Quand le cinéma donne envie de changer le monde...

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  • Autour du 1er mai : 434 résultats

    base des films qui interrogent la société

  • Médiathèque A. Sayad : 194 résultats

    musée de l’histoire de l’immigration

  • Socioeco.org : 105 résultats

    site ressources de l’économie sociale et solidaire

  • Cedidelp : 62 résultats

    médiathèque des mouvements sociaux

  • Autres Brésils : 51 résultats

    décryptage de la société brésilienne pour un public francophone

  • BED (Bretagne et diversité) : 33 résultats

    films emblématiques de la diversité culturelle dans le monde

  • Laura Aufrère (RIPESS Europe) parle de l’ESS et du futur du travail, 2017

    Mot-clé : valeur du travail

  • Inspecteurs du travail, une rencontre, Jean-Pierre Bloc, 2017

    Dans un monde du travail en plein bouleversement, les inspecteurs du travail sont aux avant-postes d’une guerre sourde mais intense. Qui sont-ils ? Que voient-ils ? En cette période de chômage massif, où le droit du travail est accusé de paralyser l’embauche, peuvent-ils encore agir ?

  • Le “coworking”, une nouvelle façon de travailler à découvrir sur Alès (INNOV’ALES), 2016

  • Fernand Pelloutier et les Bourses du Travail, SPADONI Patrice, 2011

    Les Bourses du Travail furent à la fois les lieux de rassemblement des syndicats les plus divers, des espaces de contre-pouvoir préfigurant une autre société, des bureaux de placement, des foyers d’action culturelle et de formation professionnelle, et des lieux de solidarité concrète entre les salariés et les chômeurs. En quelques années, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, les Bourses se sont multipliées, devenant les centres de la résistance ouvrière, avec en perspective, selon la formule de Fernand Pelloutier, “la Révolution sociale par la Grève générale."

    Mots-clés : Condition de travail, Travail

  • L’économie collaborative, aubaine ou partage de miettes ? (Émission « Espace de travail » ), Gaël Bordier, 2015

    À la croisée de l’innovation sociale et de la culture numérique, l’économie collaborative est en pleine explosion et nous force à repenser nos manières de vivre et de travailler. Mais Airbnb, Uber, Blablacar incarnent-ils l’avènement d’une nouvelle précarité ? Débat vidéo avec l’“économiste atterré” Benjamin Coriat et Diana Filippova, coordinatrice du think tank OuiShare.

  • L’engagement SCOP, une autre vision du travail, 2014

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Narrativa de um Golpe, Marcelo Souza, 2015

    Almino Affonso, l’ex-ministre du Travail et leader du PTB au sein de la Chambre Fédérale analyse la période 1950-1964 et explique les manoeuvres politico-militaires qui ont destitué le président João Goulart du pouvoir.

  • Au maille, 2015

    Hommes et femmes, qui ont trimé dans les ateliers de l'Arsenal, à Brest aux Capucins, racontent leur quotidien : apprentissage, machines, amitiés, grèves, travail, fierté...

  • Perdus entre deux rives, les Chibanis oubliés, Rachid Oujdi, 2015

    Ils s'appellent Abdallah, Ahmou, Mohamed, Ramdane, Salah, Sebti, Tahar. Ils sont venus d'Algérie, entre 1951 et 1971, seuls, pour travailler en France. Ils prévoyaient, un jour, de repartir au pays. Les années se sont écoulées, ils sont maintenant retraités. Ils sont toujours là. Ils ont migré d'une rive à l'autre de la Méditerranée, sans mesurer vraiment la rupture que cela allait provoquer. Pas complètement d'ici, plus vraiment de là-bas, après une vie professionnelle décousue, une vie familiale déchirée, ils viennent finir leurs vieux jours à Marseille, seuls.

  • C’est quoi ce travail ?, Sébastien Jousse, Luc Joulé, 2014

    Dans l’usine PSA Peugeot-Citroën de Saint-Ouen, un compositeur en résidence prélève des sons. Les portraits d’ouvriers du film pourraient porter le même titre que le concert qu’il y donnera : Intimité.

  • Bonheur au travail (Le), Martin Meissonnier, 2014

    Dans le marasme ambiant qui paralyse le monde du travail, certains chefs d’entreprise ont innové pour le bien-être de leurs salariés. Une démarche qui remet l’homme au centre de la production.

  • Intimidades, Rodrigo Modenesi, 2013

    Le film présente cinq personnages : un serveur, une femme liftier (garçon d’ascenseur), un gardien de nuit, une call-girl et un pizzaïolo. Chacun d’eux parle de sa profession, des difficultés de la vie réelle, mais aussi de ses rêves, désirs et de son intimité. A travers deux rencontres de cinq minutes, au début et à la fin de leur journée de travail,le film nous expose leurs drames quotidiens, révélant la profonde inégalité de la société brésilienne.

    Mot-clé : Conditions de travail

  • L'Europe : inch'allah, Pierre Creisson, 2015

    Le voyage des candidats à l'exil, entassés par centaines sur des cargos vétustes, dure entre six et dix jours de mer dans des conditions de vie extrêmes. Les réfugiés arriveront à destination "Inch'allah !" (si Dieu le veut). Un des principaux lieux de départ de ces traversées est le port turc de Mersin, proche de la frontière syrienne. Les passeurs n'ont qu'à tendre la main pour trouver des candidats au départ. Quatre cent mille Syriens se sont réfugiés dans la ville, mais moins de 20% d'entre eux ont pu y trouver un travail pour survivre. Ceux qui peuvent se payer le voyage vers l'Europe sont issus de la classe moyenne. Ces familles syriennes vendent leurs derniers biens pour monter sur des bateaux fantômes, au péril de leur vie. Pris en charge par les trafiquants, ils vivent en reclus dans des hôtels tenus par la mafia turque en attendant le prochain départ. (Résumé éditeur)

  • A mains nues, HERNANDEZ Oscar, 2012

    Gas est un engagé de la récupération. A mains nues, il ramasse et trie des objets qu'il trouve dans la rue et dans les décharges. Des encombrants ? Des bijoux pour lui, qui voit ce que le consommateur contemporain est incapable de considérer : la seconde vie de l'objet. Un travail dur et précaire, son gagne-pain quotidien, mais pour Gas, c'es (...)

    Mot-clé : Travail

  • L'aventure, Grégory Lassalle, 2014

    L'aventure, le nom donné par les Africains au long voyage qu'ils entreprennent vers l'Europe et l'espoir d'une vie meilleure. En 2012, Grégory Lassalle, caméra à l'épaule, suit pendant un an Moussa, Loss et Madess, leurs errances à travers l'Europe, entre amitié, solidarité, violence et désillusions. Un livre éponyme complète ce travail et pose un regard profondément humain sur ces destins...

  • La ferme Nos pilifs (ETA - entreprise de travail adapté) Bruxelles - HD, 2012

  • Maman Colonelle, Dieudo Hamadi, 2017

    La Colonelle Honorine travaille au sein de la police congolaise où elle est chargée de la protection des enfants et de la lutte contre les violences sexuelles. Alors qu’elle travaille depuis 15 ans à Bukavu, à l’est de la RDC, elle apprend qu’elle est mutée à Kisangani.

  • Chroniques de saisons, Jérôme Polidor, 2017

    Une jeune saisonnière réalise paysages et portraits sonores dans la station balnéaire où elle travaille. Au fil des saisons, sa quête de sons et d’expériences collectives l’amène à voyager en France et en Italie à la rencontre de jeunes gens « engagés ».

  • 68, mon père et les clous, Samuel Bigiaoui, 2017

    Bricomonge est une boutique de bricolage ouverte par Jean, père du réalisateur, il y a 30 ans, rue Monge à Paris. Des personnes venant de pays et de cultures très divers y travaillent dans une ambiance chaleureuse et familiale. Prenant les aspects d’une agora, c’est un centre névralgique de la vie sociale pour ce quartier. Bricomonge va fermer. Au moment de l’ultime inventaire et avant la disparition de ce qui a nourri son imaginaire d’enfant, ce film tente de répondre à une question que Samuel Bigiaoui se posait déjà petit : qu’est-ce qui a fait qu’un homme, plutôt intellectuel et cultivé, décide d’ouvrir à 40 ans une boutique de bricolage ?

  • Ins Holz, Thomas Horat, Corina Schwingruber Ilić, 2017

    Tous les quatre ans, en hiver, sur les bords du lac d’Ägeri, dans le canton de Zoug en Suisse, a lieu pendant 3 mois l’abattage du bois sur un terrain forestier escarpé. Et, tradition oblige, il est assemblé en radeaux pour être acheminé. Ni la technologie ni le progrès ne sont parvenus à menacer la pérennité de ce travail manuel.

  • FATEA - Femmes au travail en Algérie, Carole Filiu, 2012

    Ce web-documentaire propose de partir à la rencontre de neuf femmes en Algérie et de découvrir comment les Algériennes transforment jour après jour la société dans laquelle elles vivent. Chacune d’elles nous offre son regard sur son quotidien et exprime ses espoirs et ses désirs de changement d’une Algérie en crise.

  • Travail, malade du chômage (Le), Anne Kunvari, 2011

    Un documentaire consacré à la donne actuelle sur le marché du travail en France et qui focalise sur les personnes alternant successivement des CDD et des périodes de chômage.

  • Sementes, Marcelo Engster, 2015

    Acteurs d’une agriculture familiale dans laquelle est produit et préservé le grain naturel et traditionnel, un groupe de petits agriculteurs du Rio Grande do Sul s’unit pour travailler collectivement et partager les produits de leurs propres récoltes.

  • Classe d'accueil, Vincent DUMESNIL, 2015

    Dans la salle 326 du Lycée Paul Valery de Paris, 25 élèves de 15 à 18 ans de 20 nationalités différentes : Moldaves, Tunisiens, Tibétains, Iraniens, Chinois, Nigériens, Serbes, Colombiens, Irlandais, ou encore Afghans affichent le même désir d’apprendre le français. M. Paroux, leur professeur, les accompagne dans ce travail. « Classe d’accueil » suit cet apprentissage et, bien au-delà, partage des moments de vie avec certains élèves, chez eux, dans leur quotidien de jeunes étrangers en France. Le film reflète cette diversité de situations et suit la propagation de la langue française de la salle 326 vers le lycée puis vers l’extérieur, dans les familles, et dans le quotidien de ces jeunes qui veulent vivre ici. (Présentation éditeur)

  • Ballade d’Abdoul (La), Anna Moïseenko, 2016

    Abdoul, originaire du Tadjikistan, est venu travailler à Moscou pour envoyer de l’argent à sa famille restée dans son village natal, perdu dans les montagnes du Pamir. Mais Abdoul est avant tout chanteur. Il reprend des chants traditionnels du Pamir et conte à travers eux les épisodes parfois difficiles de sa vie à Moscou. Une ballade poétique d’un Ulysse d’aujourd’hui.

  • Saigneurs, Raphaël Girardot, Vincent Gaullier, 2016

    Dans un abattoir, symbole de ce monde du travail qui cache ses prolétaires et le “sale boulot”, des femmes et des hommes oscillent entre fierté du savoir faire et fatigue du labeur. Ils parlent pénibilité, dangerosité et précarité. Ils sont découpeurs, tueurs, dépouilleurs, estampilleurs, saigneurs… Seigneurs parce que ces ouvriers portent toute la noblesse de l’être humain, en même temps que sa lente dépréciation.

  • Perdus entre deux rives : les Chibanis oubliés, OUJDI Rachid, 2014

    Ils s'appellent Abdallah, Ahmou, Mohamed, Ramdane, Salah, Sebti, Tahar. Ils sont venus d'Algérie entre 1951 et 1971, seuls, pour travailler en France, et prévoyaient, un jour, de repartir au pays. Les années se sont écoulées, ils sont maintenant retraités et ils sont toujours là. C'est à travers leurs témoignages que ce documentaire montre (...)

  • He Bû Tune Bû, 2014

    Kazim Öz filme une famille kurde d’Anatolie se déplaçant vers la région d’Ankara pour travailler comme saisonniers dans les champs de salade. Entre émigration du travail, conflit familial et film d’amour, le cinéaste s’attache à rester au plus près de ses personnages.

  • Et voilà le travail, Florette Eymenier, 2009

    Ce documentaire repose sur le portrait croisé de personnages témoignant autour de nouvelles formes du travail : travailleurs nomades, télétravailleurs, travailleurs flexibles. Si les témoignages sont issus d’entretiens réels, ceux-ci ont été transcrits puis interprétés par des comédiens amateurs, ce qui apporte une distance et accentue l’atmosphère froide de ces nouvelles conditions du travail.

  • Mise à mort du travail (La), Jean-Robert Viallet, 2009

    Dans un monde où l’économie n’est plus au service de l’homme mais l’homme au service de l’économie, les objectifs de productivité et les méthodes de management poussent les salariés jusqu’au bout de leurs limites.

  • Argent amer, Wang Bing, 2016

    À peine sortis de l’adolescence, Xiao Min, Ling Ling et Lao Yeh ont des rêves plein la tête. Quittant leur village du Yunnan, ils partent grossir la main d’oeuvre de Huzhou, une cité ouvrière florissante des environs de Shanghaï. Soumis à la précarité et à des conditions de travail éprouvantes, ils veulent quand même croire en une vie meilleure.

  • Jours et des nuits sur l’aire (Des), Isabelle Ingold, 2016

    Ce film dresse le portrait d’une aire d’autoroute perdue au milieu de la campagne picarde, un lieu comme dans un rêve : bruissant des pensées et des vies de ceux qui passent ou qui travaillent ici mais aussi un lieu bien réel : véritable poste d’observation de l’Europe d’aujourd’hui où apparaît crûment la violence de la concurrence d’un marché unique, la nostalgie du déracinement et les solitudes contemporaines.

  • Autre côté de l’espoir (L’), Aki Kaurismäki, 2016

    Helsinki. Deux destins qui se croisent. Wikhström, la cinquantaine, décide de changer de vie en quittant sa femme alcoolique et son travail de représentant de commerce pour ouvrir un restaurant. Khaled est quant à lui un jeune réfugié syrien, échoué dans la capitale par accident. Il voit sa demande d’asile rejetée mais décide de rester malgré tout. Un soir, Wikhström le trouve dans la cour de son restaurant. Touché par le jeune homme, il décide de le prendre sous son aile.

  • Sentinelles (Les), Pierre Pézerat, 2016

    Ce film raconte les luttes de personnes exposées, à cause de leur travail, à des substances toxiques et, qui ont saisi la justice. Chacun d’eux raconte, des années 1970 à 2015, les combats menés. Qu’ils soient ouvriers ou paysan, ils partagent le même sentiment : la justice n’est pas encore passée, ni pour les responsables du grand mensonge de l’amiante, encore moins pour ceux de la catastrophe annoncée des pesticides.

  • Food coop, Tom Boothe, 2016

    En pleine crise économique, dans l’ombre de Wall Street, une institution qui représente une autre tradition américaine est en pleine croissance. C’est la coopérative alimentaire de Park Slope, un supermarché autogéré où 16 000 membres travaillent 3 heures par mois pour avoir le droit d’y acheter les meilleurs produits alimentaires dans la ville de New York aux prix on ne peut moins chers.

  • Potager de mon grand-père (Le), Martin Esposito, 2016

    Déprimé depuis la mort de son épouse, le grand-père du réalisateur décide de se remettre à jardiner afin d’oublier son chagrin. Son petit-fils le filme en train de sélectionner ses graines, et de travailler dans son potager. Le grand-père, qui renaît à la vie, et le petit-fils trouvent là un moyen de vivre une belle expérience…

  • Femmes immigrées, fragiles et combattantes, Canal Marches, 2016

    Depuis 1974, et les les lois sur le regroupement familial, les femmes immigrées ont rejoint en nombre leur mari, venu travailler à la reconstruction de la France après la guerre. Quelle est aujourd’hui la situation des femmes migrantes et leur rôle particulier dans ce paysage ? Ce court-métrage fait partie du projet Belleville – Ménilmontant, terres d’accueil ?, monté par l’association Canal Marches.

  • Travail Esclave, Nikola Chesnais, 2007

    Le film se passe au Brésil et nous fait découvrir un système d’exploitation des ouvriers par les patrons mis en place dans les fermes. Les patrons rendent dépendants les ouvriers isolés du reste du territoire pour tous leurs besoins (logement, nourriture). Ils deviennent donc des travailleurs esclaves condamnés à travailler pour combler leurs dettes.

  • Paroles et mots du travail, Christophe Cordier, 2007

    Autour d’interviews d’experts, de syndicalistes et de salariés de différents secteurs d’activités, le film interpelle sur les problématiques de la pénibilité et de la santé physique et mentale au travail

  • J’ai très mal au travail, Jean-Michel Carré, 2006

    Le travail est le carrefour de valeurs contradictoires. Quels sont ses enjeux ? Pour répondre à quels objectifs opposés ? Au bénéfice de qui ? Quelles sont les nouvelles méthodes de management ?

  • On ira à Neuilly inch’allah, Anna Salzberg, Mehdi Ahoudig, 2015

    A Paris, de jeunes travailleurs de Vélib’ apprennent la lutte et tentent de s’organiser lors de leur première journée de grève. Par son dispositif, le film interroge la relation tendue entre image et son au cinéma.

  • Hautes terres, ZEUGMA FILMS, BRÊTAS Marie-Pierre, 2014

    Après avoir lutté quatre ans pour obtenir des terres au Brésil, Vanilda et une vingtaine d'autres familles réunies autour de ce projet se retrouvent confrontées à un pari encore plus difficile : redonner vie à ce territoire désolé. Ce film raconte l'histoire de la transformation d'un paysage hanté par la sécheresse en société rêvée, grâce à un ingénieux travail collectif.

  • Morri na Maré, Patrick Vanier, Marie Naudascher, 2014

    Ce documentaire a été réalisé par Marie Naudascher et Patrick Vanier, deux journalistes français travaillant au Brésil, grâce à un crowdfunding organisé par l’Agence d’investigation “Pública”, basée à São Paulo. “Je suis mort à Maré” donne la parole aux enfants de la favela Complexo da Maré, à Rio de Janeiro, et explore leur vision de la violence. Maré est aujourd’hui encore l’une des favelas les plus dangereuses de la ville, partagée entres les factions rivales, les milices et les incursions de la police. Comment les enfants perçoivent-ils cette réalité ? Quelles sont leurs peurs?

  • Quand le hip hop devient art, Eric Ellena, 2014

    Comprend le film "Entre ciel et terre". La France est le seul pays au monde où la danse hip hop a réussi à passer la porte des théâtres et à investir de grandes scènes nationales. Cette danse, basée sur la prouesse, née dans la rue au contact d'un public éphémère, se revendique aujourd'hui comme une forme d'art à part entière... Nous partons à la rencontre de groupes de breakdance qui partagent leur temps entre les compétitions et la scène des théâtres. Il nous fait découvrir le travail de chorégraphes qui ont fait prendre un nouveau tournant au hip hop. En se métissant et en s'ouvrant sur les autres danses et d'autres cultures, il a redynamisé la danse contemporaine et fait revenir un public large vers les théâtres. "Révolution : devenir danseur professionnel" (15 min),"Le Point de vue de Claudine Moïse" (6 min), "Mon coeur est un château" (5min).

  • Mort du travailleur (La), Michael Glawogger, 2005

    De l’Ukraine à l’Indonésie, du Nigeria au Pakistan et à la Chine, rencontre avec des travailleurs de force qui gagnent à peine de quoi survivre.

  • Pas de nostalgie camarades, Isabelle Solas, 2015

    Des travaux de rénovation de la Bourse du Travail de Bordeaux sont en cours et menacent ce petit palais du peuple d’un repositionnement patrimonial, culturel, muséifié et vidé de sa charge politique, racontant l’histoire d’une classe ouvrière qui a été mais n’est forcément plus. Face à ces changements, les travailleurs de la Bourse sont contraints de se poser des questions sur leurs pratiques, et de se demander comment faire venir du monde avec eux, dans ce bâtiment et dans l’engagement syndical.

  • Jolie vallée (Une), Gaël Lépingle, 2015

    Un village dans la Tarn, l’été. Ils travaillent dans des bureaux ou en usine, sont médecins, enseignants ou retraités. Ils se réunissent pour raconter ensemble une histoire, et pour la chanter. Les chansons contaminent la vie quotidienne, s’installent dans le paysage…

  • Travailler (+ ou -) autrement, Patrick Laroche, 2003

    Ce documentaire présente quatre cas d’économie solidaire à Saint-Denis : Alicas, Ardine, Coup de mains, Femmes actives.

  • République de Fatima (La), Pascale Berson-Lécuyer, 2015

    Fatima-Ezzahra Benomar a 30 ans. Elle vit depuis plusieurs mois dans un squat près de la Gare du Nord, où plusieurs familles ont trouvé refuge. Le tribunal leur a accordé un peu de répit, le temps de la trêve hivernale. Pour Fatima, ces quelques mois représentent beaucoup, le temps de souffler, le temps de trouver du travail dans l’audiovisuel, un logement, de renouveler son permis de séjour… Ce film est le portrait intime d’une femme libre, moderne, une combattante qui ne lâche rien. Une femme immigrée venue en France avec un idéal républicain et qui a choisi, envers et contre tout, la France comme terre d’adoption.

  • Terre et l’ombre (La), Cesar Acevedo, 2015

    Un homme revient au pays dix-sept ans après avoir abandonné sa famille. Il retrouve son fils qui est tombé malade et se meurt à cause de la cendre qui s’échappe continuellement des exploitations de plantations de cannes à sucre. Pendant que son ex-femme et sa belle-fille travaillent au champ dans des conditions épouvantables sans avoir l’assurance d’être rémunérées, le vieux paysan prend soin de la ferme et il apprend à mieux connaître son petit-fils. Lorsque la santé du fils se détériore encore un peu plus, une question se pose : partir pour recommencer à zéro ou rester et continuer à se battre…

  • Event (The), Sergeï Loznitsa, 2015

    En août 1991, le putsch raté de la ligne dure du parti communiste contre Gorbatchev précipite la chute de l’URSS. De cet ébranlement fatal du régime soviétique, Sergei Loznitsa se fait le chroniqueur inactuel dans une puissante fresque en found footage. « L’événement » qui détermine le titre de son film désigne deux choses : d’une part, le fait historique, sa trace dans la mémoire collective et le récit national russes ; d’autre part, le travail de re-montage d’images d’archives qui confère à ces actualités d’alors une saisissante lecture du présent.

  • El Aguante - résistance, patience, persévérance, Nina Dupeux, Emmanuel Briand, 2015

    En 2001, l’Argentine subit une crise catastrophique. Des travailleurs occupent illégalement leurs usines en faillite et relancent la production en coopérative. Plus de dix ans plus tard, ces entreprises tiennent bon et plus de 10000 salariés ont ainsi pu garder leur emploi. Ce documentaire trace un bilan de cette expérience.

  • Au risque d’être soi, Jean-Jacques Rault, 2015

    Un documentaire sur le sénateur Joël Labbé : homme politique, élu EELV, fils de paysans et maire de St Nolff qui est connu pour son franc parler et son look de rockeur. Il a entrepris un travail avec une femme metteur en scène, pour mieux gérer ses émotions lors de ses prises de paroles, et c’est ce travail que nous dévoile ce film.

  • À l’air libre, Nicolas Ferran, Samuel Gautier, 2015

    Nichée au fond d’une vallée picarde, une ferme unique en France accueille des détenus en fin de peine, sous le régime du placement extérieur. Une structure d’insertion singulière qui leur propose un logement, un travail, un accompagnement social et une vie communautaire riche et exigeante. Entourés de salariés et bénévoles, ces hommes tentent de se reconstruire et de rebâtir un véritable « projet de vie ».

  • Marie, un engagement paysan, Daniel Blanvillain, 2015

    Un portrait de Marie, agricultrice dans le Bourbonnais. Une gestion rigoureuse, des produits de qualité, lui procurent un revenu tout à fait correct. Seule ombre au tableau : une charge excessive de travail que Marie n’a pas choisie au départ.

  • Dans ma tête un rond-point, Hassen Ferhani, 2015

    Dans le plus grand abattoir d’Alger des hommes vivent et travaillent à huis-clos aux rythmes lancinants de leurs tâches et de leurs rêves.

  • Tournez la page !, Éric Morschhauser, Marie Serve, 2015

    Les salariés de la Librairie Les Volcans, à Clermont-Ferrand, ont repris leur boutique en SCOP. Ce film nous dévoile l’envers du décor : les embûches, les surprises, les doutes des 13 ex-salariés qui ont repris leur outil de travail en main.

  • Sementes, Marcelo Engster, 2015

    Acteurs d’une agriculture familiale dans laquelle est produit et préservé le grain naturel et traditionnel, un groupe de petits agriculteurs du Rio Grande do Sul s’unit pour travailler collectivement et partager les produits de leurs propres récoltes.

  • Fatima, Philippe Faucon, 2015

    Fatima vit seule avec ses deux filles. Fatima maîtrise mal le français et le vit comme une frustration dans ses rapports quotidiens avec ses filles. Toutes deux sont son moteur, sa fierté, son inquiétude aussi. Afin de leur offrir le meilleur avenir possible, Fatima travaille comme femme de ménage avec des horaires décalés. Un jour, elle chute dans un escalier. En arrêt de travail, Fatima se met à écrire en arabe ce qu’il ne lui a pas été possible de dire jusque-là en français à ses filles.

  • Hommes de l’horizon (Les), Benjamin Durieux, 2015

    Le récit du séjour au port de Brest de plusieurs marins philippins en attente du départ de leur bateau. Le temps s’écoule entre le travail quotidien, le repos au foyer d’accueil, les appels adressés aux proches restés au pays. Durant les semaines passées aux abords des quais, dans cette ville dont ils ne connaissent rien, la catastrophe est bien là, présente dans tous les esprits…

  • Enchanté (L’) (Les Mille et une Nuits, volume 3), Miguel Gomes, 2015

    Dans un pays d’Europe en crise, le Portugal, un réalisateur se propose d’écrire des fictions inspirées de la misérable réalité dans laquelle il est pris. Mais incapable de trouver un sens à son travail, il s’échappe lâchement et donne sa place à la belle Schéhérazade. Dans ce troisième et dernier volume, Schéhérazade doute de pouvoir encore raconter des histoires qui plaisent au Roi, tant ses récits pèsent trois mille tonnes. Elle s’échappe du palais et parcourt le Royaume en quête de plaisir et d’enchantement.

  • Désolé (Le) (Les Mille et une Nuits, volume 2), Miguel Gomes, 2015

    Dans un pays d’Europe en crise, le Portugal, un réalisateur se propose d’écrire des fictions inspirées de la misérable réalité dans laquelle il est pris. Mais incapable de trouver un sens à son travail, il s’échappe lâchement et donne sa place à la belle Schéhérazade. Dans ce deuxième volume, Schéhérazade raconte comment la désolation a envahi les hommes.

  • Inquiet (L’) (Les Mille et une Nuits, volume 1), Miguel Gomes, 2015

    Dans un pays d’Europe en crise, le Portugal, un réalisateur se propose d’écrire des fictions inspirées de la misérable réalité dans laquelle il est pris. Mais incapable de trouver un sens à son travail, il s’échappe lâchement et donne sa place à la belle Schéhérazade. Dans ce premier volume, Schéhérazade raconte les inquiétudes qui s’abattent sur le pays.

  • Cas d’école, Gilles Balbastre, 2015

    Comment, à partir d’un fait divers survenu dans un établissement scolaire, les médias remettent en cause le travail des personnels de l’Education Nationale ? Comment cet appétit du sanguinolent nuit à la finalité progressiste que peuvent avoir les services publics ? Plus généralement, en quoi les médias peuvent-ils être un danger pour la démocratie ?

  • Terre est à ceux qui la travaillent (La), Réalisation collective, 2004

    Rencontre entre les autorités zapatistes et les fonctionnaires gouvernementaux mexicains qui offre un point de vue critique sur les conséquences réelles et pratiques du soit disant écotourisme.

  • Attention danger travail, Pierre Carles, Stéphane Goxe, Christophe Coello, 2003

    Une dizaine de chômeurs et chômeuses racontent pourquoi et comment ils ont décidé de ne plus aller travailler.

  • Bulles d'exil, Vincent Marie, Antoine Chosson, 2014

    La bande dessinée, art séquentiel, se nourrit d'histoires : celles d'artistes d'origine libanaise, vietnamienne, italienne, algérienne ou argentine, venus vivre et travailler en France, ou celles d'auteurs témoins de l'histoire planétaire des migrations. Entre les cases s'esquissent les récits intimes, universels et poétiques de leurs trajectoires humaines et créatrices. Leurs dessins sont plus que des traits, ils dévoilent les portraits sensibles d'hommes et de femmes qui parviennent encore à s'étonner, à s'interroger et à nous entrainer vers l'essentiel : les mouvements de la vie... Avec Enki Bilal, Zeina Abirached, Shaun Tan, Aurelia Aurita, Halim Mahmoudi, Farid Boudjellal, Baru, Clément Baloup, José Munoz et Baudoin. (résumé éditeur)

  • Quel travail, Cyril Mennegun, 2002

    Les angoisses et les espoirs de quatre élèves du lycée professionnel de Delle, dans le territoire de Belfort. Ce film se présente comme une réflexion sur ce qu’est le travail aujourd’hui et propose à chacun de se pencher sur son propre rapport au travail.

  • Carne Osso, Caio Cavechini, Carlos Juliano Barros, 2011

    Produit par Repórter Brasil, ONG qui dénonce les conditions de travail injustes, ce documentaire donne voix aux employés des abattoirs du Brésil : dans des salles à 8 degrés, ils désossent en moyenne 3 700 poulets par heure, en faisant 80 mouvements par minute. Ces actions répétées à l’infini provoquent des maladies physiques et psychiques chroniques graves.

    Mots-clés : Travail, Travailleur, Conditions de travail

  • On est là !, DECASTER Luc, 2011

    Les employés de Clean Multiservices, société de nettoyage, en ont assez. Renvoyer un travailleur sans papiers sans préavis est devenu un rituel depuis quelques années. Alors en juin 2009, vingt-quatre travailleurs maliens et mauritaniens décident d’occuper l'entreprise. Ils sont vite rejoints par trois employées françaises. Personnalités (...)

    Mots-clés : Droit du travail, Condition de travail, Travail clandestin, Travail

  • Mon travail, c’est capital, Marie-Pierre Brêtas, Laurent Salters, Raphaël Girardot, 2000

    En juillet 1997, le site « Moulinex » de Mamers dans la Sarthe ferme ses portes. Nicole, Pascale, Josianne, Maurice et Dominique ont tous travaillé plus de 20 ans dans l’usine. Du jour au lendemain tout bascule.

  • Travailler sans l’ennemi, Didier Inowlocki, 1999

    Autonomie, autogestion, démocratie directe mais aussi semi-institutionnalisation permettent au plus grand squat d’Europe de durer sur le long terme

  • Construisons ensemble (Série Enquête d’un autre monde - épisode 4), SideWays, 2014

    Un travail collaboratif d’auto-construction d’éolienne riche de sens.

  • Look of silence (The), Joshua Oppenheimer, 2014

    Le travail de Joshua Oppenheimer filmant les criminels du génocide indonésien The Act of Killing a permis à une famille de survivants de découvrir comment et par qui leur fils a été assassiné, et la famille décide de la confronter à son passé.

  • Naissance d’un lieu de travail, Christian Lallier, 2001

    Pendant un an et demi, de juin 1997 à janvier 1999, j’ai suivi la construction d’un bâtiment d’entreprise à travers les différentes situations de négociation et de coopération entre les architectes, les salariés de l’entreprise et la coordination des travaux.

  • Ex-moulinex « Mon travail c’est capital », Raphaël Girardot, Marie-Pierre Brêtas, Laurent Salters, 2000

    En juillet 1997, le site Moulinex de Mamers dans la Sarthe ferme ses portes. Nicole, Pascale, Josianne, Maurice et Dominique ont tous travaillé plus de 20 ans dans l’usine. Du jour au lendemain tout bascule.

  • Temps/Travail, Johan Van der Keuken, 1999

    Ce film constitue un objet filmique ludique et expérimental. Les images de plusieurs films de Johan van der Keuken y sont montées de manière rythmée et circulaire pour souligner la répétition et la similitude des gestes qu’elles donnent à voir : les gestes quotidiens d’hommes et de femmes au travail, à travers le monde.

  • Le sens de la visite, ACCETTONE Jean-Louis, 2011

    Ce film retrace la journée d'une auxiliaire de vie, Sylvie, à travers ses visites, son travail, ses rencontres et ses échanges avec les personnes âgées et dépendantes dont elle s'occupe. Son parcours révèle toute la complexité d'un métier.

    Mots-clés : Condition de travail, Travail

  • Il s’agit de quitter la terre, Virginie Meunier, 2014

    25 ans après la parution de Métamorphoses du travail d’André Gorz, la réalisatrice revisite et interroge la pensée du philosophe, à travers des entretiens avec 6 personnes aux parcours professionnels différents.

  • Mémoires partagées, Ygal Egry, 2014

    Un film documentaire sur le travail de mémoire au Rwanda suite au génocide des Tutsis de 1994.

  • Lendemains d’argile, Clément Schneider, 2014

    Ce documentaire est le compte-rendu filmé de trois semaines passées dans une usine autogérée par ses ouvriers, sans patrons. Depuis 2001 et la grande crise qui a frappé l’Argentine, l’usine de céramiques Zanon, continue de produire envers et contre tout, hors des modèles traditionnels ou habituels. Le film tente de donner à voir sans ce à quoi ressemble le travail dans une FaSinPat (FAbrica SIN PATrones = Usine Sans Patrons).

  • Food chains, Sanjay Rawal, 2014

    Dans le sud des États-Unis, un bras de fer se joue entre les ouvriers agricoles d’Immokalee, et les géants de la distribution. Entre images d’archives et entretiens, se dessine le véritable visage du système agro-alimentaire mondialisé, intégré du champ aux rayons des supermarchés, qui impose les prix les plus bas au mépris de ces travailleurs invisibles. Ces hommes et ces femmes, la plupart immigrés, apportent pourtant l’espoir de leur lutte pacifique pour améliorer leurs conditions de vie et renverser ce rapport de force illégitime.

  • Complexe de la salamandre (Le), Serge Steyer, Stéphane Manchematin, 2014

    Dans les Vosges où il vit en retrait du monde de l’art, un artiste façonne, à son rythme, une oeuvre énigmatique et singulière, à la fois contemporaine et sans âge. Au fil des saisons, entre travail concret et oeuvres rêvées, entre précision du geste et économie de mots, entre promenades en forêt et brefs allers retours à la capitale, Patrick Neu relie l’art des maîtres anciens à la création contemporaine.

  • El barri s’ha defensar, Cristina Mora, Neus Ràfols, 2014

    Ce documentaire est la chronique de la lutte menée par les habitants du quartier de la Barceloneta, commencée en 2005 pour protester contre le “Pla dels Ascensors” - qui expulserait 1000 familles - jusqu’aux mobilisations actuelles contre la réforme du Port Vell. Les habitants se mobilisent notamment pour que leur quartier traditionnel de travailleurs et de pêcheurs ne soit pas transformé en un parc pour touristes.

  • Classe d’accueil, Vincent Dumesnil, 2014

    Dans la salle 326 du Lycée Paul Valéry de Paris, 25 élèves de 15 à 18 ans, de 20 nationalités différentes. Leur professeur, les accompagne dans ce travail; et ce documentaire suit cet apprentissage mais, bien au delà, accompagne certains élèves dans leur problématique de jeunes étrangers en France et explore comment l’école républicaine accomplit ses fonctions premières de transmission des savoirs et d’intégration.

  • Revenu pour la vie (Un), Michaël Le Sauce, 2014

    Un documentaire sur le revenu de base inconditionnel, qui vise à découpler le revenu du travail. Il s’agit de remettre le travail à sa place et de redonner de la valeur aux activités bénéfiques mais non rémunératrices d’un point de vue monétaire : activités sociales, associatives, politiques, artistiques, spirituelles… Pour que chaque être humain, dignement, puisse apporter sa contribution à la société.

  • He Bû Tune Bû, Oz Kasim, 2014

    Comme tous les ans, une famille kurde quitte Batman (Anatolie) pour travailler la terre près d’Ankara. Le quotidien ingrat du labeur saisonnier est chamboulé lorsque le fils aîné tombe amoureux. Le documentaire raconte, au fil des saisons, les migrations économiques qui touchent le Kurdistan agricole.

  • Sel de la terre (Le), Wim Wenders, Juliano Ribeiro Salgado, 2014

    Depuis quarante ans, le photographe Sebastião Salgado parcourt les continents sur les traces d’une humanité en pleine mutation. Alors qu’il a témoigné des événements majeurs qui ont marqué notre histoire récente : conflits internationaux, famine, exode… il se lance à présent à la découverte de territoires vierges aux paysages grandioses, à la rencontre d’une faune et d’une flore sauvages dans un gigantesque projet photographique, hommage à la beauté de la planète. Sa vie et son travail nous sont révélés par le regards croisés de son fils, Juliano, qui l’a accompagné dans ses derniers périples et de Wim Wenders, lui-même photographe.

  • Perdus entre deux rives, les chibanis oubliés, Rachid Oujdi, 2014

    Ils s’appellent Abdallah, Ahmou, Mohamed, Ramdane, Salah, Sebti, Tahar. Ils sont venus d’Algérie, entre 1951 et 1971, seuls, pour travailler en France. Ils prévoyaient, un jour, de repartir au pays. Les années se sont écoulées, ils sont maintenant retraités. Ils sont toujours là. Ils ont migré d’une rive à l’autre de la méditerranée sans mesurer vraiment la rupture que cela allait provoquer. Pas complètement d’ici, plus vraiment de là-bas…

  • Révolution du travail (La), Jean-Claude Guidicelli, 1997

    Tourné en France, aux Etats-Unis et en Chine, ce documentaire, constitué de reportages et de témoignages, dresse un état des lieux très clair et complet des bouleversements qui touchent le monde du travail.

  • Les espoirs des enfants de Cendrawasih, Making FX, 2012

    Les enfants de Cendrawasih aimeraient bien étudier plutôt que travailler dans les plantations. Mais les instituteurs sont rares...

  • Ni travail, ni famille, ni patrie - Journal d’une brigade FTP-MOÏ, Mosco Boucault, 1993

    De 1943 à 1945, les membres de la 35ème brigade FTP-MOI - pour la plupart des adolescents immigrés ou fils d’immigrés - ont combattu l’occupant allemand dans la région de Toulouse à l’aide de bombes artisanales et d’armes volées. Leur tactique : la guérilla urbaine.

  • Métal hurlant, JIN Huaquing, 2010

    Depuis plus de vingt ans, des tonnes de déchets métalliques et électroniques provenant du Japon, des USA ou d'Europe arrivent dans la ville de Fengjiang au sud de Shanghai. Environ 50 000 travailleurs, migrants des régions pauvres de l'ouest de la Chine, forment une armée de démantèlement de ces déchets métalliques, avec des conditions de (...)

    Mot-clé : Condition de travail

  • Verdade 12.528, Paula Sacchetta, Peu Robles, 2013

    Comment garder vivante la mémoire de ceux qui sont tombés pendant la dictature militaire ? Comment contourner les obstacles juridiques apportés par la Loi d’Amnistie, promulguée il y a trente ans, et poursuivre le travail de secours et de reconstruction de cette période? Comment connecter les faits éparpillés afin d’assembler ce puzzle et restaurer l’image de l’une des phases les plus sombres de l’histoire de notre pays ? Quels sont les résidus de la dictature militaire qui demeurent présents aujourd’hui dans notre société? La nouvelle Commission Vérité a été créée pour répondre à certaines de ces questions.

  • Pippo Delbono, 2013

    La Paura : Tourné entièrement avec un téléphone portable, "La Paura" dévoile des images captées "sauvagement" par Pippo Delbono, artiste italien connu pour son travail au théâtre. Au fil des séquences de ce long métrage, une poésie incisive prend forme. Journal intime en images dont les appositions créent plusieurs moments cocasses, "La Paura" témoigne également de l’état général de la péninsule italienne et de sa culture politique si vive à stigmatiser l’autre : Roms et étrangers en l’occurrence. Oscillant entre gravité et anecdotique, la société du spectacle est disséquée sans ménagement. Saisi de près, le monde exposé ne souffre d’aucun embellissement, ni d’aucun artifice. Car la matière première du film est bien la vérité, la réalité portable et démontrable ; celle qui se trouve montrée par l’artiste italien transformant cet objet qui traîne dans la poche de tout un chacun en véritable instrument de libération. Grido Armé de son portable ou d’une petite caméra, en tournée avec sa troupe ou seul dans les rues du monde, Pippo Delbono livre quelques fragments de sa vie et de sa pensée. Film d’une grande liberté, emporté par la musique de Balanescu, "Amore Carne" est un voyage dans le temps présent, en compagnie de plusieurs figures amicales (Bobò et Irène Jacob, Tilda Swinton et Marie-Agnès Gillot). Grido Le film est une autobiographie filmée du metteur en scène de théâtre et réalisateur Pippo Delbono. Il y revient sur des rencontres et des moments importants de sa vie, en compagnie des personnages qu’il rencontre sur sa route. Récit poétique et portrait de son parcours à travers le théâtre et la réalité. Pippo Delbono évoque en particulier sa rencontre et son amitié avec Bobò, un ancien interné psychiatrique qui participe, depuis leur rencontre, à tous ses spectacles.

