la culture)

  • Valdiodio N'Diaye l'indépendance du Sénégal, Eric CLOUE, Amina N'DIAYE LECLERC

    La vie et le combat de Valdiodio N'diaye pour l'indépendance des pays africains et du Sénégal en particulier, injustement oublié par l'histoire du fait de sa rivalité avec Senghor. Valdiodio N'diaye, prince héritier du royaume des « Gelwaar » est au premier rang pour affronter le Général De Gaulle afin de réclamer l'indépendance de son pays. Le 26 Août 1958 à Dakar, il exprime, du haut d'une tribune, l'aspiration de tous les peuples d'Afrique noire : « Nous disons indépendance, unité africaine et confédération ». Aux yeux des africains ce personnage est désormais classé parmi les bâtisseurs d'une Afrique libre et démocratique. A travers le passé de Valdiodio, c'est l'histoire de l'Afrique coloniale qui est racontée; de l'installation des Blancs au partage du continent jusqu'au référendum qui a conduit à la Fédération du Mali (unissant ce pays et le futur Sénégal). Deux ans après l'indépendance du Sénégal, en 1962, le destin de Valdiodio N'Diaye bascule. Accusé de tentative de coup d'État, aux côtés de Mamadou Dia, le Président du Conseil, il est emprisonné au mois de mars 1963. Le leader africain qui a ½uvré pour la liberté et prouvé son attachement aux valeurs démocratiques, se retrouve en prison, tenu dans l'isolement total, pendant douze longues années. En s'appuyant d'images d'archives et des témoignages, ce film documentaire réalisé par la fille du grand panafricaniste est une plongée passionnante dans les premières années de l'histoire du Sénégal.

  • Univers Cités, Ana-Milena PABON

    "Univers Cités est un documentaire réalisé au cours d'une enquête en sciences humaines sur les pratiques médiatiques et la construction identitaire chez les jeunes de quartiers classés ZUS (zones urbaines sensibles). Le film, réalisé par Ana Milena Pabón en 2008, fut tourné à Pau, Talence et Agen (Aquitaine) et co-produit par l'Université Bordeaux3, Périphéries Productions et l'association Plan-Large. N'hésitez pas à visiter notre blog (univers-cites-lefilm.blogspot.com)"- Présentation éditeur

  • Un autre chemin d'écoliers, Natacha CYRULNIK

    "Des jeunes de 16-20 ans venant du Maghreb, de Roumanie, d'Ukraine ou d'ailleurs, arrivent en France. Ils entrent dans la classe de primo-arrivants organisée par le Centre Social Sainte-Musse à Toulon, une des trois en France qui acceuillent les élèves de plus de 16 ans. Ils ont un an pour apprendre le français, découvrir cette nouvelle culture, s'intégrer dans leur quartier, aider leurs parents à s'intégrer dans leur quartier, régler leurs papiers et choisir un métier. Ce film raconte leur parcours. En suivant ces jeunes et leur famille pendant un an, on découvre tout ce qui est mis en oeuvre pour eux, en même temps que le parcours laborieux qu'ils doivent suivre pour tenter de s'intégrer... Ce film a été tourné durant l'année scolaire 2006/2007 grâce au soutien du Centre Social Sainte-Musse de Toulon et du Fasild." -(la cie des embruns)

  • Traces de luttes, Jérémy FORNI

    Fin 1967, après une longue grève à la Rhodiacéta que Chris Marker est venu filmer, des ouvriers s'associent avec des cinéastes parisiens pour produire des films qui montreront la classe ouvrière de l'intérieur : son travail, ses luttes et ses espoirs. Collectif de cinéma militant, le groupe Medvedkine de Besançon allait écrire une des plus belles pages du mouvement de mai 68. Huit protagonistes témoignent de cette rencontre exceptionnelle. Film de fin d'études à l'ESAV de Toulouse, "Trace de luttes" exprime l'engagement d'un apprenti cinéaste originaire de Franche-Comté, soucieux de transmettre la mémoire des luttes ouvrières de sa région. Sans être passés par aucune école de cinéma, Georges Binetruy, Henri Traforetti, Georges Lièvremont ou Suzanne Césard, alors âgés de 25 ans, se sont saisis du cinéma comme d'une arme. Dans leur lutte pour une émancipation à la fois politique, sociale et culturelle, ils expriment tous leur dette envers Pol Cèbe (décédé en 1974), bibliothécaire de l'usine, militant féru de cinéma qui fut l'âme de cette rencontre entre ouvriers et intellectuels bourgeois. Du côté des "Parisiens", Bruno Muel et Jacques Loiseleux, tous deux chefs opérateurs, témoignent de leur rencontre bouleversante avec ces autodidactes capables de toutes les audaces. Sur les images de l'ancienne usine désaffectée, le film fait entendre le dialogue décisif de décembre 1967 entre Marker et les militants de la Rhodiacéta. (Eva Ségal / CNC-Images de la culture)

  • Raconte-moi ta langue, Mariette FELTIN

    "Dans un petit village alsacien, deux enseignantes invitent le samedi matin les parents des enfants de migrants à venir enseigner leur langue et parler de leur culture à l'ensemble de la classe A l'IUFM d'Alsace, deux enseignantes-chercheures luttent contre la difficulté de l'école à s'ouvrir aux langues de la migration et suivent de près cette initiative; l'une d'elle la relaie auprès de ses étudiants et les encourage à s'ouvrir à la pluralité des langues et des cultures Des enfants, des parents, des enseignants, des étudiants, des chercheurs contribuent ainsi à un changement radical des mentalités... Le film montre à son tour ces actions concrètes et efficaces pour faire changer le monde." - (Grand large production)

  • Raconte moi la guerre sans nom, Véronique GARCIA

    Raconte-moi la guerre sans nom s'interroge sur la façon dont l'Education Nationale aborde l'enseignement de la Guerre d'Algérie. Le fil rouge du documentaire est constitué de séances de cours et de débats filmés dans une classe de Terminale. Il est ponctué de témoignages de personnes appelés du contingent, pieds-noirs, harkis ayant vécu en Algérie durant ces années, et ayant choisi de transmettre leur expérience. La juxtaposition de ces témoignages émouvants montre, s'il est besoin, qu'il y a autant de guerres d'Algérie que de protagonistes, et donne également l'occasion d'aborder la question lancinante des rapports entre la mémoire et l'histoire.

  • Nous sommes tous des étrangers, Alexandre WAJNBERG, Annie THONON

    Journaliste scientifique et réalisateur, Alexandre Wajnberg recueille dans les rues de Bruxelles les propos des passants. Il met à jour un racisme primaire, "paisible", qui s'exprime sans haine apparente, enfoui au fond des consciences, nourri de préjugés et d'ignorance. Alexandre Wajnberg a filmé avec humour une des animations organisées dans une classe d'adolescents en Belgique par l'association Objectif Recherche, qui mène des actions de lutte contre le racisme. De toute évidence, on peut former des groupes d'individus à partir d'un critère, couleur de peau, taille, texture des cheveux, forme des yeux et introduire dans ce groupe une hiérarchie. Cela devient impossible avec deux critères de classement simultanés, et plus on retient de critères de classement, plus il y a de sous-groupes. Les généticiens Albert Jacquard et André Langaney confirment ce qui vient d'être démontré. Engagé dans la lutte contre le racisme et l'exclusion en France, Albert Jacquard développe avec humour une argumentation sociale : "ce que j'ai en moi de plus riche, ce n'est pas ce que m'a donné mon patrimoine génétique, c'est ce que les autres m'ont donné". André Langaney démontre, exemples à l'appui - carte génétique, groupes sanguins - que "les hommes sont tous parents par leur répertoire et tous différents par leur combinaison". Klaus Bade, de l'Institut de recherche sur les migrations (Allemagne), et la philosophe Isabelle Stenger soulignent également le caractère social des manifestations racistes.

  • Nous princesses de Clèves, Régis SAUDER

    À Marseille, des élèves de première et de terminale du lycée Diderot étudient La princesse de Clèves. Issus des quartiers nord et fréquentant un établissement classé ZEP, tout les sépare a priori de ce grand classique de la littérature française. Pourtant, au cours de l'année scolaire, ils vont se prendre de passion pour ce roman et s'en approprier le texte pour faire des parallèles avec leur propre vie. Présentation éditeur