  • Y el Rio sigue corriendo, ROJAS Carlos Pérez, 2010

    Depuis 2003, le gouvernement mexicain cherche à construire La Parota, un barrage hydroélectrique qui inonderait plusieurs villages au sud d’Acapulco, dans l’État du Guerrero. Ce film nous emmène au cœur de la résistance des paysans qui, à travers leur vie et leur travail, nous parlent de leur amour pour leur terre.

    Mot-clé : Condition de travail

  • Image manquante (L’), Rithy Panh, 2013

    Continuant son travail sur le génocide perpétré par les Khmers rouges au Cambodge, Rithy Panh tente cette fois de reconstituer les « images manquantes », celles que la propagande révolutionnaire a occultées. Partant de simples figurines en terre cuite, il réalise un documentaire personnel et émouvant.

  • Ripostes à Poissy, AUBERTIN Sylvia, 2010

    M’Hammed Marham et Maetti Ziou quittent le Maroc dans les années 70 pour venir travailler à l’usine Talbot de Poissy. Ils seront soudeurs ou cuisiniers. Nora Tréhel est alors secrétaire sténo-dactylo. Ensemble, ils militent au sein de la CGT pour de meilleures conditions de travail et la liberté d’expression. Ils ont face à eux le tout (...)

    Mot-clé : Condition de travail

  • Pays lointain, pays d'avant, Sara Millot, 2013

    Raymundo et Mohamed ont traversé les mers et les océans. Matéo et Tadeusz ont parcouru les plaines. Tay et Melu ont franchi les montagnes. Ces hommes ont tous, un jour, quitté leur terre natale pour venir ici, dans cet eldorado imaginaire et fantasmé, cet Occident qui allait bousculer leur trajectoire et les conduire dans cette ville dont ils n'avaient jusqu'alors jamais entendu le nom : Saint-étienne. Un point sur une carte, un nom sur un atlas. Dans cette ville se construirait un ailleurs, dans cette cité ils trouveraient un travail, une compagne, un avenir. Un autre horizon pourrait se dessiner, une autre histoire pourrait s'écrire. Les histoires contées sont celles d'hommes rencontrés autour d'une recherche sur les paroles et récits de l'exil. Certains sont arrivés en France il y a trente ans, d'autres arpentent ce territoire depuis seulement quelques mois. Tous sont partis de manière précipitée, poussés par leur propre volonté ou pas les évènements extérieurs : les conflits, la misère ou les risques politiques encourus. Six personnages singuliers, venant de six contrées différentes. Six pays éloignés du nôtre par une succession de montagnes, de plaines, de mers et de fleuves. Six histoires empreintes d'une dimension narrative forte, portées par des conteurs capables de rendre compte, sous la forme du récit, de leur propre trajectoire. (Résumé éditeur)

  • El Gort, Hamza Ouni, 2013

    Deux jeunes tunisiens tentent de survivre en travaillant dans le commerce du foin. Leur journée de travail commence très tôt et semble ne jamais finir. Sans aucune alternative entre chômage et exploitation, les rêves d’une jeunesse insouciante se transforment vite en désespoir. Un film à l’énergie sauvage et au goût amer qui dit tout ce que l’on peut dire sur la Tunisie d’aujourd’hui.

  • Sold to the sea, Environmental Justice Foundation, 2013

    À travers les paroles de travailleurs birmans, ce film témoigne des graves violations des Droits de l’Homme. Dès l’âge de 16 ans, ils ont été forcés à travailler sur des navires de pêche et soumis à des méthodes souvent violentes, pour un travail non payé. Ce film repose sur un rapport interinstitutionnel de 2009 effectué auprès des Nations Unies sur la traite des personnes (UNIAP). Les groupes financiers, avec leur mainmise sur l’économie, considèrent les produits de la pêche comme un bien de spéculation et certains pêcheurs sont traités comme les esclaves de notre époque. Cet approvisionnement international du poisson manque de traçabilité et de surveillance, ce qui facilite la violation des Droits de l’Homme et le pillage de la ressource.

  • Ceux de Primo Levi, Anne Barbe, 2013

    Depuis 15 ans, l'équipe pluridisciplinaire du Centre Primo Levi à Paris accueille des personnes victimes de tortures et de violence politique en provenance de plus de quarante pays. étrangers, exilés, demandeurs d'asile, ils portent les stigmates multiples des souffrances liées à leur histoire personnelle, histoire toujours singulière qui se fait l'écho d'une histoire collective. Pendant plus de quatre ans, Anne Barbé a côtoyé cette équipe pour explorer ce qui est à l'oeuvre dans ce centre. Son but n'est pas d'asséner une thèse sur les demandeurs d'asile ni de filmer les victimes. En plongeant au coeur du Centre, à l'écoute des membres de l'équipe, son film cherche à montrer au plus près leur travail qui se réinvente chaque jour dans l'espoir d'aider les patients à revivre. (Résumé éditeur)

  • Travail décent, RATH Régis, EKELUND Lotta, GÖRHE Sanja, BARREZ Dirk

    Pour pouvoir parler de travail décent, il doit s’agir d’un métier que l’on a librement choisi et qui rapporte un revenu qui couvre les besoins personnels ainsi que ceux de sa famille. Un travail décent respecte aussi les droits du travail des personnes. En font partie les droits fondamentaux des travailleurs comme le droit de s’organiser (...)

    Mots-clés : Condition de travail, Travail clandestin, Travail des enfants, Travail

  • André Gorz - Sur le travail, Marian Handwerker, 1990

    André Gorz est journaliste et philosophe. Français d’origine autrichienne, compagnon de route de Jean-Paul Sartre, il fonda avec lui la revue « Temps modernes ». Travailler plus pour gagner plus, ou travailler moins pour travailler tous et vivre mieux ? Pionnier des réflexions sur le concept de revenu garanti indépendant du travail salarié, le philosophe ébauche un projet de société à la fois écologiste et émancipateur.

  • Travail au noir, Jerzy Skolimowski, 1983

    Quatre ouvriers polonais arrivent à Londres pour faire des travaux chez un compatriote. Nowak, étant le seul à parler anglais, devient arrogant et se fait détester par ses camarades. En apprenant le coup d’Etat de Jaruzelski, il cache à ses copains la nouvelle.

  • Au temps des litchis, Julie Anne Melville, 2013

    Une journée de récolte de litchis à Mangarivotra, un petit village malgache. Une journée différente de la plupart des autres jours de l’année car après le travail et la vente de la cueillette vient le temps de la fête.

  • Être sans avoir, Christophe Ferrux, 2013

    Il y a 35 ans, Jean-Paul Grospélier abandonne son travail de dessinateur dans un cabinet d’architecte et, à 21 ans, se lance, comme beaucoup à cette époque, dans le rêve d’un retour à la terre. Il déniche dans le Haut-Jura la ferme idéale : isolée, sans eau ni électricité et surtout sans loyer. 35 ans après, Jean Paul habite toujours sans confort, cette presque ruine, alors que beaucoup des candidats à la vie nouvelle des années 70 ont remballé leurs rêves. Lui a tenu bon, toujours décidé à être pauvre et heureux à la fois.

  • Calle López, Gerardo Barroso Alcala, Lisa Tillinger, 2013

    Un film qui oscille entre documentaire micro-social et symphonie urbaine : c’est une série de portraits de différents personnages travaillant ou vivant le long d’une des rues les plus trépidantes et bruyantes du centre de Mexico.

  • Je préfère ne pas penser à demain, Nathalie Joyeux, 2013

    Nolwenn, Abdelraouf et Florian, lycéens en terminale doivent faire des choix pour leur avenir. Ce documentaire les accompagne durant 4 années, jusqu’à leur rencontre avec le monde du travail.

  • Dans la boîte, Nina Faure, 2013

    Une plongée tout en malice dans l’univers impitoyable de la société Adrexo, distributeur de prospectus dans les boîtes aux lettres, où la performance est exigée de tous les candidats, y compris les octogénaires… pour un salaire réel calculé en cadence horaire, soit un travail à la tâche normalement interdit en France !

  • Karaoké domestique, Inès Rabadan, 2013

    Karaoké domestique est une performance et une expérience : celle d’articuler les paroles - de se mettre à la place - de trois duos de femmes dont l’une fait pour l’autre le travail ménager qui, sinon, lui incomberait.

  • Pôle emploi, ne quittez pas !, Nora Philippe, 2013

    Dans un Pôle Emploi du 93, c’est l’histoire d’une équipe de quarante agents qui font face à quatre mille demandeurs d’emploi. Samia, Corinne, Thierry, Zuleika doivent soutenir et surveiller, faire du chiffre, obéir aux directives politiques et aux injonctions de communication, trouver du travail là où il n’y en a pas. C’est la vie d’une équipe qui a intégré l’impossible à son quotidien.

  • Détroit, mes fantômes, Steve Faigenbaum, 2013

    Entre la chute spectaculaire d’une ville dévastée par la crise et la criminalité, et le travail de mémoire d’une famille d’immigrants venus s’y installer au début du XXe siècle, une histoire subjective de Detroit, Michigan, cité au destin aussi fascinant que dramatique.

  • Cecosesola, Edith Wustefeld, Johan Verhoeven, 2013

    La coopérative Cecosesola, dans le Nord-Est du Venezuela, a un fonctionnement totalement autogestionnaire : plus de 1200 travailleurs, aucun chef, aucun gérant, aucune structure hiérarchique, énormément de participation, de confiance et d’apprentissage, une rotation constante dans tous les postes de travail…

  • Laissez-les avorter tranquille !, Alima Arouali, François Bernard, 2013

    38 ans après la loi autorisant l’avortement en France, le personnel du centre d’orthogénie de l’hôpital du Kremlin-Bicêtre met toute son énergie et son travail au service des femmes pour leur offrir les meilleures conditions possibles. Travailler dans un centre d’orthogénie n’est pas un métier comme les autres. Héritiers/héritières du MLAC (Mouvement pour la liberté de l’avortement et la contraception ) les professionnel(le)s regroupé(e)s dans l’association nationale des centres d’interruption de grossesse et de contraception (ANCIC) restent mobilisés pour défendre un droit sans cesse remis en cause.

  • On a grèvé, Denis Gheerbrant, 2013

    Documentaire sur la grève des femmes de chambre d’un hôtel Sofitel, qui correspond, pour beaucoup d’entre elles, à leur première grève. La rencontre entre leur force de vie et une stratégie syndicale pertinente va leur permettre de gagner, pour la première fois, un vrai statut de travailleuses.

  • Ouvir o Rio : uma escultura sonora de Cildo Meireles, Marcela Lordy, 2012

    Travail de recherche sonore à partir des principaux éléments hydrographiques brésiliens : des chutes d’Iguaçu à Pororoca do Macapa, du Parque das Aguas Emendadas à l’embouchure du fleuve São Francisco.

  • Ce que Mama Kasmira veut, Yuliana Langowuyo, 2012

    Les batailles et espoirs de Kasmira, mère de trois enfants, obligée de quitter sa ferme pour travailler dans les plantations.

  • Nice, bonne au Brésil, Armelle Giglio-Jacquemot, 2009

    Originaire d’un petit village du sud-est du Brésil qu’elle a quitté dans l’espoir d’une vie meilleure, Nice est bonne à demeure dans une grande maison où elle vit confinée. Au service des autres, sa vie s’écoule loin de chez elle, dominée par la solitude et le labeur répétitif d’un travail mésestimé. Le film donne la parole à Nice qui nous livre son vécu de bonne à tout faire et nous entraîne par moments dans l’au-delà du travail domestique avec ses joies, ses projets, ses craintes.

    Mots-clés : Travail esclave, Conditions de travail

  • On n’est pas des machines, RICHARDEAU Nelly, AVERTY Sophie, 2008

    Comment changer le travail pour qu’il ne soit plus un lieu de souffrances mentales et/ou physiques ? Comment débattre collectivement au sein de l’entreprise de ce que chaque salarié vit, isolé comme un drame personnel ? Comment penser le travail pour mieux le transformer ? Comment concilier deux logiques, l’une centrée sur la prise en compte du fonctionnement humain au travail, l’autre sur la productivité ?

    Mots-clés : Condition de travail, Travail

  • Monsieur et Madame Zhang, Fanny Tondre, Olivier JOBARD, 2012

    Après avoir travaillé en France pendant dix ans, Mr et Mme Zhang ont choisi de prendre le chemin du retour vers la Chine. A travers eux et d'autres personnages restés en France, se dessine un regard nouveau sur les migrations de ces dernières années, entre une France qui les a déçus et une Chine qui a profondément changé... (Résumé éditeur)

  • De Hollywood à Nuremberg – John Ford, Samuel Fuller, George Stevens, Christian Delage, 2012

    Fondé sur le travail de trois réalisateurs ( John Ford, George Stevens, Samuel Fuller), ce documentaire raconte le déroulement des tournages et interroge le rôle politique de ces productions, pendant la seconde guerre mondiale.

  • Margem do Lixo (À), Evaldo Mocarzel, 2008

    Documentaire ciblé sur le travail des coopératives des ramasseurs de déchets au Brésil - surtout à São Paulo. Un travail dévalorisé par le pouvoir public et invisible pour la société, bien qu’il soit fondamental dans le milieu urbain et représente un nouveau chemin professionnel pour les sans abris.

    Mot-clé : Travail

  • Goodyear, la mort en bout de chaîne, Mourad Laffitte, 2012

    Un documentaire qui relate les conditions de travail des employés de l’usine Goodyear d’Amiens, et les risques sanitaires qu’ils encourent. Aujourd’hui, en effet, pour les centaines d’ouvriers, après leur licenciement, plane un risque de maladies professionnelles graves dues à leur exposition prolongée à certains produits nocifs tels que les HAP-CMR utilisés dans la composition des pneus.

  • Profession domestique, Julien Brygo, 2012

    On compte quelque cent millions de travailleurs domestiques dans le monde. Aux Philippines, l’« exportation » de bonnes est devenue une industrie nationale, avec formation obligatoire et séminaires de préparation à l’exil. Nombre d’entre elles travaillent à Hongkong.Un documentaire sur ce phénomène.

  • Inventaire avant liquidation, Rémy Ricordeau, 2012

    A travers les témoignages de travailleurs et de chômeurs, jeunes ou plus âgés, femmes ou hommes, « Inventaire avant liquidation » esquisse des perspectives de transformations sociales où l’utopie se substitue au réalisme mortifère.

  • La cité des abeilles, FRANCE 3 OUEST NANTES, CANDELA PRODUCTIONS, BOE Marion, 2008

    Dans les années 1950 à Quimper, un quartier né du travail collectif et du rêve commun de cent jeunes couples voit le jour : la cité des abeilles. A l'époque, la plupart des travailleurs vivaient dans des tandis insalubres. Pendant trois ans, ces petits employés et ouvriers, ces militants communistes et catholiques pratiquants vont oeuvrer ensemble pour construire et habiter la cité qu'ils ont imaginée.

    Mot-clé : Travailleur

  • Blutige Ernte, HOFFMAN Karl, GIEFER Rena, GIEFER Thomas, 2008

    Au cimetière, une tombe est ouverte sous la surveillance de la police. Le jeune mort, Darius O., polonais, est mort dans un camp de travail à proximité. La raison de sa mort doit être découverte. Ce film sur le travail esclave moderne dans les champs de tomate, commence par cette scène macabre en Italie de sud.

    Mots-clés : Travail au noir, Condition de travail

  • Avec un seul poumon, SEUTIN Michèle, 2008

    Un voyage en Cisjordanie et à Jérusalem. Réalisé dans le cadre de l’opération 11.11.11. sur le thème "Un travail décent", ce film nous fait découvrir, au fil des interviews de travailleurs, de chefs d’entreprises, de militants d’ONG palestiniens, une économie tant agricole qu’industrielle complètement ravagée par les dispositifs (...)

    Mots-clés : Condition de travail, Travail

  • Full option, BRUNO Vincent, 2008

    A travers l'exemple de l'industrie automobile, ce film s'interroge sur les conditions de travail des salariés à l'échelle mondiale. Le documentaire part de la Belgique, passe par la Roumanie et se termine en Thaïlande. On voit ainsi comment cette industrie délocalise sa production provoquant la baisse des salaires ainsi qu'un écrasement des (...)

    Mots-clés : Droit du travail, Division internationale du travail, Condition de travail

  • Ils travaillent quand même, Willy Holt, 1967

    Film qui cherche à mettre en évidence les possibilités du travail des personnes handicapées physiques et sensorielles intégrées dans le circuit normal de production ou dans les ateliers protégés de l’époque du tournage.

  • Aprisionados por promessas, Beatriz Afonso, 2006

    Travailleurs ruraux aujourd’hui au Brésil : l’esclavagisme moderne. Témoignages et données actuelles sur le sujet pour mieux comprendre ce phénomène et sa continuité malgré l’intervention du gouvernement depuis 1995.

    Mot-clé : Travail esclave

  • Femme à la caméra (La), Karima Zoubir, 2012

    C’est la chronique douce-amère de la vie de Khadija, jeune Marocaine analphabète et divorcée qui, en dépit de la forte résistance de sa famille et de son environnement, est fermement décidée à travailler comme vidéographe de mariages pour assurer son indépendance.

  • Une trop bruyante adolescence, Sandrine Ray, 2012

    La Togolaise Henriette Akofa avait été au centre d’un scandale ayant éclaté en France en 1998 : immigrée en France, elle a travaillé pendant 4 ans comme domestique au sein d’une famille française. Elle a décidé d’écrire son histoire : Une esclave, divisé en trois tomes, racontes son histoire, de ses rêves d’un avenir meilleur en Europe à la désillusion totale face à ce retour en arrière que lui feront vivre ses « employeurs ». (Résumé éditeur)

  • L'anniversaire de Thomas, Jean-Paul Menichetti, Daniel Aquili Daniel, 2012

    L'epopee des "hommes de fer", ces Italiens partis ailleurs travailler dans les mines de minerai de fer.

  • Rues de la mémoire, Carmen Guarini, 2012

    Des dalles posées par les habitants sur les trottoirs des quartiers de Buenos Aires rappellent qu’à tel ou tel endroit des opposants à la dictature ont été séquestrés et assassinés. Le travail de mémoire d’une société dévastée par les disparitions est choisi comme sujet de réflexion d’un atelier de cinéma animé et filmé par Carmen Guarini. Comment la mémoire des vies volées peut-elle s’inscrire dans la géographie urbaine ? Comment le cinéma peut rendre compte de cette démarche ?

  • Downeast, David Redmond, Ashley Sabin, 2012

    Dans un petit port de Nouvelle-Angleterre, la dernière conserverie de sardines des États-Unis ferme. Un investisseur engage ses capitaux personnels pour faire de l’usine une entreprise de décorticage et mareyage de homards. La reprise permet aux anciennes employées de trouver un travail. Une plongée dans le monde du travail aux États-Unis qui permet de voir la toute puissance implacable des banques et de découvrir pourquoi des personnes âgées tiennent tant à conserver un travail.

  • Il Limite, Rossella Schillaci, 2012

    Quelque part entre Sicile, Libye et Tunisie, la limite du supportable social est-elle franchie sur ces bateaux pourris siciliens ? Les conditions de travail de pêcheurs tunisiens sur des bateaux italiens sont de plus en plus difficiles. Au même moment et sur la même mer, des bateaux transportent des réfugiés Africains, véritables radeaux de la Méduse… Tous ont en commun l’espoir d’une vie meilleure, mais sont sur le fil, entre la vie et la mort, une autre limite.

  • Henri Atlan, Jean-Paul Thaens, 2012

    Sciences, philosophie, exégèse des mythes et légendes, l’œuvre d’Henri Atlan est transversale et transdisciplinaire. Elle est une exigeante invitation à l’étude, ainsi qu’un patient et constant travail de dévoilement de nos illusions et de nos déterminismes. Un « jeu de savoirs » entre la science actuelle et les « savoirs traditionnels » qui nous est relaté dans ce documentaire.

  • Noor, Çağla Zencirci, Guillaume Giovanetti, 2012

    Noor veut être un homme. Il ne fait plus partie des Khusras, la communauté des transgenres du Pakistan. Et il a définitivement tourné la page de l’histoire d’amour qu’il a eue avec l’un d’entre eux. Désormais, il a un travail d’homme dans un centre de décoration de camions, et il sait ce qu’il veut : trouver une femme qui l’acceptera tel qu’il est…

  • On vient pour la visite, Lucie Tourette, 2012

    Des sans-papiers gagnent leur régularisation: une grève inédite filmée de l’intérieur. En situation irrégulière, Mohamed, Diallo, Hamet travaillent depuis des années dans la restauration, le nettoyage ou le bâtiment. En 2009, ils se mettent en grève pour obtenir leur régularisation. Ils investissent toute leur énergie dans cette bataille : une fois leur clandestinité révélée au grand jour, impossible de revenir en arrière.

  • Salariés sans frontières, Gilles Balbastre, 2012

    Le réalisateur a mené une enquête sur la mutation du travail dans des régions européennes désindustrialisées, limitrophes du Luxembourg.

  • Rien à foutre, Nina Faure, 2012

    Servie par « d’heureuses circonstances », Juliette Guibaud décroche un job avec des obligations qui dérogent sur les bords aux conditions prévues par son contrat de travail. Peut-on tout accepter lorsque l’on est à la recherche d’un emploi ? Non évidemment ! Mais comment le faire entendre à ces employeurs peu regardants sur la réglementation et à quoi s’expose-t-on ?

  • Ô mon corps !, Laurent Aït Benalla, 2012

    À Alger, le chorégraphe Abou Lagraa assisté de sa femme, la danseuse Nawal Lagraa, travaille à la formation de la première Cellule de danse contemporaine en Algérie. Un film sensible sur le travail de cette compagnie de danse. Un regard intimiste sur les danseurs et les chorégraphes dans leur travail, leurs doutes et leurs succès.

  • Agences de notation : les nouveaux maîtres du monde ?, François Rabaté, 2012

    Le 13 janvier 2012, Standard & Poor’s abaissait d’un cran la note de la France, la privant, comme vient de le faire Moody’s le 19 novembre, de son triple A. Suivant le travail de la commission mandatée par le Sénat sur les agences de notation, François Rabaté a mené l’enquête de Londres à Bruxelles, de Pékin à New York.

  • Notre Monde, Thomas Lacoste, 2012

    Faîtes de la politique…Si possible, autrement. ce film donne la parole à 35 intervenants, qui parlent d’un sujet précis pour répondre à ce thème : économie, santé, travail, féminisme, migrations…

  • Réhabilitations 3 : du « non-droit » aux « nouveaux droits », Michael Hoare, 2012

    On parle des droits, ou plutôt de leur absence. Pour les résidents des foyers de travailleurs ou les résidence sociales, pas le droit de visite après 22h00, un droit strictement limité à héberger un tiers ou un membre de sa famille, pas le droit de changer sa serrure, pas le droit d’avoir un animal. On a surtout le droit de se replier dans sa petite cellule et crever de misère et de solitude.

  • Réhabilitations 2 : surfaces, prix et espaces collectifs, Michael Hoare, 2012

    Une étude filmée de quelques uns des « problèmes » rencontrés dans le projet de faire disparaître les foyers de travailleurs immigrés en les transformant en « résidences sociales ».

  • Réhabilitations 1 : ce que nous enseignent les archives, Michael Hoare, 2012

    Couvrant les années 50 jusqu’à la fin des années 90, ce film raconte l’histoire des foyers de travailleurs immigrés depuis leur création jusqu’à l’annonce du plan de leur transformation en « résidences sociales », ambition politique visant à terme leur disparition.

  • Ceci n’est pas un squat, Chantal Teyssier, 2012

    À cause des politiques urbaines de réhabilitation, 3500 ateliers d’artistes ont disparu à Paris depuis les années 60. En février 2005, une poignée d’artistes à la recherche d’ateliers et d’espaces de travail investissent un bâtiment industriel (1903) de quatre étages, laissé vide par l’État depuis plusieurs années.

  • Plaine de Sodome (La), Yaël Perlman, 2012

    À moins 398m sous le niveau de la mer, frontière Israëlo-jordanienne, Neot Hakikar est un village agricole coupé du monde dans la plaine désertique de Sodome. Dans ce microcosme, se croisent le mythe ancien de Sodome, la désillusion du rêve sioniste, et le travailleur venu de l’étranger.

  • Hommes véritables (Des), Dominique Maugars, 2012

    Dominique a été cheminot dans un atelier de réparation de matériel ferroviaire. Il y a fait du cinéma, grâce à un ciné-club. Bien avant qu’il vienne travailler dans cet atelier, son père en a été licencié pour raisons politiques. La diffusion d’un film soviétique Un homme véritable y a été interdite. En retraite, Dominique commence à parcourir films et documents retraçant l’histoire de cet atelier, son histoire à lui et celle de ceux qui y ont travaillé et construit leur vie, ces « hommes véritables ».

  • Discriminations, Hubert Budor, 2012

    Depuis plus de 15 ans, une avocate en droit social et un syndicaliste tentent de faire reculer les discriminations dans le monde du travail. Un documentaire sur leur combat.

  • Harcelé à perdre la raison, Daniel Kupferstein, 2012

    Le film retrace la lente « descente aux enfers » de Jean-Michel Rieux, employé communal des Parcs et Jardins de Béziers. Au-delà du drame, c’est toute la mécanique du harcèlement qui est décortiquée grâce aux témoignages des membres de la famille, des amis et des collègues de travail.

  • Burkina Faso : les gens veulent manger mais ils n’ont pas l’argent, Philippe Revelli, 2012

    Depuis les émeutes qui ont accompagné les manifestations contre la vie chère, en 2008, le Burkina Faso a connu des hauts et (surtout) des bas, mais se nourrir demeure un problème quotidien, et le pays continue d’importer 70% du riz qu’il consomme, alors que 90% de sa population active travaille dans l’agriculture…

  • Habiter/Construire, Clémence Ancelin, 2012

    Au milieu du désert tchadien, une entreprise française construit une route bitumée. Cadres expatriés, conducteurs de travaux africains et ouvriers vivent le temps du chantier dans des campements contiguës, au contact de villageois des alentours, qui viennent chercher du travail ou installer des échoppes le long du chantier. Entre acculturation et espoir d’une vie meilleure, la route progresse inexorablement vers la ville, dans une brousse encore traversée par des bergers nomades.

  • Vie n’est pas immobile (La), Alassane Diago, 2012

    C’est l’histoire de femmes: mères de famille, épouses, femmes travailleuses et acharnées. Pour certaines, le mari a immigré ; pour d’autres, il est tout simplement inactif ou immobilisé par une maladie incurable. C’est l’histoire des femmes qui, regroupées et mobilisées pour la survie de leur foyer, sont fatiguées et habitées par un fort désir de dénoncer l’injustice et la soumission que leur impose la minorité des hommes qui les dirigent…

  • Terraferma, Emanuele Crialese, 2012

    Sur une petite île au large de la Sicile, les touristes affluent l’été. Le jour où arrive également une embarcation de migrants clandestins, sauvés par les protagonistes de ce conte, la question se pose : faut-il les dénoncer aux autorités pour la quiétude des touristes ou respecter les valeurs morales de solidarité héritées du travail de la mer ?

  • Parcours d’un révolté, Lee Harkjoon, Ko DongKyun, Seok Hein S., 2012

    Sur les pas d’un homme en quête de dignité : un nord coréen parti travailler en Sibérie dans un camp découvre que contrairement à ce qui lui avait été promis, aucun de ses salaires n’a été reversé à sa femme restée en Corée du Nord. Il organise alors sa fuite, et tente d’organiser celle de sa femme.

  • Au prochain printemps, Luc Leclerc du Sablon, 2012

    Septembre 2006, mai 2007, c’est le temps de la campagne pour l’élection du nouveau président de la République française. Au café, chez le coiffeur, à l’atelier, là où nous vivons, où nous travaillons, nous nous sommes rencontrés. Moments choisis dans la vie du pays.

  • Reprise du travail aux usines Wonder - Wonder, Mai 68 (La), Jacques Willemont, 1968

    Un groupe d’étudiants de l’IDHEC en grève vient filmer un militant de l’OCI (Organisation communiste internationaliste), le 10 juin, à l’usine Wonder de Saint-Ouen. L’équipe de tournage arrive sur place au moment où la reprise du travail vient d’être votée et décide de filmer…Une jeune ouvrière refuse de reprendre le travail.

  • Migrantes, Cleisson Vidal, Beto Novaes, Francisco Alvez, 2007

    Ce film retrace la vie des travailleurs migrants, qui, faute de travail dans leur région, le Maranhão, partent tous les ans quelques mois dans l’Etat de São Paulo, pour la récolte de la canne à sucre. Les témoignages de leurs proches et d’eux mêmes nous font vivre la dure réalité d’une bonne partie de main d’oeuvre brésilienne.

    Mots-clés : Travail, Travailleur, Conditions de travail

  • Caminho do mundo, Humano Mar, 2007

    L’urbanisation et la modernisation de Cabo Frio liées à l’activité pétrolière, attire les touristes. L’augmentation des déchets attire des ramasseurs d’autres villes, qui supportent les pires conditions de travail.

    Mot-clé : Conditions de travail

  • L’assiette sale, PININGRE Denys, 2007

    Chaque année, le département des Bouches-du-Rhône accueille 5 000 ouvriers agricoles saisonniers étrangers. Sans eux, l’agriculture dans ce département n’existerait pas. Les conditions de travail, de logement et les salaires qui leur sont imposés sont dans de très nombreux cas indignes. Le film décrit cette situation et remonte les méc (...)

    Mot-clé : Travail

  • Ceux qui pensent le projet urbain, ceux qui le vivent, Natacha Cyrulnik, 2011

    Après 10 années de travail de sensibilisation audiovisuelle avec les habitants de la cité Berthe de La Seyne-sur-mer, l’idée consiste à associer leurs paroles sur leur vécu à celles de ceux qui pensent le projet urbain de cette cité en plein bouleversement.

  • Aprisionados por promessas, AFONSO Beatriz, NELSON Tamaryn, PLASSAT Xavier, 2006

    Exploitations agricoles, mines : le travail esclave au Brésil est prégnant. Chaque année, la loi du fusil maintient plus de 25.000 ouvriers sous le joug de grands exploitants. Dans des conditions dégradantes, ils travaillent afin d’acheter leur liberté.

    Mot-clé : Condition de travail

  • Neiges du Kilimandjaro (Les), Robert Guédiguian, 2011

    Bien qu’ayant perdu son travail, Michel vit heureux avec Marie-Claire. Ces deux-là s’aiment depuis trente ans. Leurs enfants et leurs petits-enfants les comblent. Ils ont des amis très proches. Ils sont fiers de leurs combats syndicaux et politiques. Leurs consciences sont aussi transparentes que leurs regards. Ce bonheur va voler en éclats avec leur porte-fenêtre devant deux jeunes hommes armés et masqués qui les frappent, les attachent, leur arrachent leurs alliances, et s’enfuient avec leurs cartes de crédit… Leur désarroi sera d’autant plus violent lorsqu’ils apprennent que cette brutale agression a été organisée par l’un des jeunes ouvriers licenciés avec Michel.

  • Nous sommes debout ce matin, BRUNET Guylène, 2011

    Depuis 2003, le Burkina Faso est devenu le terrain d’expérimentation de Monsanto. Le SYNTAP (syndicat des travailleurs de l’Agro Pastorale), membre du réseau de solidarité internationale No-Vox, organise la lutte paysanne contre les OGM, pour le droit a utiliser leurs semences, contre l'accaparement de leur terre et pour qu'ils ne soient pas (...)

  • Noces, Philippe Béziat, 2011

    Charles Ferdinand Ramuz écrit Souvenirs sur Igor Stravinsky quelques années après leur collaboration sur Les Noces, en Suisse en 1916. De nos jours, sur les berges du Lac Léman, une comédienne et une chef d’orchestre se retrouvent pour répéter Les Noces. Entre les souvenirs d’une collaboration unique et le travail de deux artistes confrontés aujourd’hui à la création d’un chef d’œuvre de la musique moderne, Noces raconte la force d’une amitié musicale.

  • Veneno está na mesa (O), Silvio Tendler, 2011

    Le Brésil est le pays qui consomme le plus de pesticides au monde : 5,2 litres/an/habitant. Beaucoup de ces herbicides, fongicides et pesticides que nous consommons sont interdits dans pratiquement tous les pays du monde du fait du risque en matière de santé publique. Le risque est tant pour les travailleurs qui manipulent ces poisons que pour les citoyens qui consomment les produits agricoles. Le bénéfice revient aux transnationales qui fabriquent ces pesticides.

  • O Veneno está na mesa, TENDLER Silvio, 2011

    Le Brésil est le pays qui consomme le plus de pesticides au monde : 5,2 litres/an/habitant. Beaucoup de ces herbicides, fongicides et pesticides que nous consommons sont interdits dans pratiquement tous les pays du monde du fait du risque en matière de santé publique. Le risque est tant pour les travailleurs qui manipulent ces poisons que pour l (...)

  • STO, avoir 20 ans sous l’Occupation, Philippe Picard, Jérôme Lambert, 2011

    Ils avaient 20 ans en 1943 et comme des centaines de milliers de jeunes Français, ils ont été réquisitionnés pour le Service du Travail Obligatoire, le STO. Du jour au lendemain, ils on dû tout quitter pour aller travailler en Allemagne a service du régime nazi. Ce film donne aujourd’hui la parole à ces hommes.

  • Retour sur terre, LACOURT Pierre, 2011

    Le pétrole est à la base de nos modes de vie et, pourtant, on s'approche du pic pétrolier et de la rareté, alors que les niveaux de consommation sont radicalement inégaux sur notre unique planète et que nos sociétés sont de plus en plus gourmandes. C'est une énergie relativement gratuite par rapport au travail humain : comme si nous utilis (...)

  • Une question de justice : Les droits des peuples autochtones en Afrique, SJESBO Mette, 2011

    La Commission africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP) a établi le groupe de travail sur les populations autochtones en Afrique en 2001.

  • Sport de filles, Patricia Mazuy, 2011

    Gracieuse, cavalière méritante, rêve de posséder son cheval et de faire reconnaître son talent lors de compétitions prestigieuses. Or, la monture qu’on lui avait promise a été vendue. Déçue et fâchée, Gracieuse quitte l’élevage où elle travaillait et recommence sa carrière dans un haras. Là, un entraîneur allemand, Franz Mann, prodigue son enseignement à de riches clientes. Il n’entend nullement offrir un traitement de faveur à Gracieuse, qui ne s’en laisse pas conter. Courageusement, elle refuse d’abandonner son rêve…

  • Pot de thé, pot de fer, Claude Hirsch, 2011

    Les ouvriers de l’usine Fralib de Gémenos, groupe Unilever, sont en lutte contre la menace de fermeture pour délocalisation. Ils parlent de leurs conditions de travail, de leur révolte contre le patron et le capitalisme, de leur lutte pour continuer à travailler ici, maintenant, collectivement, pour eux, pour leurs enfants. Ils s’interrogent Ils résistent Ils s’affirment…

  • Big Boys Gone Bananas!*, Fredrik Gertten, 2011

    Jusqu’où peut aller une grande entreprise pour protéger son image de marque ? Le réalisateur suédois Fredrik Gertten en a récemment fait l’expérience. Son précédent film, Bananas!*, fait le récit du procès intenté par 12 travailleurs de plantations de bananes au Nicaragua contre le géant fruitier Dole Food Company.

  • Voix de garage, Philippe Guilloux, 2011

    En zone rurale, la logique est implacable : sans voiture pas de travail, sans travail pas de voiture. À Carhaix, au cœur de la Bretagne, une association a créé une structure inédite et généreuse pour briser cette logique : un garage solidaire où des employés en réinsertion réparent les voitures des titulaires de minimas sociaux.

  • Nous sommes debout ce matin. Les Cotonculteurs du Burkina Faso en route vers le Forum Mondial de Dakar 2011, Guylène Brunet, 2011

    Depuis 2003, le Burkina Faso est devenu le terrain d’expérimentation de Monsanto. Le SYNTAP (syndicat des travailleurs de l’Agro Pastorale) organise la lutte des paysans contre les OGM, pour le droit a utiliser leurs semences, contre l’accaparement de leur terre, et pour qu’ils ne soient pas réduits pas au statut d’ouvriers agricoles au service de l’Agro-business.

  • À l’ombre de la République, Stéphane Mercurio, 2011

    Pour la première fois, après trois ans d’existence, le CGLPL (Contrôle général des lieux de privation de liberté) accepte qu’une équipe de tournage le suive dans son travail, minutieux, essentiel de contrôle des droits fondamentaux dans les prisons, hôpitaux psychiatriques, commissariats…

  • Deux ou trois choses que je sais d’eux, Joëlle Stéchel, 2011

    Va et vient entre passé et présent, ce documentaire retrace l’histoire de l’hôpital Franco musulman de Bobigny, qui de 1935 aux années soixante eut vocation à soigner les travailleurs d’origine maghrébine de la région parisienne.

  • Corps du métier (Le), Gwennaël Bolomey, Alexandre Morel, 2011

    Dans les hauts de Lausanne, en Suisse, se déroule un chantier peu ordinaire, dont l’objectif est est la construction d’une maison en paille porteuse et en terre… Pas de contremaîtres ni d’ouvriers pour le gros œuvre : les architectes sont aidés par des hommes et des femmes de tous horizons venus échanger leur travail contre la (re)découverte de cette technique de construction pourtant centenaire…

  • Smaïn, cité Pablo Picasso, Anna Pitoun, 2011

    Smaïn est un jeune homme de Nanterre. De la cité provisoire, rue Gutenberg, à la cité Pablo Picasso, il raconte ses années d’adolescence. Le deal au pied des tours, l’école dont il s’éloigne, la violence de la drogue qui décime les grands frères, la prison. Et puis le déclic. La volonté de vivre autrement. Le monde du travail, les espoirs, les rêves. Les doutes aussi.

  • Mandarines et les olives ne tombent pas du ciel (Les), Silvia Pérez-Vitoria, 2011

    Un éclairage édifiant sur les conditions de vie et de travail des ouvriers agricoles migrants saisonniers en Calabre.

  • Harcèlement public, Bertrand Tesson, 2011

    Harcèlement Public’’ révèle les enjeux de pouvoir, les rapports de domination et la place de l’humain dans l’organisation du travail. Il décrit les processus de harcèlement, les cataclysmes intimes et les révoltes légitimes de quatre témoins. Les auteurs choisissent d’aborder la souffrance au travail par la seule parole des victimes. Le film est ponctué par des photos qui sont un contrepoint esthétique et donnent à voir les personnages sous un autre versant d’humanité.

  • Correntes, Caio Cavechini, Ivan Paganotti, 2005

    Aujourd’hui, les fers aux bras et aux chevilles des esclaves ont été remplacés par les jougs symboliques de la dette et de la violence, l’assujettissement par la misère, la migration, les leurres, le travail. Plongée dans la lutte quotidienne des abolitionnistes modernes, inspecteurs du travail et autres militants des droits de l’homme.

    Mots-clés : Travail, Travail esclave, Conditions de travail

  • Correntes, PAGANOTTI Ivan, CAVECHINI Caio, 2005

    Aujourd’hui, les fers aux bras et aux chevilles des esclaves ont été remplacés par les jougs symboliques de la dette et de la violence, l’assujettissement par la misère, la migration, les leurres, le travail. Plongée dans la lutte quotidienne des abolitionnistes modernes - les inspecteurs du travail et autres militants des droits de l’homme.

    Mots-clés : Travail au noir, Droit du travail, Condition de travail

  • Marsel paotr plaen, 2010

    Un tamm paotr plaen eo Marsel Gwilho. Diw wech plaen. Ganet oa bet e Krec'h-Morvan en Larruen, pennad 'zo bremañ. Ul lec'h darempredet pell 'zo gant a bep seurt tud. Rak digor bras vez dor Marsel dalc'hmat ha kalz tud yaouank a zo bet aet di da zeskiñ kanañ / Marcel Guillou n'a jamais quitté Krec'h-Morvan, la ferme où il est né en 1930. Il y a travaillé la terre, élevé des bêtes. Et chanté. C'est tout naturellement que Marcel s'est mis à chanter complaintes et kan-ha-diskan. Sa porte, toujours ouverte a permis à de nombreux jeunes de s'initier aux chants en breton.