  • Nos rendez-vous, pascale THIRODE, Angelo CAPERNA

    C'est par "vidéo-lettres" que vont communiquer, pendant toute une année scolaire, les deux groupes participant physiquement et techniquement au film : des détenus de la maison d'arrêt de La Santé à Paris et des élèves du collège Georges Rouault en banlieue parisienne. La correspondance s'instaure peu à peu, pudique, sincère et émouvante, et les points de vue s'échangent sur les dérapages et leur répression, l'enfermement, les rêves d'avenir. D'abord, les présentations. Côté collégiens : la scolarité, la fratrie, le futur métier, les petits boulots, la curiosité pour la prison et son vécu. Côté détenus : la trajectoire, la sanction, l'univers carcéral, les conseils aux jeunes pour "ne pas se retrouver ici un jour", la sympathie qui s'exprime peu à peu, au fil de ces "lettres" qui viennent du dehors, visionnées encore et encore, et qui engagent des dialogues au sein de leur groupe. Puis, les ados filment leur classe, leur cité, le local hardiment bricolé dans une friche, qui "empêchera les plus jeunes de faire des conneries". Les "taulards" répondent par des commentaires bon enfant sur les projets des uns, les provocations des autres, sur cette vie du dehors où "on se croit invincible". La dernière "lettre" est celle des adieux et du bilan de l'expérience : "un chaud au c½ur" unanime pour les détenus ; pour les collégiens, un nouveau savoir, résumé sobrement par Thierry : "Quand il y a des problèmes, il y a des solutions." (Doucha Belgrave, CNC-Images de la culture)

  • Moitié moitié, Charlotte QUINETTE

    Kamil, Gédéon, Ming Ming et leurs camarades viennent des quatre coins du monde. Dans la classe d'accueil d'un collège parisien, ils apprennent le français et cherchent leurs repères. Guidés par leur professeur, ils s'inventent un village, élisent leur maire et débattent sur le monde des adultes. Chaque adolescent vit cette année de transition selon son histoire et son caractère. Entre deux âges, deux pays, deux univers, ils composent leur identité.

  • Misère au Borinage, Joris IVENS, Henri STORCK

    "Crise dans le monde capitaliste. Des usines sont fermées, abandonnées. Des millions de prolétaires ont faim ! C'est sur ces mots de manifeste et de révolte que s'ouvre ce film fondateur du cinéma belge et une des références les plus importantes du film documentaire. En 1932, une grande grève avait paralysé les charbonnages de Wallonie et la réponse patronale et policière avait été sans pitié, le tout dans la sous-information et l'indifférence de la majorité du pays. André Thirifays, Pierre Vermeylen et tous les jeunes gens du club de l'écran indignés décidèrent de témoigner de cette misère noire avec leur arme à eux, une caméra. Aidés par un médecin et un avocat, avec très peu d'argent, devant se cacher de la police mais soutenus par toute la population, le tournage se passa dans des conditions difficiles et exaltantes. Le film est dur, magnifique. Il a gardé toute sa force, son impact émotionnel d'indignation et de compassion. Il a donné à la classe ouvrière les images les plus fortes de son histoire et de ses luttes. Parmi elles : les expulsions, l'entassement des enfants dans les maisons taudis, leurs visages émaciés et absents, la procession avec le portrait de Karl Marx, le ramassage du mauvais charbon sur les terrils à l'aube, le mineur mendiant etc., sans oublier le choc du raccord des plans : les maisons vides, alors que des sans-abri dorment dehors, une quasi-famine et aucune aide tandis que des sommes importantes sont dépensées pour la construction d'une église..."

  • Manu Dibango, Béatrice SOULE

    Manu Dibango, "le précurseur de la musique moderne africaine" comme le qualifie Alpha Blondy, débarqua en France à l'âge de 15 ans en 1949. Ce film intelligent et sensible raconte le parcours exceptionnel d'un artiste à l'écoute de son temps, toujours prêt à voyager et à découvrir. Des documents d'archives instructifs rendent hommage à la bravoure des tirailleurs sénégalais dévoués à la France. Le grand Manu, qui a gardé une spontanéité et une convivialité touchantes, égrène ses souvenirs, habilement évoqués ou reconstitués par Béatrice Soulé. Il retrouve le village familial, sa salle de classe au Cameroun, la chorale à laquelle il appartenait, ses copains de collège à Saint-Calais. Il rappelle 'l'aventure ambiguë' de la chanson "Soul Makossa" née sous la dictature et devenue un succès international. Il effectue un pèlerinage sur les lieux marquants de sa vie, au pays, en Belgique, en France ou en Côte-d'Ivoire. Avec un sens de l'humour et du détail riche, la caméra fixe les rameurs chantant sur les pirogues, les hommes concentrés sur un jeu de dames en bord de rue, les laveurs en action sur la rive d'un fleuve égayé par les couleurs des tissus. Ce film a obtenu la Rose d'or, Montreux, 1991. (Fara C., CNC-Images de la culture)

  • Mansouria, Luc RIOLON

    Dans un quartier de Marseille, un enfant court de place en place, de cour d'école en salle de classe, en passant par un terrain vague occupé par des gitans. Dans chacun de ces lieux, il rencontre des groupes d'enfants qui chantent et dansent sur des tubes du top 50 ou des musiques rappelant leurs origines. Chaque rencontre est le prétexte au commencement d'une histoire ou d'un rêve. Document réalisé lors d'une résidence chorégraphique dans le quartier de la Bricarde à Marseille, à l'instigation du ministère de la culture, dans le cadre du développement social urbain (DSU). Par la danse et la musique, Luc Riolon et Josette Baïz, qui travaillent depuis longtemps avec des enfants, ont dressé la cartographie sensible du mélange ethnique composant la cité. Les rêves et les espoirs des enfants ont été scénarisés et mis en scène avec leur participation. Solitude, incommunicabilité entre filles et garçons, envie de rencontre et de fête, fantasme du mariage et de la reconnaissance sociale sont autant de thèmes abordés avec humour ou gravité dans une succession de séquences jouées, dansées et filmées avec pudeur ou avec un exhibitionisme assumé.(Patrick Bossatti, CNC-Images de la culture)

  • Mansouria, Luc RIOLON

    Dans un quartier de Marseille, un enfant court de place en place, de cour d'école en salle de classe, en passant par un terrain vague occupé par des gitans. Dans chacun de ces lieux, il rencontre des groupes d'enfants qui chantent et dansent sur des tubes du top 50 ou des musiques rappelant leurs origines. Chaque rencontre est le prétexte au commencement d'une histoire ou d'un rêve. Document réalisé lors d'une résidence chorégraphique dans le quartier de la Bricarde à Marseille, à l'instigation du ministère de la culture, dans le cadre du développement social urbain (DSU). Par la danse et la musique, Luc Riolon et Josette Baïz, qui travaillent depuis longtemps avec des enfants, ont dressé la cartographie sensible du mélange ethnique composant la cité. Les rêves et les espoirs des enfants ont été scénarisés et mis en scène avec leur participation. Solitude, incommunicabilité entre filles et garçons, envie de rencontre et de fête, fantasme du mariage et de la reconnaissance sociale sont autant de thèmes abordés avec humour ou gravité dans une succession de séquences jouées, dansées et filmées avec pudeur ou avec un exhibitionisme assumé. (Patrick Bossatti, CNC-Images de la culture)

  • Les patriarches, Karim Ait GACEM, Filip PISKORZYNSKI

    "présente les histoires de six migrants venus du Burkina Faso, d'Algérie, du Bénin, du Cambodge et du Viêt Nam. Au travers d'une promenade dans Paris et sa banlieue, il retrace les différentes étapes de leurs parcours migratoires, alternant les témoignages et les évocations du passé au travers de la fiction et de l'animation. Plus de 30 projections du film ont été organisées depuis mars 2009 dans différentes structures et plusieurs villes d'Ile-de-France : au Centre Social Boutroux du 13e arrondissement de Paris, au Foyer des Jeunes Travailleurs d'Argenteuil, à la résidence Hémet d'Aubervilliers, à la Maison des Métallos du 11e arrondissement avec les classes de 6e du collège Lucie Aubrac, au cinéma Jean Gabin d'Argenteuil, au collège Pasteur de Villejuif avec les classes de 4e et 6e, à Aubervilliers dans le cadre du Festival Saveurs Métisses " -(Batik)

  • Les deux rives, Valérie GAILLARD

    La cité phocéenne, au carrefour de la Méditerranée, abrite de nombreuses familles immigrées dont les valeurs d'hospitalité, de chaleur et de générosité semblent intrinsèques à leurs origines maghrébines. Valérie Gaillard choisit de nous faire partager le quotidien de l'une d'entre elles, la famille Mouaci. Une famille nombreuse, à cheval sur les "deux rives", qui nous raconte avec beaucoup de fraîcheur et de gaieté son histoire ici et là-bas. Débarqué d'un petit village de Kabylie, Mohand et sa femme Louisa, personnage truculent, sont arrivés dans le quartier de La Joliette il y a 40 ans. L'aîné, "passager clandestin dans le ventre de sa mère", évoque ses premiers souvenirs politiques. Le père, n'ayant pas le privilège de voter, n'a eu de cesse que ses enfants, mais aussi ses collègues, accomplissent ce devoir citoyen lors de la percée du Front national aux législatives de 1985. Le cadet, lui, nous fait part de ses réticences quand au terme galvaudé d'"intégration" : "On peut être français sans avoir le béret et la baguette." La fille, Linda, qui a été déléguée de classe, représentante de son lycée et qui est titulaire d'un BTS, s'interroge sur la difficulté de décrocher un stage ; elle préfère croire "qu'une meilleure qu'elle a été choisie". Ces instants volés d'intimité nous apprennent également que ce sont les enfants qui ont parfois fait le lien entre les parents et une société en évolution perpétuelle. (Sadia Saïghi, CNC-Images de la culture)