  • Slow food ! L’éloge de la lenteur, Mélanie Dalsace, 2010

    Présentation du travail de l’organisation internationale Slow Food, qui tente de réhabiliter la culture du goût, en préservant des centaines d’aliments contre les attaques de l’industrie agro-alimentaire.

  • Les hommes debout, Jérémie Gravayat, 2010

    Histoires fragmentaires, réelles ou imaginées, de trois personnages ayant vécu et travaillé dans un ancien quartier populaire et industriel de Lyon.

  • Ricercar, Henry Colomer, 2010

    Pendant huit mois, Henry Colomer a filmé le travail de deux facteurs de clavecins exceptionnels, Philippe Humeau et Emile Jobin. Un film sur la musique baroque, sur l’écoute intérieure du son d’un instrument à venir, et sur l’écoute mutuelle de musiciens qui s’enrichissent de leurs expériences partagées.

  • Arena Mexico, Anne-Lise Michoud, 2010

    Portraits croisés de travailleurs en marge du système qui occupent chaque jour les espaces publics de la ville de Mexico pour vendre leurs marchandises ou leurs services, avec ingéniosité et fantaisie.

  • Voir ce que devient l’ombre, Matthieu Chatellier, 2010

    Filmé en 2008-2009, le documentaire dévoile le travail de création de Cécile Reims et Fred Deux, jusqu’à la transmission de leurs œuvres aux institutions publiques. À plus de quatre-vingts ans, Fred Deux et Cécile Reims nous livrent une pensée moderne, audacieuse et sans compromis sur le XXe siècle, sur le rôle de la création et sur la vie.

  • Correspondances, IMAGE AU FEMININ MALI, ARCADI ILE DE FRANCE, AVRIL Alizée, PETIT JOUVET Laurence, 2010

    Des femmes d'origine malienne vivant en France s'adressent dans une " lettre filmée " à une personne de leur choix, réelle ou imaginaire. Des femmes du Mali s'en inspirent librement pour réaliser à leur tour leur " lettre filmée ". Invitée à parler de son travail, chacune a saisi l'occasion de dire ce qui est important pour elle. Toutes ont (...)

  • Terre des Maracatus (La), Philippe Coudrin, 2010

    Au nord-est du Brésil, la monoculture intensive de la canne à sucre est pratiquée depuis plusieurs siècles. Omniprésente, elle recouvre tout aujourd’hui, laissant les habitants de cette région toujours aussi pauvres. Au Pernambuco, les journaliers qui travaillent cette terre ont trouvé une forme originale de résistance et d’expression artistique : le maracatu rural. Au départ très violente, cette tradition de défilé, de costumes, de musique et d’improvisation a finalement été admise au Carnaval de Récife. Ce documentaire part à la rencontre d’un des groupes les plus fameux de maracatu rural « Estrela de Ouro ». Nous les suivons durant l’année préparant ce moment qui concrétise l’aboutissement de tant d’efforts : le carnaval !

  • Quebradeiras, Evaldo Mocarzel, 2010

    Un hommage aux quebradeiras, ces femmes qui cueillent et cassent les noix de babaçu en Amazonie. De manière particulièrement originale, le réalisateur signe un documentaire poétique nous plaçant au plus près de ces femmes dans leur travail et leurs gestes quotidiens.

  • Parures pour dames, Nathalie JOYEUX, 2010

    Au Petit Palais, en saris ou en jeans, décolletées ou voilées, douze femmes participent à « l'atelier de la désobéissance » proposé par la créatrice de mode Sakina M'sa. Inspirées par les peintures du musée et incitées par la styliste à se rebeller contre « le convenu », ces femmes, sans emploi, transforment de vieux habits donnés par Emmaüs. Un pantalon et une chemise deviennent une robe, une jupe connaît une nouvelle vie en veste... Pendant que les fils se tissent, les langues se délient. Tout en travaillant, Malika, Sara, Adriana, et leurs camarades se racontent à travers leurs vêtements. Au fur et à mesure, que leurs robes prennent forme, les femmes se dévoilent.

  • Musulmans de France, Karim MISKÉ, Emmanuel Mohamed BLANCHARD JOSEPH, 2010

    "Episode 1 Indigènes : 1904-1945 Entre les deux guerres, les mariages mixtes entre immigrés et Françaises sont fréquents. En 1904, 5 000 musulmans travaillent en métropole, dans les usines de la capitale, les savonneries marseillaises ou les bassins miniers du Nord. La Première Guerre mondiale en fait des soldats. Venus d'Afrique du Nord et d'Afrique noire, ils découvrent la France dans les tranchées de Verdun. En 1918, le bilan est lourd pour ces troupes : 80 000 morts, autant de blessés. Au lendemain de la guerre, la France salue le sacrifice des troupes coloniales : elle est fière d'être un « grand empire musulman ». Pour preuve, la construction de la mosquée de Paris, en 1926, et les honneurs réservés à son premier recteur, Si Kaddour Ben Ghabrit, musulman d'Algérie et haut fonctionnaire du Quai d'Orsay. Mais cette politique islamophile de prestige doit être confrontée à la situation des 100 000 musulmans venus reconstruire le pays. Mal logés, en mauvaise santé, considérés comme dangereux, ils sont tenus à l'écart du reste de la population. L'hôpital « franco-musulman » qui leur est exclusivement réservé est étroitement lié aux services de police. Une police spéciale, la brigade nord-africaine, traque sans relâche les premiers indépendantistes menés par Messali Hadj. Car la politisation fait son chemin Et lorsque la Seconde Guerre éclate, la France recrute à nouveau massivement dans ses colonies. Episode 2 Immigrés : 1945-1981 L'année 1945 marque le début d'une nouvelle ère : celle de l'enracinement. La vie des travailleurs algériens et marocains s'organise désormais autour des cafés, des hôtels, des épiceries Leurs épouses les rejoignent. Des enfants naissent en France. Tous prennent de plein fouet la guerre d'Algérie, qui éclate en novembre 1954 et s'exporte en France, où les attentats se multiplient. Pour les autorités, les Nord-Africains sont désormais des suspects, sans distinction. La répression policière atteint son paroxysme lors de la manifestation du 17 octobre 1961 : une centaine d'Algériens sont assassinés en une nuit. Bien que chèrement gagnée, l'indépendance n'inverse pas les flux migratoires. Les Algériens continuent d'affluer massivement vers la France et ses bidonvilles, où ils sont désormais des immigrés. Sur fond de misère, le fossé se creuse avec leurs enfants, qui grandissent en France, fréquentent les écoles de la République et s'immergent dans la culture française. Mai 1968 fait surgir la « question immigrée » dans le débat public et suscite une vaste campagne de relogement dans des foyers et des HLM. L'opinion découvre alors la présence discrète des travailleurs africains, pour la plupart des musulmans venus du Sénégal, du Mali et de Mauritanie. Mais les années 1970 restent celles d'un interminable après-guerre d'Algérie : crimes racistes, drame des harkis parqués dans des camps Au seuil des années 1980, les enfants d'hier sont devenus des adolescents. La France, qui ne les a pas vus grandir, va bientôt apprendre à compter avec eux. Episode 3 Français : 1981-2009 Nés en France, ceux que l'on appelle « beurs » entrent dans l'âge adulte en pleine crise économique. Leur culture est métissée, entre école de la République et traditions familiales venues du « bled ». Cette génération revendique sa place. Face à la recrudescence des crimes racistes, les jeunes Arabes des banlieues débutent en 1983 une Marche pour l'égalité et contre le racisme (ou Marche des beurs) qui rassemble plus de 100 000 personnes à son arrivée à Paris. Leurs espoirs seront vite déçus La fin des années 1980 est marquée par la montée du Front national. En réaction, une partie de ces jeunes, en plein désarroi, se replie sur l'identité musulmane. C'est le début de l'affaire du voile (1989). A l'été 1995, une série d'attentats secoue la France. Khaled Kelkal, un jeune de Vaulx-en-Velin, devient l'ennemi public numéro 1. La confusion entre pratique de l'islam et islamisme s'amplifie. Dans les cités, jeunes Arabes et jeunes Noirs inventent, à partir du hip-hop américain, une contre-culture qui devient culture de masse. S'ouvre alors une période paradoxale. Alors que le pays célèbre dans l'hystérie les couleurs black-blanc-beur de 1998, la seconde Intifada (2000) devient un combat de substitution pour certains jeunes désorientés qui s'en prennent à la communauté juive. L'effondrement des tours jumelles en 2001 achève de stigmatiser les musulmans. A un moment où, pourtant, l'expression « musulmans de France » prend tout son sens. Au point que, en 2007, l'entrée au gouvernement de trois femmes issues de l'immigration Rachida Dati, Fadela Amara et Rama Yade apparaît à beaucoup comme aussi nécessaire que tardive."

  • Dissident du KGB (Le), Nicolas Jallot, 2010

    Étrange destin que celui de Viktor Orekhov, officier du KGB épris de littérature et de philosophie, qui va travailler secrètement pour la cause des dissidents communistes. Retour sur les raisons de son engagement et les conditions de sa résistance.

  • Merci Ovide !, Catherine Harnois, Jacques Meaudre, 2010

    Depuis plus de 60 ans l’école Decroly de Saint-Mandé dans le Val de Marne propose, de la maternelle à la fin du collège, une pédagogie différente qui respecte le rythme de l’enfant et ses centres d’intérêt, afin qu’il ait du plaisir à apprendre et à découvrir. Enfants, parents et enseignants y vivent une scolarité riche et épanouie. Jour après jour, l’équipe enseignante y mène un véritable travail de prévention au décrochage scolaire. Un documentaire au cœur de cette école.

  • D'égal à égales, CORDIER Christophe, MELIS Corinne, 2010

    Ce film s’intéresse à des pionnières. Elles sont migrantes ou filles d’immigrants, et syndicalistes. Elles ont choisi de s’engager face à la dureté des conditions de travail et à la précarité des salariés dans les secteurs du nettoyage, du commerce, des services aux particuliers, d’industries à l’agonie, où l’on retrouve nombre de femmes issues de l’immigration.

  • Super !, Laurent Graenicher, 2010

    Dans le huis clos d’un supermarché suisse, ce film plonge dans l’univers standardisé de la grande distribution en se concentrant sur l’activité ordinaire des hommes et des femmes qui travaillent dans « le ventre de la baleine ».

  • Koukan Kourcia ou le Cri de la tourterelle, Sani Elhadj Magori, 2010

    Un long voyage du Niger à la Côte d’Ivoire, à la rencontre des Nigériens poussés à l’exil il y a vingt ans par les chants d’une cantatrice, qui les incitaient à quitter leur pays pour trouver du travail et subvenir aux besoins de leur famille.

  • Jaffa, la mécanique de l'orange, TRABELSI PRODUCTIONS, SIVAN Eyal, 2010

    L'orange de Jaffa est l'un des symboles qui ont servi à construire le discours sioniste sur la Palestine. Ce film retrace l'histoire de Jaffa l'arabe, l'une des villes les plus prospères de Palestine. Progressivement l'histoire évolue vers un réalisme socialiste à l'israélienne où se développe le "travail juif" qui exclut les Arabes. L'oran (...)

  • Tortues ne meurent pas de vieillesse (Les), Hind Benchekroun, Sami Mermer, 2010

    Trois hommes âgés de près de 80 ans résident dans le nord du Maroc. Abdesslam, un musicien qui roule sa bosse à gauche et à droite et qui n’attend que le bon moment pour marier ses fils. Il y a Erradi, un aubergiste qui ne perd pas son sens de l’humour malgré les nouvelles technologies qui lui pèsent. Puis il y a Chehma, un ancien pêcheur qui s’arrêtera de travailler seulement si on l‘arrête. Trois destins au sein d’une région qui est loin de rouler sur l’or.

  • Et le fleuve coule encore, Carlos Pérez Rojas, 2010

    Depuis 2003, le gouvernement mexicain cherche à construire La Parota, un barrage hydroélectrique qui inonderait plusieurs villages au sud d’Acapulco. Et le fleuve coule encore nous mène au cœur de la résistance paysanne qui, à travers leur vie et leur travail, nous parlent de leur amour pour leur terre.

  • Profs sur le fil, Rebecca Houzel, 2010

    Ce film est l’occasion de se pencher sur les conditions et les méthodes de travail des enseignants français. Tiraillés entre des exigences contradictoires, les profs doivent jouer les équilibristes.

  • Vous êtes servis, Jorge Léon, 2010

    Jogjakarta, Indonésie, 2009. Dans un centre de recrutement, des femmes sont formées au métier de bonne. Elles y apprennent l’usage de micro-ondes, les règles de politesse, la langue de leur futur employeur et l’endurance au travail. Elles sont des dizaines de milliers à partir chaque mois vers l’Asie ou le Moyen-Orient dans l’espoir de ramener un meilleur salaire au pays. Mais l’espoir vire parfois au cauchemar : surexploitées, maltraitées, elles sont réduites à l’état d’esclave. Derrière la fonction domestique à laquelle on les destine, se déploie leur histoire qui se livre en regards, en paroles, en rires, en silences bouleversants.

  • Fix me, Raed Andoni, 2010

    Raed, auteur réalisateur, sorte de cousin palestinien de Woody Allen, a mal à la tête, au sens propre comme au figuré. Cela l’empêche de travailler. Armé d’humour et d’une certaine ironie, il interroge alors sa place dans la société palestinienne. Au risque de déconcerter sa propre famille et ses vieux amis, il décide de se faire soigner et de filmer sa psychothérapie..

  • Imposture (L’), Eve Lamont, 2010

    La tendance actuelle à faire de la prostitution un métier « comme un autre » est démentie par des femmes qui se sont prostituées. Avec lucidité et courage, elles dévoilent la face cachée de ce prétendu « travail du sexe » qui ne relève pas d’un choix éclairé procurant richesse, plaisir et liberté.

  • 28 de Morlaix (Les), Canal Ti Zef (Eric Le Lan / Kristen Falc’hon), 2010

    En 2007, les salariés de France Télécom à Morlaix (29) se sont mobilisés contre le «transfert de leur activité» à Brest. Après deux ans de lutte la direction cède. Récit d’une victoire collective qui nous amène à réfléchir sur le sens des luttes, du travail et des nouvelles méthodes de management…

  • D’égal à égales, Corinne Mélis, Christophe Cordier, 2010

    Ce film s’intéresse à des pionnières. Elles sont migrantes ou filles d’immigrants, et syndicalistes. Elles ont choisi de s’engager face à la dureté des conditions de travail et à la précarité des salariés dans les secteurs du nettoyage, du commerce, des services aux particuliers, d’industries à l’agonie, où l’on retrouve nombre de femmes issues de l’immigration.

  • France Télécom, malade à en mourir, Bernard Nicolas, 2010

    Quand harcèlement, dépressions et suicides faisaient partie du quotidien du groupe France Télécom Orange. Une enquête auprès des salariés de l’entreprise sur la souffrance au travail poussée à son paroxysme.

  • Temps des cafés (Le), Yaël Epstein, Grégory Mouret, Marilou Terrien, 2010

    Le temps des cafés retrace l’histoire singulière de ces lieux de retrouvailles et de convivialité qui ont joué un rôle essentiel dans la vie quotidienne des hommes venus du Maghreb pour travailler en France.

  • 88, l’art de la grève (Les), Sophie Paviot, 2010

    Le combat d’ouvriers intérimaire sans papiers de l’entreprise Man BTP pour obtenir leur régularisation par le travail.

  • Paris Saint Lazare, terminus des oubliés, Benoît Grimont, 2010

    La gare Saint Lazare: avaries de matériel, retards à répétition, incivilités, violence, grèves, poussent à bout les usagers mais aussi ceux qui y travaillent; Aujourd’hui, St Lazare craque de tous les côtés…

  • Merceron SCOP-SA, Romain Lardot, Gabrielle Gerll, 2010

    Licenciés suite à la cessation d’activités de leur entreprise, 28 ouvriers décident de racheter leur outil de travail pour reprendre à leur compte leur activité de carrosserie industrielle.

  • Molex, des gens debout (Les), José Alcala, 2010

    En juillet 2008, les employés de l’usine Molex de Villemur-sur-Tarn sont récompensés par leur direction pour la qualité de leur travail. Le 23 octobre suivant, ces mêmes dirigeants informent les employés de la fermeture du site pour raison économique. Les Molex décident de se battre et portent plainte contre leur direction pour ne pas avoir informé le Comité d’entreprise de sa volonté de fermer l’usine.

  • Hommes debout (Les), Jérémy Gravayat, 2010

    Histoires fragmentaires, réelles ou imaginées, de trois personnages ayant vécu et travaillé dans un ancien quartier populaire et industriel de Lyon.

  • Saison comme une autre (Une), Zhang Wenqing, 2009

    En Chine, des travailleurs saisonniers en quête de moyens de survie en terre lointaine.

  • Ni travail, ni famille, ni patrie, Mosco BOUCAULT

    "Ils étaient lycéens, étudiants, fils de paysans, ouvriers. Il y avait parmi eux des juifs, des étrangers et des communistes. Certains étaient nés en France, d'autres en Pologne, en Hongrie, en Roumanie, en Italie, en Espagne ou au Brésil. En 1939, ils ne se connaissaient pas. En 1943, ils prenaient ensemble les armes à Toulouse pour combattre l'occupant nazi et le régime de Vichy. Ils racontent."- BPI

  • Légende de la terre dorée (La), Stéphane Brasey, 2009

    Dans le sud du Para, le travail-esclave fait partie de la culture de la région. Malgré la menace des pistoleros, certains paysans se révoltent ou fuient, aidé par le Mouvement des Sans Terre - représenté ici par un prêtre français - et aux moyens limités de l’Etat. Malgré cela leur avenir reste incertain.

  • Bananas !*, Fredrik Gertten, 2009

    Juan “Accidentes” Dominguez travaille sur la plus grosse affaire de sa carrière. Représentant 12 Nicaraguayens, travailleurs dans des plantations de bananes, il s’attaque à la société Dole Food Company dans une bataille juridique inédite. La raison ? Avoir utilisé des pesticides interdits entraînant la stérilité, en toute connaissance de cause.

  • Vague à l'âme paysanne, 2009

    Trois paysans du Centre Bretagne livrent leur quotidien fait de travail, de plaisir, de contraintes, de doutes… entre dépendance à la manne européenne et fluctuations des cours. Le film explore ce « vague à l’âme », mais aussi la passion de ces hommes pour leur vie paysanne.

  • Mémoires du travail, André MARTIN, Paula ORTIZ

    Les représentations du travail par des jeunes élèves de Villiers-Le-Bel. Regards sur le travail des parents.

  • Mémoires du travail, André MARTIN, Paula ORTIZ

    Les représentations du travail par des jeunes élèves de Villiers-Le-Bel. Regards sur le travail des parents.

  • Espaces du travail - Réhabiliter, Michel QUINEJURE

    Films d'archives à l'appui, ce numéro d'"Architectures de l'habitat" retrace l'évolution des "espaces de travail", de la grande industrialisation, où l'ouvrier était soumis à la production tayloriste dans des ateliers aveugles, à la remise en cause du travail à la chaîne, à partir de la fin des années 1960, au profit d'espaces plus agréables à vivre. L'usine modèle Volvo, fondée en 1974 à Kalmar, en Suède, organise la hiérarchie complexe de vingt-sept équipes pluridisciplinaires autonomes dans des îlots ouverts sur l'extérieur. Structurés en forme d'étoile, les espaces de production réduits intègrent des salles de repos et assurent le confort et la sécurité du personnel. Dans les années 1990, il s'agit toujours de valoriser l'image de l'entreprise, mais aussi d'en améliorer la vie sociale. Les architectes Valode et Pistre ont conçu l'usine L'Oréal d'Aulnay-sous-Bois à partir des notions de flexibilité, d'autonomie et de communication : un jardin circulaire autour duquel s'ouvrent les ateliers de production. Aujourd'hui, l'organisation fonctionnelle des activités et, surtout, les relations de travail structurent des formes d'espaces plus variées. A Helsinki, chez Sol, la flexibilité de postes moins personnalisés inaugure une nouvelle manière de travailler ensemble, "là où il y a de la place", dans un décor d'architecture domestique. Annick Spay - CNC, Images de la Culture

  • Douro, travail fluvial, Manoel De Oliveira

    C’est en voyant le Berlin de Ruttmann, qui fut pour lui une leçon de technique cinématographique, que Manoel de Oliveira eut l’idée de consacrer un film à la ville de Porto.

  • Pas Oxom, KOMAN ILEL (KMN) MEXIQUE, 2009

    Interview de María López de Guaquitepec, dernière femme de la communauté à produire encore des poteries artisanales. María explique les techniques tout en travaillant l'argile sous l'œil de la caméra.

  • En comparaison, Harun Farocki, 2009

    « Je veux proposer un film qui apporte sa contribution au concept de travail. Qui compare le travail dans une société traditionnelle, par exemple en Afrique, dans une société en cours d’industrialisation, comme en Inde, et dans une société fortement industrialisée, en Europe ou au Japon. L’objet de la comparaison est le travail de construction des maisons d’habitation » (Harun Farocki).

  • Rebeliado (O), Bertrand Lira, 2009

    Le documentaire raconte la vie d’un ex-travesti, de son enfance difficile, marquée par le travail esclave, à la prostitution dans les rues de la capitale du Paraíba et sa conversion pour devenir pasteur évangélique. Après avoir construit son propre temple, aujourd’hui il réalise un travail d’aide à la communauté, au-delà de se dédier à celle qu’il considère sa mission principale : la conversion des homosexuels et des travestis.

  • Andiroba : Une lutte pour la terre, Jérôme Perret, 2009

    En 2005, le réalisateur visite l’Etat du Maranhão où plusieurs mobilisations sont organisées pour essayer de stopper l’achat de terres et l’expulsion de paysans par une entreprise responsable des plantations d’eucalyptus dans la région. Dix-huit mois après, le réalisateur revient dans la même région et suit le travail d’organisation et de militance auprès des associations et des mouvements sociaux mené par le prêtre José Vale dos Santos, influencé par la Théologie de la libération. En accompagnant le parcours du prêtre, le réalisateur esquisse un panorama des luttes et résistances des communautés locales.

  • Acontecências, Hidalgo Romero, Alice Villela, 2009

    Documentaire filmé dans le village Asuriní do Xingu, en 2007, pendant le travail de terrain de l’anthropologue Alice Villela. Le film est une réflexion sur les images capturées et sur les possibilités narratives qui s’ouvrent à partir de la relation entre le documentariste et les images. Il s’agit d’un regard poétique sur du matériel brut.

  • Les saisons, Artavazd PELECHIAN, 2009

    La vie dans les montagnes arméniennes est évoquée par des images étonnantes de la dureté du travail (transhumance, récolte des foins) et de l'émotion qui règne dans les fêtes. Poème cinématographique non-narratif, sans commentaire, sur une musique de Vivaldi, parfois interrompue par des sons synchrones [...]. ( Source : Nathalie Magnan / Images de la culture)

  • 20 años de lucha y esperanza, KOMAN ILEL (KMN) MEXIQUE, 2009

    Depuis 20 ans, le Centre des droits humains Fray Bartolomé de las Casas (San Cristobal, Mexique) travaille avec les communautés amérindiennes et les paysans de l’Etat du Chiapas. Ce film de 19 minutes retrace l’histoire du centre et les liens privilégiés qu’il entretient avec les communautés autochtones locales.

  • L’affaire Coca-Cola, GARCIA Carmen, GUTIERREZ Germán, 2009

    Les réalisateurs German Gutiérrez et Carmen Garcia dressent un réquisitoire accablant contre l’empire Coca-Cola, soupçonné d’être impliqué dans l’enlèvement, la torture et le meurtre de chefs syndicaux qui luttaient pour l’amélioration des conditions de travail en Colombie, au Guatemala et en Turquie.

  • Alami, Scandar Copti, Yaron Shani, 2009

    Le quartier d’Ajami, à Jaffa, est un lieu cosmopolite où cohabitent Juifs, Musulmans et Chrétiens. Le jeune Nasri, âgé de 13 ans, et son grand frère Omar vivent dans la peur depuis que leur oncle a tiré sur un membre important d’un autre clan. Malek, un jeune réfugié palestinien, travaille illégalement en Israël pour financer l’opération que sa mère doit subir. Binj, palestinien, rêve d’un futur agréable avec sa petite amie chrétienne. Dando, un policier juif recherche désespérément son jeune frère disparu… L’histoire de destins croisés au coeur d’une ville déchirée.

  • Vague à l’âme paysanne, Jean-Jacques Rault, 2009

    Trois paysans du Centre Bretagne livrent leur quotidien fait de travail, de plaisir, de contraintes, de doutes… entre dépendance à la manne européenne et fluctuations des cours. Le film explore ce « vague à l’âme », mais aussi la passion de ces hommes pour leur vie paysanne.

  • Petites mains (Les), Edie Laconi, 2009

    La déficience et le handicap mental sont-ils solubles dans le travail ? Ici, à l’institut médicoéducatif, de jeunes pensionnaires apprennent à travailler. Rétifs, dociles, mutiques, tendres, violents, ils se forment, ils produisent, ils se soignent, cependant qu’ils rêvent, qu’ils aiment ou se révoltent.

  • Petits pas (Les), Agnès Nassery, 2009

    Dans la cité des Francs-Moisins, à Saint-Denis, six femmes d’origine différente suivent un stage d’alphabétisation et de couture avec l’espoir de devenir autonomes, travailler, exister enfin, et aider leurs enfants à réussir…

  • 20 anos de lucha y esperanza, Collectif Koman Ilel, 2009

    Depuis 20 ans le centre des droits humains Fray Bartolomé de las casas (San Cristobal Mexique) travaille avec les communautés indigènes et les paysans de l’état du Chiapas.Ce film retrace l’histoire du centre et des liens privilégiés qu’il entretient avec les communautés autochtones.

  • Valvert, Valérie Mréjen, 2009

    Valvert, un hôpital psychiatrique de Marseille est le lieu où se côtoient médecins et patients.L’équipe soignante s’est mis en relation avec le Bureau des Compétences et des désirs qui travaille avec la Fondation de France sur un programme intitulé « Nouveaux commanditaires ».

  • Affaire Coca-Cola (L’), Carmen Garcia, Germán Gutiérrez, 2009

    L’empire Coca-Cola nage en eaux troubles. L’entreprise serait impliquée dans l’enlèvement, la torture et le meurtre de syndicalistes qui luttaient pour l’amélioration des conditions de travail en Colombie. Le documentaire nous entraîne sur les pas d’avocats en droit du travail et de militants de la campagne « Stop Killer-Coke!", alors qu’ils mettent tout en œuvre pour obliger le géant américain de l’industrie des boissons à répondre de ses actes.

  • Qu’elle était belle mon usine…, Nicolas Dupuis, 2009

    Juin 2005, le groupe Michelin annonce la fermeture de l’usine de Poitiers. Cette annonce arrive comme une bombe pour les employés et leurs familles. Leur usine, leur fierté, leur travail, leur repère, leur vie, tout d’un coup tout s’écroule …

  • Tarnac, un an après, Anthony Forestier, 2009

    Plus d’un an après l’arrestation et l’incarcération de neuf militants à Tarnac (Corrèze), les inculpés sont toujours sous surveillance policière stricte et sont toujours interdits de séjour dans leur village où ils ont leur lieu de vie et leur travail. Mais après une année d’instruction leur implication dans la destruction des caténaires des lignes TGV ainsi que leur appartenance à un groupe terroriste n’ont pu être démontrées par l’enquête.

  • Impossible - Pages arrachées (L’), Sylvain George, 2009

    Placé sous les auspices de Rimbaud, Lautréamont, Dostoïevski et Benjamin, ce film s’attache à témoigner des politiques iniques qui façonnent notre temps, du caractère « infernal » de certaines vies politiques (celles des migrants/des immigrés, des travailleurs, des chômeurs, des étudiants…).

  • Jeunes traces (Les), Sylvie Coren, 2009

    Ce film documentaire est partie prenante de l’action Soin et Culture dans le nord des Hauts de Seine pour que des jeunes en risque de désaffiliation puissent s’ouvrir à la société, se (re)donner confiance, travailler l’estime de soi et le respect de l’autre.

  • Terre du Sumud, Stéphane Valentin, 2009

    Malgré l’occupation, la construction du mur, la colonisation permanente et les checkpoints, les producteurs palestiniens continuent de travailler afin de garantir une économie indépendante des aides internationales qui tentent de transformer le peuple palestinien en un peuple de mendiants.

  • L'empreinte, Guillaume Bordier, 2008

    Une dizaine de travailleurs dans une boulangerie en Afghanistan. Douze heures par jour, chacun à son poste répète inlassablement les mêmes gestes sans plus même y penser. Dans ce grand ballet mécanique, la présence de la caméra va susciter leur curiosité et des réflexions sur le monde extérieur.

  • Au tribunal de l’enfance, Adrien Rivollier, 2008

    À travers le travail de deux juges pour enfants, un plaidoyer pour la protection des mineurs.

  • Portes ouvertes dans les foyers de travailleurs immigrés, Michael HOARE

    Samedi 12 mai 2001, le foyer Manouchian (ADEF) de Vitry-sur-Seine a organisé une journée "Portes ouvertes". Le 20 octobre 2001, le foyer Claude Tillier, Paris 12ème (Assotraf puis Aftam) a fait de même. Pourquoi les résidents et les délégués de ces foyers ont-ils estimé qu'il fallait inviter le quartier, les élus et les associations pour voir l'état de leurs logements. Pour deux raisons : - d'une part, leurs bâtiments sont très dégradés ; des programmes de rénovation sont annoncés depuis longtemps, mais prennent toujours plus de retard. Inexorablement, les conditions de vie se dégradent. Les résidents et les délégués ont voulu montrer aux voisins tout simplement comment ils vivent et l'état réel de leurs bâtiments. - d'autre part, si la rénovation pose tant de problèmes, c'est généralement parce que la recherche de nouveaux espaces pour héberger les gens qui vont être déplacés par l'amélioration du confort, ou pour héberger les occupants en surnombre, est très difficile. Le "desserrement" des foyers d'africains relève d'un vrai casse-tête. Les africains, et notamment les foyers d'immigrés africains, n'ont pas bonne presse en France. Pourtant ce sont des ouvriers, des employés des services, comme beaucoup de monde. Ce sont des gens qui vivent paisiblement. Les foyers, au vu du nombre de gens qui s'y trouvent, sont remarquablement tranquilles. Les espaces de vie communautaire présents (salle de prière, cuisine collective) profitent au tissu d'activités du quartier dans son ensemble. Ainsi c'est aussi pour combattre la mauvaise image qu'on leur attribue, que les résidents et les délégués de ces foyers ont décidé d'ouvrir leurs lieux, et d'inviter tous les intéressés à discuter de ce qu'ils y trouvent. Avenir vivable a filmé ces deux événements. Ces deux documents filmés rendent compte des journées en deux temps : à chaque fois une "visite des lieux" est suivi d'un débat. Les discussions réunissent responsables de l'Etat, (le délégué de la CILPI (Commission Interministérielle pour le Logement des Personnes Isolées), responsables locaux, gens du voisinage, résidents, délégués et membres d'associations de soutien. Ceci nous permet de saisir les enjeux, importants, de la rénovation des foyers de travailleurs immigrés, et de mesurer les blocages, lourds, qu'il s'agit encore de briser.

  • Fernand Pelloutier et les Bourses du Travail, Patrice Spadoni

    Fernand Pelloutier, syndicaliste, poète, anarchiste, mort en 1901 à l’âge de 33 ans, fut l’un des principaux artisans d’une expérience hors du commun, celle des Bourses du Travail. Le film met en lumière la richesse de cette grande oeuvre collective, à travers la biographie d’un des acteurs majeurs du syndicalisme naissant.

  • Navegar Amazônia, Jorge Bodanzky, 2008

    Navegar Amazônia, organisme basé à Macapá, travaille avec diverses communautés de l’État d’Amapá en utilisant plusieurs formes d’art et de technologie. À bord d’un bateau nommé Pasco Nunes, ces éducateurs effectuent un travail d’éducation environnementale, informatique, sociale et de préservation de leur culture en favorisant l’expérimentation et le développement personnel et global.

  • A chacun sa peine, MOUILLOT Réjane, 2008

    Jacques a fondé la ferme Moyembrie, où travaillent des adultes en cours de réinsertion. Ensemble, ils récoltent des légumes, élèvent des animaux, redécouvrent le rythme des saisons et les contraintes du travail agricole. Ce film évoque la relation entre des consommateurs de produits bio (les pirates de Montreuil) et les producteurs (les pa (...)

  • Sur les traces de Boimondau, Michel Chaudy, 2008

    Sur les traces de BOIMONDAU, la communauté de travail autogérée fondée à Valence par Marcel Barbu… Un voyage à travers la mémoire des anciens compagnons de cette entreprise horlogère pas comme les autres qui voulait faire du travail un outil d’émancipation collectif…

  • Françoise Dolto. Le désir de vivre, Serge Le Péron, 2008

    Nous assistons à travers deux cas traités au travail quotidien d’une femme médecin exceptionnelle, inventrice d’une discipline : la psychanalyse pour enfants…

  • Arbeiter verlassen die Fabrik, Harun Farocki, 2007

    Les travailleurs quittent l'usine Lumière. Le premier film de l'histoire cadre à l'image l'industrie elle-même et nous dit dans son modeste langage : "Regardez, nous pouvons enregistrer notre image en mouvement". Ce premier document nous donne une ébauche de ce qui, dès lors, sera rendu possible grâce au cinéma. Racontant cela, "La Sortie des usines" montre des séquences similaires tournées en cent années de cinéma. (Résumé éditeur)

  • Enfermement, Anne-Marie Filaire, 2007

    Le travail photographique d’Anne-Marie Filaire se situe particulièrement dans les zones dites « frontières » au Moyen Orient et Extrême Orient ainsi qu’en Europe. L’artiste dont la connaissance de ces régions est intime, a filmé en un unique travelling les photographies noir et blanc qu’elle a prises et organisées en panoramas.

  • Carvoeiros (os), Nigel Noble, José Padilha, 1999

    Le processus de production de charbon végétal vu à travers le quotidien de quelques familles de l’intérieur du Brésil. Portrait de la vie des charbonniers, véritables travailleurs semi-esclaves du XXIè siècle, qui partticipent malgré eux à la déforestation de l’Amazonie.

    Mots-clés : Travail, Travailleur, Travail esclave, Conditions de travail

  • Del otro lado de línea / The Other Side of the Line / De l’autre côté de la ligne, Joël Martins da Silva, 2008

    Pendant l’été 2008 ont eu lieu dans les villes de Tijuana et de San Diego les ateliers de cinéma d’animation du projet : “L’autre côté de la ligne, regards croisés Tijuana- San Diego”. Ces films sont le fruit d’un travail collectif de 22 jeunes adolescents et de 11 jeunes artistes frontaliers, épaulés par des cinéastes venus de France. Durant les ateliers, les enfants de chaque ville, avec l’aide et l’encadrement de jeunes artistes et d’étudiants, ont produit deux courts-métrages d’animation sur le thème : “L’autre coté de la ligne”. La ligne c’est la frontière. Il s’agissait d’imaginer ce qui peut bien se passer de l’autre côté de ce mur. Comme Isaac Newton, ils rêvent d’un monde où, au lieu de murs, ce sont des ponts qu’il faudrait construire.

  • RAS nucléaire - rien à signaler, Alain de Halleux, 2008

    Des ouvriers du nucléaire sortent de l’ombre pour dresser un tableau inquiétant de leurs conditions de travail et de sécurité. Une enquête exemplaire.

  • Traces et tracées ou nouvelles de l'esprit lasoté, Alain Agat, 2008

    Rencontres musicales pour faire revivre l'esprit du lasoté, une organisation musicale traditionnelle, pour un travail collectif des champs.

  • Manille, 2008

    Cette entreprise familiale installée sur le port de Lorient depuis presque 100 ans s’est spécialisée dans la fabrication de manilles, de gigantesques manilles. Dans une chaleur étouffante, des ouvriers parlent de leurs conditions de travail, des salaires médiocres, de l’individualisme, de la sécurité... Entre fierté et résignation, c'est une peinture un peu grise mais lucide d’un monde ouvrier en train de disparaître.

  • Meu Brasil (My Brazil), Daniela Broitman, 2008

    Dans l’État de Rio de Janeiro, plusieurs leaders communautaires participent aux activités de préparation du Forum Social Mondial à Porto Alegre. Le film nous montre le travail de chacun de ces leaders dans leurs communautés, la participation aux activités pendant le FSM, la formation, les rencontres, les difficultés d’organisation, les échanges, les articulations et la suite des travaux qu’ils réalisent quand ils retournent à leur communauté.

  • Crias da Piollin, Bertrand Lira, 2008

    A la fin des années 70, un groupe de jeunes occupe un monastère abandonné et crée un espace pour produire du théâtre (la Escola Piollin) ; cette expérience arrive à faire participer toute la communauté à un travail permanent d’art-éducation. C’est à partir de cette expérience qu’une des compagnies de théâtre les plus importantes du pays commence sa carrière. Le film « Crias da Piollin » raconte le parcours du groupe Piollin qui, au delà de sa trajectoire de succès, réalise des activités dans les écoles pour les enfants et les adolescents.

  • Le plafond de verre, Yamina BENGUIGUI, 2008

    Un documentaire qui évoque, témoignage à l'appui, la discrimination raciale dont sont victimes les personnes d'origine étrangère dans le monde du travail en France.

  • Histoire et mémoires des immigrations, 2008

    La collection "Mémoires et Histoire" répond à la demande des enseignants, de plus en plus confrontés à la problématique mémorielle : comment articuler l'étude de la construction de la mémoire et l'histoire enseignée à l'école, au collège et au lycée ? Elle énonce les exigences du travail d'analyse critique et de mise en perspective historique des témoignages oraux, des archives écrites, des documents, qui doivent toujours être replacés dans leur contexte. Elle relève la spécificité du rôle des historiens, des enseignants et des témoins. Ce coffret, réalisé par le CRDP de l'académie de Créteil avec la Cité nationale de l'histoire de l'immigration, est composé de deux DVD. Le premier DVD "Histoire des immigrations" rappelle les grands évènements qui ont marqué deux siècles d'immigration en France et s'interroge sur l'intégration progressive à la société française d'une communauté, celle des Portugais de France. Le deuxième DVD "Mémoires et enseignement des immigrations" observe la façon dont des enseignants abordent l'enseignement du fait migratoire avec leurs élèves et les réponses apportées par les différents professionnels concernés, scientifiques, pédagogues, historiens, acteurs sociaux, associations. Il s'intéresse aux combats à mener contre le racisme et la xénophobie, pour les droits de l'homme et au lien particulier tissé entre la France et l'Algérie. A une époque où la place et le rôle de l'immigration dans la société française et la lutte contre les discriminations sont au coeur de l'actualité, ce coffret propose des documents et des pistes de réflexion pour les enseignants et les éducateurs qui travaillent sur ces questions avec des jeunes.La richesse des sources, la diversité des pratiques constituent un élément de réponse à la crise d'identité que traverse une génération d'enfants dont la plupart sont nés ici, mais dont les parents viennent d'ailleurs. (Sceren CNDP)

  • Petites et grandes soustractions, Christine Thépénier, 2008

    D’un côté, un allocataire du RMI venu demander une aide ponctuelle ou un conseil, de l’autre côté, l’assistant du service social, calculette à la main, cherche des solutions… Des travailleurs sociaux, des étudiants et un sociologue dénoncent ces contrôles pour limiter les dépenses qui cachent le manque de moyens…

  • Paroles de marins, Jocelyne Mallet, 2008

    Des marins amoureux de leur métier ont la parole, une parole bien vivante et humaine : leur quotidien, les rapports humains, les inquiétudes et les joies sans oublier les différences de conditions et de salaires, d’heures de travail et de mois de congés… selon leur nationalité. Pourtant tous travaillent ensemble : la loi le permet, il y a une différence entre naviguer à l’abri d’une législation française ou sous une législation dite internationale quasi inexistante, et incontrôlable.

  • Du riz et des hommes, Sophie Cailliau, Charlotte Gille, Antonella Lacatena, Nicolas Stinglhamber, Yann Verbeke, 2008

    L’office du Niger est l’un des plus vastes périmètres irrigués d’Afrique. Des milliers de familles y travaillent sur de petites parcelles, pour produire du riz. Aujourd’hui, organisées en syndicat, elles se battent pour que l’Etat malien investisse dans l’aménagement de nouvelles terres au lieu de s’ouvrir aux investisseurs privés qui menacent leur survie.

  • Manille, Véronique Pondaven, 2008

    Le cadre c’est une forge familiale, presque centenaire installée sur le port de pêche à Lorient; un décor vieux, beau et rouge. Les hommes, ce sont les ouvriers qui y travaillent, une parole un peu grise, résignée mais lucide sur le travail pénible, les salaires médiocres, la sécurité qui laisse à désirer et en même temps la fierté de fabriquer encore des pièces uniques: des manilles.

  • Diplômés (Les), Gao Song, 2008

    En Chine, en 2004, trois diplômés tentent de trouver leur place dans le monde du travail.

  • Avec un seul poumon, Michèle Seutin, 2008

    Ce film nous fait découvrir, au fil des interviews de travailleurs, de chefs d’entreprises, de militants d’ONG palestiniens, une économie tant agricole qu’industrielle complètement ravagée par les dispositifs de l’occupation en Palestine.

  • Inland, Tariq Teguia, 2008

    Alors qu’il vit en quasi reclus, Malek, un topographe d’une quarantaine d’années, accepte, sur l’insistance de son ami Lakhdar, une mission dans une région de l’Ouest algérien. Le bureau d’études oranais, pour lequel il travaillait il y a encore peu, le charge des tracés d’une nouvelle ligne électrique devant alimenter des hameaux enclavés des monts Daïa, une zone terrorisée il y a à peine une décennie par l’islamisme.

  • Cité des abeilles (La), Marion Boé, 2008

    Ce film retrace l’histoire de la Cité des Abeilles : un projet utopique, né à Quimper dans les années cinquante, de la volonté d’une centaine de couples déterminés à travailler ensemble et à franchir les obstacles administratifs, financiers et culturels pour créer leur environnement de vie…

  • Working on it, Karin Michalski, Sabina Baumann, 2008

    Comment notre société réagit-elle à la rupture de ses normes de genre, au travail, dans la rue?

  • Remue-ménage dans la sous-traitance, Ivora Cusack, 2008

    Tourné sur une période de plus de quatre ans, ce film brosse un tableau de luttes où avec peu de moyens mais une volonté tenace, des individus organisés collectivement bousculent la loi de la soumission qui règne dans le monde du travail et en particulier dans la sous-traitance.

  • 9/3 mémoire d’un territoire, Yamina Benguigui, 2008

    Le 9-3 se dessine comme un territoire au début du XXe siècle. Paris délocalise ses industries polluantes au Nord Est. Les ouvriers parisiens, les paysans pauvres, les populations immigrées d’Europe et des anciennes colonies vont y travailler. Au fil des époques, les frontières du territoire du 9-3 se sont clairement dessinées. Tracé d’un processus d’exclusion à voir et à comprendre.

  • Chomsky & compagnie, Olivier Azam, Daniel Mermet, 2008

    A l’heure où impuissance et résignation l’emporte, le travail de Noam Chomsky est un antidote radical pour tous ceux qui veulent en finir avec la fabrique de l’impuissance et ses chiens de garde intello-médiatiques…

  • El empleo, Santiago Grasso, 2008

    Ce film d’animation met en scène des hommes et des femmes dont le travail est d’incarner des objets, portemanteau, chaise, …

  • Bulbul l’oiseau des villes, Mohammad Reza Hossaini, 2008

    Le film nous plonge dans le Kaboul populaire des petits laveurs de voitures réunis autour de Sakhidad dit Bulbul. Pour se prouver qu’il grandit, Bulbul parle comme les gens de la rue et adopte leurs manières. La moitié de la journée, il cherche du travail dehors. Il fait tout pour gagner de l’argent.

  • An prochain la révolution (L’), Frédéric Goldbronn, 2008

    Après Diego et La Maternité d’Elne, Fréderic Godbronn poursuit son travail autour de l’histoire et l’engagement à travers ce portrait de Maurice Rajsfus, enfant juif dont les parents moururent en camp et dont la vie fut révolte et militantisme contre toutes les formes de répression.

  • Boîte à idées (La), Thierry Maous, Richard Prost, 2008

    Dans le Pas-de-Calais, les cadres de l’association Chênelet et de la Scop Scierie et Palettes du littoral tentent d’aider les exclus à revenir sur le marché du travail

  • Nous, ouvrières de la Sogantal, Nadejda Tilhou, 2008

    En 1974, dans un Portugal libéré de sa dictature, les ouvrières de la Sogantal exigèrent d’autres conditions de travail. Aujourd’hui, l’usine a disparu, la lutte et celles qui l’ont menées semblent oubliée.

  • Bonheur national brut, Sandra Blondel, Pascal Hennequin, 2008

    Aujourd’hui de nombreuses personnes, producteurs, artisans, salariés remettent en cause notre mode de vie et questionnent les finalités d’une économie déshumanisée et dangereuse pour l’environnement : travailler oui, mais autrement !

  • Mai 68, les images de la télévision, Hugues Nancy, 2008

    Avec les images de la télévision, nous suivons au plus près les manifestations étudiantes, l’occupation de la Sorbonne puis des usines, l’intervention du gouvernement et enfin la lente reprise du travail jusqu’aux élections législatives du 30 juin. Pour mieux comprendre les enjeux de la révolte, quatre dossiers dressent un portrait de la société d’avant Mai 68.

  • Viviremos : enquête sur le commerce équitable : quelles idées pour quels résultats ?, DUBRUQUE Samuel, 2007

    Ce film rend compte des difficultés rencontrées par les acteurs engagés dans une démarche sincère de commerce plus équitable et de l'engagement pour que le travail, l'identité culturelle, la différence et la dignité soient respectés.

  • Songes lointains, Alejandro Legaspi, 2007

    En 1987, le « Negro », 11 ans, et le « Gringo », d'un an plus jeune, travaillent comme tant d'autres enfants au marché de fruits de Lima. Dans le court métrage Encuentro de hombrecitos (Rencontre de deux petits hommes), ils nous avaient parlé de leur vie, de leur travail et de leurs rêves. Vingt ans plus tard, nous les retrouvons. Le pays a changé, leur vie et leurs rêves aussi. Songes lointains est une réflexion, à partir des expériences de nos personnages, sur le passé, le présent et l'avenir du Pérou.

  • Fatmireh, 2007

    Fatmireh, 19 ans, vit à Mitroviça, au Kosovo. Elle s’apprête à partir à l’étranger pour poursuivre ses études et surtout continuer son travail pour la paix au Kosovo.

  • Cinema engenho, Dácia Ibiapina, 2007

    José Ribeiro de Medeiros, né en 1923, nous raconte son passé de projectionniste ambulant dans les usines et les villes de l’intérieur de l’Etat du Paraíba. Dans son garage, entouré de sa collection de projecteurs, il évoque son travail, de village en village, de fête en fête et son envie de transmettre cette collection à son petit-fils.

  • Teatro Mascarado na Bahia, David Van de Woestyne, 2007

    Un ancien théâtre dans un petit village dans l’Etat de Bahia est occupé et récupéré par des jeunes. Ils réaménagent le théâtre et commencent à produire des activités culturelles. Le film présente l’une de ces activités, une formation au théâtre de masques. Les jeunes construisent leurs masques, répètent et  font des exercices pendant trois semaines. A la fin, ils invitent les riverains pour une présentation de leur travail.

  • Champ sacré, Sonia Pastecchia, 2007

    Émigrer implique de faire un deuil, celui du territoire qui nous a vu naître et qui, une fois quitté, devient dans nos souvenirs un lieu sacré auquel on se rattache. Dans les années 50, les parents de la réalisatrice ont quitté leur village natal d’Esanatoglia dans les Marches en Italie pour partir travailler en Belgique. Depuis une trentaine d’années, de nouveaux migrants venus d’Europe et du monde entier viennent travailler dans cette région italienne redevenue prospère et certains s’installent au village. Au départ d’une trajectoire familiale, un récit polyphonique se tisse pour faire ressortir la parole vraie de ce processus de deuil et de renaissance qui peu à peu transforme profondément notre identité.

  • Himalaya, la terre des femmes, Marianne Chaud, 2007

    À près de 4000 mètres d’altitude, dans un décor aride de barres rocheuses et de montagnes dénudées, le village de Sking est l’un des plus isolés de la région himalayenne du Zanskar. Ici, les habitants dépendent entièrement du travail de la terre. Ce sont essentiellement les femmes qui prennent en charge les récoltes. Ce documentaire propose une immersion sensible et poétique dans l’univers de quatre générations de femmes pendant la saison des moissons.

  • Le pari du Paddy, WORMS Philippe, CIBIEN Laurent, 2007

    Des Vietnamiens se sont installés à Yélimané pour une mission d'au moins trois ans dans le cadre de la coopération sud-sud de la FAO, pour la gestion des terres et apporter une nouvelle vision de l'agriculture. Dans le même temps, des Brésiliens venus de São Paolo travaillent afin de sensibiliser la population autochtone à la gestion des d (...)

  • Un mur à Jérusalem, SALOME Franck, 2007

    A travers les témoignages de Palestiniens et de militants de plusieurs associations israéliennes de défense des droits de l'homme, ce film montre les grandes difficultés que rencontrent les Palestiniens dans la vie quotidienne, pour travailler, rencontrer leur famille, aller dans les hôpitaux. Le gouvernement israélien a prétendu construire (...)

  • El Ejido, la loi du profit, Jawad Rhalib, 2007

    L’exploitation des ouvriers agricoles immigrés dans le sud de l’Espagne, un esclavage moderne qui garnit les assiettes de l’Europe. Autrefois déserte, la région d’Almeria, dans le sud de l’Espagne, produit aujourd’hui un tiers de la consommation européenne hivernale des fruits et légumes et engrange les deux tiers des profits agricoles du pays. Un « miracle économique » sous serre qui repose sur le travail de près de 80 000 immigrés, pour moitié des sans-papiers.

  • 7,91 € de l’heure, costume compris, Arlette Buvat, 2007

    La sécurité a un succès fou. Mais de quoi s’agit-il vraiment ? Loin de ceux qui brassent l’idée, la réalisatrice a choisi de se mettre du côté de ceux dont c’est le travail.

  • Nord-Paradis, Christophe Lamotte, 2007

    Dans le nord de la France, Marie-Rose, 69 ans, dirige, avec un mélange étonnant d’autorité et de don de soi, un clan d’origine manouche qui travaille dans une casse.

  • Ironeaters, Shaheen Dill-Riaz, 2007

    La famine annuelle au nord du Bengladesh force des familles à l’exil vers le sud. Désormais travailleurs saisonniers, ils vont démanteler les pétroliers et autres portes conteneurs, déchets rouillés et même toxiques du monde occidental.

  • Paradis : trois voyages dans le monde, Elina Hirvonen, 2007

    Au centre de ce film, un Malien de 23 ans qui a laissé sa famille derrière lui pour construire une vie meilleure en Europe. Il trouve du travail dans une pépinière de tomates en Espagne mais n’obtient ni titre de séjour ni logement.

  • Cercle des noyés (Le), Pierre-Yves Vandeweerd, 2007

    Le Cercle des noyés est le nom donné aux détenus politiques noirs en Mauritanie, enfermés à partir de 1987 dans l’ancien fort colonial de Oualata. Ce film donne à découvrir le délicat travail de mémoire livré par l’un de ces anciens détenus qui se souvient de son histoire et de celle de ses compagnons.

  • Section enfants sauvages, Laurence Doumic, Eric Tachin, 2007

    Olivier décide d’emmener ses élèves de « classe d’enseignement adapté » dans l’aventure du théâtre, avec la complicité de David le comédien. Une année de travail, de doutes, d’invention, de renoncements et d’obstinations, jusqu’au spectacle.

  • Porteur d’eau (Le), Pascal Gélinas, 2007

    À travers la quête de l’eau potable, le documentaire Le Porteur d’eau raconte comment des villageois indonésiens - catholiques et musulmans - en arrivent à travailler ensemble.

  • Sans Terre, Bérangère Jannelle, Stéphane Pauvret, 2007

    Douglas est acteur et metteur en scène de théâtre à Sao Paulo et militant du Mouvement des travailleurs ruraux sans terre (MST), l’un des mouvements altermondialistes les plus puissants d’Amérique Latine, au sein duquel il lutte pour la culture et l’éducation. Le film est le récit d’une aventure théâtrale menée par lui avec des jeunes paysans sur une fazenda inexploitée et conquise par le Mouvement.

  • Odile Duboc, une conversation chorégraphique, Laszlo Horvath, 2007

    « Projet de la matière », créé en 1993, est une oeuvre à part dans le parcours d’Odile Duboc comme dans l’histoire de la danse contemporaine française. Le spectacle est fondé sur un travail de mémorisation des sensations éprouvées au contact de différents matériaux et textures : coussin d’air, matelas d’eau, tôle ondulée sur ressort.

  • Demandeur d’asile ou l’attente…, Peuple et Culture Corrèze, 2007

    A la suite d’une rencontre à Peuple et Culture avec deux assistantes sociales du Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile (C.A.D.A.) de Tulle, la participation à un atelier vidéo a été proposée aux demandeurs d’asile avec lesquels elles travaillent. Voici le premier film de ce travail collectif qui concerne Joseph.

  • Faim des paysans : une ruine programmée (La), Clément Fonquernie, Bruno Portier, 2007

    Comment est-il possible de souffrir de la faim quand on est soi même producteur de nourriture ? Pourquoi tant de paysans n’arrivent-ils pas à vivre de leur travail ?

  • Râ la réparatrice, Mamadou Kotiki Cissé, 2007

    C’est l’histoire de Râ, une jeune fille mère. Elle est fiancée et travaille en compagnie de ses collègues garçons au rythme des saisons.

  • Femmes précaires, Marcel Trillat, 2005

    En travaillant, aujourd’hui en France, les femmes sont paradoxalement héritières des conquêtes d’un siècle de luttes féministes et victimes de la persistance de discriminations, parfois de leur aggravation, dans un contexte de montée du chômage et de la précarité, de dérèglementation généralisée, de flexibilité, de travail à temps partiel imposé.

  • Agentes da libertade, Felipe Wainer, 2006

    Illustration par l’exemple d’une favela, du travail des agents de la liberté, programme d’aide à la réinsertion et au soutien des proches. Réflexion sur la justice, la prison et ses échecs.

  • Caminho da Escola Paraná, Heloisa Passos, 2006

    Un film sur les enfants des travailleurs da Serra Do Mar qui doivent faire jusqu’à 4 heures de marche par jour pour aller à l’école.

  • Knowledge is the beginning, Paul Smaczny, 2006

    Pianiste et chef d’orchestre, Daniel Barenboim travaille depuis des années à rapprocher Arabes et Israéliens.

  • Vive les vacances, Alain Pitten, 2006

    Vietnam : un pays émergeant où l’on travaille beaucoup en raison d’une main d’oeuvre bon marché. Dans une usine de fabrication de sacs dédiés à l’exportation, les 300 ouvrières attendent leurs 4 jours de vacances…

  • L'argent de l'eau, LALLIER Christian, 2006

    Ce double documentaire tient la chronique de l'arrivée des réseaux d'eau potable dans les bourgs ruraux du Mali. Le film "l'argent de l'eau" raconte le travail des acteurs de terrains, les controverses concernant le rôle des femmes, la perplexité devant la nouveauté, les difficultés de recouvrement de la redevance, etc. Le second DVD propose (...)

  • Commerce équitable : le café dans tous ses états, PICARD Christophe, 2006

    L'entreprise Lobodis est le premier torréfacteur-importateur français engagé sur le commerce équitable et agréé par Max Havelaar dès 1993. Elle présente ici ses relations avec les coopératives avec lesquelles elle travaille dans la durée, en Bolivie, au Pérou, au Rwanda et en Ethiopie. Les résultats sur l'amélioration du niveau de vie (...)

  • La dernière journée, Olivier Bourbeillon, 2006

    Le 1er juillet 2005, le marteau-pilon N° 125 Schneider et Cie, datant de 1867, a cessé son activité à l’ancien atelier des forges de l’arsenal de Brest. Le film raconte cette dernière journée, correspondant à celle des trois hommes qui travaillent sur cette machine.

  • Handerson e as horas, Kiko Goifman, 2006

    2006, São Paulo. Plus de 200 bus sont brûlés dans la banlieue sud, ce qui attire l’attention sur les conditions de transport de la population. Depuis l’intérieur du bus de 6H00 du matin, le réalisateur va suivre, en temps réel, le voyage de ces travailleurs vers le centre de São Paulo.

  • Conquista, Felipe Hutter, Flavia Vilela, 2006

    Conquista na Fronteira, une des grandes réussites du Mouvement des Sans Terres (MST) qui mène également un travail pédagogique et éducatif. Cette communauté de travailleurs pauvres et sans terre, s’est installée il y a plus de 30 ans près de Santa Catarina. Les 55 Familles sont organisées au travers d’une coopérative qui gère le travail collectif. Des interviews et moments de vie quotidienne retracent cette histoire.

  • Minha vida, processo de transformação, 2006

    Témoignage de Samuel Muniz de Arayo, dit Samuca, lors d’une conférence axée sur le développement humain et social, organisée par « REDES COMUNITARIAS » au SESC de Rio de Janeiro. Parcours de vie d’un homme, de la favela à la prison, de la prison aux associations communautaires avec lesquelles il travaille actuellement. Un récit d’expériences qui incite à la réflexion personnelle et collective.

  • Expedito, em busca de outros nortes, Beto Novaes, Aída Marques, 2006

    Ce film trace un panorama de la colonisation de l’Amazonie dans les années 1970. Expedito Ribeiro de Souza, travailleur originaire de l’état de Minas Gerais, part avec sa famille pour aller chercher un terrain dans l’état Amazonas. Son engagement dans les luttes syndicales et politiques l’emmène à une mort violente, provoquée par les fazendeiros. Les descendants suivent le chemin de lutte tracé par Expedito.

  • Zé Pureza : a trajetória de famílias na luta pela terra, Marcelo Ernandez, 2006

    Pendant les années ‘50 et ‘60, dans l’Etat de Rio de Janeiro, plusieurs luttes d’organisations paysannes ont eu lieu. L’un des principaux coordinateurs de ces luttes s’appelait Zé Pureza. En 2000, des centaines de familles du MST occupent une ferme dans la région et donnent le nom de l’ancien militant au campement. C’est le début d’une histoire que le réalisateur suivra pendant quatre ans. Les témoignages des membres du mouvement pendant cette période montrent toutes les difficultés affrontées par les familles comme les expulsions, les problèmes d’organisation, de manque de nourriture, d’argent, de travail. On comprend aussi les luttes pour avoir accès à la terre, les rêves et l’espoir des gens qui participe à cette histoire.

  • Torcedores, Julia Salles, Simon Ducamin, 2006

    En 2006, les cinéastes suivent les matchs de l’équipe du Brésil pendant la Coup du Monde de football. Ils filment dans différents endroits tels que les bars, les rues, chez les gens, sur les lieux de travail, une rédaction de journal… La ville s’arrête. Personne ne travaille. Les sentiments, les conceptions, les passions, les analyses, les souffrances, toute une variété de relations émergent autour de ce sport. Issus de différentes couches sociales, les interviewés nous montrent la richesse des rapports au football et la place qu’il occupe dans la vie des Brésiliens.

  • Tirailleurs, une mémoire à partager, Abdelati LAOUFI, 2006

    En Ile-de-France, un projet mémoire coordonné par Génération 2010 a eu pour objet de travailler sur la mémoire des anciens combattants d'Afrique qui ont fait le débarquement d'août 44 en Provence, afin de faire s'approprier ce pan de notre histoire par les jeunes des villes de banlieue. Il s'est agi de filmer et recueillir la parole de dizaines de personnes de diverses générations, en différents lieux pour parler de leur expérience ou de leur vision du débarquement. Parallèlement, le projet s'est adressé aux jeunes en abordant la question par le biais artistique (musique, poésie, danse) et ludique pour qu'ils se réapproprient plus facilement cette mémoire. Ce film retrace toute l'histoire de ce projet.

  • Doulaye, une saison des pluies, Henri-François IMBERT, 2006

    Je n'avais qu'un seul souvenir de Doulaye Daniako. Je devais avoir aux alentours de 5 ans, c'était probablement en 1971 ou 1972, à Châteauroux dans le centre de la France où nous vivions avec mes parents. [...] Quand j'avais huit ans, Doulaye est parti travailler à Oran en Algérie. Ils s'écrivaient régulièrement avec mon père et deux ans plus tard, en 76, Doulaye lui a annoncé qu'il rentrait au Mali. Mais il n'a jamais écrit du Mali pour dire qu'il était bien arrivé. L'été dernier, je me suis rendu compte que cela faisait déjà 20 ans que Doulaye était parti, et que depuis des années déjà, j'attendais qu'il réapparaisse. (Henri-François Imbert)

  • Torcedores, Julia Salles, Simon Ducamin, 2006

    En 2006, les cinéastes suivent les matchs de l’équipe du Brésil pendant la Coupe du Monde de football. La ville s’arrête. Personne ne travaille. Les sentiments, les conceptions, les passions, les analyses, les souffrances, toute une variété de relations émergent autour de ce sport. Issus de différentes couches sociales, les interviewés nous montrent la richesse des rapports au football et la place qu’il occupe dans la vie des Brésiliens.

  • Les peuples autochtones et les Nations unies, SOMMER Rebecca, 2006

    Ce film a été réalisé pour le Secrétariat de l’Instance Permanente sur les Questions autochtones de l’ONU, afin de sensibiliser l’opinion publique sur le travail et les revendications des peuples autochtones au sein des instances internationales. Il couvre l'histoire des peuples autochtones, présente les travaux de l'Instance et met l'a (...)

  • Ravaudeuses (Les), Joëlle Stéchel, 2006

    Documentaire sur les femmes relais de la banlieue nord de Paris : les ravaudeuses. Par leur propre expérience, elles ont identifié les nombreux besoins des populations migrantes quand elles arrivent en France : apprendre le français, soutenir le travail scolaire des enfants, résoudre les conflits familiaux, comprendre le fonctionnement des différentes administrations, obtenir un logement ou un droit de séjour… Une vraie solidarité intercommunautaire se crée ainsi autour de ces mamans médiatrices, promotrices et initiatrices. Des femmes qui exercent un nouveau métier, et qui sont devenues en dix ans des interlocutrices indispensables aux traditionnels acteurs sociaux. Une vraie reconnaissance.

  • Made in China, Jean-Yves Cauchard, Mathias Lavergne, Charlotte Cailliez, 2006

    À travers le portrait de Fan et Zhao, un couple de paysans mingong, travailleurs migrants attirés vers les lumières de la ville, « Made in China » dévoile l’envers du miracle chinois. Une armée de petites mains qui cousent, troussent, agrafent à la chaîne, fait la fortune de l’Empire du Milieu.

  • Cinq hommes et un garage, Basile Carré-Agostini, 2006

    Robert Lechevalier restaure de magnifiques motos anciennes dans le fond du garage. Il sautille, chante, savoure et s’épanouit en faisant ce travail pour lequel il ne compte pas ses heures. À côté de lui, deux mécaniciens et deux commerciaux s’occupent de préparer et de vendre des petites voitures sans permis. Le contraste entre Robert et les autres est saisissant, il nous permet de mieux voir ce qu’est le travail et ce qu’il pourrait être.

  • Love/other, the story of Claude Cahun and Marcel Moore, Barbara Hammer, 2006

    Deux femmes artistes surréalistes résistent a leur époque.Leur travail et destin ont été trop oublié.

  • En el Hoyo (Dans le trou), Juan Carlos Rulfo, 2006

    La construction du deuxième étage du périphérique dans la ville de Mexico, vue par les ouvriers qui travaillent sur le chantier.

  • Harkis, Alain Tasma, 2006

    1972, le sud de la France, en pleine forêt. Un camp de Harkis entouré de barbelés. Insalubrité, privation de liberté, couvre feu, tutelle administrative et financière infantilisante, travail obligatoire dans les champs constituent leurs conditions de vie. C’est dans ce camp que débarque la famille Benamar, famille qui fera tout pour s’en sortir….

  • Ouvriers de Tamaris, Gilles Remillet, 2006

    Le film en quatre parties, tourné entre 2000 et 2002 dans une fonderie du Gard (région d’Alès), présente le quotidien du travail ouvrier dans les principaux ateliers de l’usine ainsi que des indices relatifs aux normes régissant les relations ouvrières.

  • Lettre à ma sœur, Habiba Djahnine, 2006

    Le 15 février 1995, à Tizi Ouzou, Nabila Djahnine, présidente de l’association Thighri N’tmetout, tombait sous les balles d’un groupe armé. Depuis quelques années déjà, les islamistes s’en prenaient aux femmes, les obligeant, sous peine de mort, à porter le hidjab ou à abandonner leur travail. C’était, cependant, la première fois qu’une militante féministe payait de sa vie le prix d’une révolte radicale contre un ordre que le courant religieux entendait renforcer de nouvelles servitudes.

  • Putain d’usine, Rémy Ricordeau, 2006

    Des ouvriers d’une usine chimique s’interrogent sur le sens et la finalité du salariat en général et de leur travail en particulier.

  • Mon diplôme, c’est mon corps, Sophie Bruneau, Marc-Antoine Roudil, 2006

    En psychothérapie depuis janvier 2000, Madame Khôl travaillait comme femme de ménage pour cinq employeurs différents jusqu’au jour où elle fit une chute dans un escalier.

  • Jovanny et les saumons, Patrice Spadoni, Thibault Dufour, Farid Zeroulou, 2006

    Jovanny est un jeune précaire. Venu de province, il habite une petite chambre dans un Foyer de Jeunes Travailleurs à Belleville. Portrait d’un jeune révolté d’aujourd’hui, hors norme, dissertant sur la société et l’ennui…

  • Bamako, Abderrahmane Sissako, 2006

    Melé est chanteuse dans un bar, son mari Chaka est sans travail, leur couple se déchire… Dans la cour de la maison qu’ils partagent avec d’autres familles, un tribunal a été installé. Des représentants de la société civile africaine ont engagé une procédure judiciaire contre la Banque mondiale et le FMI qu’ils jugent responsables du drame qui secoue l’Afrique.

  • Traversée (La), Élisabeth Leuvrey, 2006

    Chaque été, ils sont nombreux à transiter par la mer entre la France et l’Algérie. Certains vont en France pour la première fois, d’autres terminent de brèves vacances au “bled”. Les plus âgés transportent avec eux les récits de la vie en France et ceux de l’histoire. Les plus jeunes disent l’Algérie, celle du manque de travail et de l’espoir de trouver un avenir.

  • Reimagine Work: Bristol Wood Recycling Project | The Hive, 2017

    Co-operatives UK

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Boca de Lixo, Eduardo Coutinho, 1992

    Il existe au Brésil des centaines de décharges publiques où vivent des milliers des personnes. Eduardo Coutinho suit le quotidien des gens qui ramassent des ordures dans une décharge près de Rio de Janeiro. Il les accompagne pendant leur travail, leur vie à la maison, il filme leurs histoires et les rapports qui s’établissent entre eux.

    Mots-clés : Travail, Conditions de travail

  • Des machines et des femmes, Théodora Escouflaire, 2005

    L’industrie du livre : travail à la chaîne, machinisme et productivité représentent les maîtres mots. Portrait d’une industrie essentiellement féminine.

  • Liebe Arbeit, Vanessa Lenzi, 2005

    Des femmes sur leur lieu de travail racontent les circonstances qui les ont amené à faire leur métier. Liebe arbeit (« Cher travail ») est un film très personnel qui pose la triple question de la contrainte, de la précarité et de la liberté de choisir son métier.

  • Pour l’amour du peuple, Audrey Maurion, Eyal Sivan, 2004

    Monsieur B. a travaillé pendant vingt ans comme officier de la Stasi et aimait son métier. Licencié après la chute du mur, il témoigne et remet sa carrière en question.

  • Pro dia nascer feliz, Joao Jardim, 2005

    Témoignages de collégiens sur leur vie quotidienne. Au delà du portrait de la jeunesse dans diverses écoles publiques au Brésil et la vision du personnel qui y travaille, ce documentaire donne à voir la fragilité du système d’éducation au Brésil et souligne les disparités sociales.

  • Toi et Moi, Caroline PUIG-GRENETIER, Caroline PUIG-GRENETIER, 2005

    Structurée en 10 épisodes, cette série, nourrie de témoignages, de photos, de courts reportages, de contes, de récits et de recettes culinaires, permet de comprendre, de façon concrète et vivante, cette valeur essentielle qu'est la fraternité. En mettant en images le quotidien d'un enfant et de ses parents d'origine étrangère, installés en France, chaque film permet d'apprécier pleinement les notions d'altérité et d'identité. Les différences culturelles apparaissent comme une richesse et la série montre comment générations et populations se mêlent harmonieusement. Ainsi, comprendre ces familles qui sont venues d'ailleurs pour vivre et travailler dans notre pays, c'est partager avec elles notre humaine communauté de destin. D'où la force et la beauté de cette série qui offrira aux enseignants l'occasion de mener de nombreuses activités pédagogiques avec les élèves. Les dix reportages : Ami originaire du Sénégal ; Touba originaire de Turquie ; Franxault originaire de Madagascar ; Mariela originaire du Chili ; Caroline originaire de Pologne ; Ramesh originaire de l'Inde ; Yellana originaire d'Algérie ; Liang originaire de Chine ; Aline originaire d'Arménie ; Salomé originaire de Suède.(Sceren)

  • Louis Malle Documentariste, Louis MALLE, 2005

    Cinq documentaires de Louis Malle VIVE LE TOUR - 1966 - 18 MN Image Jacques Ertaud et Ghislain Cloquet Louis Malle filme dans un court métrage l'atmosphère du Tour de France 1962. HUMAIN TROP HUMAIN - 1973 - 70 MN Les chaînes de montage de l'usine Citroën de Rennes en juillet 1972 ou la vision de Louis Malle du travail ouvrier. PLACE DE LA REPUBLIQUE -1974 - 95 MN Louis Malle plante sa caméra sur un coin de trottoir, Place de la République et aborde les passants. Une expérience renouvelée de cinéma direct et un état des lieux de la vie urbaine. GOD'S COUNTRY - 1985- 85 MN Courant 1979, Louis Malle, caméra au poing, fait étape à Glencoe, petite ville du Middle-West des Etats-Unis. C'est l'occasion pour lui de dresser un portrait exceptionnel de l'Amérique profonde, qu'il complète en 1985 en retournant sur place pour terminer son film. A LA POURSUITE DU BONHEUR - 1986 - 77 MN Pendant trois mois Louis Malle parcourt les Etats-Unis pour rencontrer quelques-uns des millions d'immigrés venus du Monde entier et arrivés récemment dans le pays. Arte video

  • Celui qui chante son mal enchante, Linda Ferrer-Roca, 2005

    Ce film développe une réflexion sur la capacité des chansons à raconter l’histoire et le monde ; il s’articule autour de celles que entendues par la réalisatrice durant son enfance, celles que son père, républicain Espagnol et ébéniste, chantait en travaillant.

  • 1 année et 1 jour, AMARAL Cacau, JOAO Xavier, COSTA Rafael da, 2005

    Après 366 jours, les occupants du campement 17 Mai (Rio) deviennent légalement propriétaires des lieux. Autour des préparatifs d’une fête, ils évoquent l’année écoulée avec émotion. Des Brésiliens qui travaillent, votent, aiment, rêvent. Des Brésiliens en lutte.

  • China Blue, Micha X. Peled, 2005

    Ce documentaire offre un rare aperçu de la transformation rapide de la Chine et de ses conséquences, à travers le portrait d’une jeune travailleuse. A l’opposé de l’image de travailleuses soumises, le film révèle une volonté farouche de se défendre et de résister.

  • Sisters in Law, Kim Longinotto, Florence Ayisi, 2005

    « Sisters in Law » suit la conseillère d’État et la présidente de la Cour dans leur travail quotidien : apporter leur aide à ces femmes déterminées à mettre un terme à des existences parfois trop malmenées.

  • H&M histoire d’une grève, David Futerman, 2005

    Les salariés grévistes de l’entrepôt du Bourget passent les fêtes de fin d’année 2004 sous la tente à bloquer les portes de leur lieu de travail. Ils témoignent avec beaucoup de sincérité de cette expérience, nouvelle pour nombre d’entre eux.

  • Tweety lovely superstar, Emmanuel Gras, 2005

    Quatre hommes et un enfant sur le toit d’un immeuble. Leur travail : le détruire. Leurs outils : leurs bras. Leur labeur de ce soir est leur labeur de chaque jour.

  • Justine, Yannick Coutheron, 2005

    Justine est une paysanne de 82 ans. Elle n’a toujours connu que la « culture » : le travail des champs et l’élevage des vaches.

  • Fin des haricots ? (La), Anne Butcher, 2005

    « Que mettrons-nous demain dans nos assiettes ? Et savons-nous vraiment ce que nous y mettons aujourd’hui ? » Sur un an, ce film suit le travail des maraîchers, des sélectionneurs et des chercheurs.

  • Messieurs (Les), Patric Chiha, 2005

    À la maison des artistes de l’hôpital psychiatrique de Gugging, près de Vienne en Autriche, quatorze peintres vivent et travaillent. L’écriture, souvent au centre de leurs œuvres, inspire ce film qui rend compte de leur rapport singulier et émouvant à la folie, à l’art et à l’Autriche, marqué par le souvenir et construit dans l’isolement.

  • Héritiers (Les), Paule Muxel, Bertrand de Solliers, 2005

    Sur les terres cultivées en Auvergne au début du XXe siècle par Pierre, cultivateur-vigneron, dit « le patriarche », on suit le destin de trois de ses fils qui ont hérité du travail de leur père. Puis de leurs familles…

  • Terre et cendres, Atiq Rahimi, 2005

    Rien ne bouge ou presque. Nous sommes en Afghanistan. Le vieil homme va annoncer à son fils qui travaille à la mine, le père du petit, qu’au village tous sont morts sous un bombardement.

  • Terre vivante, Jean-François Vallée, 2005

    Rien de moins qu’une révolution ! Des paysans bretons, aux prises avec des terres appauvries, lessivées, polluées et polluantes, cessent de labourer pour pratiquer le semis direct. Résultat : la terre travaille presque toute seule favorisant la santé écologique locale tout en donnant d’abondantes et saines moissons.

  • Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés, Marc-Antoine Roudil, Sophie Bruneau, 2005

    Chaque semaine, dans trois hôpitaux publics de la région parisienne, une psychologue et deux médecins reçoivent des hommes et des femmes malades de leur travail.

  • Monde moderne (Un), Sabrina Malek, Arnaud Soulier, 2005

    Saint-Nazaire, 2003, les Chantiers de l’Atlantique. Recours massif à la sous-traitance, fragmentation des équipes de travail, afflux de travailleurs de multiples nationalités… Un film remarquable sur la réorganisation du travail dans nos sociétés contemporaines.

  • Quand les salariés reprennent leur entreprise en SCOP : débat à la Fête de l’Humanité, 2017

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Jours précaires, Cyril Mennegun, 2004

    Un film qui montre le quotidien des « travailleurs pauvres », dans une ville de Belfort plus que morose. A travers le portrait de Corinne et de Patrick, Cyril Mennegun fait partager au téléspectateur le quotidien des « travailleurs pauvres », dans une ville de Belfort plus que morose.

  • Peões, Eduardo Coutinho, 2004

    Témoignages d’anciens ouvriers de l’industrie métallurgique dans la banlieue de São Paulo, qui ont pris part au mouvement de grèves en 1979/1980. Certains d’entre eux ont travaillé à l’usine avec Lula, alors à la tête du mouvement syndical. Récits de leurs parcours personnels, des luttes historiques et de leurs espoirs avec l’élection du président Lula.

  • MST - Brava Gente Brasileira, Gilberto Lima, 2004

    Le film dépeint la réalité des familles des colonies MST dans l’Etat du Paraná. Les colonies se produisent sur des terres occupées par le Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans Terre et sont fondées sur les principes de travail et de production collectives. Avec une production agricole excédentaire, des coopératives de commercialisation et de production ainsi que la construction d’écoles, cette colonie qui regroupe plus de 600 familles est un véritable exemple de réussite.

  • 1 ano e 1 dia, Cacau Amaral, João Xavier, Rafael Da Costa, 2004

    Après 366 jours, les occupants du campement 17 Mai (Etat de Rio) deviennent légalement propriétaires des lieux. Autour des préparatifs d’une fête, ils évoquent l’année écoulée avec émotion. Des Brésiliens qui travaillent, votent, aiment, rêvent. Des Brésiliens en lutte.

  • Verdade marcada pra viver, João Novaes, 2004

    Ce documentaire présente une brève histoire du cinéma documentaire et de ses deux principaux courants : le cinéma direct et le cinéma vérité. Le réalisateur analyse l’oeuvre et le travail du documentariste brésilien Eduardo Coutinho sous l’angle de ces théories. L’analyse de quelques uns de ses films et le témoignage des membres de son équipe nous donnent des informations plus riches sur sa façon de travailler et sur sa conception du cinéma.

  • 3x4 - Retratos da juventude de Goiânia, Cassia Queiroz, Pedro Novaes, João Novaes, 2004

    Comprendre ce que signifie être jeune aujourd’hui. Le Brésil compte 33 millions de jeunes qui restent parfois en marge des politiques publiques. Cette vidéo souhaite montrer cet univers. Il est le fruit du travail du Groupe de recherche jeunesse et éducation (NUPE) de l’Université Catholique de Goias (UCG).

  • Paroles de Chibani(a)s, Rabah MOSBAH, 2004

    C'est un film documentaire de 58 minutes sur les parcours des premiers immigrés maghrébins dans la région marseillaise. Deux années de travail ont été nécessaires pour briser le mur du silence. Avec au final, des paroles de chibanis* et de chibanias* qui mettent des mots et des dates sur des souvenirs et des vécus restés souvent secrets. Les récits se succèdent puis les anecdotes s'enchaînent les unes après les autres. Ils nous font connaître ou reconnaître ces hommes et ces femmes sous leur vrai visage sans céder aux clichés complaisants et misérabilistes. Mais c'est surtout les non-dits et les silences qui rendent les témoignages davantage émouvants et sincères. Pour cela, les anciens et les anciennes ont été interviewés chez eux; soit dans leur appartement, soit dans leur maison ou leur chambre de foyer. Ces personnes, anonymes et ordinaires voire même « sans histoire » pour ne pas déranger l'autochtone, racontent leurs parcours migratoires à la fois identiques mais jamais semblables. Quatre moments rythment la narration du film où les anciens parlent d'un Là-bas nostalgique puis d'Ici, la France, et de leur dure sédentarisation dans la région marseillaise. Ils ont du faire face à un demi-siècle de discrimination raciale, sociale et économique. Ils ont su résister par abnégation mais l'autocensure a du mal à maintenir encore sous silence toutes leurs souffrances et toutes leurs déchirures. Ensuite, ils racontent Maintenant : la vie familiale ici ou au bled avec leur joie, leur peine et leur crainte. Enfin, ils évoquent l'Après avec un mythe du retour galvaudé mais toujours d'actualité. Aujourd'hui, le risque d'une nouvelle déchirure avec la famille en France rend le retour au bled, vivant ou mort, difficilement réalisable mais situe l'avenir de la noria maghrébine entre les deux rives de la Méditerranée. (* ce terme désigne un vieil homme ou une vieille femme en arabe dialectal).

  • Mémoires d'immigrés, Yamina BENGUIGUI, 2004

    Dans ce film en trois parties : Les pères (55 min.) Les mères (52 min.) et Les enfants (53 min.), Yamina Benguigui s'est attelée à décortiquer les rouages de l'immigration maghrébine en France. La réalisatrice a réuni un ensemble de très nombreux témoignages, tous plus émouvants les uns que les autres. Les pères : ils sont arrivés dans les années cinquante. Sans famille, sans épouse. Regroupés par communautés villageoises, ils travaillent sans relâche en chantier, en usine... Faute de structures d'accueil, ils ont vécu dans des baraquements. Ce sont des hommes seuls, dociles, mobiles et rentables. Les mères : en France, elles ont plié leur voile, appris - quoiqu'analphabètes - à se déplacer en repérant les pancartes d'indication selon leurs couleurs... Elles sont devenues des individus à part entière. Rien ne les avait préparées à cette nouvelle vie, à la découverte de l'émancipation et personne ne songeait à les rassurer. Les enfants : nés en France ou venus en bas âge dans le cadre du regroupement familial, les enfants d'immigrés maghrébins vont subir de plein fouet, tout comme leurs parents, les contradictions de la politique qui leur est appliquée. (copyright Association des Trois Mondes)

  • Je de mémoire, 2004

    L'association Kyrnéa, dont l'action à travers l'opération "Un été au ciné-cinéville" vise à favoriser l'éducation à l'image et l'accès aux pratiques cinématographiques, publie dans ce DVD un choix de films produits en 2003 dans le cadre du projet "Devoirs de mémoires", complété de témoignages de participants aux ateliers de réalisation. Les objectifs de cette opération sont : travailler autour de la mémoire commune et/ou individuelle, mémoire des gens, mémoire des sites, mémoire des populations issues de l'immigration ; proposer aux participants de se replonger sur la mémoire de leurs origines ; offrir aux participants la possibilité de réfléchir sur la transmission culturelle intergénérationnelle, sur la construction de leur identité et de prendre la parole.Les documentaires présentés abordent le thème de l'immigration sous différents angles : la question des origines à partir des récits et des paroles de femmes, d'hommes, d'adolescents, d'enfants, d'artistes (Sillons et sillages, Mon histoire dans l'histoire, D'ici et d'ailleurs), l'itinéraire d'une communauté (Du Cambodge à Annonay), le centre de Sangatte (D'une rive à l'autre), la tenue vestimentaire et les relations entre jeunes (Mode en France, Des filles et des garçons).