  • Le Nez grophobe, Cyriaque PAQUETON-SOMMIER

    ""Je ne sais pas si les nègres ont jamais travaillé mais enfin..." Si la petite phrase du célèbre parfumeur Jean-Paul Guerlain n'a pas fait réagir la classe politique, elle a pourtant bien été ressentie comme une sentence négrophobe et négationiste par certains..." -(Ateliers Varan)

  • Langues maternelles, GUERET Eric

    Chronique de la première année de maternelle d'une classe d'enfants du 18e arrondissement de Paris. L'école, classée Z.E.P. est située dans l'un des quartiers les plus populaires de la capitale où 34 nationalités différentes s'y côtoient... (Résumé éditeur)

  • La loi du collège, Mariana OTERO

    Chaque jour de l'année scolaire 1992-1993, Mariana Otero a filmé les élèves d'un collège implanté au c½ur d'une cité en banlieue parisienne. Dans les salles de cours ou le bureau du principal, pendant les conseils de classe ou les conseils de discipline, la réalisatrice a capté les moments ordinaires, exceptionnels ou dramatiques de la vie d'un collège. Agés de dix à seize ans, les élèves découvrent avec le collège, ses règles et ses sanctions, un lieu de socialisation. Le film met ainsi en évidence la complexité des rapports que ces jeunes, issus pour la plupart de milieux en difficulté, entretiennent avec l'organisation de la société. (Résumé éditeur).

  • La leçon de discrimination

    "Annie Leblanc enseigne dans une école primaire de Saint-Valérien-de-Milton, en Montérégie. Un milieu très homogène, bien loin de la mosaïque multiethnique des grands centres. Pourtant, il y a de la discrimination dans sa classe de troisième année, à l'école Saint-Pierre. Bon an mal an, les élèves se trouvent un souffre-douleur. Cette année, Pierre-Luc, de par son obésité, est victime des moqueries de ses pairs. Que pourrait bien faire Annie Leblanc pour sortir la ségrégation de sa classe? Pour faire prendre conscience aux enfants des mécanismes de la discrimination? Pendant deux jours, elle va se livrer à une expérience hors du commun. Elle va faire vivre la discrimination à ses élèves, sous les caméras d'une équipe d'Enjeux."

  • L'Homme qui court, Mark DANIELS

    A travers plus de soixante-dix citations, le cinéaste Melvin van Peebles, auteur du mythique "Sweet sweetback's Baadasssss Song" (1971), passe en revue les différents stéréotypes de la représentation des Noirs dans le cinéma hollywoodien depuis ses origines, en passant par les films indépendants destinés aux salles réservées aux Noirs. Cette analyse met en relation l'évolution du contexte racial aux Etats-Unis avec la censure exercée par Hollywood sur la production de films réalisés par des Noirs. Des "black faces" des débuts, ces acteurs blancs grimés en Noirs, aux "bons" Noirs de la Deuxième Guerre mondiale, sans oublier les Noirs "à peau claire" ou leur absence totale à l'écran, Hollywood a toujours fait des films "sur". Si l'idéologie de la suprématie blanche devient plus difficile à décoder à mesure que nous avançons dans le siècle, sa présence n'en est que plus insidieuse. "Sweet sweeteback's...", immédiatement classé X par la censure, marque un tournant. Il devient rapidement le manifeste des Black Panthers et fait dix millions de dollars de recettes. Cependant, le courant qu'il déchaîne sera vite récupéré commercialement par Hollywood. (Nathalie Magnan, CNC-Images de la culture).

  • Joue-la comme la vie, Hubert BRUNOU

    Dans la Cité des Bosquets à Montfermeil, en région parisienne, la place de la femme n'est guère enviable. Elle est celle des vingt-sept ethnies qui composent sa population, d'immigration souvent récente. L'islam est très présent, le port du voile très répandu, la cité comptant six mosquées. C'est pourtant là, qu'en classe de cinquième, une bande de copines "blacks-blanches-beurs" décident de monter une équipe de foot, malgré la pression sociale, les parents, les moqueries des garçons... (Résumé éditeur).