  • Nadie se fue, Collectif, 2004

    En Argentine, suite à l’insurrection de 2001, ont émergé des luttes sociales innovantes, des réalisations alternatives, notamment des expériences d’autogestion et d’organisations horizontales. Beaucoup de travailleurs ont récupéré les entreprises qui les avaient précédemment licenciés, pour en reprendre la production, sous contrôle ouvrier ou sous forme de coopératives améliorées.

  • Metzer entre les murs, Anne Abitbol, 2004

    Au Kibboutz Metzer, Israéliens, Arabes israéliens, Palestiniens dialoguent et travaillent ensemble, malgré la guerre. Metzer, paradis d’hommes libres devenus prisonniers de leurs propres rêves. Dans les années 60, ils étaient le symbole et les héros d’Israël. Aujourd’hui, ils sont une minorité que l’on respecte sans écouter.

  • Coopérative des femmes pour la dignité, Réalisation collective, 2004

    Documentaire réalisé en majorité par des femmes tzeltales qui travaillent dans 17 villages répartis sur trois municipalités. Elles parlent de leur expérience d’organisation pour travailler ensemble dans la dignité.

  • Ma vie est mon vidéo-clip préféré, Lee Show-Chun, 2004

    La vie d’une jeune Chinoise sans-papiers qui vit et travaille à Paris, comme beaucoup de clandestins, dans la fabrication du prêt-à-porter.

  • Vallon des pins, Laëtitia Moreau, 2004

    Cette série documentaire en trois volets est unique en son genre. Fruit d’une immersion d’un an au sein du collège Vallon-des-Pins, classé ZEP, cette chronique suit le travail quotidien d’une équipe enseignante pour laquelle une intégration réussie passe par un respect scrupuleux de notre devise républicaine : liberté, égalité, fraternité.

  • Podcast: Cheyenna Weber on the History and Future of the Solidarity Economy, 2017

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Nucléaire et l’homme (Le), René Baratta, 2003

    Ce documentaire traite des conditions de travail et de santé des salariés de la soustraitance dans le secteur nucléaire. Il analyse également les questions de statut et de représentation syndicale.

  • EUROFENCE SCOP - Reportage réalisé par deux étudiants de l’Institut du Journalisme - Paris Dauphine, 2017

    Mot-clé : coopératives de travail

  • SCOP Pré vert, 2017

    Mot-clé : coopératives de travail

  • SCOP CORETEC, 2017

    Mot-clé : coopératives de travail

  • SCOP Blanchon SN, 2017

    Mot-clé : coopératives de travail

  • SCOP Solaco TP, 2017

    Les Scop

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Transfer a business to its employees: an accountant testimony (Transmettre à ses salariés un expert-comptable témoigne), 2017

    Les Scop

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Amiante, le prix du silence, Daniel Cattelain, 2003

    Plus de 100 000 décès liés à l’amiante sont attendus en France d’ici 2025. Comment a-t-on pu en arriver là ? Pour répondre à cette question, revenons à Condé-sur-Noireau, gros bourg du Calvados où l’on a travaillé l’amiante pendant plus d’un siècle.

  • Paysan et rebelle, un portrait de Bernard Lambert, Christian Rouaud, 2003

    En retraçant la vie de Bernard Lambert, paysan de Loire-Atlantique, député à 27 ans puis figure mythique des luttes paysannes dans l’Ouest au cours des années 1970, fondateur du mouvement des « Paysans travailleurs » et père spirituel de José Bové, " Paysan et rebelle " remonte aux sources de la contestation paysanne d’aujourd’hui et parcourt un demi-siècle d’évolution de l’agriculture en France.

  • Flying solo, Alex MacLean, Odile Fillion, 2003

    Pilote d’avion, architecte diplômé de Harvard, spécialiste de l’environnement et photographe spécialisé dans les vues aériennes, Alex Maclean survole le territoire des États-Unis et en donne des images étonnantes, à la fois documents d’analyse et œuvres d’art. Odile Fillion l’a accompagné dans ses expéditions et a rencontré avec lui les paysagistes, les chercheurs en urbanisme ou les galeristes d’art qui suivent son travail.

  • Facteur Toubab, François Christophe, 2003

    François Christophe interroge la nature des liens forts qu’il a noués au Sénégal au cours de ses nombreux séjours. Yelli, son ami sénégalais est travailleur clandestin en Italie et le reste de sa famille vit sans moyen au Sénégal. Le réalisateur qui seul peut voyager librement, est au centre d’un échange de lettres filmées dont il est à la fois l’initiateur et le messager, et ce dispositif lui permet d’expérimenter ce qui lui semble essentiel dans l’acte de filmer : relier ce qui est séparé.

  • L'engagement de Carole, Laurence AYONG LEKAMA, 2003

    Les jeunes issus de l'immigration ont surmonté quelques fois beaucoup d'obstacles pour décrocher des diplômes d'études supérieures. Seulement, lorsqu'ils arrivent sur le marché du travail les portes restent fermées. Carole connaît ce parcours mais elle a eu la chance d'avoir un poste à responsabilités. Aujourd'hui, elle le quitte et met son expérience de chargée d'insertion au service de son association qui se charge de l'intégration professionnelle de ces jeunes diplômés.

  • Entre ici et là-bas, Céline THIOU, 2003

    Film documentaire de 5O minutes coproduit par France 3 Bretagne Pays de Loire et 24 images. Des travailleurs immigrés, du Mans, témoignent de leurs parcours en France. Ils sont arrivés jeunes sans intention d'y rester, 30 ou 40 ans plus tard, sans leurs familles, que sont-ils devenus? Ce film est associé au livre "Là-bas ma tête, ici mon corps" de Mohamed Nema.

  • Sacrifice (Le), Emanuela Andreoli, Wladimir Tchertkoff, 2003

    Anatoli fait partie de ces centaines de milliers d’hommes qui dans les jours qui ont suivi la catastrophe de Tchernobyl en avril 1986 ont travaillé à la décontamination du site, des villages, des routes et des champs alentour et à la construction improvisée du sarcophage recouvrant le réacteur n°4 en fusion pour éviter qu’il ne s’effondre provoquant une explosion atomique 20 à 50 fois supérieure à celle d’Hiroshima. Ces hommes appelés « liquidateurs » ont travaillé dans des conditions de radioactivité extrêmes, déblayant les décombres de l’explosion à la pelle ou à la main, avec pour seule protection un tablier de plomb.

  • Frans Krajcberg, portrait d’une révolte, Maurice Dubroca, 2003

    Portrait de l’artiste brésilien Frans KRAJCBERG, qui exprime sa révolte contre la destruction de la nature par l’homme au travers de ses œuvres. Maurice Dubroca a suivi le travail de l’artiste dans son atelier et au cours de ses pérégrinations et a évoqué avec lui sa vie, son œuvre

  • Ouvrières sans patron, Sandra Godoy, Jaime Gabriela, 2003

    Une des expulsions d’une fabrique de vêtements occupée et autogérée par les travailleurs. Ce film est une illustration du rapport de force social en Argentine en 2003

  • Destin postal, Daniel Ropars, 2003

    Le centre de tri postal de Paris-Landy dans le 18ème a fermé ses portes pour cause de restructuration des activités de la Poste. C’est là que travaillait l’auteur du film.

  • En quête d’asile, Anne Georget, 2003

    A l’OFPRA, des fonctionnaires instruisent les demandes d’asile politique en France. Comment savoir si une demande est fondée au regard des critères de la Convention de Genève ? En scrutant le travail des fonctionnaires, leurs entretiens avec les demandeurs, leurs questions et leurs doutes, le film porte un regard indispensable sur la question des réfugiés.

  • Traces de futur, 2002

    Documentaire d’anticipation. Mona Fox travaille pour le Centre de Recherche Onirique Internationale. Elle débarque à Terre de l’Île, ville port de la côte Atlantique Nord. Sur le quai des langoustiers, face à l’île dont la ville tient son nom, elle installe un vidéomaton. A l’entrée, une question : " A quels futurs rêvons-nous ?  "  Les Terriens habitants de Terre de l’Île sont invités à confier leurs rêves, autant de Traces de futurs en route… Parallèlement à cette captation onirique, Mona entreprend un tour de la ville, à la recherche des chantiers en cours.

  • Envoyés spécieux, Les habitants du quartier des Courtillières à Pantin, 2002

    Cette série de films courts est le fruit d’un travail mêlant professionnels, semi professionnels et amateurs, qui abordent avec humour et sans préjugés, différents problèmes négligés par les médias dominants.

  • Foyer des hommes discrets (Le), Nathalie Joyeux, 2002

    Documentaire sur les résidents d’un foyer de travailleurs immigrés à Romainville.

  • Quête en terre aborigène, Barbara Glowczewski, 2002

    Présenté sous forme de Dvd interactif dans de nombreux musées, le travail croisé de création et de recherche d'un cinéaste aborigène et d'une anthropologue. Indispensable pour comprendre l'univers aborigène.

  • Chambre de bonne, CITYZEN TELEVISION, ZWEITES DEUTSCHES FERNSEHEN (ZDF) PARIS, LES FILMS DU VILLAGE, RETTIG Maija-Lene, 2002

    Ce documentaire raconte, au travers de témoignages et de l'expérience de la réalisatrice, une histoire du logement et des conditions de vie à Paris, lorsque l'on y arrive sans grands moyens, pour y étudier, travailler, vivre. On vit alors dans cette unique petite pièce, exiguë, servant tour à tour de salon, chambre, salle à manger, salle d (...)

  • Comment peut-on être français ?, ARTLINE FILMS, FRANCE 5, ZOKA Négar, 2002

    Que faut-il d'autre ou de plus pour être français ? C'est la question que pose ce film, mêlant réflexions liées à l'immigration et à la citoyenneté, à travers le parcours de ceux qui vivent, étudient ou travaillent en France, dans l'attente et l'incertitude de devenir pleinement citoyens français.

  • Chiclete e a Rosa (O), Dácia Ibiapina, 2002

    Ce film relate, après l’exode vers une favela péri-urbaine, la recherche de conditions de vie et de travail meilleures que celles du monde rural de Bahia. Vendeurs à la sauvette pour tout le monde : fleurs, chew gum, vendus à l’unité, permettront peu à peu de ne pas sombrer, avec l’espoir d’un avenir meilleur. Face à la caméra, la joie et l’optimisme n’occultent en rien l’analyse du système de pauvreté dans lequel ils sont.

  • Un jour, je repartirai, Chantal RICHARD, 2002

    Aux confins d'une ville de la Loire, dans un foyer de travailleurs immigrés, des hommes âgés déambulent dans les couloirs, s'assoient un moment sur un banc ou prennent un café. Tous semblent attendre~Au fil des jours, entre un repas à préparer ou une promenade solitaire, certains d'entre eux se confient sur leur vie passée à travailler en France ; sur ce qui les retient ici à l'âge de la retraite, loin du Maroc ou de l'Algérie, alors qu'ils avaient rêver de repartir un jour~(résumé au dos de la jaquette de la cassette vidéo).

  • La véritable histoire du bus 402, André VAN IN, 2002

    Pensée au milieu des années 60 pour désengorger l'agglomération parisienne, Evry-Ville Nouvelle est, le long de la Seine, une de ces cités utopiques fondées par des urbanistes et des architectes pour intégrer l'habitat, le travail et les loisirs en favorisant le contact et la vie communautaire entre habitants. Mais très vite la crise a stoppé toutes les ambitions et certains quartiers se sont ghettoïsés, devenant le déversoir d'une population pauvre et marginalisée pour laquelle il y a peu d'espoir de travail et de perspectives d'intégration. Le film explore la vie du quartier des Pyramides en suivant le trajet du bus 402 qui traverse la ville et de nombreux quartiers dits « difficiles ». Le bus est l'une des cibles préférées des jeunes lorsqu'il traverse « leur » territoire. Constatant l'augmentation des altercations plus ou moins violentes, le service des transports publics a mis en place un réseau de prévention qui implique des jeunes, habitants du quartier. Pour ces médiateurs, le dialogue et la prévention sont les seules armes possibles face à une jeunesse qui a le sentiment de vivre « en fin de zone ». De longues séquences du film nous font assister à leur entraînement à base de jeux de rôles. Comme son film précédent, La Commission de la Vérité, André Van In part ici à la rencontre de ceux qui croient encore à la réconciliation, au dialogue et à la responsabilité. Ce film a été primé au festival Cinéma du réel en 2002. (Résumé de la Direction du livre et de la lecture / BPI)

  • René Vautier, cinéaste franc-tireur, SOULIER Arnaud, MALEK Sabrina, 2002

    Ce documentaire part à la rencontre du cinéaste René Vautier. À 72 ans, longtemps censuré, il reste, encore aujourd'hui, peu connu du grand public. Pourtant, son parcours atypique a fait de lui un symbole du cinéma engagé. Le film l'accompagne dans son travail d'aujourd'hui, de la Bretagne à la Région Parisienne, et revient sur son œuvre et son expérience passée, essayant de montrer comment s'articulent engagement politique et travail cinématographique.

  • Laissez-passer, Bertrand Tavernier, 2002

    A Paris, le 3 mars 1942, sous l’Occupation allemande, deux hommes voient leurs destins se croiser et s’entremêler. D’un côté, Jean-Devaivre, un assistant-metteur en scène, trouve le moyen de camoufler ses activités clandestines de résistant en travaillant pour la Continental, une firme cinématographique allemande dirigée par le Docteur Greven et qui produit des films français depuis 1940. De l’autre, Jean Aurenche, un scénariste-poète, refuse de travailler pour les Allemands et s’engage par la plume dans une lutte héroïque contre l’envahisseur nazi.

  • Amours zoulous, Emmanuelle Bidou, 2002

    Dans un village de la région du Natal, en Afrique du Sud, les femmes sont les gardiennes du foyer. L’absence des hommes, partis travailler en ville à Johannesburg ou à Durban, instaure une organisation de la vie et du travail dirigée par les femmes.

  • Domestic violence 2, Frederick Wiseman, 2002

    Depuis le tournage de Domestic Violence 1, la loi américaine réprimant les actes de violence conjugale a été durcie. Frederick Wiseman se penche à nouveau sur le traitement institutionnel de ce problème en filmant, cette fois-ci, le travail des tribunaux.

  • Gueules de l’emploi (Les), Martine Delumeau, 2002

    La réalisatrice donne la parole à quatre personnes victimes de discrimination dans le travail et à un consultant spécialiste de cette question. Les témoignages montrent la souffrance que provoque ce délit et la nécessité de porter plainte.

  • Antoine Bonfanti, traces sonores d’une écoute engagée, Suzanne Durand, 2002

    Portrait d’Antoine Bonfanti, l’un des chefs opérateurs du son les plus engagés de sa génération, a travaillé avec les plus grands cinéastes, Godard, Resnais, Oury ou encore Chris Marker et André Delvaux.

  • Quoi après ?, Yannick Coutheron, 2002

    Etienne est mort le 6 janvier 1999. Il avait 16 ans. Il était mon unique frère, handicapé physique et mental suite à l’opération d’une tumeur au cerveau à l’âge de 4 mois. Je revisite les traces qu’il me reste de lui. Je reviens sur cette expérience familiale et accompagne mes parents dans le travail de deuil. Affronter l’absence pour mieux l’assimiler puis repartir dans la vie.

  • Paysan et rebelle, un portrait de Bernard Lambert, Christian Rouaud, 2002

    En retraçant la vie de Bernard Lambert, paysan de Loire Atlantique, figure mythique des luttes paysannes dans l’Ouest au cours des années 1970, fondateur du mouvement des « Paysans travailleurs » et père spirituel de José Bové, « Paysan et rebelle » remonte aux sources de la contestation paysanne d’aujourd’hui et parcourt un demi-siècle d’évolution de l’agriculture en France.

  • Usine désenchantée (L’), Agnès Poirier, 2002

    46 ouvriers de l’usine Renault du Mans, parce qu’ils s’opposaient au licenciement d’un des leurs, ont été déférés au tribunal correctionnel. Chronique d’un évènement qui invite à s’interroger sur la relation au travail qu’entretiennent l’ancienne et la nouvelle génération.

  • J’ai rêvé d’une grande étendue d’eau, Laurence Petit-Jouvet, 2002

    Dans sa consultation d’ethnopsychanalyse à l’Hôpital Avicenne de Bobigny, Marie Rose Moro reçoit des familles migrantes, venues d’Afrique, d’Asie, du Moyen Orient et d’ailleurs. Là, les patients peuvent exprimer ce qui leur arrive, sans se couper de leurs croyances, de leurs coutumes, ni de leur histoire. Lieu d’invention autant qu’espace clinique d’exception, ce service a accepté qu’une caméra témoigne du travail sensible qui s’y déroule.

  • Les filles de la sardine, 2001

    Elles sont encore 300 environ à travailler dans la dernière et la plus ancienne conserverie de Douarnenez. Embauchées depuis quelques mois ou à poste depuis des années, à l'usine et " hors les murs ", " les Filles de la sardine " nous racontent leur quotidien, leurs premiers jours, les conditions de travail, les copines, la solidarité, les revendications, leurs rêves.

  • Marché capif, Bernard Cauvin, Anne Vuagnoux, 2001

    Un documentaire qui traite du travail en détention car en prison comme à l’extérieur, le travail reste l’unique source de revenus pour les détenus et une aubaine pour les nombreuses entreprises qui en profitent. Grâce à une véritable enquête journalistique, Bernard Cauvin et Anne Vuagnoux ont appréhendé les relations, pas toujours claires, entre l’administration pénitentiaire, les entreprises et les détenus.

  • Paysans de Citroën (Les), Hubert Budor, 2001

    En 1960, ils avaient 20 ans et pensaient rester travailler à la ferme familiale. Mais les exploitations agricoles dépassées et exsangues devaient s’agrandir ou disparaître.

  • Du pain et des roses, Ken Loach, 2000

    Le combat de travailleurs latinos fraîchement immigrés à Los Angeles, devenus gens de ménage dans une multinationale.

  • Puisqu'on vous dit que c'est possible, SCOPECOLOR, MARKER Chris, 1973

    En 1973, après l’échec des négociations salariales avec la direction des usines des montres Lip, les ouvriers se mettent en grève. Ils séquestrent la direction et en appellent au gouvernement. Au bout de quelques jours ils décident de s’approprier l’entreprise et reprennent le travail en autogestion. Dès les débuts de l'occupation, la (...)

    Mot-clé : Travail

  • Sale histoire (Une), Antoine Tracou, 2001

    12 décembre 1999. L’Erika, pétrolier maltais de 180 mètres, coule au large de Belle-Ile. Dans les semaines qui vont suivre, l’épave de ce bateau affrété par Total Fina, laissera s’échapper les deux tiers de sa cargaison, soit 20 000 tonnes de fuel, repeignant en noir 450 km de côtes. Pendant près d’un an et demi, le réalisateur a suivi les bénévoles, les ingénieurs et les militaires travaillant sur les chantiers de dépollution.

  • Paysans de Citroën, 2001

    En septembre 1961, Citroën ouvre sa toute nouvelle usine à Rennes. Le recrutement est exclusivement dirigé vers les campagnes environnantes, riches en main d’œuvre travailleuse et docile. Ils sont ainsi 12 000 jeunes paysans à quitter leur ferme pour aller gagner leur vie dans cette gigantesque usine.

  • Etre ailleurs...ici, Evelyne RAGOT, 2001

    Les Arméniens sont arrivés en France à partir de 1923, en provenance des orphelinats et des camps de réfugiés de Syrie, du Liban et de Grèce. De Marseille, leur port d'arrivée, ils ont émigré vers les centres industriels de la vallée du Rhône. Décines, dans la banlieue est de Lyon, fut un lieu de concentration très important, autour de l'Usine de la Soie qui fabriquait de la rayonne et employait plus de 50% d'Arméniens. Elle l'est restée avec l'arrivée plus tardive des Arméniens du Liban qui ont émigré dans les années 70. La famille Mardirossian illustre, sur trois générations, le parcours classique d'une famille arménienne de Décines, des débuts difficiles à la réussite de certains de ses membres. C'est une famille très impliquée dans la vie communautaire : Jules Mardirossian est un militant actif de la cause arménienne, son frère Edouard est un des piliers de la vie associative de Décines et sa fille ainée travaille à Erevan à la reconstruction de l'Arménie indépendante. A travers le parcours et les différents points de vue des membres de cette famille, le film interroge le sentiment de l'arménité et la question du territoire où s'enracine aujourd'hui l'histoire d'une famille et d'une communauté qui s'est voulue et sentie française mais se comporte aussi en diaspora.

  • Chemin de fer de l’espoir (Le), Ning Ying, 2001

    Documentaire sur les migrations intérieures en Chine : ces hommes et ces femmes qui voyagent durant trois jours et deux nuits pour aller travailler à l’Ouest. Ces migrations intérieures sont un phénomène relativement nouveau en Chine.

  • Bonheur économique (Le), Patric Jean, 2001

    L’économie sociale est l’alternative mise en pratique en Europe pour instaurer un système économique plus équitable au service d’un développement plus humain… Rencontre avec ceux, entrepreneurs et travailleurs, qui ont choisi cette voie…

  • Bintou, Fanta Régina Nacro, 2001

    Un conte moderne et humoristique qui traite du respect entre homme et femmes, pour une égalité des droits à l’éducation et au travail.

  • Asnières-Cormeilles ou les communes traverses, Aurélien Bras, 2001

    La ligne de train de banlieue Asnières-Cormeilles-en-Parisis. Pour des millions de personnes, le voyage en train rythme les allers-retours entre le domicile et le lieu de travail, entre la banlieue, minuscule village anonyme, et l’aimant mastodonte que représente la capitale.

  • Au carrefour des droits de l’homme, Pascal Carcanade, 2001

    Début 2001, Carrefour se dote d’une charte éthique dans laquelle le groupe s’engage à travailler avec des fournisseurs respectant les droits de leurs employés. Entre Chine et Bengladesh, le film suit la réalité quotidienne de cette recherche inattendue de conciliation entre mondialisation et Droits de l’homme.

  • Andacollo, Chili : l’or et la misère, Jean-Pierre Sanchez, 2001

    Sur une musique andine originale et sur fond de paysages arides aux maisons pauvres, Jean-Pierre Sanchez, lui-même petit-fils de mineur, retrace la vie des travailleurs de l’or, mineurs et « laveurs » de Churrumata, près d’Andacollo, au nord-est du Chili.

  • Galleria Umberto I (La), Stan Neumann, Richard Copans, 2001

    Construite à Naples entre 1885 et 1892, la monumentale Galleria Umberto I est un passage couvert animé où il fait bon flâner, travailler et s’amuser. Stan Neumann analyse avec brio l’histoire de sa construction et rend compte de l’imbrication complexe des différents régimes de propriété qui régissent, dans un même espace, des relations conflictuelles entre privé et public.

  • Affaire Sofri (L’), Jean-Louis Comolli, 2001

    Ce film est né de la lecture d’un livre, Le Juge et l’Historien, de Carlo Ginzburg à la suite du premier procès du leader d’extrême gauche Adriano Sofri et de ses camarades, en 1991. Avec Carlo Ginzburg, Jean-Louis Comolli, s’appuyant sur le cas Sofri, analyse ici le travail du juge, explore les rapports entre le droit, l’histoire et la raison d’État.

  • Enfant tout de suite (Un), Chantal Briet, 2001

    Manou, Elfriede et Manouzette sont amies. Elles vivent seules, habitent la même ville de province. Elles appartiennent à ce qu’on a coutume d’appeler hypocritement «  l’âge d’or » mais que Manou préfère qualifier de “… vieillesse qui ne peut plus serrer les fesses”. Comment occuper des journées “devenues si longues” ? Comment ne pas se sentir exclu d’une société où jeunesse et travail sont les valeurs dominantes ?

  • Wesh, Wesh, qu’est-ce qui se passe ?, Rabah Ameur-Zaïmeche, 2001

    Dans la Cité des Bosquets, en Seine-Saint-Denis, Kamel est de retour après avoir purgé une double peine de prison. Il tente, avec le soutien de sa famille, de se réinsérer dans le monde du travail. Mais il devient le témoin impuissant de la fracture sociale de son quartier.

  • Sur les cendres du vieux monde, Laurent Hasse, 2001

    Film à la première personne, Sur les cendres du vieux monde raconte avec beaucoup de sincérité les retrouvailles avec sa famille et ses copains d’un enfant du pays qui revient dans sa région natale après être parti étudié. Radiographie d’une véritable faillite, celle d’un univers construit sur le travail. Faillite car de travail, il n’y en a plus, ou de façon intérimaire.

  • Filles de la sardine (Les), Marie Hélia, 2000

    Elles sont encore 500 sardinières à travailler dans la dernière et la plus ancienne conserverie douarnez qui compta plus d’une vingtaine d’usines. Thon, sardine, maquereau, les boîtes défilent : tandis que la caméra observe la routine des chaînes, la cadence et la précision des gestes, jeunes recrues ou ouvrières chevronnées racontent leur quotidien dans ce port de pêche en crise.

  • Sortis d’usine, Hervé Le Roux, 1999

    Robert a travaillé pendant 17 ans à l’usine Renault de Saint-Ouen. André, Jan et Stan ont travaillé plus de 20 ans à l’usine Renault de Vilvorde. À six ans d’intervalle, ils ont vécu la même histoire, dans la même entreprise : les restructurations et les licenciements massifs.

  • The brigade, Livio Niglas, 2000

    Filmé pendant trois mois sur la péninsule de Yamal, en Sibérie occidentale , là où les Nénètses ont l'habitude depuis mille ans   de conduire leurs troupeaux de rennes. Le printemps est la saison du vêlage et des attentions particulières qu'il faut apporter aux petits, des rivières à traverser avant la fonte des glaces. L'été voit les éleveurs travailler de nuit comme de jour...

  • Cités de la plaine, Robert Kramer, 2000

    Aux confins d’une métropole du Nord de la France,un homme aveugle remonte le fil de sa vie.Venu de loin,il a travaillé,fonde un commerce,une famille.Puis il a tout perdu…

  • Managers, encore un effort, Bernard Bloch, 2000

    Ce film veut témoigner d’une nouvelle catégorie de victimes de la guerre économique. Les " malades du travail " sont souvent des victimes consentantes, qui se trouvent surtout dans des cadres employés par le management. Ils ont pour objectif la course au rendement.

  • Monde plus propre (Un), Jérémie Reichenbach, 2000

    En janvier 1998, les grévistes de la COMATEC, compagnie de nettoyage du métro parisien, filiale de Vivendi, revendiquent l’embauche du personnel intérimaire, une augmentation des salaires et l’amélioration générale des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader.

  • Jean Cayrol, Lazare parmi nous, Jean-Luc Alpigiano, Jacques Loiseleux, 2000

    Portrait de Jean Cayrol, on a retenu sa collaboration avec Alain Resnais, le commentaire de «Nuit et brouillard» et le scénario de «Muriel» ou le temps d’un retour ainsi que son travail d’éditeur aux Editions du Seuil.

  • Marie-Line, Mehdi Charef, 2000

    Marie-Line est à la tête d’une unité de nettoyage qui travaille de nuit dans un supermarché. Son équipe est uniquement composée de femmes, pour la plupart immigrées et pas toujours en règle.

  • Vies, Alain Cavalier, 2000

    Les quatre existences sont autant de parties autonomes et sans lien entre elles. Cavalier est attentif aux moindres détails des morceaux de vie qu’il filme. Il est à leur écoute. Et c’est le travail qui représente la tonalité de Vies, le thème central auquel renvoie chacun des personnages.

  • Emploi du temps (L’), Carole Poliquin, 2000

    Tourné en France, au Québec, aux États-Unis et au Danemark, l’Emploi du temps propose une réflexion stimulante sur le travail. Il illustre la nécessité de repenser le travail en tenant compte de la diversité des aspirations humaines. Il questionne au passage la société de consommation, le rôle des nouvelles technologies et la loi du profit maximal.

  • Immemory, Chris Marker, 1998

    L’hypothèse de travail était que toute mémoire un peu longue est plus structurée qu’il ne semble. Bienvenue donc dans dans “Mémoire, terre de contrastes” - ou plutôt, comme Chris Marker a choisi de l’appeler, Immémoire : Immemory.

  • Beau comme un camion, Anthony Cordier, 1999

    Ce film trace l’évolution de la perception du travail intellectuel au sein d’une famille ouvrière, grâce aux études et au choix de l’un de ses enfants.

  • La télévision, une compagne bruyante pour une solitude muette, BANDITS LONGS, CANAL +, BENGUIGUI Yamina, 1999

    Un film sur la place et le rôle de la télévision dans le quotidien d'un foyer de travailleurs migrants en 1969. Tantôt source de divertissement, d'éducation ou de plaisir, la télévision est cette petite fenêtre ouverte sur le monde et le pays d'origine. Elle est celle qui vient distraire d'un quotidien rythmé par la lessive, la cuisine et (...)

  • Feliz ano novo, véio!, Ana Lucia Ferraz, 1999

    La veille de Noël de l’usine Ford à São Bernardo do Campo, São Paulo, tire 2800 travailleurs. Travailleurs résistent toutes ses forces au licenciement. Lula, l’Union, les représentants de l’Eglise catholique montrent à parler aux travailleurs.

  • De quoi j'me mêle, Ibrahima SARR, ATTALI, 1999

    L'Occident mène la "danse du monde". Qui donc mène la "danse de l'Occident"? Manger, se loger, travailler demeurent les principales préoccupations des Hommes. La France comme tous les pays riches vient au secours des pays du Sahel,d'où je viens. Comment alors comprendre le fait de voir ici des hommes chercher dans les poubelles et dormir dehors? Qui n'a pas entendu parler de la vache folle, du poulet à la dioxine?

  • Regards d’enfants sur le siècle en Limousin, Michel Toutain, 1999

    Quotidien de nos parents et grands-parents, moments forts de l’histoire, bonheur dans les familles, mémoire du travail à la campagne et à la ville, ce documentaire dévoile des tranches du XXème siècle en Limousin.

  • Pas dans la nuit ou la désobéissance (Un), Emmanuel Laborie, 1999

    Depuis son parcours dans la Résistance française, son expérience de la clandestinité et du passage dans l’illégalité, une question travaille Raymond Aubrac : « Que se serait-il passé si je n’avais pas su désobéir ?

  • Ressources humaines, Laurent Cantet, 1999

    Écrit et tourné avec des amateurs (chômeurs, cadres et syndicalistes), filmé dans une usine en activité, Ressources humaines pose une question centrale : comment trouver sa place dans un monde du travail en pleine recomposition ?

  • Journée d’Andrei Arsenevitch (Une), Chris Marker, 1999

    Retrouvailles du réalisateur russe Andreï Tarkovski, exilé à Paris et en fin de vie, avec sa famille retenue depuis cinq ans en URSS. Cette scène éprouvante est entrelacée d’images, plus anciennes, du cinéaste au travail et d’extraits de ses films.

  • Pripyat, images de la zone interdite, Nikolaus Geyrhalter, 1999

    À Tchernobyl, après la grande catastrophe de 1986, la ville de Pripyat a été évacuée. Pourtant 15 000 d’entre eux continuent encore à vivre et à travailler dans ce territoire, malgré la radioactivité et les mises en garde.

  • 3 frères pour une vie, Gilles Perret, 1999

    En 1972, les trois frères Bertrand prennent tous les risques en construisant une ferme ultra-moderne dans un petit village Haut Savoyard. Presque 30 ans plus tard, l’exploitation est un véritable succès économique, mais le bilan humain est beaucoup plus sévère. En effet, les trois frères sont restés célibataires et cette période peut se résumer en un seul mot : TRAVAIL.

  • Aurélie Nemours, Chantal Soyer, 1997

    Depuis un demi-siècle, Aurélie Nemours travaille dans la voie qu’elle a choisie, celle d’une abstraction se rattachant à l’art construit, dont elle est l’un des meilleurs représentants en France. Au cours de l’entretien réalisé dans son atelier parisien avec Anne Tronche, elle évoque ses années d’apprentissage, les rencontres qui l’aidèrent à affiner sa personnalité, parmi lesquelles celle d’André Lhote, de Fernand Léger de Michel Seuphor.

  • Je reviens d'un pays qui n'existe pas, André Métayer, 1998

    André milite depuis des années pour la reconnaissance du Kurdistan. A travers son "travail" de militant au quotidien et un de ses voyages d'information en Turquie, on découvre le problème kurde et la répression que les Kurdes subissent en Turquie mais aussi en France.

  • Charbons ardents, 1998

    En avril 1994, galvanisés par la lutte contre le gouvernement Thatcher, les travailleurs de la mine de charbon Tower Colliery décident de racheter " leur mine " avec leurs indemnités de licenciement. Aujourd'hui, la mine est organisée en coopérative et n'a jamais été aussi rentable.

  • Republica, journal du peuple, Ginette Lavigne, 1998

    Portugal, 1975. Depuis un an, la « révolution des Œillets » fait rêver. Au nom du pouvoir populaire, usines, terres et maisons sont occupées. En mai 1975, c’est un quotidien socialiste, le journal « Republica », qui est occupé par la commission des travailleurs.

  • Made in India, Patricia Plattner, 1998

    Dans l’État du Gujarat, sous le nom de SEWA (Self Employed Women Association), des femmes ont conçu un modèle original de syndicat. En 1998, elles sont 217 000 membres en Inde. Le but de SEWA est d’organiser les travailleuses indépendantes, les femmes pauvres, de métiers divers, celles qui travaillent à la maison, dans la rue, dans les champs, sans employeur fixe, au jour le jour.

  • Usine, un jour de plus, un jour de moins, Eric Pittard, 1998

    Cette entreprise d’Ancenis, la fonderie Bouhyer, près de Nantes, possède une originalité : en 1994, elle fut l’une des toutes premières, en France, à diminuer la durée hebdomadaire du temps de travail sans perte de salaire. L’usine tourne 6 jours. Les ouvriers travaillent 32 heures, en moyenne, sur une semaine de 4 jours.

  • Lissac, Patrick Séraudie, 1998

    Lissac, commune rurale du Causse corrézien. Ses carrières de grès ont attiré dans les années 50 beaucoup de travailleurs Portugais. Seuls quatre couples de la première génération restent les témoins de cette histoire.

  • île (L’), Sylvaine Dampierre, Bernard Gomez, 1998

    Fernand est amoureux de son jardin ouvrier insulaire. Le lopin de terre qu’il affectionne est placé au pied de la « forteresse ouvrière », bâtiments désaffectés de l’usine Renault, dans lesquels il a travaillé toute sa vie.

  • Paroles ouvrières, paroles de Wonder, Richard Copans, 1996

    Inspiré par « La Reprise du travail aux usines Wonder » et par « Reprise » d’Hervé Leroux, Richard Coppans a monté pour la télévision un film plus court, proposant une approche chronologique de la vie de l’entreprise, de 1917 à 1985.

  • Histoire du siècle, anthologie en images, Vol. 7 (1959-1968) (L’), Max Whiby, Philippe Grandrieux, 1996

    À partir d’un rigoureux travail d’archives, trois séquences sont proposées : l’état du monde en 1959, le pouvoir naissant de l’image dans les années soixante et enfin l’évocation de la « génération contestation » en 1968.

  • Nestor Makhno, paysan d’Ukraine, Hélène Chatelain, 1996

    Peu de cinéastes ont permis un véritable travail d’introspection de l’histoire russe contemporaine, à l’instar d’Hélène Châtelain et Iossif Pasternak…l’occasion d’une réflexion en profondeur sur la Russie passée et présente.

  • Spudwrench : l'homme de Kahnawake, 1997

    Randy Horne est un monteur de poutres d'acier de la communauté mohawk de Kahnawake, près de Montréal. Durant la crise d'Oka de 1990, il était connu sous le nom de «Spudwrench». Il se retrouva derrière les barricades pour empêcher la municipalité d'Oka d'agrandir un terrain de golf qui aurait empiété sur un territoire mohawk sacré. Comme de nombreux autres Mohawks, Horne a parcouru le continent et travaillé sur certains des plus hauts édifices du monde, sans toutefois perdre de vue ses racines. Spudwrench, l'homme de Kahnawake est à la fois un portrait de Randy Horne et des générations de Mohawks audacieux qui l'ont précédé comme travailleurs dans la construction, et un regard unique derrière les barricades sur un homme qui défend avec passion un territoire sacré.

  • Léon, Henri et Jo, 1997

    Ils sont trois frères âgés de 60 à 70 ans, célibataires et paysans bretons. A la mort de la mère, Jo travaillant à l’extérieur, la ferme revient aux deux autres frères. Le partage des tâches est établi depuis longtemps : Henri aux champs et Léon à la cuisine et au ménage. Archétypes d'un " matriarcat " institué et dévastateur, les trois frères ont reconstitué une cellule familiale dont le quotidien se décline au gré de la mélancolie de Léon, du caractère passionné d'Henri et des silences renfrognés de Jo.

  • Un siècle d'immigrations en France, Mehdi LALLAOUI, 1997

    Allemands, Anglais, Belges, Espagnols, Italiens, Juifs d'Europe centrale... arrivent en France par vagues dès 1870. Ils sont employés aux travaux les plus durs et n'ont qu'un seul objectif : s'intégrer. Si des décrets facilitent les naturalisations, la Première Guerre va contribuer à leur intégration massive. Ils vont y acquérir, au prix fort, "droit du sol" à défendre et "droit du sang" à verser. Au début des années 1880, près d'un demi-million de Belges travaillent en France dans les propriétés agricoles et les filatures. Tandis que les juifs d'Europe de l'Est fuient les persécutions et se réfugient à Paris, les Espagnols fuient, eux, la misère et sont une main-d'oeuvre bon marché pour les viticulteurs français. Dès 1900, recrutés par le patronat, les Italiens arrivent dans les raffineries, les huileries et l'industrie chimique pour faire "le sale boulot" dont les Français ne veulent plus, tandis que Polonais et Arméniens sont amenés par trains entiers sur les bassins miniers. Pour ses besoins en hommes lors de la Grande Guerre, la France va intégrer militairement, sans qu'il leur soit demandé de permis de séjour, les étrangers vivant sur son sol ainsi que 600 000 ressortissants de ses colonies. (Doucha Belgrave, CNC-Images de la culture)

  • Un siècle d'immigrations en France, Mehdi LALLAOUI, 1997

    Sur un commentaire sobre et efficace, la vie et les espoirs, entre les deux guerres, des immigrés grecs, arméniens, russes, polonais et juifs : recrutés dès 1920 pour les besoins d'une France en reconstruction ; montrés du doigt après le krach boursier de 1929 ; premiers débauchés devenus boucs émissaires de la crise économique qui frappe le pays, sur fond de xénophobie et d'antisémitisme. Au lendemain de la Grande Guerre, le nombre d'étrangers passe en dix ans de un à trois millions. Les Grecs sont employés aux salines de Camargue. L'arrivée de Mussolini au pouvoir précipite vers la France un million d'Italiens qui travaillent pour beaucoup aux carrières dans l'Agenais. Les "as du cousu main", les Arméniens, installent leurs ateliers de bottiers dans la Drôme, d'autres sont recrutés par les soyeux lyonnais. Recrutés au pays, les Polonais s'installent sur le carreau des mines du Nord et de Lorraine. Les Russes affluent dans la région parisienne (10 000 sont employés aux usines Renault dans les années 1930). Pour les immigrés, l'amélioration des conditions de vie amenée par le Front Populaire est de courte durée. Les thèses xénophobes et antisémites trouvent une audience de plus en plus large. (Doucha Belgrave, CNC-Images de la culture )

  • Douce France, AVALOS DEL PINO Carmen, Claude Bénedicte MERCIER MOURGUES, 1997

    Malgré les lois françaises sur l'immigration, une petite association d'aide aux réfugiés politiques continue son travail : accueillir chaleureusement ceux qui ont fui leur pays et doivent recommencer une vie nouvelle.

  • Saga des Massey (La), Jérôme De Missolz, 1997

    À travers leur trajet, les anciens employés de l’entreprise Massey Fergusson de Beauvais, qui a fermé ses portes en 1984, éclairent les bouleversements qui ont changé le travail en France et en Europe.

  • Concerto de Mozart (Le), Jean-Louis Comolli, 1997

    Michel Portal a fait le projet un peu fou de s’isoler pendant quinze jours dans un château, en compagnie de sept jeunes musiciens, pour prendre le temps et le plaisir de travailler en profondeur le célèbre concerto pour clarinette de Mozart. Jean-Louis Comolli est le témoin de ce défi.

  • Au soleil même la nuit, Éric Darmon, Catherine Vilpoux, 1996

    Depuis plus de 30 ans, Ariane Mnouchkine suit avec sa compagnie un trajet unique et exemplaire. Avec ce film, tout au long des répétitions du Tartuffe de Molière, elle exprime au quotidien sa vie de théâtre. Le film montre les diverses étapes du travail.

  • Qui a peur des Tziganes roumains ?, Evelyne Ragot, 1996

    Pendant plusieurs mois, Évelyne Ragot suit Leonardo Antoniadis, anthropologue et photographe, dans son travail au sein d’une communauté de Tziganes roumains de la banlieue parisienne. Une chronique sensible, qui illustre la difficulté d’une rencontre entre deux mondes qui s’ignorent et se craignent.

  • Soudure (La), Michel Kania, 1996

    Ils ont 16, 17 ans. Ils habitent Aubervilliers, Pantin, La Courneuve. Au collège Diderot d’Aubervilliers, entre les cours et les stages, leurs premières confrontations au monde du travail.

  • Congés payés 1936 (Les), Philippe Kohly, 1996

    Le film montre l’évolution des pratiques collectives liées à l’allongement progressif des vacances légales et restitue la notion de travail dans notre société.

  • Reprise, Hervé Le Roux, 1996

    Le 10 juin 1968, des étudiants en cinéma filment la reprise du travail aux usines Wonder de Saint-Ouen. Une jeune ouvrière dit qu’elle ne rentrera pas. De nos jours, la recherche de cette femme prend le tour d’une enquête quasi-obsessionnelle…

  • Nouvelle France, Michael HOARE, 1995

    Le film est sous-titré : « réflexions sur un reportage de la télévision française et sur ses éventuels effets auprès du spectateur non averti ». Il s'appuye en effet sur l'analyse d'un reportage diffusé par France 3 Ile-de-France en novembre 1995 sur le relogement de travailleurs africains, maliens, sénégalais et mauritaniens, expulsés en mars 1995 du foyer Nouvelle France à Montreuil. Ceux-ci refusaient les relogements en foyers hôteliers qui leur étaient proposés par la municipalité de Montreuil. Le réalisateur critique le reportage télévisé et raconte, de son point de vue, qui est aussi celui des résidents africains, l'histoire du foyer Nouvelle France, détruit en juillet 1996. Le conflit met en lumière une des formes du racisme en France, l'enjeu dépassant la simple question du relogement. Il s'agit du droit pour les immigrés de négocier les termes de leur « intégration ». Les Africains refusent la dispersion, l'assimilation, la dissolution de la solidarité collective qui fait la force de leurs communautés.

  • Les gens des baraques, Robert BOZZI, 1995

    En 1970, en pleine ferveur militante, Robert Bozzi filme les immigrés d'un bidonville de Saint-Denis, au nord de Paris. Plus exactement et selon ses termes, il "prend leur image sans rien savoir d'eux". 25 ans après, le cinéaste part à la recherche de ces exilés entrevus le temps d'un tournage, et notamment d'une jeune femme radieuse et son nouveau-né, photographiés à la fenêtre de leur baraque. C'est par le réseau communiste que Robert Bozzi retrouve peu à peu "ceux des baraques", relogés à Saint-Denis ou retournés "au pays" après la démolition du bidonville. Sur les images de 1970, visages d'enfants graves et d'hommes las, portraits de groupes dans la fumée, la brume et la boue, Olga, Monsieur Diez, l'ancien coiffeur, Maria et Rico racontent ce qu'était alors la vie quotidienne : les rats, la misère, les humiliations, les rires et la joie quelquefois, pour "faire du beau avec du moche". Retrouvés eux aussi, Joual alias René, le réfugié politique, qui a choisi de finir sa vie "chez lui" en France, et Maria Albertina, "la femme à l'enfant". Son "nouveau-né au regard amoureux" est devenu maintenant un jeune homme, récemment émigré en Suisse, travailleur clandestin, exilé une fois encore. (Doucha Belgrave, CNC-Images de la culture)

  • Etat des lieux, Jean-Francois Richet, 1995

    Etat des lieux d’une banlieue a travers la vie d’un de ses habitants, Pierre Cephas, qui y vit et y travaille.

  • Quai des ombres (Le), Luc Verdier-Korbel, 1995

    Du cœur de l’hiver, où ils trouvent refuge, gare de l’Est, quai 31, dans les deux wagons mis à la disposition des sans-abri par la SNCF, jusqu’à la fin de l’été suivant, la caméra suit Christian, Didier, Michel à la recherche d’un travail, un logement, une autre vie.

  • Sables Mouvants (Les), Paul Carpita, 1995

    Trente cinq ans après son « Rendez-vous des quais », interdit par la censure puis encensé par les cinéphiles, le cinéaste marseillais sort « Les sables mouvants », un film politique sur des travailleurs clandestins.

  • Semaine en cuisine (Une), Jean-Louis Comolli, 1992

    Jean-Louis Comolli montre le travail de l’un des chefs-cuisiniers les plus talentueux de sa génération, Alain Ducasse au restaurant « Louis XV » de l’hôtel de Paris à Monte Carlo.

  • Histoires autour de la folie, Paule Muxel, Bertrand de Solliers, 1993

    Depuis la Deuxième Guerre mondiale, les traitements psychiatriques ont beaucoup évolué : à l’enfermement hérité du XIXe siècle s’est substituée la volonté de réinsertion, tandis que le regard médical et social sur la folie évoluait. Ville-Evrard, en région parisienne, est un hôpital de santé mentale modèle, tel qu’on les concevait voici plus d’un siècle. Paule Muxel et Bertrand de Solliers donnent la parole à certains de ceux qui y ont vécu ou travaillé, retraçant ainsi la genèse de l’histoire psychiatrique occidentale.

  • Vraie vie dans les bureaux (La), Jean-Louis Comolli, 1993

    Cette « vraie vie » n’est rien d’autre que la vie réelle, bien réelle, huit heures par jour dans les bureaux de celles qu’on a appelées les « O. S. du tertiaire ». Femmes d’abord, embauchées jeunes, sans avoir pour la majorité d’entre elles changé de case, sans autre espoir que l’illusion de l’espoir, sans autre perspective pour les plus agiles que d’aménager un peu, si peu, le temps et l’espace de leur travail.

  • Propos d’un passeur : Serge Daney, Philippe Roger, 1993

    A partir de quatre films (« Un Roi à New York », « D day to Berlin », « Une Sale Histoire », « La Chambre verte »), Serge Daney parle de cinéma. A la fois générale et concrète, sa pensée s’exprime librement, lumineusement. Plaisir rare de voir ‘en direct’ une intelligence au travail.

  • Point de départ, Robert Kramer, 1993

    Vingt-trois ans après « People’s War » qui dénonçait en 1969 la guerre du Viêtnam, Kramer retourne sur ses propres traces pour un travail sur la mémoire : la sienne.

  • Sièges de l’Alcazar (Les), Luc Moullet, 1989

    Evocation du travail de critique cinéphile aux Cahiers du cinéma, des salles obscures et des moyens de payer moins cher, d’une histoire d’amour impossible avec une critique du journal concurrent Positif…

  • Black harvest, Bob Connolly, 1992

    Joe Leahy, propriétaire d'une plantation de café où tous travaillent, est perçu comme "l'ambassadeur du monde moderne ". Jusqu'au jour où le prix du café s'effondre, et les salaires avec. Ressurgit alors le vieux système ganiga et la guerre tribale éclate.

  • Mizike Mama, Violaine de Villers, 1992

    Le film est une rencontre avec Marie Daulne, une jeune chanteuse dont le travail se base sur ses origines métisses. Le film dévoile les rapports entre les deux cultures, africaine et européenne, la force émotionnelle de leur mélange, la nécessité de création à partir de cette double origine.

  • Rumeurs d’ateliers, Jean-Paul Pénard, 1992

    Depuis 5 ans, l’entreprise Canson développe de nouvelles formes d’organisation du travail. Plus de contremaître, les opérateurs travaillent au sein d’Équipes à Responsabilité Élargie, les ERE. Que se passe-t-il alors ? Pendant 15 mois, un sociologue et un documentariste filment cette expérience.

  • Riens du tout, Cédric Klapisch, 1992

    Grand magasin vieillot et peu accueillant, où le personnel travaille en dilettante, les Grandes Galeries marchent mal. D’où la décision des dirigeants de nommer un nouveau P.D.G., qui aura pour mission de sortir l’établissement du marasme, faute de quoi celui-ci sera fermé. Méthodes de gestion modernes et motivation du personnel sont au programme du fringant directeur.

  • De jour comme de nuit, Renaud Victor, 1991

    Le dernier film de Renaud Victor, achevé juste avant sa mort en 1990. De tout son travail sur l’autisme auprès de Fernand Deligny Renaud Victor garde ses propres questions sur l’enfermement.

  • Good news, Ulrich SEIDL, 1990

    Vêtus d'un ciré jaune et coiffés d'une casquette, des vendeurs de journaux - généralement venus du Bengladesh, d'Egypte, du Pakistan ou de Turquie - proposent leur marchandise aux passants de Vienne. Formés par la société qui les emploie à sourire, à porter l'uniforme, à brandir leur journal, ils sont surveillés nuit et jour dans leur travail et dénoncés s'ils mettent les mains dans les poches ou échangent quelques mots. Ulrich Seidl, le réalisateur de "Dog Days" (2001), révèle déjà ici sans concession les contradictions d'une société autrichienne vieillissante. Il montre à la fois l'Autriche des poivrots, des salons de beautés, des hôpitaux, des communautés étrangères, des salles de musculation... dans une alternance entre le monde des vendeurs et celui des acheteurs, entre le contenu du journal et le spectacle de la rue.

  • Toutes les couleurs, Abraham Ségal, 1990

    Un portrait filmé de Gérard Fromanger, une des principales figures de la « Nouvelle Figuration », mouvement né dans les années 60. Ancien élève des Beaux-Arts de Paris, le peintre a beaucoup travaillé sur les couleurs. Il revient avec passion sur ses principales œuvres et livre sa conception de la peinture.

  • Riff raff, Ken Loach, 1990

    L’adaptation d’un jeune Ecossais tout juste sorti de prison à la vie des bas quartiers de Londres où il va trouver du travail comme manœuvre et une petite amie avec laquelle il va tenter d’affronter les aléas de la vie citadine.

  • Sucre noir, Michel Régnier, 1987

    L'impossible existence des travailleurs haïtiens en République dominicaine.

  • L'usine rouge, 1989

    L’histoire des conserveries de poisson à Douarnenez racontées par les femmes qui y travaillèrent entre 1905 et 1989 : leurs luttes et leurs grèves aux côtés des marins face aux usiniers peu pressés de délier les cordons de la bourse. « J’ai commencé avant-hier. Ça sent mauvais et on reste beaucoup debout mais il y a de bonnes camarades et je crois que je m’habituerai. »

  • Vie et rien d’autre (La), Bertrand Tavernier, 1989

    1920. La seconde manche du suicide européen dont il ne reste à disputer que la belle est achevée depuis 2 ans. La France, détruite sur un quart de son territoire, panse ses plaies dans une fête travailleuse qui a pour décor l’immense chantier de la reconstruction. Partout, les survivants s’activent, s’acharnent à oublier quatre années de cauchemar et y réussissent. Dans ce climat, deux jeunes femmes, d’origines sociales très différentes, poursuivent un même but, retrouver l’homme qu’elles aiment et qui a disparu dans la tourmente.

  • Fernand Deligny - A propos d’un film à faire, Renaud Victor, 1989

    Cela fait plus de cinquante ans que Fernand Deligny a commencé son travail dans un hôpital psychiatrique du nord de la France, plus de cinquante ans qu’il a choisi de vivre avec ceux qui ne possèdent pas les armes du langage, ou qui sont même privés de langage.

  • Sans adresse, 1988

    Montréal compte approximativement douze mille sans-abri. Parmi eux, un nombre croissant de jeunes autochtones venus à la ville avec des espoirs vite déçus. Pour se payer un lit, ils s'adonnent à la mendicité et à la prostitution; pour oublier leur misère, à l'alcool et aux drogues. Sans argent, ils n'ont pas de domicile fixe; sans adresse, ils ne peuvent obtenir d'aide sociale. Le film met en lumière le travail de trois organismes qui leur viennent en aide : la Mission Colombe, le Centre d'amitié autochtone de Montréal et Dernier Recours.

  • Kataev, la classe du maître, Jean-Louis Comolli, 1988

    Le chef d’orchestre russe Vitali Kataev, professeur au conservatoire de Moscou, est venu au conservatoire de Paris offrir le fruit de son expérience. Jean-Louis Comolli a suivi ces quelques jours de travail.

  • Nicaragua 3: In their time, Marc Karlin, 1985

    Ce documentaire est centré sur le quotidien du travail des journalistes et des photographes de Barricada, la publication officielle du Front sandiniste de libération nationale.

  • Richard Cardinal : le cri d'un enfant métis, 1987

    Enlevé de son foyer à l'âge de 4 ans, à cause de problèmes familiaux, Richard Cardinal, un métis, s'est suicidé en 1984 à l'âge de 17 ans. Pendant sa courte et tragique existence, il a changé vingt-huit fois de domicile, allant de foyers d'accueil en maisons d'hébergement, sans jamais trouver la stabilité et le bonheur. Tourné en Alberta, le film nous présente des extraits de son journal intime, accompagnés du témoignage émouvant de son frère, de quelques-uns de ses parents nourriciers et de travailleurs sociaux qui l'ont connu.

  • Encuentro de hombrecitos, Alejandro Legaspi, 1987

    Deux petits garçons nous livrent une perception lucide de leur réalité. Porteurs au marché, ils travaillent sans répit du matin au soir. Leur regard sans complaisance est bouleversant...

  • Etranges étrangers ; Des étrangers dans la ville, DANS LE ROUGE PRODUCTIONS, TRILLAT Marcel, TRILLAT Marcel

    La nuit de la Saint-Sylvestre 1969, six travailleurs africains mouraient asphyxiés dans un taudis surpeuplé loué par un marchand de sommeil à Saint-Denis. "Etranges étrangers" leur rend hommage. Ce film nous raconte en images la condition des travailleurs : Portugais fuyant le fascisme et la misère, Algériens, Africains contraints aux travaux les plus durs et à s’entasser dans les bidonvilles, les cités de transit, les foyers indignes ou les caves de Seine-Saint-Denis. Des prolétaires fantômes pourtant indispensables à l‘économie française.

    Mot-clé : Travailleur

  • Harka (La), José Jornet, Alain de Brock, 1986

    Ahmed a vingt ans, il est français musulman comme on dit, fils de harki. Pas facile pour un français bronzé de trouver du travail et l’amour. Ahmed s’accroche, l’humour en plus, mais dans les cités banlieues-béton, la tragédie n’est pas loin… La harka en arabe, ça veut dire « insurrection ».

  • SCIC IF Les Imaginations Fertiles ( Prix Fondation AG2R LA MONDIALE 2016 -), 2016

    Mot-clé : coopératives de travail

  • PAIN ET PARTAGE - Une boulangerie coopérative pour défendre la santé et le bio pour tous (69), 2016

    Mot-clé : coopératives de travail

  • SCOP, SCIC et services publics : concurrents ou complémentaires ?, 2016

    Fête de l’Humanité 2016

    Mot-clé : coopératives de travail

  • SolidFund: Growing the UK Cooperative Economy, 2016

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Collserola, un espacio clave para formentar la economía social y solidaria, 2016

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Gerardo Pisarello: « El cooperativisme contribueix a la integració sociolaboral. », 2016

    Mot-clé : coopératives de travail

  • ROH cooperative café, Czech Republic (Ekumenická akademie Praha), 2016

    Mot-clé : coopératives de travail

  • « Barikamà », une coopérative de yaourt bio gérée par des migrants, 2016

    info.arte.tv

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Alki - Fabrication de mobilier design made in Pays Basque, 2016

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Vio.Me, Salónica Un ejemplo de economía solidaria y cooperativa, 2016

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Ardèche : une coopérative redonne vie au secteur de la laine (Ardelaine), 2016

    FranceTVInfo

    Mot-clé : coopératives de travail

  • VIOME, a Cooperative and Solidarity economy example, Thessaloniki Greece (in Greek), 2016

    Fair Trade Hellas

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Terrabona: integrating diversity- Valencia (Spain), 2016

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Terrabona: integrando la diversidad – Valencia (España), 2016

    Mot-clé : coopératives de travail

  • FILLES A RETORDRE, 2016

    Mot-clé : coopératives de travail

  • A.K., Chris Marker, 1985

    Le cinéaste japonais Akira Kurosawa est filmé pendant le tournage de son film « Ran » par C. Marker. A travers sa façon de travailler, « A.K. » est une approche de la personnalité du réalisateur.

  • Ronde de nuit, Jean-Claude Riga, 1984

    Entre le coucher du soleil et le lever du jour, les hommes de la pause de nuit vivent au rythme lourd de la combustion du coke. Le four à coke, c’est un peu le ventre de l’usine sidérurgique. Autour de lui, les hommes travaillent, sommeillent… s’activent à nouveau. Des images volées à l’oubli dans un lieu où le rapport archaïque entre l’homme et les éléments existe encore aujourd’hui.

  • Dernière offre (La), Sturla Gunnarsson, Robert Collison, 1984

    Au début du mois de décembre 1984, les membres canadiens des Travailleurs unis de l’automobile (TUA) ont voté une résolution visant à rompre tout lien formel les unissant à leurs homologues américains. Filmé dans les couloirs enfumés de l’hôtel Royal York à Toronto, le film dévoile les dessous de l’affrontement entre le chef du syndicat canadien Bob White et la General Motors du Canada. Un tableau captivant de cet événement qualifié aujourd’hui d’historique dans les milieux syndicaux.

  • Profession : conchylicultrice, Carole Roussopoulos, Claude Vauclare, 1984

    Des conchylicultrices du bassin de Marennes-Oléron (Charente-Maritime) témoignent de leurs conditions de vie et de travail.

  • Petites têtes, grandes surfaces, Collectif Cinélutte, 1974

    Le travail dans une grande surface de la région parisienne, notamment celui des caissières, révélateur des mécanismes du commerce et de rapports de classes

  • Vacances en Giscardie (Simplement vivre + Une Place au soleil), René Vautier, 1980

    Ce document présente la lutte de Tourisme et Travail. Le commentaire situe l’enjeu politique en matière de tourisme : se battre contre un tourisme de riches aux mains des promoteurs et défendre un tourisme social à la portée de tous.

  • Dos au mur (Le), Jean-Pierre Thorn, 1980

    Six Semaines de grève avec les travailleurs de l’Alsthom Saint-Ouen en octobre 1979. Ce documentaire, qui a suivi la grève au jour le jour et donné la parole aux acteurs du conflit, est considéré aujourd’hui comme l’un des meilleurs documentaire sur une grève ouvrière « filmée de l’intérieur ».

  • Joint français (Le), Cinéma Rouge, 1972

    Les travailleurs en grève trouvent de nouvelles formes de lutte. Le personnel féminin démontre sa combativité. Le Joint Français a précédé et préparé LIP.

  • Ville à prendre (La), Patrick Brunie, 1979

    Témoignage sur les conditions de vie et de travail dans les milieux populaires, ce documentaire se veut aussi une réflexion sur l’intégration de l’homme à son environnement urbain.

  • Mille milliards de dollars, Henri Verneuil, 1982

    Paul Kerjean dénonce dans les colonnes de La Tribune, le journal pour lequel il travaille, un homme politique corrompu. Ne supportant pas ces accusations, le politicien, innocent, se suicide. Kerjean, pris de remords, approfondit ses recherches et découvre que les services secrets américains sont impliqués dans l’affaire…

  • Profession : agricultrice, Carole Roussopoulos, 1982

    Considérées comme étant sans professions alors qu’elles travaillent sans relâche, des femmes d’agriculteurs revendiquent leur statut d’agricultrice.

  • Lignards (Les), 1975

    Les conditions de travail des poseurs de câbles téléphoniques dans les égouts.

  • Chaîne se déchaîne (La), Abraham Ségal, Denis Guedj, Jean-Pierre Pétard, 1978

    Le sabotage est par excellence l’anti-travail, l’anti-sacrifice. Le film entremêle des témoignages de travailleurs sur des formes de résistance au rythme imposé par la chaîne et une mise en images et en musique du compte rendu, fait par les ouvriers de la General Motors aux États-Unis, d’un sabotage collectif devenu fête.

  • Sinaï field mission, Frederick Wiseman, 1978

    Frederick Wiseman filme le travail quotidien de la mission américaine chargée, suite la guerre du Kippour, du contrôle d’une zone démilitarisé dans la péninsule du Sinaï.

  • Votre enfant m’intéresse, Jean-Michel Carré, 1981

    La famille, l’amour maternel, la fragilité de l’enfance, l’école, le travail quotidien, l’intimité du foyer… Autant de valeurs, d’idée reçues qui nous paraissent si naturelles et qui pourtant sont si souvent en faillite…

  • Law and order, Frederick Wiseman, 1969

    Le travail quotidien d’une brigade de police dans un quartier défavorisé de Kansas City.

  • Résistance du 2 septembre (La), Isaac Isitan, 1977

    Spéculateurs de terres : les travailleurs venus se construire des taudis à la périphérie d’Istanbul.

  • Lion, sa cage et ses ailes, Armand Gatti, 1976

    Une série réalisée avec les travailleurs migrants du pays de Montbéliard. Le premier film constitue un portrait de la ville, de la " nébuleuse montbéliardaise " selon la formule de Gatti. Les suivants sont organisés grosso modo par communautés et se répondent en écho les uns aux autres. Ils racontent la vie ouvrière de tous les jours

  • Norma Rae, Martin Ritt, 1979

    1978. Norma Rae, une ouvrière du textile dans une petite ville du Sud des Etats-Unis, se bat pour créer une section syndicale dans l’usine où elle travaille, malgré la méfiance des collègues et l’hostilité des autorités…

  • My way home (partie 3 de la trilogie Bill Douglas), Bill Douglas, 1978

    Jamie vit un moment en orphelinat, comme son frère, puis retourne chez sa grand-mère. Devenu adolescent, il travaille un temps à la mine puis chez un tailleur. Puis il part pour l’Egypte faire son service militaire. Il y rencontre Georges, un jeune homme qui devient son ami et l’aide à s’ouvrir à la vie.

  • Monique (LIP 1), Carole Roussopoulos, 1973

    Besançon, août 1973 : des travailleurs et des intellectuels se battent farouchement pour sauver la fabrique de montres Lip

  • Humain trop humain, Louis Malle, 1972

    Un regard insistant sur les conditions de travail à la chaîne dans une usine d’automobiles.

  • Et les dimanches ?, Nora Seni, 1976

    C’est dimanche, dans une ville de province en France. Ismaël, un travailleur immigré turc, marche dans les rues qui se vident peu à peu, passe devant les cafés et les boutiques fermées. Il est venu sans sa famille. Il ne peut que marcher, seul. Pendant ce temps, en Turquie, de jeunes travailleurs attendent le moment de partir pour l’étranger.

  • Omar Gatlato, Merzak Allouache, 1976

    La vie un peu étriquée de quelques jeunes Algérois: Omar son copain Moh et les autres. Leurs illusions, leur ennui, leur travail nonchalant dans une administration.

  • Fuir là-bas, Jean-Émile Jeannesson, 1961

    Un travailleur calabrais de cinquante ans engagé dans un domaine viticole près de Nice rêve de la mer. Il part alors sur la côte à la recherche d’un travail sur un bateau. Frustré par son échec, il revient au domaine où il est accueilli à bras ouverts par l’employeur et sa famille.

  • Démocratie syndicale (La), Miroslav Sebestik, Gilberto Azevedo, Antoine Bonfanti, 1971

    Le film donne la parole à des travailleurs d’horizons très divers : bûcherons, pêcheurs, ouvriers et ouvrières, mineurs, dessinateurs…Ils répondent à une série de questions qui portent sur la pratique syndicale

  • Prostituées de Lyon parlent (Les), Carole Roussopoulos, 1975

    En juin 1975, les prostituées lyonnaises occupent l’église de Saint-Nizier. Elles parlent de leur histoire personnelle, de leurs rapports avec la société, de leurs conditions de travail et de leurs revendications.

  • Lili, Armand Chartier, 1975

    Ce film montre bien comment il est possible de conjuguer féminité, modernité et travail agricole, loin des clichés de la paysanne introvertie.

  • Quand tu disais, Valéry, René Vautier, 1975

    Ce film est avant tout une œuvre militante conçue comme telle et due à l’action des syndicats CGT et CFDT. Les travailleurs eux-même ont conçu et réalisé le film, basé sur des interviews. Il constitue un témoignage important des luttes ouvrières des années 1970.

  • Vacances pas comme les autres (Des), Collectif, 1974

    Un film au cœur d’un village vacances géré par Tourisme et Travail, qui montre le quotidien de ce lieu, et des interventions qui retracent l’histoire de la structure et les difficultés auxquelles est confronté le « tourisme social ».

  • Parade, Jacques Tati, 1974

    Un cirque, en Suède. M. Loyal présente les différents numéros comiques ou musicaux. Lui-même se livre à des imitations sportives. Des peintres, qui travaillent sur des échafaudages, se mêlent aux artistes. Le public est également invité à participer. Lorsque le spectacle est fini, deux enfants descendent sur la piste…

  • Grève des ouvriers de Margoline (La), Jean-Pierre Thorn, 1974

    Margoline décrit le combat de la centaine d’ouvriers immigrés de l’usine MARGOLINE de Nanterre. Une grève dure permet la régularisation de la plupart des clandestins et l’amélioration des conditions de travail.

  • Lucien Lacombe, Louis Malle, 1974

    Juin 1944. Lucien Lacombe, jeune paysan du Sud-Ouest travaillant à la ville, retourne pour quelques jours chez ses parents. Ne pouvant rejoindre le maquis, il remonte à Paris et finalement se laisse engagé par la Gestapo.

  • Edvard Munch, Peter Watkins, 1974

    « Edvard Munch » est une biographie très subjective des jeunes années du peintre expressionniste norvégien, aux prises avec les conventions de la société puritaine de son temps. Un film considéré par beaucoup comme la meilleure œuvre jamais consacrée à l’acte créatif et à la peinture (« un travail de génie » selon Ingmar Bergman).

  • Fensch, Réalisation collective, 1969

    Les conditions de vie et de travail de jeunes ouvriers de l’usine De Wendel.

  • Puisqu’on vous dit que c’est possible, Chris Marker, 1973

    En 1973, après l’échec des négociations salariales avec la direction des usines des montres Lip, les ouvriers se mettent en grève. Au bout de quelques jours, ils décident de s’approprier l’entreprise et reprennent le travail en autogestion.

  • Guerre du lait (La), Guy Chapouillié, Anne Simonet, Claude Bailblé, 1972

    Au printemps 1972, les paysans de l’ouest de la France se mettent en lutte pour imposer une juste rémunération de leur travail, bloquant les coopératives et firmes laitières, déversant les citernes à lait, manifestant devant les préfectures. C’est ce mouvement qu’ont suivi plusieurs militants apprentis-cinéastes, par ailleurs étudiants au département Cinéma de Paris 8 - Vincennes, et comme tels, munis d’une caméra 16mm Eclair-Coutant, d’un Nagra III et de quelques bobines (120m) de film inversible noir et blanc.

  • Mon village un village parmi tant d’autres, Taïeb Louhichi, 1972

    Le village de Mareth en Tunisie où l’émigration y motive et conditionne toutes les conjonctures, un village filmé au moment du départ, durant l’absence et pendant le retour des travailleurs.

  • Charbonnier (Le), Mohamed Bouamari, 1972

    Un charbonnier, ancien maquisard, perd son emploi et quitte la campagne pour trouver du travail en ville. Rejeté partout, il réalise combien la guerre a brisé des solidarités profondes. Même au sein de son foyer, la transition s’avère difficile, sa femme ayant des velléités d’indépendance.

  • Saisonnier (Le), Alvaro Bizzarri, 1971

    Suite à la mort de sa femme, Giuseppe doit emmener avec lui son jeune fils en Suisse où il travaille comme saisonnier. Ce statut interdisant à son enfant de vivre en Suisse, les autorités lui refusent un permis de séjour. L’enfant est contraint de vivre cloîtré en attendant le retour du travail de son père. À la date de l’expulsion, il organise une manifestation pour dénoncer le sort des enfants clandestins.

  • Coup pour coup, Marin Karmitz, 1971

    Pour protester contre les brimades et les cadences de travail, les ouvrières d’une usine de confection déclenchent une grève sauvage qui déborde bientôt les syndicats. Le patron, séquestré et humilié, capitule.

  • Classe ouvrière va au paradis (La), Elio Pétri, 1971

    Un ouvrier communiste et taciturne perd un doigt dans un accident du travail et découvre a cette occasion la solidarité avec ses compagnons d’usine.

  • Week-end à Sochaux, Groupe Medvekine de Sochaux, Bruno Muel, 1971

    Un film écrit, joué et rêvé par le Groupe Medvedkine de Sochaux, composé de jeunes ouvriers travaillant à la chaîne aux usines Peugeot et de techniciens du cinéma.

  • Germaine Tillion ou Notre famille humaine (Émission La Porte ouverte), Claude Santelli, 1970

    En 1970, l’ethnologue Germaine Tillion reçoit Claude Santelli chez elle, dans le cadre de l’émission « La porte ouverte ». Alors âgée de 63 ans (elle sera centenaire), celle qui a épousé certains des combats les plus importants du XXe siècle et connu personnellement certaines de ses horreurs, décrit son travail d’ethnologue dans les Aurès au travers d’anecdotes merveilleuses. Choisissant avec précaution ses mots, elle prononce un éloge tout en nuances de l’espèce humaine.

  • Étranges Etrangers, Marcel TRILLAT, Frédéric VARIOT, 1970

    "Un film sur les conditions de vie des émigrés portugais et maliens en Seine-Saint-Denis en 1970. L'idée de faire ce film est partie d'un fait divers qui relatait la mort de trois hommes maliens dans un foyer, asphyxiés pour cause d'insalubrité des lieux. Caméras au poing, les réalisateurs mènent une véritable enquête pour comprendre les conditions de vie de ceux qui, fuyant leur pays pour des raison politiques et économiques, affluent chaque année vers la France, croyant y trouver un refuge et surtout du travail. Un véritable document historique sur ce que signifiait "être travailleur émigré" pendant les trente glorieuse".- (CREPAC)

  • Ajoncs (Les), René Vautier, 1970

    Fable poétique et humoristique dans laquelle un immigré algérien traverse la Bretagne à la recherche d’un travail. Il trouve une carriole et se met à vendre des ajoncs dans un village…

  • Etranges étrangers, TRILLAT Marcel, 1970

    "Dans la nuit du 31 décembre 1969 au 1er janvier 1970, cinq travailleurs maghrébins mouraient dans l’incendie de leur foyer à Aubervilliers. Ce fait divers a fait date dans la lutte pour les droits sociaux en France (la loi Vivien visant la disparition de l’habitat insalubre fut consécutive de cette affaire d’envergure nationale) et, plus encore, dans l’histoire du documentaire militant. Cette même année, les cinéastes Marcel Trillat et Frédéric Variot se penchaient sur les conditions de vie de ces étranges étrangers. Le documentaire fut réalisé au sein de Scopcolor, un collectif de journalistes exclus de la télévision.

  • Techniquement si simple, René Vautier, 1970

    Essai préalable au tournage d’Avoir vingt ans dans les Aurès. Un technicien coopérant, bourreau ordinaire, se remémore son « travail technique ». Durant la guerre d’Algérie, il installait des mines qui tuent encore de nombreux civils.

  • Etranges étrangers, Marcel Trillat, 1970

    Dans la nuit du 31 décembre 1969 au 1er janvier 1970, cinq travailleurs noirs meurent asphyxiés dans un foyer à Aubervilliers. Dans le contexte de l’après-68, ce drame va connaître un retentissement national, à la fois politique et médiatique.

  • On vous parle de Flins, Guy Devart, 1970

    Les témoins du procès de Meulan dénoncent l’exploitation des immigrés, les trafics à l’embauche et la vente des cartes de travail.

  • Grand amour (Le), Pierre Étaix, 1969

    Pierre est marié avec Florence. Tout va bien dans son couple et son travail. Les années passent, monotones, et quand arrive une nouvelle et jeune secrétaire, il en tombe amoureux et se met à rêver…

  • De la belle ouvrage, Maurice Failevic, 1969

    C’est le récit de la révolte d’un ouvrier qui, à la suite d’un changement technique dans son travail, voit sa vie bouleversée. Tout ce qui jusqu’ici justifiait ou donnait un sens à son existence, la conscience professionnelle, la nécessité d’un engagement syndical et politique, est remis en cause.

  • Citroën Nanterre, Édouard Hayem, 1969

    Le 20 mai 1968, les ouvriers de l’usine Citroën de Nanterre cessent le travail. Le site emploie quatre mille salariés dont 65 % de travailleurs immigrés. Il n’a pas connu pareille mobilisation depuis vingt ans. Les grévistes osent enfin prendre la parole.

  • Camarades, Marin Karmitz, 1969

    Yann, jeune prolétaire de Saint-Nazaire, refuse le confort petit-bourgeois que lui propose sa fiancée et monte à Paris. Il finit par accepter un travail dans une usine, prend conscience de la lutte révolutionnaire et milite dans un groupe d’extrême gauche.

  • Elise ou la vraie vie, Michel Drach, 1969

    Une jeune Bordelaise rejoint son frère à Paris où elle trouve un emploi dans la même usine d’automobiles que lui. Là, elle découvre les conditions de travail des ouvriers; l’amour d’Arezki, un Algérien qui travaille avec elle à la chaîne et se révolte contre le racisme haineux qui divise alors les Français et les Algériens…

  • Classe de lutte, Groupe Medvedkine de Besançon, 1969

    Réponse des ouvriers de la Rhodiaceta de Besançon au film « A bientôt, j’espère ». Il suit la création d’une section syndicale CGT dans une usine d’horlogerie par une ouvrière dont c’est le premier travail militant en 1968. On y découvre comment Suzanne réussit à mobiliser les autres femmes de l’entreprise, malgré la méfiance des dirigeants syndicaux et les intimidations du patronat.

  • Ordre règne à Simcaville (L’), Jean-François Lecomte, Catherine Moulin, 1968

    Documents réunis par un groupe de cinéastes et d’ouvriers pour illustrer un scandale permanent, celui des conditions de vie et de travail aux usines Simca de Poissy.

  • Cléon, Réalisation collective, 1968

    Cléon, l’une des premières usines à se mettre en grève en Mai 68. Les grévistes de l’usine Renault décrivent le quotidien de l’occupation et débattent de l’accès à la culture et de la reprise du travail.

  • Baisers volés, François Truffaut, 1968

    Réformé, Antoine s’empresse d’aller revoir Christine, une jeune fille qu’il aime d’un amour presque sans espoir. Avec l’aide chaleureuse des parents de la jeune fille, il décide de trouver du travail. Tout d’abord veilleur de nuit, il est très vite engagé dans une agence de détectives… Une galerie de portraits piochés dans la France des années soixante.

  • Des terrils et des Turcs, Jean-Michel Barjol, 1967

    Documentaire retraçant les différentes situations des immigrés turcs en Belgique travaillant dans les mines dans les années 60 avec une voix off entre poésie et austérité.

  • O salto, Christian de Chalonge, 1967

    Antonio rêve de faire le saut, de quitter le Portugal pour échapper à la guerre colonialiste et trouver du travail. Mais le passage est cher et dangereux.

  • Firmin, l’homme des burons, Jean-Dominique Lajoux, 1966

    En Aubrac, au début du XXe siècle, chaque pâturage avait son buron, sorte de fromagerie où une équipe vivait et travaillait pendant les quatre mois et demi de l’estive. Le film retrace l’histoire de la vie laborieuse de Firmin, l’un des derniers buronniers de l’Aubrac.

  • Chantiers navals : l’expérience de Saint-Nazaire (Cinq colonnes à la une), Marcel Trillat, Jean-Pierre Gallo, 1966

    À la faveur des troubles dans les chantiers navals de Port-deBouc, et à propos de la construction du car-ferry « Provence », le magazine Cinq colonnes à la une a mené une enquête dans les chantiers navals de Saint-Nazaire. Les ouvriers, les représentants syndicaux, le préfet de l’Atlantique et le directeur général de Chantiers de l’Atlantique donnent tous leur point de vue. Si d’une part, les heures de travail ont diminué (44 heures par semaine en 1966 contre 48 heures en 1964-65), les salaires ont diminué de 12 % en deux ans, il n’y a pas d’emploi pour les femmes, et il reste encore des chômeurs depuis les derniers licenciements. D’autre part, il faut moderniser l’équipement et investir pour supporter la concurrence européenne et japonaise.

  • A valparaiso, Joris Ivens, 1965

    Au départ, A Valparaiso était un exercice d’étudiants chiliens sous la direction de Ivens. Le réalisateur a associé ses élèves à son travail. Le film est devenu une œuvre remarquable et une superbe analyse du phénomène urbain dans laquelle coexistent poésie et militantisme.

  • Ouvriers noirs de Paris (Les), Jacques Krier, 1964

    Collection {Cinq colonnes à la Une} Du Sénégal à Paris en passant par Marseille, Jacques Krier suit le parcours des Africains voulant travailler en France

  • Mystère de l’atelier 15 (Le ), Alain Resnais, André Heinrich, 1957

    Le rôle du médecin du travail dans une grande entreprise.

  • Bus (The), Haskell Wexler, 1963

    En août 1963, à San-Francisco, des manifestants se mettent en route pour la grande « Marche sur Washington pour le travail et la liberté ». Haskell Wexler monte à bord d’un bus rempli de manifestants en route pour cette marche.

  • Pour la suite du monde, Michel Brault, Pierre Perrault, 1962

    Documentaire poétique et ethnographique sur la vie des habitants de l’Isle-aux-Coudres rendue d’abord par une langue, verte et dure, toujours éloquente, puis par la légendaire pêche au marsouin, travail en mer gouverné par la lune et les marées. Un véritable chef-d’œuvre du cinéma direct.

  • Rocco et ses frères, Luchino Visconti, 1961

    Une famille du sud de l’Italie est contrainte par la misère d’émigrer vers le nord pour y trouver du travail. Simone réussit à devenir boxeur professionnel mais sera laminé par ce milieu malsain. Rocco s’essaie à différents métiers avant d’être poussé à faire de la boxe, sport qu’il déteste mais où il devient un champion. Tous deux aiment la même femme, Nadia, une prostituée.

  • Déjà s’envole la fleur maigre, Paul Meyer, 1960

    La chronique d’un jour ordinaire dans une communauté d’ouvriers mineurs du Hainaut. Alors qu’en Belgique les mines ferment les unes après les autres, des familles de travailleurs italiens continuent d’émigrer dans le Borinage.

  • Grande Lutte des mineurs (La), Film collectif sous la direction de Louis Daquin, 1948

    Automne 1948 : des techniciens et des travailleurs de l’industrie du film CGT réalisent bénévolement un document sur la grande grève des mineurs et sa violente répression. La force des images et du commentaire transmet bien l’intensité de cette lutte.

  • Maîtres fous (Les), Jean Rouch, 1955

    Tourné en un seul jour, le film montre les pratiques rituelles d’une secte religieuse. Les pratiquants du culte Hauka, des travailleurs des régions du Niger venus à Accra, se réunissent à l’occasion de leur grande cérémonie annuelle.

  • Chant des fleuves (Le), Joris Ivens, 1954

    Ce documentaire prend pour thème six grands fleuves : Mississipi, Amazone, Gange, Nil, Yang Tsé, Volga et développe – par l’utilisation du montage parallèle – la problématique mondiale du travail des hommes, leur exploitation, colonisation, la nécessité pour eux de s’unir.