  • In extremis, Colette Ouanounou

    Le microlycée de Vitry sur Seine est un établissement public qui accueille des jeunes décrocheurs scolaires, pour leur permettre de reprendre leurs études et de passer leur bacalauréat. Mais revenir à l'école n'est pas facile ; la motivation se travaille au quotidien. En classe de Seconde, le raccrochage passe par un projet artistique fort, mené tout au long de l'année. En 2012, 13 élèves de Seconde se sont lancés dans l'écriture et la mise en scène d'une pièce de théâtre sur la quête des origines et la migration, main dans la main avec des anciens d'un foyer Résidence de Vitry-sur-Seine. Ils sont accompagnés par deux enseignantes. (résumé éditeur)

  • Histoires d'Europe VII

    Dans la perspective du 60e anniversaire de la signature de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 qui a eu lieu le 10 décembre 2008, nous avons souhaité réaliser un film montrant la dimension européenne et mondiale des droits humains. Les élèves de la classe de 3e4 (divisée en 7 groupes) ont réalisé un film construit en 6 parties : Ecrasons l'Infâme, les droits humains en Europe et La lutte contre les discriminations. 1. Ecrire et conquérir les droits Des sources anglo-saxones à la Révolution française, de l'époque des Lumières à la rédaction de la DUDH ; des conquêtes de la démocratie en France et en Europe aux luttes politiques dans le monde comme les manifestations de Tien an Men en Chine en 1989. 2. Défendre la liberté et la justice La défense de la liberté et de la justice passe par des mouvements collectifs et des victoires célèbres ou anonymes. Trois exemples historiques sont évoqués : la Ligue des droits de l'homme, la Résistance et Amnesty international. 3. Respecter la dignité et la vie Les combats contre la torture et la peine de mort sont expliqués par des acteurs majeurs comme Robert Badinter. Le droit humanitaire se distingue des droits humains mais ils se complètent. Deux exemples montrent que les organisations humanitaires sont indispensables au progrès humain : le Comité international de la Croix rouge et Handicap international. 4. Les droits de l'enfant La spécificité et l'histoire des droits de l'enfants sont évoqués à l'aide d'exemples historiques et actuels : l'histoire dramatique de Karl-Heinz Mehler, ancien membre des jeunesses hitlériennes, les enfants soldats, l'exemple du médecin pédagogue Janusz Korczak, la création et le rôle de l'UNICEF. 5. L'égalité face au racisme La Shoah est l'exemple le plus abominable de la négation de l'égalité en droits avec la solution politique du génocide. Les discriminations puis l'extermination subie par la famille Hamburger sont racontées par le film Arno, actuel représentant de la communauté juive de Nuremberg. 6. Un défi universel Les institutions internationales qui servent les droits de l'homme sont expliquées : ONU, UNESCO, Cour européenne des droits de l'homme. René Cassin et Stéphane Hessel, rédacteurs de la DUDH sont présentés. La culture des droits de l'homme est mise en valeur ainsi que les précieux conseils de Stéphane Hessel adressés aux jeunes. La lutte contre les discriminations Racisme, xénophobie, mépris des Roms, sexisme, homophobie : les témoins et les militants des droits de l'homme expliquent le long chemin de la tolérance et du respect.

  • Génération Baru, Jean-Luc Muller

    Baru - de son vrai nom Hervé Baruléa - est une véritable "exception culturelle" dans le paysage de la BD française. Depuis le triomphe de son 1er album ("Quéquette Blues") au festival de la BD d'Angoulème en 1985, il n'a cessé de décrire la vitalité, les soubresauts et le besoin de dignité de ce qu'on nommait encore autrefois la "classe ouvrière". Son style est unique, le trait rageur ; sa personnalité sans concession. Récompensé à deux autres reprises par Angoulème (meilleur album en 1996 notamment), il restait encore à faire de lui un vrai portrait, qui ne trahisse ni ses engagements ni son style. 2009 étant l'année de la ressortie en fanfare de son album emblématique "La Piscine de Micheville", ce fut l'occasion de choisir cet événement comme leitmotiv d'un film à l'esprit libre - comme le personnage - qui renoue les liens du passé et du présent. Baru revient avec nous sur les "lieux du crime", à savoir Villerupt, les vestiges d'un passé sidérurgique qui lui tient toujours à coeur, mais le "road-movie" réserve quelques surprises puisque pour la première fois en 25 ans, nous avons reconstitué la bande des copains représentés dans "Quéquette blues" !