  • Ville s’éveille (La), Jörn Donner, 1954

    La diversité des sensations ressenties par un matin d’Helsinki, de l’aube à la pleine lumière, du silence et du calme du petit jour à la rumeur et l’agitation de la ville au travail.

  • Ma Jeannette et mes copains, Robert Ménégoz, 1953

    Cette fiction montre le quotidien des mineurs du bassin cévenol, raconté en voix off par l’un d’entre eux, René : le travail à la mine, les distractions et l’amour.

  • Homme au complet blanc (L’), Alexander Mackendrick, 1952

    Sidney Stratton, rinceur de tubes à essai dans le laboratoire d’une fabrique de textile, travaille secrètement à la création d’un nouveau tissu insalissable et inusable. Il finit par réussir, mais la commercialisation de ce textile révolutionnaire sonnerait le glas de l’industrie textile.

  • Ombrellai, Francesco Maselli, 1952

    A Secinaro, dans les Abruzzes, les hommes se lèvent tôt et descendent travailler à Rome, où leur cri résonne dans les rues. On a besoin d’eux, mais au fond, qui sont ces réparateurs de parapluies ?

  • Tonnelier (Le), Georges Rouquier, 1942

    Les gestes du tonnelier dans son travail n’ont guère changé depuis les temps les plus reculés; avec une étonnante simplicité de moyen, une grande économie d’images, l’auteur nous montre un travailleur et son ouvrage.

  • Cheval qui n’a pas soif (Le), Michel-Édouard Bertrand, 1951

    Célestin Freinet a publié en 1949 les Dits de Mathieu : des textes qui, sous la forme de paraboles, parlent de pédagogie en termes simples et accessibles. Ce film illustre l’un de ces textes, dans lequel Freinet écrit : Toute méthode est regrettable qui prétend faire boire cheval qui n’a pas soif. Toute méthode est bonne qui ouvre l’appétit de savoir et aiguise le besoin puissant de travail.

  • Métropolis, Fritz Lang, 1927

    Des ouvriers travaillent dans les souterrains d’une fabuleuse métropole de l’an 2026. Ils assurent le bonheur des nantis qui vivent dans les jardins suspendus de la ville. Un androïde mène les ouvriers vers la révolte.

  • Goémons, Yannick Bellon, 1948

    Dans une ferme ingrate située sur l’île de Béniguet, au large de la pointe du Finistère, vivent un couple avec une petite fille qui récoltent le goémon noir, riche en iode. La réalisatrice fait trois voyages entre 1945 et 1947 pour filmer l’âpreté du travail de ces hommes et de cette femme sur cette île.

  • Komsomol ou Le chant des héros, Joris Ivens, 1932

    Ce film, entièrement tourné à la gloire des travailleurs de l’Union Soviétique, nous montre la construction d’un haut fourneau dans une région quasiment désertique.

  • Charron (Le), Georges Rouquier, 1943

    En 1942, il y avait encore des milliers de charrons en France qui travaillaient à la réparation de véhicules à traction animale mais surtout à la fabrication de roues.

  • À nous jeunes, Paul de Roubaix, 1943

    Le service civique rural rassemble 300 000 jeunes des villes sommés de venir en aide aux paysans pour assumer les tâches de la ferme. Film de propagande, ce film ignore délibérément que ces jeunes n’avaient pas choisi de venir travailler à la campagne.

  • Spare Time, Humphrey Jennings, 1939

    «  C’est dans leur temps libre que les gens peuvent être le plus eux-mêmes. " Quand le hurlement de la sirène ne les appelle pas à l’usine, les ouvriers s’adonnent aux loisirs favoris des travailleurs dans la Grande-Bretagne de l’immédiate avant-guerre : chorale ou fanfare, élevage de pigeons voyageurs, sports d’équipe…

  • Grève (La), Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein, 1924

    Russie, 1912. Lassés de leurs conditions de travail difficiles et suite au suicide de l’un d’eux accusé de vol, des ouvriers se mettent en grève. A l’enthousiasme des premières journées se substitue le désœuvrement puis les difficultés à subsister. Suite à une provocation orchestrée par une bande recrutée par les patrons dans les bas-fonds, la répression sera impitoyable et sanglante.

  • Sur les routes d’acier, Boris Peskine, 1938

    Après avoir relaté l’histoire de l’invention du chemin de fer, de l’invention de la machine à vapeur jusqu’à la naissance de l’autorail et de l’énergie électrique, puis l’importance du chemin de fer, dans la naissance des échanges, ce film est avant tout un hymne au travail des cheminots.

  • Ponts de la Meuse (Les), Paul Schuitema, 1937

    Paysage du fleuve, lignes de l’architecture, gestes des travailleurs, trajets des passants et passage des heures composent une « symphonie urbaine » de Rotterdam.

  • Notre pain quotidien, King Vidor, 1934

    Un jeune ménage sans ressources va exploiter une ferme abandonnée avec l’aide de chômeurs, eux aussi à la recherche du pain quotidien. Ils forment une communauté où chacun apporte son travail et ses connaissance spéciales.

  • Ruelle (La), Jan Koelinga, 1933

    Impressions saisies dans une ruelle d’un quartier pauvre de Rotterdam : à quelques pas de L’agitation de la ville, des enfants jouent, des gens travaillent. Entre réalité et envie d’évasion, entre révolte contre la misère et amour de la vie.

  • Enthousiasme, la symphonie du Donbass, Dziga Vertov, 1931

    Un documenatire qui dépeint la situation générale du pays au lendemain de la révolution russe. Le travail sur le son évoque la descente au coeur de la matière par le ralenti sonore de la sirène qui rythme la vie des ouvriers.

  • Symphonie industrielle, Joris Ivens, 1931

    « Philips Radio », baptisé « Symphonie industrielle » par les Français, est à la fois un éloge au progrès technologique et une démonstration de la monotonie du travail à la chaîne.

  • Pilotis, Joris Ivens, 1929

    Ce film destiné à aider à la campagne de recrutement des travailleurs du bâtiment occupés à la construction de routes, de digues, d’immeubles sur pilotis et à l’assèchement du Zuiderzee

  • Zone (La), Georges Lacombe, 1928

    La Zone, aux portes de Paris sur l’emplacement des anciennes « fortifs » à la fin des années 20, et plus particulièrement la journée de travail de certains de ses habitants, les chiffonniers.

  • Alternative Economies: Cooperativism [Synapse 1] OMONOIA - Sharryn Kasmir_- Dario Azzellini - Theodoros Karyotis - Maurizio Atzeni, 2015

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Decí Mu en la UST: recuperando el territorio, 2015

    Programa de Decí Mu 11/12/2015

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) : Bois, énergie des terroirs., 2015

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Working together for a cooperative future (FULL VIDEO ENGLISH), 2015

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Experiencia Cosurca, otros mundos posibles. Colombia, 2015

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Experiencia Cosurca, otros mundos posibles. Colombia, 2015

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Cooperativa SOHO (Argentina), 2015

    6ta Academia sobre ESS (Puebla, México), 23-27 Nov 2015)

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Prisma. Los neumaticos vuelven a rodar. Cooperativa Tradoc (México), 2015

    6ta Academia sobre ESS (Puebla, México), 23-27 Nov 2015)

    Mot-clé : coopératives de travail

  • 6ta Academia ESS (México) - Visita a experiencias solidarias de Ibero Puebla, 2015

    6ta Academia sobre ESS (Puebla, México), 23-27 Nov 2015)

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Occupy, Resist, Produce: VIO.ME / ΚΑΤΑΛΗΨΗ-ΑΝΤΙΣΤΑΣΗ-ΠΑΡΑΓΩΓΗ: ΒΙΟΜΕ, 2015

    A film by Dario Azzellini and Oliver Ressler

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  • Aubagne: les ex-Fralib mettent leur thé en rayon, 2015

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Occupy, Resist, Produce – Officine Zero, 2015

    Un filme di Dario Azzellini e Oliver Ressler

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  • Occupy, Resist, Produce – Officine Zero, 2015

    A film by Dario Azzellini and Oliver Ressler

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  • Reportage sur la CJS de Saint-Brieuc - été 2015, 2015

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  • Quel est le modèle économique des CAE ? par Pascal Viau, 2015

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Quelle est l’originalité des CAE? par Dominique Picard, 2015

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Quels sont les enjeux clés pour l’avenir des CAE? par Dominique Babillote, 2015

    Mot-clé : coopératives de travail

  • La Bécane à Jules - Céline Noël. Lauréat du Programme Impact Ashoka, 2015

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  • Rencontre avec Tom Boothe, fondateur de La Louve - FUTURE - ARTE, 2015

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Editions l’Atalante (scop), 2015

    Les Scop

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  • Coopératives jeunesse de services - CJS, 2015

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  • On Bosse ici! On vit ici! on reste ici!

    "Un travailleur sans papiers et un travailleur avec carte de séjour, c'est quoi la différence ? Pas visible à l'oeil nu, pas visible même avec une caméra. Et pourtant, ils sont là. Ils travaillent, ils construisent nos immeubles, réparent nos rues, posent les rails de nos tramways..."- collectif de vigilance de Paris 12

  • Destination Retour, Denis KHALIFA

    Un travailleur immigré du Mali habite dans un foyer en banlieue parisienne, les Africains y sont en grand nombre. Son travail de livreur ainsi que son rôle de délégué au foyer occupent la majeure partie de son temps. Aider ses compatriotes, suivre une formation sont ses objectifs avant "le Retour". (Présentation éditeur)

  • Ziad, Grégory RATEAU, Sarah TAHER

    Ziad travaille dans le port de Tripoli au Liban. Tiraillé entre ses amis d'enfance Firas et Ahmed qui s'éloignent de lui et sa relation cachée avec Soraya qui le presse de se marier, Ziad étouffe. Elle, est chrétienne, lui, musulman ; il n'y a qu'en Chypre qu'il y aurait un espoir pour leur union. Pour réunir la somme nécessaire à ce voyage, Ziad va commettre une faute qu'il ne pourra pas se pardonner... (Résumé éditeur).

  • Un coin du voile, Françoise SEROIN, Constance Kadicha DEMONTOY BARIHA

    Djamilla travaille avec quatre autres jeunes femmes dans un institut de beauté à Paris, Charme d'Orient. Les femmes y viennent se faire épiler au miel , laver au savon noir, masser à l'huile d'argane et parfumer à l'eau de rose . On s'y interroge aussi sur l'histoire d'un pays, l'Algérie. Dans une réalité culturelle complexe, à multiples facettes, Djamilla recherche ses origines et son identité de femme.

  • Tout doit disparaître, Jean-Marc MOUTOUT

    A Paris, des travailleurs temporaires attendent un éventuel emploi journalier de déménageur dans une agence d'intérim. Parmi eux, deux novices : un Français, Jean-Pierre, et un Camerounais, Théo. Ils se retrouvent en banlieue pour effectuer, croient-ils, un déménagement ordinaire.

  • Taf et maffé, Vincent DUMESNIL

    "Ici on travaille et on mange" -(Ateliers Varan) Association de réinsertion par la cuisine

  • Rua Diamantina Rosa, Françoise COULLIN

    "Aurora a travaillé chez moi dès son arrivée clandestine du Portugal en France, en 1970, à l'âge de 17 ans. Aujourd'hui, 40 ans plus tard, je la filme dans son village natal au cours d'un séjour de 15 jours au Portugal. Le film s'ouvre sur une conversation entre Aurora et son petit neveu Georges, 13 ans, qui lui confie ses premiers émois amoureux. Autour de cet échange apparemment banal, se jouent déjà des questions qui polarisent les rapports entre hommes et femmes et, de générations en générations, font peser une chape de plomb sur toute l'histoire de cette famille. Suivant ce même mouvement, au cours des différentes rencontres entre Aurora et des membres de sa famille, se donne à lire un véritable roman familial, construit autour de la figure de pères absents, en raison de leur émigration économique. Dans ce Portugal rural, économiquement fragile, c'est aux femmes qu'incombe de maintenir une cohésion familiale. Face à un père fantomatique, le rapport à la mère n'est pas simple non plus. Autour des différentes étapes du parcours de la vie d'Aurora, du mariage et du divorce, des questions du choix de retourner vivre Portugal ou de rester en France, se dessinent pour les nouvelles générations différents aspects d'un rapport complexe entre hommes et femmes nés d'une tradition ancestrale, mêlant culture, religion, croyances et superstitions" Présentation éditeur

  • Le temps des Chibanis, Edouard CUEL

    Après avoir travaillé toute leur vie en France pour aider leur famille restée au pays, de nombreux travailleurs maghrébins peinent à retourner chez eux une fois la retraite arrivée. Décalages divers avec la famille et avec l'entourage, contraintes de durée de séjour pour avoir le bénéfice de nombreuses prestations... font que soit ils restent, soit ils se partagent entre leurs 2 pays. Alors ils ont 2 revendications, la liberté de circulation et la sécu... "Le temps des chibanis" (vieux en Arabe) nous emmène dans leur univers, ces foyers (ici le foyer "Les Grésillons" de Gennevilliers) qui sont leur seul véritable territoire et où ils peuvent déployer un art de vivre qui leur est propre.

  • L'Afrique à Courbevoie, Michael HOARE

    Les foyers de travailleurs immigrés, notamment africains, sont accusés de tous les maux. L'histoire du foyer Soundiata de Courbevoie est particulièrement parlante. Confinés dans une usine réaménagée depuis la fin des années soixante, les résidents du foyer ont dû tenir tête à une volonté évidente et durable de la municipalité de l'époque de les tenir à l'écart, voire de les évacuer sous d'autres cieux. Du 15 au 21 décembre 2001, un collectif de plusieurs dizaines d'organisations animé par un militant d'Artisans du Monde et un autre du GRDR/CADI avec le comité de résidents du foyer Soundiata de Courbevoie ont organisé une semaine d'activités de toutes sortes. Ils ont voulu démontrer ainsi l'attachement des résidents à la ville de Courbevoie et montrer que l'intégration, loin d'être de belles paroles, se concrétise dans des actes de rencontre et de construction commune.

  • Chroniques, Clément COGITORE

    A Paris, des travailleurs temporaires attendent un éventuel emploi journalier de déménageur dans une agence d'intérim. Parmi eux, deux novices : un Français, Jean-Pierre, et un Camerounais, Théo. Ils se retrouvent en banlieue pour effectuer, croient-ils, un déménagement ordinaire.

  • Ceux de chez nous, Sacha Guitry

    A sa table de travail, entouré par sa collection d’oeuvres d’art, Sacha Guitry présente et commente les images qu’il a tourné dans les années 1914 - 1915. Ce sont des courtes séquences qui représentent : Auguste Rodin, Edmond Rostand, Edgar Degas, Claude Monet, Sarah Bernhardt, maître Henri-Robert, Camille Saint-Saëns, Octave Mirbeau, Anatole France, Antoine, Auguste Renoir, Lucien Guitry.

  • Une part de la vie, Céline MIGEON

    Salim est dans un foyer de jeunes travailleurs et il déborde d'énergie. Ce qui compte avant tout pour lui, c'est la solidarité avec ses camarades du foyer et ses amis, comme lui, séropositifs. Fragments de son parcours dans les méandres de l'administration. En parallèle à ses luttes quotidiennes, Salim rêve d'être chanteur. - (Nathalie Magnan)

  • Tardi en noir et blanc, Pierre-André SAUVAGEOT

    Portrait de Jacques Tardi au travail, à travers deux bandes dessinées en cours de réalisation : Le petit bleu de la côte ouest d'après un roman de Jean-Patrick Manchette, puis Le secret de l'étrangleur adapté d'un livre de Pierre Siniac. Il commente et explique les dessins qu'il exécute. Il évoque son enfance, son père dont il met en images les carnets de guerre, son grand-père dont il s'est inspiré pour C'était la guerre des tranchées.

  • Luntano (loin), Alessandra Celesia

    Depuis des années, les Italiens du Sud vont travailler dans le Nord du pays. Mais ils n'en n'oublient pas pour autant leurs racines, et la solidarité régionale s'organise. Une fois par mois, un camion remonte l'Italie pour délivrer pots de sauce tomate, huile pressée à froid par la famille, "antipasti" de légumes du potager... Ces cartons remplis d'affection racontent l'histoire de cette immigration intérieure. (Résumé éditeur)

  • Le secret du bal, JAMET, MONTCOUQUIOL

    Ce film met en lumière le travail de création d'une expérience chorégraphique de Philippe Jamet avec un groupe de personne du troisième âge, pour la plupart d'entre eux, des immigrés de la première génération des quartiers nord de Marseille. A travers la démarche artistique et sociale du chorégraphe mise en place dans le cadre du DSU en 1995, on découvre l'échange inter-générationnel.

  • Le Nez grophobe, Cyriaque PAQUETON-SOMMIER

    ""Je ne sais pas si les nègres ont jamais travaillé mais enfin..." Si la petite phrase du célèbre parfumeur Jean-Paul Guerlain n'a pas fait réagir la classe politique, elle a pourtant bien été ressentie comme une sentence négrophobe et négationiste par certains..." -(Ateliers Varan)

  • Le lion, sa cage et ses ailes, Armand GATTI

    Une série réalisée avec les travailleurs migrants du pays de Montbéliard. Le premier film constitue un portrait de la ville, de la " nébuleuse montbéliardaise " selon la formule de Gatti. Les suivants sont organisés grosso modo par communautés et se répondent en écho les uns aux autres. Ils racontent la vie ouvrière de tous les jours : l'autocar qui déverse le matin les ouvriers à l'usine, les accidents, la peur, la fatigue, les chambres des hôtels Peugeot, les souvenirs d'une autre vie, etc. Ils ne se présentent pas comme des documentaires au sens étroit du mot : ils comportent de vrais " personnages ", ouvriers chez Peugeot, devenus, le temps d'un film, les conteurs de leur propre vie. (CNC-Images de la culture)

  • La tête haute, DELOEUIL Christian

    La mine, elle en a avalé des générations de travailleurs et parmi eux, bon nombre d'immigrés. Les parents de Felipe ont quitté l'Espagne en 1914, ils sont arrivés à Raismes-Sabatier, petite commune du bassin du Valenciennois. Felipe est né en 1916. En 1936, il n'a pas encore 20 ans lorsqu'il entend l'appel de la Passionaria, ces paroles vont le conduire à s'engager. Il rejoint les républicains espagnols. Après la guerre, Felipe retrouve la mine et poursuit ses engagements en devenant délégué syndical. Aujourd'hui à la retraite, c'est en témoignant que Felipe poursuit son combat. (Résumé éditeur).

  • La télévision, une compagne bruyante pour une solitude muette, Yamina BENGUIGUI

    Des images fugitives d'un foyer de travailleurs migrants, en 1969. Trente ans plus tard, Yamina Benguigui s'y attarde pour saisir les bribes d'un quotidien rythmé par la cuisine, les repas et les jours de lessive. Une monotonie que, seule, la télévision parvient à rompre, offrant une ouverture sur le monde et sur le pays d'origine. Instrument d'éducation, de jeu ou de plaisir, c'est une amie fidèle pour lutter contre l'ennui. C'est sur le ton de la confidence que retraités ou actifs nous ouvrent les portes de leur univers télévisuel. Pour l'un d'eux, qui vit au foyer depuis trente ans et passe maintenant ses journées allongé devant l'unique chaîne de son poste qu'il bichonne, tous les jeux sont bons à regarder afin de ne pas laisser le cafard l'envahir. Pour certains, grâce aux antennes paraboliques, la petite lucarne suscite l'espoir d'apercevoir un ami ou un membre de la famille dans les rues d'Alger... Ainsi, l'Algérie devient plus proche qu'autrefois. Pour d'autres encore, le plaisir d'écouter "ceux qui savent bien parler, comme les journalistes ou les ministres", est une motivation pour suivre journaux d'informations, reportages et documentaires. Et puis, il y a les séries où "les policiers ne sont pas contre nous, mais contre les voleurs et les assassins !". Quelqu'un résume la situation : "La télévision est l'amie de tout le monde." (Sadia Saïghi, CNC-Images de la culture)

  • Fils et filles de..., Jean-Thomas CECCALDI

    Ils sont fils et filles de travailleurs immigrés. Ils sont cadres, ingénieurs, médecins, chefs d'entreprises~ Ils ont accédé à un niveau de vie et à un statut social bien éloigné de celui de leurs parents, bien éloigné de celui dans lequel ils ont grandi. Est-il possible, souhaitable, nécessaire, de "refouler" un passé souvent fait de douleur et d'humiliation, alors même que l'on s'en est soi-même "sorti", que l'on a "réussi" ? Ou ce même passé est-il au contraire un terreau sur lequel a poussé une soif de revanche, de réhabilitation, presque de "vengeance", auquel cas les "piqûres de rappel" sont alors une douleur nécessaire ? Peut-on faire "comme si de rien n'était", alors même que toute la société française ne cesse de vous renvoyer à vos origines ? Pour explorer toutes ces dimensions Fils et filles de~ s'immerge entre les générations, en interrogeant autant ces nouveaux "Beurgeois" que leurs parents travailleurs immigrés. (Résumé éditeur)

  • En quête d'asile, Anne GEORGET

    Anne Georget a suivi le travail des "officiers de protection", les fonctionnaires de l'OFPRA (Office de protection des réfugiés et apatrides), organisme qui, en France, est chargé d'accorder ou de refuser le statut de réfugié défini par la convention de Genève. Elle filme plusieurs entretiens avec des demandeurs d'asile : ceux-ci sont filmés de dos, face au fonctionnaire chargé d'instruire le dossier. Celui-ci écoute le récit du demandeur et, au terme de l'instruction, décide si le statut de réfugié politique, qui lui permettra de vivre régulièrement en France, peut lui être accordé. On mesure vite les enjeux de ce qui se déroule dans ce petit bureau anonyme. Le verdict ne dépend d'aucune enquête, mais se fonde sur la connaissance du contexte politique et sur une intime conviction. Les témoignages de torture et de persécutions sont souvent d'une grande violence mais tous ne sont pas authentiques. La prise de décision donne lieu à de nombreux doutes, incertitudes, cas de conscience. Comment éviter de donner asile à un ancien bourreau ? Comment écouter le témoignage de quelqu'un qui a été torturé ? Le film suit chacune des étapes de ce travail, sans en masquer les difficultés y compris la lassitude due à la routine : 50 000 demandes sont traitées par an. A mesure que s'enchaînent les témoignages, on prend conscience de la complexité de la question des réfugiés et la nécessité de ce droit d'asile pour préserver une part d'humanité au sein d'un monde qui se déchire. (BPI)

  • Why Cybraceros ?, Alex Rivera

    Un petit film d’animation hilarant, qui s’empare de la situation des travailleurs mexicains aux USA.

  • Le monde perdu, Vittorio De Seta

    Un extrait de l'oeuvre d'un formidable documentariste italien des années 50, qui aimait à filmer les travailleurs…

  • Haricots noirs et drapeau rouge, Bertille Darragon

    Ce documentaire présente la condition des Brésiliens qui, dans le cadre du Mouvement des Sans Terre (MST) occupent et revendiquent des terres qui ne leur appartiennent pas, afin de pouvoir les travailler et gagner ainsi leur vie. La caméra s’introduit dans 3 campements différents, pour témoigner de l’organisation de la vie en communauté, de la lutte pour la terre et de l’espoir que nourrit ce Mouvement auprès de ceux qui le portent.

  • Ya Rayah, Claudio PAZIENZA

    Discrètement loufoque, "Ya Rayah" procède à la récolte hétéroclite d'objets et d'images. Au fil de cette énumération se succèdent des chaussures fumantes, une typographie en balade, des radiographies de pieds... L'assemblage de ces matériaux dessine un parcours ludique, révélant le mouvement d'une écriture en train de s'écrire. Où l'on retrouve le geste poétique cher à l'imaginaire d'ALIS, dont le travail s'inspire des méthodes de l'Oulipo. La démarche d'ALIS, groupe fondé par Dominique Soria et Pierre Fourny, n'est pas dans les normes. Elle s'attache à la recherche d'une nouvelle expression en utilisant différentes disciplines artistiques. D'ordinaire, leurs compositions s'affichent sur scène ou se déploient dans les galeries d'art. Après "La Complainte du progrès", ce film ouvre à nouveau, sur une musique de Dahmane el Harrachi, un riche terrain d'investigation à leurs propos enjoués et savamment organisés.(Irène Filiberti, CNC-Images de la culture)

  • Wazemmes avant tout

    Le documentaire "Wazemmes avant tout", édité en DVD, est basé sur des témoignages d'habitants sur la mémoire d'immigrés à Wazemmes à partir de 1950. Afin de mettre en avant l'apport culturel des différents groupes sociaux, la Maison de Quartier de Wazemmes a souhaité fédérer la population du quartier autour de sa mémoire collective en lui donnant la parole. A travers l'expression de souvenirs, l'évocation de la vie quotidienne, du travail, les jeunes générations découvriront ce qu'a été la vie du quartier depuis les années 50 puis au moment de la guerre d'Algérie avec l'arrivée d'immigrés et avant les changements urbanistiques du secteur. Les auteurs ont ainsi recueillis sept témoignages qui, bien que les protagonistes ne soient pas tous issus de l'immigration, convergent.

  • Une journée d'Andreï Arsenovitch, Chris MARKER

    1987 : la famille d'Andrei Tarkovski, retenue depuis cinq ans en URSS par les autorités, obtient une autorisation de sortie pour rejoindre le réalisateur exilé, gravement malade, proche de la fin. Chris Marker entrelace cette scène éprouvante pour nous d'images plus anciennes du cinéaste au travail et d'extraits de ses films. Un portrait cubiste remarquable, avec des mises en parallèle toujours pertinentes. Lors d'une séance de spiritisme, l'esprit de Boris Pasternak lui avait annoncé qu'il ne ferait que sept films, "mais des bons !". Tarkovski s'est conformé à cette prédiction. Dans ce documentaire en forme de mosaïque tragique, on le voit régler, durant une journée entière, le dernier plan (6 minutes) du "Sacrifice", filmer méticuleusement des icônes ou des peintures, visionner le montage de son dernier opus dans la chambre où il agonise lentement, avec toujours la même gaieté, la même énergie déterminée. Harassé, harcelé par le comité de censure de son pays, Tarkovski n'aura eu de cesse d'explorer, à sa façon intransigeante et altière, des thèmes tels que Dieu, les quatre éléments, la nature, l'art et l'homme... Chris Marker se fait le guide, le "Stalker" agile de cette zone mouvante, dangereuse et mystique qu'est son cinéma. (Pascal Richou, CNC-Images de la culture)

  • Un jour, je repartirai..., Chantal RICHARD

    Aux confins d'une ville de la Loire, dans un foyer de travailleurs immigrés, des hommes âgés déambulent dans les couloirs, s'assoient un moment sur un banc ou prennent un café. Tous semblent attendre~Au fil des jours, entre un repas à préparer ou une promenade solitaire, certains d'entre eux se confient sur leur vie passée à travailler en France ; sur ce qui les retient ici à l'âge de la retraite, loin du Maroc ou de l'Algérie, alors qu'ils avaient rêver de repartir un jour~(résumé éditeur).

  • Trous de mémoire, Jean-Michel PEREZ

    En prison, "on oublie, on oublie rapidement", confie un détenu à la caméra. Pendant neuf mois, Jean-Michel Perez a travaillé avec un groupe de prisonniers des Baumettes à Marseille, pour interroger cinématographiquement ces "trous de mémoires". Le temps d'un tournage, ils vont se confronter à des images d'archives qui "reflètent toutes un éclat de leur histoire personnelle, un fragment de mémoire inscrit dans l'Histoire commune". Hacene, Soilihi, Frédéric, Dimitri, Farouk et Florin sont d'origine étrangère, arrivés en France il y a plus ou moins longtemps et pour des raisons diverses. Quel rapport entretiennent-ils avec leurs racines ? Quelle place occupent la mémoire et l'oubli, chez eux qui passent leurs journées entre quatre murs ? En prenant pour points de départ des archives télévisées, porteuses d'un passé à la fois collectif et anonyme, chacun va trouver par la parole, l'écriture et l'auto-mise en scène une manière personnelle d'investir l'image et de convoquer son histoire propre. Un reportage sur la Révolution roumaine de 1989, un autre sur les Comores ou des images du paquebot Kairouan arrivant à Marseille vont ainsi se muer en véritables archives personnelles, fondations d'un travail de remémoration, de questionnement ou d'oubli du passé. En arrière-plan de cette expérience cinématographique à part, une conviction : affronter ses trous de mémoire, c'est avant tout une manière de préparer l'avenir. (Damien Travade - CNC-Images de la culture)

  • Traces de luttes, Jérémy FORNI

    Fin 1967, après une longue grève à la Rhodiacéta que Chris Marker est venu filmer, des ouvriers s'associent avec des cinéastes parisiens pour produire des films qui montreront la classe ouvrière de l'intérieur : son travail, ses luttes et ses espoirs. Collectif de cinéma militant, le groupe Medvedkine de Besançon allait écrire une des plus belles pages du mouvement de mai 68. Huit protagonistes témoignent de cette rencontre exceptionnelle. Film de fin d'études à l'ESAV de Toulouse, "Trace de luttes" exprime l'engagement d'un apprenti cinéaste originaire de Franche-Comté, soucieux de transmettre la mémoire des luttes ouvrières de sa région. Sans être passés par aucune école de cinéma, Georges Binetruy, Henri Traforetti, Georges Lièvremont ou Suzanne Césard, alors âgés de 25 ans, se sont saisis du cinéma comme d'une arme. Dans leur lutte pour une émancipation à la fois politique, sociale et culturelle, ils expriment tous leur dette envers Pol Cèbe (décédé en 1974), bibliothécaire de l'usine, militant féru de cinéma qui fut l'âme de cette rencontre entre ouvriers et intellectuels bourgeois. Du côté des "Parisiens", Bruno Muel et Jacques Loiseleux, tous deux chefs opérateurs, témoignent de leur rencontre bouleversante avec ces autodidactes capables de toutes les audaces. Sur les images de l'ancienne usine désaffectée, le film fait entendre le dialogue décisif de décembre 1967 entre Marker et les militants de la Rhodiacéta. (Eva Ségal / CNC-Images de la culture)

  • Tounka, Ibrahima TOURE

    Ils ont trois enfants. Elle reste à la maison, lui travaille. Mais pour tous les deux, la vie est difficile lorsqu'on est malien en France. Alors, on se retrouve entre amis, on s'organise pour préparer le retour, au pays.

  • Toubib or not toubib, Béatrice JALBERT

    Ils seraient jusqu'à 14 000 médecins venus d'Europe de l'Est, du Maghreb, d'Afrique, d'Amérique Latine ou d'Asie, à avoir quitté leur pays pour des raisons sociales, économiques ou politiques. Depuis quelques années, ils luttent pour la reconnaissance de leur travail et de leurs statuts. Grâce à leur mobilisation, 10 000 d'entre eux ont obtenu aujourd'hui l'autorisation d'exercice du Conseil National de l'Ordre des Médecins. Mais 4 000 précaires continuent de nous soigner pour des salaires inférieurs à ceux des médecins à diplôme français. La nouvelle réglementation organise la venue des médecins hors Communauté Européenne et privilégie le recrutement des médecins intra-communautaires, en particulier d'Europe de l'Est. Actuellement 1 250 médecins roumains exercent en France, tandis que la Roumanie fait appel à des médecins chinois. Ces médecins témoignent...

  • Togo blues, Assane OUEDRAOGO, Colette Agnès Sylvie ISAMBERT GAILLOUR GADMER

    Togo Blues évoque la nostalgie d'une dame qui malgré ses 20 ans d'exil en France, n'arrive pas à s'y faire. Confrontée au racisme dans son travail de "dame pipi', elle ne rêve que d'une chose : rentrer au Togo.

  • Tant que tu ne pars pas, Marie-Hélène ROINAT

    Dans les années 60-80 des hommes viennent nombreux depuis le Maghreb pour travailler en France. Beaucoup habitent entassés dans des foyers collectifs misérables. Ces logements conçus comme temporaires ont perdurés. « Tant que tu ne pars pas » donne la parole à d'anciens résidents de ces foyers. Ils reviennent sur leur vie ; ils nous expliquent le contexte politique et économique qui les a fait venir en France ; ils nous parlent des raisons qui les poussent, encore aujourd'hui, à rester en France alors qu'ils atteignent l'âge de la retraite. A travers le récit de ces hommes, le film donne un éclairage particulier sur les conditions d'accueil des travailleurs immigrés en France, notamment en terme de logement ; une histoire plus que jamais d'actualité.

  • Suresnes cités danse, Luc RIOLON

    Olivier Meyer, directeur du théâtre Jean Vilar à Suresnes, a invité pendant trois mois (deux mois de répétitions et un mois de représentations triomphales), cinq chorégraphes pour cinq créations autour du hip-hop. Interviews, moments de travail et de spectacles retracent ces rencontres où chacun a trouvé de quoi enrichir sa propre création. Après avoir auditionné plus de deux cents jeunes, les chorégraphes Blanca Li, Régis Obadia, Farid Berki, Laura Scozzi et Karine Saporta ont composé leurs équipes. Ils ont puisé dans cette matière vivante que représente l'expression hip-hop et l'ont étroitement mêlée à leur poésie, leur dramaturgie. "On prend les codes, on les retourne, on les transforme," dit Farid Berki. "On a fait un spectacle comme une robe découpée à leur mesure," dit encore Bianca Li. Et Karine Saporta affirme en souriant : "J'ai l'impression d'avoir toujours fait du hip-hop !" Si les danseurs ont eu parfois du mal à confronter leur énergie à une gestuelle précise, calée sur une musique et dans l'espace scénique, chacun semble ravi de l'expérience : "Elle a gardé notre authenticité," dit l'un d'eux. (Marc Guiga, CNC-Images de la culture)

  • Sotigui Kouyate, Mahamat-Saleh HAROUN

    Bamako, juillet 1996 : Sotigui Kouyaté revient dans sa ville natale pour son soixantième anniversaire. Cela fait 30 ans qu'il n'a pas remis les pieds ici. Il évoque ses souvenirs d'enfance, parle de sa fonction de griot, qui se transmet de père en fils. Il parle aussi de l'Afrique et de cette culture de griot dont il est l'héritier. Bien ancré dans ses racines, Sotigui Kouyaté vit et travaille néanmoins à Paris. Homme de la ville et homme de la brousse, il a su habilement faire le lien entre les deux. Ce film dresse un portrait émouvant d'un des plus grands comédiens africains. On le découvre tour à tour conteur, guérisseur, chansonnier...

  • Salut Vazaha, Jérémie REICHENBACH

    Une dizaine de jeunes de la banlieue parisienne montent un projet humanitaire avec des éducateurs d'un club de prévention. Pendant le mois qu'ils passent à Madagascar, ils repavent une route avec de jeunes Malgaches et se heurtent à la réalité sociale du pays en confrontant leurs différences. Ces jeunes de cités, enfants d'immigrés, marginalisés en France et considérés comme des patrons là-bas (surnommés les Vazahas) vont comprendre, en découvrant la misère, pourquoi leurs parents ont quitté le bled pour venir travailler en France.

  • Retour à la terre, Marie-Hélène ASTRAUDO, Patricia Emmanuelle ESCUDIER BAUDE

    Portraits de femmes et d'hommes dans un jardin agricole d'une banlieue parisienne où la réinsertion sociale passe par le travail de la terre.