  • Décibled, la fusion musicale aux sources de l'Algérie, BENSMAÏL Malek

    Entre l'exil et la résistance, le bled et la France, la gouaille et la classe, le rock et la transe, les racines et l'urbanité, ce film voyage dans les musiques résultant de diverses fusions algériennes : les unes d'origine millénaire, les autres contemporaines, certaines classiques et savantes ou populaires et imprégnées d'influences locales ou même incantatoires et sacrées. Amazigh Kateb de Gnawa Diffusion, fils du poète Yacine Kateb, ose l'interprétation d'"Au fond de la nuit" d'Aragon sur une mélodie poignante, entre blues de griot et swing gnawa. S'il jongle avec les idiomes hip-hop-ragga, il excelle dans l'expression francarabe, un genre qui triomphait dans la variété populaire, des années 1940 à l'Indépendance. Entre improvisation et apprentissage du répertoire poétique à la base de leur musique, les six artistes du Diwan de Béchar incarnent le renouveau afro-arabo-berbère qui "fait tomber les gens dans la danse". Avec Markunda Aurès, un répertoire féminin méconnu des Aurès, des chants de procession très anciens revivent en langue chaoui. Dans Djam et Fam, l'amour du groove réunit, autour du violon de Djamal, un "combo" aussi à l'aise sur scène que sur un plateau de télévision. Enfin, Malik, qui frotte le rhythm&blues et la culture house-techno au raï, nous présente Aziz Smati, figure incontournable du journalisme musical algérien. (Anaïs Prosaïc, CNC-Images de la culture)

  • Classified X, Mark DANIELS

    A travers plus de soixante-dix citations, le cinéaste Melvin van Peebles, auteur du mythique "Sweet sweetback's Baadasssss Song" (1971), passe en revue les différents stéréotypes de la représentation des Noirs dans le cinéma hollywoodien depuis ses origines, en passant par les films indépendants destinés aux salles réservées aux Noirs. Cette analyse met en relation l'évolution du contexte racial aux Etats-Unis avec la censure exercée par Hollywood sur la production de films réalisés par des Noirs. Des "black faces" des débuts, ces acteurs blancs grimés en Noirs, aux "bons" Noirs de la Deuxième Guerre mondiale, sans oublier les Noirs "à peau claire" ou leur absence totale à l'écran, Hollywood a toujours fait des films "sur". Si l'idéologie de la suprématie blanche devient plus difficile à décoder à mesure que nous avançons dans le siècle, sa présence n'en est que plus insidieuse. "Sweet sweeteback's...", immédiatement classé X par la censure, marque un tournant. Il devient rapidement le manifeste des Black Panthers et fait dix millions de dollars de recettes. Cependant, le courant qu'il déchaîne sera vite récupéré commercialement par Hollywood. (Nathalie Magnan, CNC-Images de la culture).

  • Ali Tur, architecte colonial, GLASBERG

    Ali Tur, architecte colonial (architecture & design) 2002 , 26' , couleur , documentaire Réalisation : Alain Glasberg. Production : Amda production, RFO Guadeloupe. Participation : CNC, ministère de la Culture et de la Communication (DAPA, Drac Guadeloupe), ministère de l'Outre-Mer, CG Guadeloupe. L'architecte Ali Tur (1889-1977), Cévenol né à Tunis, fut choisi après 1928 par le ministère des Colonies pour reconstruire les édifices publics de la Guadeloupe alors dévastée par un cyclone. En parallèle à sa biographie, évoquée par des photographies et des scènes de fiction, Alain Glasberg interroge des architectes locaux sur la préservation de ce patrimoine, symbole de l'époque coloniale française. Mairie de Marie-Galante, préfecture de Basse-Terre, palais de justice de Pointe-à-Pitre... Ali Tur a reconstruit plus de cent vingt bâtiments en moins de quatre ans ; une architecture académique mais adaptée aux contraintes climatiques locales, aux formes massives et blanches, marquée par la ligne et par de profondes vérandas en rez-de-chaussée. L'architecte Christian Galpin, chargé de restaurer et d'agrandir le palais de justice de Basse-Terre, a longuement étudié l'idéologie et l'esthétique du travail d'Ali Tur. Une des rares sources pour mieux comprendre l'homme est le plaidoyer de deux cent soixante pages, qu'il lut lors du procès qu'il intenta en 1938 au gouvernement de l'île pour non paiement. Des comédiens en reconstituent ici quelques extraits. Ce patrimoine classé aujourd'hui, qui réaffirma en son temps le rôle de l'État et de la métropole, se dégrade pourtant lentement. Les jeunes architectes mettent tout en ½uvre pour le préserver et le valoriser.(Boris France, CNC-Images de la culture)

  • Ados amor, un autre regard, François STUCK, Zarina KHAN

    Sorti en salle en 1998, "Ados amor", premier long métrage de Zarina Khan, coréalisé avec François Stuck, raconte la vie au quotidien d'une vingtaine d'adolescents au Blanc-Mesnil. Il est le fruit d'un atelier d'écriture et de pratique théâtrale initié par la réalisatrice en 1995 avec deux classes. ""Ados amor", c'est l'espoir de devenir soi-même", résume Zarina Khan, dans ce "making of" qui nous présente les principaux protagonistes. Zarina Khan a débuté l'atelier par la question : "Qu'est-ce qui est le plus important pour vous ?" A l'écriture ou en improvisation, les ados ont nourri le scénario de leurs propres histoires : violence, racisme, inceste, amour... Mais, "il n'y a pas plus de violence dans "Ados amor" que dans la vie", commente la réalisatrice. Damir, arrivé de Bosnie, s'intègre à l'équipe ; Lucien Ducastel, ancien déporté, vient témoigner pour une séquence où il est question d'un devoir sur la Seconde Guerre mondiale ; Chris, qui vient de perdre son frère dans un accident de voiture, a du mal à jouer la scène d'un cortège funèbre. Les financeurs du projet, élus du service jeunesse de la ville et interloculteurs de l'inspection académique, témoignent de l'importance et de la réussite de l'opération. "Je ne savais pas la chance que j'avais d'aller à l'école, dit Meidi, je ne vais plus la gâcher." Et Karima pourrait conclure : "Je sais maintenant que, quand je commence quelque chose, je peux le terminer." ( Marc Guiga, CNC-Images de la culture)

  • A bientôt, j'espère, Chris MARKER, Mario MARRET

    En mars 1967, à Besançon, une grève éclate aux établissements Rhodiaceta qui font partie d'une chaîne d'usines de textiles dépendant du trust Rhône-Poulenc. Cette grève a pris un aspect inhabituel par son refus de dissocier le plan culturel du plan social. Les revendications mises en avant ne concernaient plus seulement les salaires ou la sécurité de l'emploi, mais le mode de vie que la société imposait, impose à la classe ouvrière.

  • A bientôt j'espère, Chris MARKER, Mario MARRET

    En mars 1967 à Besançon, une grève sans précédent éclata à la Rhodiacetta, usine de textiles dépendant du trust Rhône-Poulenc. Une grève pas comme les autres, tant par sa durée que par sa forme, les revendications ne concernent pas seulement les salaires ou la sécurité de l'emploi, mais le mode de vie imposé par la société à la classe ouvrière. L'impact de cette lutte ne se mesure pas tant à ce qui a été obtenu (peu de choses), qu'aux "déclics" qu'elle a provoqués aux niveaux individuel et collectif. Par son refus de dissocier vie sociale et vie culturelle, elle a favorisé la réflexion des travailleurs sur leur identité et la nature de leur lutte. Un moment privilégié de découverte : rencontre avec les autres, syndicalistes CGT ou CFDT, communistes, découverte des activités culturelles dans l'entreprise et tout ce qui ne s'énumère pas mais qui restera dans les têtes et dans les coeurs. Un avant-goût des grandes luttes de 68. Une manière originale de filmer l'événement qui fait appel exclusivement à ses acteurs. (Sadia saïghi / CNC-Images de la culture)

  • Kung-Fu Master, Agnès Varda

    Au cours d’un printemps pluvieux, une femme de presque 40 ans, Mary-Jane, tombe amoureuse ou plutôt glisse amoureuse d’un garçon de presque 15 ans, Julien, camarade de classe de sa fille Lucy. Mystères des attirances, des désirs et des timidités, errances et erreurs du cœur…

  • British sounds, Jean-Luc Godard, Jean-Henry Roger

    Un kaléidoscope d’images dénonçant ‘l’idéologie de classe’, entrecoupé de messages révolutionnaires ou de revendications MLF.

  • Comme une blessure, Classe de Terminale service du lycée Marcel Pagnol de Limoges, 2000

    Film sur le monument aux morts de Gentioux

  • Guerre et bâillon, Classe de 1ère service du lycée Marcel Pagnol de Limoges, 2000

    Comment un acte symbolique et spontané de soutien à une protestation pacifiste de rappelés le 7 mai 1956 à la Villedieu, déclencha les foudres de l’armée et de la justice

  • Tuez-les tous ! - Rwanda : Histoire d’un génocide ″sans importance″, Raphaël Glucksmann, David Hazan, Pierre Mezerette, 2004

    Que cachaient les termes de « Massacre inter-ethnique », de « Guerres tribales » que nous entendions sur toutes les ondes en 1994 … ? Que se passait-il VRAIMENT au Rwanda ? Quel a été le rôle des grandes puissances et de la France en particulier dans ce qui fut le dernier génocide du XXème siècle ?