  • Remue-ménage dans la sous-traitance, Ivora CUSACK

    "À Paris en mars 2002, des femmes de chambre employées par la société Arcade pour travailler dans les hôtels Accor, se mettent en grève. Leurs revendications principales : la baisse des cadences de travail et le paiement de toutes les heures travaillées. La plupart des grévistes sont des mères de famille d'origine africaine qui vont pour la première fois lutter pour leurs droits. Après un an de lutte, elles sortent victorieuses Mais en mai 2004, la déléguée syndicale qui avait joué un rôle prépondérant dans la grève, est licenciée. La lutte reprend autour d'elle. Tourné sur une période de plus de quatre ans, ce film brosse un tableau de luttes où avec peu de moyens mais une volonté tenace, des individus organisés collectivement bousculent la loi de la soumission qui règne dans le monde du travail et en particulier dans la sous-traitance."- 360°

  • Réjane dans la tour, Dominique CABRERA

    Réjane fait le ménage dans une tour au Val Fourré. En l'écoutant, en regardant ses gestes et en suivant ses pas, on voit ce que c'est qu'être aujourd'hui une femme de quarante-cinq ans sur un fil ! Equilibriste fragile entre sa folie et le charme profondément présent de sa personnalité, entre l'exclusion de la pauvreté et du chômage et la fierté ouvrière du travail bien fait et de l'appartenance à une communauté sociale. Film d'aujourd'hui où Réjane, presque perdue, sourit et s'éloigne en dansant. Y a pas de problèmes !». Et notre coeur se serre d'être aussi proche et loin d'elle. (ISKRA)

  • Réhabilitations 3, Michael HOARE

    Série documentaire de Michael Hoare en 3 partie sur la réhabilitations des foyers de travailleurs migrants. Produit par l'association Avenir Vivable pour le COPAF

  • Réhabilitations 2, Michael HOARE

    Série documentaire de Michael Hoare en 3 partie sur la réhabilitations des foyers de travailleurs migrants. Produit par l'association Avenir Vivable pour le COPAF

  • Réhabilitations 1, Michael HOARE

    Série documentaire de Michael Hoare en 3 partie sur la réhabilitations des foyers de travailleurs migrants. Produit par l'association Avenir Vivable pour le COPAF

  • Récits de l'île Seguin, Mounir DRIDI

    1967 enregistre des mutations dans le personnel de Renault : l'usine compte 27 800 ouvriers, essentiellement des immigrés maghrébins. On augmente les cadences. Témoignages et images d'archives restituent l'un des combats les plus opiniâtres menés, en France, par le prolétariat, pour l'amélioration de ses conditions de vie et le respect de sa dignité. Après la grève générale de 1968 et l'occupation du site pendant 33 jours, les accords de Grenelle décident l'embauche des travailleurs migrants jusqu'alors en statut précaire. En 1970, les gauchistes qui prônent l'opposition radicale et le sabotage des machines engagent un affrontement violent avec les cégétistes, lequel prendra fin avec l'assassinat de Pierre Overney par un vigile de la Régie. A partir de 1973, la lutte des immigrés se focalise sur la formation professionnelle, qui leur est systématiquement refusée. Le combat n'aboutira pas. En 1980, commence le déclin de l'usine : les ouvriers les plus qualifiés sont reclassés sur d'autres sites, ce qui exclut, de fait, la plupart des immigrés. (Doucha Belgrave, CNC-Images de la culture)

  • Qui suis-je ? (Sarcelles 1996), Stéphane GATTI

    Suite d'une trentaine d'autoportraits, face à la caméra, des participants au spectacle "L'Inconnu n°5 du fossé des fusillés du pentagone d'Arras", écrit et mis en scène par Armand Gatti, et présenté à Sarcelles en janvier 1997 dans le cadre d'un stage organisé par Solidarité Jeunes Travailleurs. Médiatiser les rêves et le désir de reconnaissance, tel pourrait être le moteur de ce dispositif frontal, qui permet une accroche directe du spectateur. Chacun des récits autobiographiques s'organise selon le même mode : hommes et femmes déambulent dans un paysage urbain, filmés au ralenti, de face en plan rapproché. Au bas de l'écran, un petit cadre tel un miroir reprend le visage de la personne, immobile cette fois-ci ; c'est de ce cadre qu'émane la parole. Chacun raconte son histoire en commençant par montrer en gros plan sa main écartée, comme pour en laisser l'empreinte sur le film. La formulation identitaire passe en premier par le corps ; la parole vient ensuite, quelquefois hésitante, souvent débitée à vive allure. Il faut croire à ses rêves pour retrouver la liberté retirée par le moule de la société. Retrouver le chemin de la passion, du désir de la vie et de sa formulation par l'art et la parole. Par le théâtre, ils ont appris à devenir leur "propre lumière" pour partir en quête d'eux-mêmes et croire à nouveau en l'avenir. "Je ne connais que le silence, mais ma mémoire a pour souvenir des paysages inconnus." Tristan Gomez - CNC, Images de la Culture

  • Qui a peur des tziganes roumains ?, Evelyne RAGOT

    Entreprise courageuse mais délicate que de filmer ces gens du voyage, arrivés en France après la révolution roumaine de 1989, le plus souvent clandestinement. Pour ce tournage, dont les conditions s'avéraient d'emblée particulièrement difficiles, l'équipe du film a eu recours, comme à un passeur, à Leonardo Antoniadis, photographe argentin qui travaillait depuis trois ans pour la mission Médecins du Monde auprès des Tziganes. Le film décrit une situation complexe avec le souci de soulager les difficultés de cette communauté mais sans tomber pour autant dans l'angélisme. Il transforme durablement le regard du spectateur sur une communauté qui se dérobe moins sans doute pour préserver son identité culturelle que pour résister aux tracasseries administratives des autorités. C'est aussi un document permettant de réfléchir sur la complexité des rapports entre droit d'asile et législation sociale.(BPI)

  • Pologne allers-retours, Valérie WROBLESWSKI

    Krystof fait régulièrement le trajet entre la Pologne et « l'ouest », où il travaille sur des chantiers de construction. Lucien, Henri et Richard sont des enfants et petits-enfants d'immigrés qui ont quitté la Pologne pour la France dans les années 20. Quant à Alain il a fait le chemin inverse de ses aïeux en s'installant en Pologne après l'effondrement du bloc de l'est Ces destinées n'ont pas laissé indifférente la réalisatrice dont les grands-parents ont quitté leur pays d'origine pour venir travailler dans les mines de charbon du nord de la France. Ce film, nourri de témoignages, d'archives et d'une réflexion personnelle de l'auteur met en lumière la grande immigration polonaise du début du 20ème siècle au regard de l'immigration récente de la nouvelle Europe. En forme de va et vient entre la France et la Pologne, le passé et le présent, le quotidien et les documents d'archives il nous parle de déracinement, d'éloignement, d'intégration et de retour aux sources. © Film Oblige

  • Paroles d'images, Michèle GUENOUN

    Bruno, Guillaume et Samuel, étudiants à l'école nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, ont décidé d'offrir leur temps et leur savoir-faire à des adolescents de la cité des Courtillières à Pantin près de Paris. Le projet est de leur "faire réaliser des images qui leur permettent de travailler sur eux-mêmes" et de comprendre "la façon dont ils vivent les choses autour d'eux". Jour après jour, les "élèves" Daniel, William, Harrys et Tony découvrent avec le graphisme un nouveau moyen d'expression. En réalisant des affiches ou des unes de journaux, ils vont réfléchir sur l'actualité et prendre conscience du choix des mots, des images, et de leur association. Découpage, assemblage, collage, peinture, photographie, photocopie, ils vérifient l'efficacité d'une bonne mise en page pour obtenir un message plus percutant, plus efficace. Les travaux réalisés parlent de leur présent et de leur avenir, de la politique, de leur vie dans la cité, de la violence et du racisme ordinaire. La caméra montre le travail en train de se faire, le plaisir d'avoir réussi, elle montre aussi l'apprentissage des règles, l'acceptation de l'effort et de la difficulté. (Marie-Dominique Nivière, CNC-Images de la culture)

  • Parmi nous. Sans-papiers, sans visages, sans paroles, Caroline SIONNET

    Le portrait d'une famille et d'un célibataire sans papiers. Dans un appartement que des amis lui prêtent, la famille sort de l'ombre : le père vit en France depuis douze ans, la mère depuis quatre ans. Ils sont d'origine guinéenne. Leurs deux enfants sont nés en France. Ils sont tous sans papiers. Le célibataire, lui, est sourd et s'exprime en langue des signes~ Tous vivent dans la précarité, sans droit au travail, sans aide, dans la peur d'une arrestation ou d'une expulsion.(Résumé éditeur)

  • On est là !, Decaster Luc

    Clean multi services est une société de nettoyage ordinaire. Pour les clients tout semble propre effectivement. Jusqu’au jour où des employés en ont assez d’être traités comme le papier avec lequel ils font briller les toilettes. Des papiers, eux, ils n’en n’ont pas. Ils décident d’occuper l’entreprise. Ces 24 travailleurs maliens et mauritaniens sont vite rejoints par trois employées françaises. Dans le quotidien de la lutte des liens se nouent. Personnalités étonnantes, émotions fortes, échecs et victoires… Le conflit va durer trente neuf jours. Les salariés parviendront-ils à faire plier leur patron ? Les sans-papiers gagneront-ils le droit de vivre ici ? (Le film documentaire)

  • Nous les jeunes MC, Franck SCHNEIDER

    En banlieue parisienne, autour de la figure du rappeur Daoud MC, dont le but principal est d'aider les jeunes en animant des ateliers de rap dans des hôpitaux de jour, des foyers de jeunes délinquants ou d'orphelins, une série de témoignages dresse le portrait peu flatteur d'une société face à ses cités. Une séquence résume à elle seule l'enjeu de cette démarche. Daoud MC répète un refrain de rap avec un jeune enfant qui se détourne de l'exercice en faisant l'idiot, jusqu'à déformer le dernier vers "Je veux être allégé du poids d'être un étranger" en "Je veux être allégé du poids d'être dérangé". D'autres parlent de leurs "bêtises" qui les ont conduit en foyer pendant plusieurs années et résument le cycle infernal qui circonscrit leur avenir : "Les jeunes ont des problèmes avec leur famille, alors, à l'école, ils ne travaillent pas, se retrouvent dans la rue et veulent trouver des refuges. Ensuite, ils font des conneries, ils dealent." Militants les rappeurs ? A leur façon, oui : " On peut dire que le rap est politique, mais pas politique-politicien ; nous on est politique-revendicatif." (Fabienne Arvers, CNC-Images de la culture)

  • Nous, Artavazd PELECHIAN

    "Comment oublier... ce peuple arménien en larmes dans les images d'archives des rapatriements successifs (de 46 à 50) : retour au pays, étreintes, retrouvailles, corps déportés par l'émotion et le montage qui, au sein de ces images, vrille comme un tourbillon, un vertige, une défaillance ?" (Serge Daney, "Libération", 11 août 83). Film de montage non-narratif, sans aucun commentaire. Poème cinématographique dont le sens repose sur son titre, "Nous", qui désigne le peuple arménien dans la spécificité de son histoire (génocide, rapatriement) et unifie les aspects disparates de la vie quotidienne sur le sol natal. Le registre de ce quotidien va du dramatique (image d'un enterrement que le montage rend bouleversant) au comique (un triporteur disparaît sous les gaz d'échappement d'un camion qui démarre). Cette spécificité arménienne atteint ici, pour le monde occidental, une dimension universelle. C'est un cri contre toute animosité nationaliste. C'est aussi un travail sur les symboles qui représentent ce cri. Le montage, cyclique et évolutif, disjoint les images afin de leur faire produire un sens nouveau. (Nathalie Magnan, CNC-Images de la culture)

  • Notre Monde, Thomas LACOSTE

    Rassemblant plus de 35 intervenants - philosophes, sociologues, économistes, magistrats, médecins, universitaires, écrivains - Notre Monde propose un espace d'expression, pour travailler, comme nous y enjoint Jean-Luc Nancy à "une pensée commune". Loin d'un monde rêvé ou inaccessible, c'est bien un ensemble foisonnant de propositions concrètes qu'il s'agit de faire émerger pour pallier les dysfonctionnements et impasses actuels. Mais plus encore qu'un libre espace de parole, Notre Monde agit comme un rappel essentiel, individuel et collectif : "faites de la politique" et de préférence autrement.

  • Noirs - L'identité au coeur de la question noire, Arnaud NGATCHA, Jérôme SESQUIN

    "Le documentaire aborde l'histoire de l'esclavage mais aussi celle de la colonisation et de l'immigration africaine pour comprendre leur impact tant sur la construction identitaire des Noirs que sur leur représentation dans la société française. Arnaud Ngatcha illustre et affine sa réflexion à travers une série d'entretiens avec des personnalités aux sensibilités diverses, telles qu'Aimé Césaire, Christiane Taubira, Kofi Yamgnane ou encore Gaston Kelman, mais aussi avec des historiens et des anonymes, à travers des images d'archives et des documents récents. Le documentaire aborde l'histoire de l'esclavage mais aussi celle de la colonisation et de l'immigration africaine pour comprendre leur impact tant sur la construction identitaire des Noirs que sur leur représentation dans la société française. Arnaud Ngatcha illustre et affine sa réflexion à travers une série d'entretiens avec des personnalités aux sensibilités diverses, telles qu'Aimé Césaire, Christiane Taubira, Kofi Yamgnane ou encore Gaston Kelman, mais aussi avec des historiens et des anonymes, à travers des images d'archives et des documents récents. Arnaud Ngatcha déroule aussi le fil chronologique de la revendication identitaire des Noirs de France. Récente, elle est marquée par deux dates symboliques. Le 23 mai 1998, 40 000 personnes défilent à Paris sous le slogan "Esclavage : crime contre l'humanité". Serge Romana, président du comité du 23 mai raconte : "ce n'était pas une démarche de revendication mais d'apaisement. (~) Une société, une communauté, un groupe humain, un peuple ne peut pas vivre dignement si l'on n'honore pas ses morts". Puis, vient le 10 mai 2001. La loi Taubira, qualifiant la traite négrière et l'esclavage de crimes contre l'humanité, est adoptée. (Maya Larguet, Altérités). Quels sont les effets de la traite négrière et de la colonisation dans la représentation des Noirs au sein de la société française actuelle ? En quoi le travail de mémoire est-il indispensable ? Quel lien peut-il y avoir entre un Antillais descendant d'esclave et un descendant de tirailleur sénégalais, alors qu'ils se retrouvent actuellement autour de revendications semblables ? S'appuyant sur de nombreux témoignages, parmi lesquels ceux de Maryse Condé, Christiane Taubira, Disiz La Peste, Gaston Kelman ou Aimé Césaire, ce film tente de répondre à ces questions. Mené sous la forme d'une enquête et ponctué d'images inédites et d'images d'archives, il retrace également les différents épisodes historiques qui ont lié la France à la communauté noire" - CNC

  • Nazim Hikmet, Lulu MENASE

    Nazim Hikmet, poète et écrivain turc, est né en 1902 à Salonique. En 1921, il s'engage dans la lutte pour l'indépendance de son pays puis part, en 1922, étudier l'économie et la sociologie à l'université de Moscou. Il rentre à Istanbul en 1928, où il travaille dans la presse et publie ses premières pièces de théâtre et ses poèmes. De 1928 à 1933, il est emprisonné deux fois pour délit d'opinion, puis de nouveau en 1938, où il est condamné à trente-cinq ans de prison. Au bout de treize années, il entame une grève de la faim, l'opinion internationale est alertée et se mobilise pour sa libération. Dès sa sortie de prison, il s'enfuit de Turquie et rejoint Moscou, où il meurt en 1963. En 1964, après vingt-huit ans d'interdiction, la publication des poèmes de Nazim Hikmet est enfin autorisée en Turquie.(Présentation éditeur)

  • Mirage à l'italienne, Alessandra Celesia

    En pleine crise économique, cinq Italiens qui partagent une même urgence : partir le plus loin possible pour trouver du travail. Perdus en Alaska, à Yakutat, dans un no man's land où le temps semble s'arrêter, c'est un voyage intérieur que ces hommes et ces femmes vont entreprendre. Une vraie aventure d'amitié, de solidarité, où l'on vit. Malgré tout.

  • Mille jours à Saigon, Marie-Christine COURTES

    En 1961, Marcelino Truong a 4 ans lorsqu'il découvre Saigon. Son père, diplomate vietnamien marié à une Française, originaire de Saint-Malo, vient d'être nommé à la tête de l'agence de presse sud-vietnamienne. Issu d'une famille catholique, anticommuniste, c'est un proche du président Diêm qui dirige avec poigne la jeune république du Vietnam (le Sud-Vietnam), alliée aux Etats-Unis dans sa lutte contre la guérilla « rouge ». Cinquante ans plus tard, Marcelino Truong, devenu un illustrateur réputé, entreprend le récit de ses souvenirs d'enfance dans un roman graphique. En suivant son travail entre la France et le Vietnam, Mille jours à Saigon, nous immerge dans cette période peu connue des débuts de la guerre du Vietnam, tout en suivant le cheminement intérieur d'un artiste qui cherche à comprendre l'histoire de sa famille.

  • Mémoires de la mine

    Première partie : la Mine. Trois mineurs visionnent un documentaire technique sur la mine, qu'ils commentent et critiquent à partir de leur vécu. Les différentes étapes de la vie de mineur sont filmées suivant leurs indications : le travail de creusement des voies pour atteindre les veines de charbon ; le travail d'exploitation du charbon en taille ; le déroulement d'une journée de mineur, du point de vue de l'intéressé et de sa famille. Ils participent au montage et font eux-mêmes le commentaire du film. Deuxième partie : le C½ur. La vie des mineurs du bassin houiller du Nord-Pas de Calais, de 1940 à 1950, racontée à l'aide de documents d'archives et de témoignages. La présentation se fait en deux parties. Dans la première "Mineur et résistant" (1940-1945), on montre la résistance passive, le sabotage, la grève, la collaboration. Dans la deuxième, "Mineur et combattant" (1945-1950), on voit l'épuration des collaborateurs, la nationalisation des houillères, le consensus autour de la reconstruction du pays et les désillusions qui suivirent, marquées par les grèves de 1947 et leur répression. Troisième partie : le Corps. De la modernisation à la récession : l'évolution du bassin houiller du Nord-Pas-de-Calais durant les années 1960-70, et les conditions de vie sont retracées grâce à des témoignages de mineurs. Les problèmes du logement, de la silicose, de la hiérarchie, du racisme (avec l'arrivée des travailleurs marocains), jusqu'à la fermeture du bassin Le film documentaire

  • Mansouria, Luc RIOLON

    Dans un quartier de Marseille, un enfant court de place en place, de cour d'école en salle de classe, en passant par un terrain vague occupé par des gitans. Dans chacun de ces lieux, il rencontre des groupes d'enfants qui chantent et dansent sur des tubes du top 50 ou des musiques rappelant leurs origines. Chaque rencontre est le prétexte au commencement d'une histoire ou d'un rêve. Document réalisé lors d'une résidence chorégraphique dans le quartier de la Bricarde à Marseille, à l'instigation du ministère de la culture, dans le cadre du développement social urbain (DSU). Par la danse et la musique, Luc Riolon et Josette Baïz, qui travaillent depuis longtemps avec des enfants, ont dressé la cartographie sensible du mélange ethnique composant la cité. Les rêves et les espoirs des enfants ont été scénarisés et mis en scène avec leur participation. Solitude, incommunicabilité entre filles et garçons, envie de rencontre et de fête, fantasme du mariage et de la reconnaissance sociale sont autant de thèmes abordés avec humour ou gravité dans une succession de séquences jouées, dansées et filmées avec pudeur ou avec un exhibitionisme assumé.(Patrick Bossatti, CNC-Images de la culture)

  • Mansouria, Luc RIOLON

    Dans un quartier de Marseille, un enfant court de place en place, de cour d'école en salle de classe, en passant par un terrain vague occupé par des gitans. Dans chacun de ces lieux, il rencontre des groupes d'enfants qui chantent et dansent sur des tubes du top 50 ou des musiques rappelant leurs origines. Chaque rencontre est le prétexte au commencement d'une histoire ou d'un rêve. Document réalisé lors d'une résidence chorégraphique dans le quartier de la Bricarde à Marseille, à l'instigation du ministère de la culture, dans le cadre du développement social urbain (DSU). Par la danse et la musique, Luc Riolon et Josette Baïz, qui travaillent depuis longtemps avec des enfants, ont dressé la cartographie sensible du mélange ethnique composant la cité. Les rêves et les espoirs des enfants ont été scénarisés et mis en scène avec leur participation. Solitude, incommunicabilité entre filles et garçons, envie de rencontre et de fête, fantasme du mariage et de la reconnaissance sociale sont autant de thèmes abordés avec humour ou gravité dans une succession de séquences jouées, dansées et filmées avec pudeur ou avec un exhibitionisme assumé. (Patrick Bossatti, CNC-Images de la culture)

  • Man Ray photographe, Claude FAVARD, Michel TOURNIER

    "Interview de Man Ray par Michel Tournier. Filmé dans les rues de Paris puis dans son atelier, le peintre et photographe américain parle de son travail, des rapports entre photographie et peinture (je peins ce que je ne peux pas photographier et je photographie ce que je ne peux pas peindre), des techniques photographiques qu'il a employées (la solarisation, la série des radiographies); en dernier lieu, il commente plusieurs des clichés d'artistes qu'il a connus: Tristan Tzara, Henry Miller, Kiki de Montparnasse" CNC -Images de la Culture.

  • Mama Africa, Charles PICQ

    Depuis dix ans, chaque biennale internationale de danse de Lyon offre l'occasion de plonger dans le foisonnement musical et chorégraphique d'un continent. Pour "apporter son grain de sable à la lutte contre le racisme", Guy Darmet a réuni lors de l'édition 1994 "Mama Africa", des artistes travaillant pour la plupart hors d'Afrique : Bill T. Jones, Elsa Wolliaston, Irène Tassembedo, Fred Bendongue. Moins d'un siècle et demi après l'abolition de l'esclavage, qu'en est-il de la diaspora africaine disséminée des Caraïbes à l'Amérique ? Dans ce documentaire, toutes les questions posées par la négritude sont abordées, mais aussi celles qui tentent de départager les danses à vocation sacrée et les recherches formelles nées de la confrontation à la modernité. Si les interventions fréquentes des chorégraphes africains et américains marquent clairement le souci de ne pas mettre de côté la question de l'esclavage, les Africains francophones, Elsa Wolliaston notamment, apparaissent moins souvent dans le film. La colonisation reste peut-être encore un sujet vaguement tabou. (Fabienne Arvers, CNC-Images de la culture)

  • Lissac, Patrick SERAUDIE

    Sur les 439 habitants du village corrézien de Lissac, 139 sont Portugais. S'ils sont maintenant bien intégrés à la communauté, les débuts furent difficiles. "Une forme de racisme au quotidien", résume le curé de la paroisse. Moqueries et mises à l'écart affectaient surtout les enfants d'immigrés, qui constituaient, jusqu'en 1975, la majorité des élèves de l'école. Images d'archives et témoignages d'aujourd'hui. Dans les années 1950, la Corrèze était bien loin du Portugal : deux bonnes journées d'un train brinquebalant et des voyageurs transportés "un peu comme du bétail". Terminus Brive. Les cousins ou les frères attendent sur le quai pour conduire les nouveaux venus à Lissac, où "on est mis au travail dès le lendemain" dans les carrières de pierre du village. On s'en trouve bien malgré la poussière, la paie modeste et le logement précaire. L'arrivée massive des enfants étrangers permet de garder l'école du village ouverte, à la satisfaction du couple d'instituteurs. Côté gamins, c'est autre chose. Les arrivants ne parlent pas français et sont mis en quarantaine. Mais les progrès en langue viennent vite et l'intégration suit. Aujourd'hui, les noms portugais se mêlent aux autres sur la liste des inscrits aux parties de boules ou de belote. Et, dans les kermesses, si morue et sardines sont au menu et si l'on chante et danse en frappant dans ses mains, c'est en français qu'on s'apostrophe... (Doucha Belgrave, CNC-Images de la culture)

  • Les pieds sur scène, eric LEGAY

    Les 20 ans de la Cie Black Blanc Beur sont l'occasion de présenter la démarche singulière de la chorégraphe Christine Coudun et son projet artistique ancré à Saint-Quentin-en-Yvelines. Entretiens, répétitions et extraits de pièces contribuent à l'analyse d'un travail à la notoriété internationale, issu d'une recherche innovante sur le vocabulaire hip hop, mais qui en "dépasse la particularité pour atteindre une dimension plus universelle". "Défilles" (2001) est un duo de jeunes breakeuses défiant avec humour et féminité le monde masculin qui les environne, sur la musique de DJ Mouss. "Break Quintet" (2002), chorégraphie pour cinq danseurs, scénarise avec dérision un groupe de jeunes vacanciers dans une contrée hostile. "Si je t'M" (2004), pièce pour huit danseurs, interroge la relation homme-femme à l'écart des stéréotypes en introduisant un travail de contact dans les gestes. Christine Coudun intègre dans des compositions de groupe les différents éléments du vocabulaire virtuose de la break dance et une grande mobilité d'action dans l'espace. En optant pour les "mémoires d'avenir" issues des quartiers et de l'immigration, elle a développé une voie inédite. En se consacrant à l'épure des gestes, à l'écoute des remarquables qualités d'improvisation des danseurs, elle s'est attachée au sens des gestes contenus dans le mouvement pour les ramener dans la chorégraphie.(Irène Filiberti, CNC-Images de la culture)

  • Les pieds sur scène, eric LEGAY

    Les 20 ans de la Cie Black Blanc Beur sont l'occasion de présenter la démarche singulière de la chorégraphe Christine Coudun et son projet artistique ancré à Saint-Quentin-en-Yvelines. Entretiens, répétitions et extraits de pièces contribuent à l'analyse d'un travail à la notoriété internationale, issu d'une recherche innovante sur le vocabulaire hip hop, mais qui en "dépasse la particularité pour atteindre une dimension plus universelle". "Défilles" (2001) est un duo de jeunes breakeuses défiant avec humour et féminité le monde masculin qui les environne, sur la musique de DJ Mouss. "Break Quintet" (2002), chorégraphie pour cinq danseurs, scénarise avec dérision un groupe de jeunes vacanciers dans une contrée hostile. "Si je t'M" (2004), pièce pour huit danseurs, interroge la relation homme-femme à l'écart des stéréotypes en introduisant un travail de contact dans les gestes. Christine Coudun intègre dans des compositions de groupe les différents éléments du vocabulaire virtuose de la break dance et une grande mobilité d'action dans l'espace. En optant pour les "mémoires d'avenir" issues des quartiers et de l'immigration, elle a développé une voie inédite. En se consacrant à l'épure des gestes, à l'écoute des remarquables qualités d'improvisation des danseurs, elle s'est attachée au sens des gestes contenus dans le mouvement pour les ramener dans la chorégraphie. (Irène Filliberti, CNC-Images de la culture)

  • Les petits pas, Agnès NASSERY

    "La Cité des Francs-Moisins à Saint Denis, pendant un stage d'alphabétisation et de couture. Rencontre avec Mariama, Mariam, Sougandi, Zaïna, Diarrah, et ... Françoise. Elles veulent apprendre à lire et à écrire. Elles veulent devenir autonomes, travailler, exister enfin, et aider leurs enfants à réussir. Petits pas en avant imperceptibles à nos yeux, immenses pour elles. A la fin du stage qu'auront-elles acquis ? Seront elles plus confiantes, mieux armées ?"-(Lardux)

  • Les patriarches, Karim Ait GACEM, Filip PISKORZYNSKI

    "présente les histoires de six migrants venus du Burkina Faso, d'Algérie, du Bénin, du Cambodge et du Viêt Nam. Au travers d'une promenade dans Paris et sa banlieue, il retrace les différentes étapes de leurs parcours migratoires, alternant les témoignages et les évocations du passé au travers de la fiction et de l'animation. Plus de 30 projections du film ont été organisées depuis mars 2009 dans différentes structures et plusieurs villes d'Ile-de-France : au Centre Social Boutroux du 13e arrondissement de Paris, au Foyer des Jeunes Travailleurs d'Argenteuil, à la résidence Hémet d'Aubervilliers, à la Maison des Métallos du 11e arrondissement avec les classes de 6e du collège Lucie Aubrac, au cinéma Jean Gabin d'Argenteuil, au collège Pasteur de Villejuif avec les classes de 4e et 6e, à Aubervilliers dans le cadre du Festival Saveurs Métisses " -(Batik)

  • Les passeurs, Laetitia MOREAU

    Depuis dix ans, près de 4 000 immigrés clandestins, pour la plupart marocains, sont morts en tentant la traversée du détroit de Gibraltar. Touchés par ces effroyables destins, deux frères, Martin et Angel Zamora, ont mis leur entreprise au service des défunts. Responsables d'une entreprise de pompes funèbres, prés d'Algéciras, ils identifient les corps, préviennent les familles, s'occupent des formalités et rapatrient les dépouilles de ces hommes et ces femmes jusque dans les villages les plus reculés du Maroc. À travers leur travail et leur longue route, dans ce documentaire, se dessine peu à peu l'itinéraire et l'histoire d'un jeune homme qui s'est noyé le 14 juillet 2003, pour venir travailler en Europe. (résumé éditeur).

  • Les immigrés en France, Robert BOZZI

    Réalisé en 1970, ce documentaire témoigne des conditions de vie et de logement des travailleurs immigrés en banlieue parisienne, où l'immigration est la plus importante. Le film est constitué de nombreuses interviews de migrants d'origines diverses (Mali, Portugal, Espagne, Mauritanie, Guadeloupe) qui expliquent les raisons de leur venue en France : économiques (pauvreté du pays d'origine), professionnelles (apprendre de nouvelles techniques) ou pour aider la famille restée au pays d'origine. Les conditions dramatiques de logement des migrants sont également largement exposées, notamment dans une longue séquence consacrée au bidonville d'Argenteuil (95). La rencontre avec plusieurs familles qui y vivent permet de dénoncer les situations d'insalubrité. (Ciné-Archives)

  • Les hommes debout, Jeremy GRAVAYAT

    « Traverser les ruines de l'usine, se souvenir des gestes répétés. Entendre les voix des ouvriers rassemblés dans la cour et le silence des machines arrêtées. Parcourir la ville dans la boue des chantiers, partir à la recherche d'un travail. Frapper la pierre et la brique, regarder les choses lentement s'effondrer. Repérer les lieux, s'y introduire, changer les serrures et raccorder l'électricité. Se rassembler dans la nuit, allumer un feu, construire de nouveaux abris. Raconter toujours la même histoire : celle qui fait tenir les hommes debout. » J.G.

  • Les gens des baraques, Robert BOZZI

    "En 1970, j'ai filmé la communauté portugaise du bidonville de Saint-Denis. Je la voyais en danger de mort, pourtant au fond d'une baraque, il y avait une mère et son enfant nouveau-né. Leurs regards amoureux ne m'ont jamais quitté. Vingt cinq ans plus tard, j'ai voulu retrouver Les Gens des Baraques, savoir comment ils avaient traversé ce temps." Roberto Bozzi C'est par le réseau communiste que Robert Bozzi retrouve peu à peu « ceux des baraques », relogés sur Saint-Denis ou retournés au pays après la démolition du bidonville. Sur les images de 1970, visages d'enfants graves et d'hommes las, portraits de groupes dans la fumée, la brume et la boue, Olga, Monsieur Diez, l'ancien coiffeur, Maria et Rico racontent aujourd'hui ce qu'était la vie quotidienne : les rats, la misère, les humiliations, les rires et la joie quelquefois, pour « faire du beau avec du moche ». Retrouvés eux aussi, Joual, alias René, le réfugié politique, qui a choisi de finir sa vie « chez lui » en France, et Maria Albertina, « la femme à l'enfant ». Son « nouveau-né au regard amoureux » est devenu maintenant un jeune homme, fraîchement émigré en Suisse, travailleur clandestin, exilé une fois de plus. Doucha Belgrave

  • Les Français, Guy GIRARD

    L'entreprise est ambitieuse : filmer un sentiment. Un sentiment à la fois profond et qui porte à controverse, le sentiment d'être français. Où en est l'identité française ? Comment, par quel processus, même si l'on n'en est pas originaire, se sent-on ancré ou pas dans la continuité historique de la France ? Qu'est-ce qui a changé depuis une vingtaine d'années ? C'est porté par ce questionnement que Guy Girard a fait son "Tour de France". Il a sillonné le pays à la recherche de ce qui constitue l'identité française aujourd'hui. Il a filmé les Français dans leur diversité, dans leur vie, en couple ou en groupe, en famille comme au travail. Son parti pris esthétique et son intuition cinématographique l'ont amené à des rencontres singulières, à travers lesquelles il a tenté de décrypter le sentiment d'appartenance, le sentiment de la citoyenneté française, pour composer un film en forme de portrait mosaïque de "l'être français". Le film documentaire

  • Les Fôrets vierges, Marie-Hélène REBOIS

    Le titre donne le ton : dans le cadre des actions en direction des enfants menées par le centre chorégraphique national du Havre, François Raffinot, chorégraphe et directeur, propose un travail sur la multiplicité engendrée aujourd'hui par le cosmopolitisme des métropoles modernes et son avatar le plus sensible : la fracture sociale. "Les Forêts vierges" s'inspirent du "Livre de la jungle". Marie-Hélène Rebois a suivi les séances de répétition d'élèves provenant de plusieurs quartiers "sensibles" du Havre, animées par un groupe de danseurs et le metteur en scène Julien Bouffier. A ces enfants qui n'en avaient jamais entendu parler, François Antoine, Florence Arnal, Valérie Crépin, Kalpana et Gilles Sautric ont enseigné des danses traditionnelles : le kathakali, le bharata natyam, la capoeira brésilienne et des danses africaines. Ils avouent leur faible pour le langage des danses indiennes, les gestes de main des Mudra qui racontent des histoires et les neuf expressions du visage du kathakali où se résument la palette des émotions. Un compte-rendu mené fidèlement sur une expérience captivante.

  • Les émigrés des quatre saisons, Olivier BESSE

    A Bordeaux, le marché des capucins accueille depuis longtemps des émigrés : ils viennent d'Espagne, du Maghreb, d'Europe de l'Est. Ce documentaire leur donne la parole, pour évoquer leurs conditions de vie en France, leur relation au travail, et les liens qui se tissent entre des populations de cultures différentes.(Périphéries Productions)

  • Les charbonniers de la surface, Cheikh DJEMAÏ

    Hier les Espagnols... Aujourd'hui des Marocains, des Portugais et des Français : ils exercent un étrange métier, celui de charbonnier, au coeur du massif forestier de la Bessède, près de Belvès en Dordogne. Du lever au coucher du soleil, ces hommes et ces femmes, le visage marqué de noir, tels des mineurs de fond, fabriquent du charbon de bois dans d'énormes marmites en tôle. C'est un rude métier. Pour faire ce travail, il ne faut pas craindre la pluie, la chaleur, la fumée ou les gaz qui s'échappent de ces gros fours. La poussière qui pique et irrite la gorge. Elle pénètre dans les poumons et provoque des maladies. Ce film raconte l'histoire de ces hommes et de ces femmes au métier insolite.

  • Les ballets de ci de là, PLATEL Alain

    En 2006, les Ballets C. de la B. fêtent leurs 20 ans. Sous ces deux lettres, se cachent deux mots importants : "contemporains" et "Belgique". Sous ce label humoristique, son fondateur Alain Platel a développé une démarche artistique qui procède d'un fonctionnement collectif. Pour cette date anniversaire, le chorégraphe gantois consacre ce long métrage documentaire aux artistes qui ont fait partie de cette aventure. Le scénario du film traverse les pièces de quatre chorégraphes : Koen Augustijnen, Sidi Larbi Cherkaoui, Christine de Smedt et lui-même. Avec le même processus qu'il utilise dans ses spectacles, Platel suit chaque personnalité dans sa vie comme au travail. Cette approche sensible procède par touches impressionnistes où l'intime est constamment relié au collectif. Le point de départ est une série de questions simples : qui sont ces artistes, ces danseurs ? D'où viennent-ils et quel est leur quotidien ? Le contexte social et culturel reste privilégié. Entre extraits dansés et entretiens, s'insèrent des scènes en famille - parfois dans les pays d'origine, tels Serge Aimé Coulibaly en Afrique ou Quan Bui Ngoc en Chine, - un panoramique sur la ville de Gand, des scènes de foule... Une démarche qui a fait la réputation de la compagnie, dont les créations, comme le souligne Alain Platel, ont la particularité de prendre corps dans le réel, ses rugosités, ses imperfections, ses fragilités. (Irène Filiberti, CNC-Images de la culture)

  • Les Africains de Moscou, Olivier ENOGO

    "Une immersion journalistique de cinq semaines dans la vie des Africains de Moscou. Première étape, l'Université de l'Amitié des Peuples, également connue sous le nom de l'Université Patrice Lumumba. Chaque matin, des bus déversent des centaines d'élèves dans cet immense complexe situé au Sud Ouest de Moscou, capitale de la Fédération de Russie. L'endroit est connu par tous les étudiants africains ayant posé pied en Russie. Près de 150 nationalités s'y côtoient. Dès sa création le 5 janvier 1960, cette université est présentée comme l'instrument de lutte contre l'impérialisme de l'Occident dans le monde. Son objectif : former les futurs élites du tiers-monde et diffuser l'influence communiste. À l'époque, tout était offert : visa, billet d'avion, logement, frais de scolarité et même dépenses de loisirs. L'éclatement de l'U.R.S.S. a eu des répercussions tragiques : du jour au lendemain, les bourses ont cessé d'être versées. Certains vivent avec seulement 15 euros par mois, pour payer la scolarité, se loyer, se nourrir et couvrir les dépenses annexes . Sans possibilité de travail sur place, une seule alternative : le ministère de la débrouille. Du coup, le maître mot pour tous les résidents, c'est la solidarité. Une précarité qui ne dissuade nullement les nouveaux arrivants. Nombreux sont les jeunes qui viennent là parce qu'ils n'ont pas de moyens d'aller en Europe ou en Amérique. Le niveau scolaire est certes élevé mais, paradoxalement, les diplômes russes ne sont pas reconnus dans de nombreux pays occidentaux, y compris africains. Tous les Africains rencontrés en Russie, jeunes ou vieux, riches ou pauvres, expriment les mêmes craintes du fascisme à la russe. La haine de l'étranger. Une haine née et entretenue par les nationalistes et les ultranationalistes, l'équivalent de l'extrême-droite. En cas d'agression, inutile de compter sur les autorités..."-( Enogo)

  • Le quartier des hommes qui rêvent, Arielle HANOUN

    Le Sentier a conquis sa renommée de "quartier du prêt-à-porter" grâce à l'apport des immigrés, arrivés par vagues successives. C'est l'un des rares endroits où l'on peut trouver du travail pour une journée ou davantage. Juifs d'origines diverses, Polonais, Pakistanais, Arméniens et Africains y sont venus pour fuir la misère ou la guerre, assouvir leurs rêves, mais éprouver parfois des désillusions. Portrait d'un coin de Paris, vivant et bigarré. Au coeur des ateliers de couture, des restaurants et des magasins d'import-export, qui représentent l'essentiel de l'activité du quartier, Arielle Hanoun est allée recueillir les témoignages de ceux qui ont fait du Sentier une "succursale de l'ONU", comme dit l'un d'eux avec humour. Dans la rue ou au calme d'un bureau, chacun, manutentionnaire ou patron de petite entreprise, évoque sa propre histoire et affirme son attachement à ce quartier contrasté, qui a trouvé un équilibre entre désordre et organisation et où on est fier de travailler. La conjoncture économique est, certes, peu favorable, et l'on parle de déplacer ces activités en périphérie de Paris, mais tous s'accordent à dire qu'il y a ici "un parfum qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Et puis c'est le seul endroit en France où l'on donne un congé à qui fête la Pâque juive, Yom Kippour ou l'Aïd." (Sadia Saïghi,CNC-Images de la culture)

  • Le pacte fragile, Alain DUFAU

    C'est un portrait du photographe Jacques Windenberger, membre de l'Agence Rapho, qui, depuis 35 ans, dresse la chronique des gens et de leur cadre de vie. Avec eux, il engage une réflexion sur l'utilisation de l'image dans notre société. Le tournage s'est effectué à Marseille, dans les quartiers nord et le centre ville, et dans les collèges où les photographies donnèrent lieu à un travail d'expression. Mais aussi à Sarcelles où le photographe engagea son métier, à Cap d'Aïl dans un foyer pour travailleurs immigrés, à Carros dans une ville nouvelle, à Niolon dans des cabanons... Un film dont la simple ambition est de partager le désir de rencontre comme source du travail d'image. Le film trouve son origine dans le travail photographique "Images de Marseille, question de fraternité", publié aux éditions "Alternatives". (Résumé éditeur)

  • Le mariage forcé, Stéphane GATTI

    En BEP sanitaire et social à Bobigny, des jeunes filles décident, après une sortie au théâtre, de monter une pièce sur "ce qu'on voit dans la vraie vie". Et comme "dans certaines familles les choses se passent comme ça", le sujet en sera le mariage forcé. En jouant aussi les rôles masculins, elles vont faire preuve d'une conviction à l'échelle de leur crainte d'être un jour soumises à l'épreuve d'un mariage "arrangé" sans leur consentement. Jouée avec drôlerie, l'histoire commence chez les parents de Maryama qui projettent de la marier avec "un gars du bled" qu'elle ne connaît pas. Les rôles et dialogues ont été définis par les élèves : la mère veut imposer le mariage à sa fille "pour son bien" ; Maryama refuse "parce qu'on est en France et en 2003" ; deux tantes, l'une approuve, l'autre réprouve le projet ; un grand frère est indifférent au sort de sa s½ur. La transposition théâtrale facilite les commentaires face à la caméra : "Il y a souvent un mur entre nous et nos parents ; mon père ne me trahirait pas comme ça ; ils organisent ça de leur côté, la fille, on ne lui en parle même pas ; c'est difficile de dire non, à cause du respect." La documentaliste du lycée qui a épaulé les élèves a fait venir des travailleurs sociaux et des thérapeutes pour voir la pièce, dont le réalisme va amener des changements dans les façons d'aborder, lors des consultations, la violence spécifique du mariage forcé. Doucha Belgrave, CNC-Images de la culture

  • Le lion, sa cage et ses ailes, Armand GATTI

    Bien que la Yougoslavie soit "2 alphabets, 3 religions, 4 langues, 5 nationalités, 6 Républiques, 10 minorités nationales", ce film sera celui d'un seul, Radovan, mis à la porte de chez Peugeot pour avoir attaqué au karaté une chaîne de montage de voitures. Le commentaire décrit les quatre "mini-journées" qui composent celle de Radovan, entre les cours pour passer le bac, son boulot de gardien de nuit au foyer où il habite et les arts martiaux. "Les chants yougoslaves s'écrasent sur la terre montbéliardaise par manque d'amour." Au royaume du racisme anti-immigrés, le Yougoslave a détrôné le Maghrébin. Le Yougoslave est considéré comme très bruyant, même si faire du bruit c'est montrer qu'on existe, même si "les décibels de l'ennui sont les plus forts". Le Yougoslave ne reçoit jamais ses invités sans la télévision allumée, le son poussé très fort. À ces stéréotypes qui réduisent l'ensemble d'une identité nationale, Radovan réplique par "la bataille des P" - "Production contre Paysan", "Poète contre Peugeot", "Partisan contre Pouvoir" -, qui est le prétexte pour lui à passer en revue les histoires familiales, la dynastie Peugeot, la difficulté du travail à l'usine, le traitement réservé aux travailleurs immigrés. Mais une fois que le film s'achève, Radovan regrette de ne pas en avoir dit plus, sur "la haine, le désespoir et la violence, tels qu'ils ont été vécus". Stéphane Gérard, CNC-Images de la culture

  • Le lion, sa cage et ses ailes, Armand GATTI

    "Dans la nébuleuse montbéliardaise, la fraction géorgienne est à part." Entre Severian, Michel ou Charles, exilés géorgiens qui tutoient le centenaire, et les jeunes migrants temporaires qui viennent travailler à Sochaux pendant quelques mois, la 2e génération, née à Montbéliard, s'interroge : peut-on être progressiste quand le nom qu'on porte vient de la terre où la révolution de Lénine signifie "colonisation" ? Severian, qui a été vice-président du parti démocrate géorgien, puis OS pendant 40 ans, vit dans ses livres. Charles, 37 ans OS chez Peugeot, non comprises les années de captivité en Allemagne en tant que volontaire dans l'armée française, a sculpté une poutre retraçant, entre mythes et légendes, l'histoire de la Géorgie depuis le XIIe siècle. Il nous la raconte pendant 20 minutes de film. La sculpture pourrait entrer au musée, ce qui serait tout un symbole pour la culture des immigrés à Montbéliard. "Le Géorgien ne vit que dans l'Histoire, celle des 50 dernières années qu'il a engloutie dans ses cauchemars, celle des siècles à venir où le retour à l'Indépendance est inscrit" commente Armand Gatti. Charles et ses compatriotes semblent en effet écrasés par le passé. La 2e génération porte un regard critique : peut-on être d'accord avec les souhaits, et parfois plus, de victoires hitlériennes pendant la 2nde Guerre mondiale, de la part des Géorgiens de l'intérieur comme de l'extérieur ? Stéphane Gérard, CNC-Images de la culture

  • Le lion, sa cage et ses ailes, Armand GATTI

    Dans le Montbéliard de l'immigration, les mois de l'année n'existent pas : les deuils et les fêtes marquent le temps. En témoigne la mort de Mustapha, délégué CFDT, décédé accidentellement sur un chantier, que chante Pacha avec sa guitare. "Turcs, Marocains, Algériens, Tunisiens... C'est du droit à revendiquer d'être musulman qu'est né le scénario de ce film qui devait s'intituler "Ramadan", devenu "Arakha" ("En avant") en cours de tournage." Du collectif d'ouvriers qui s'est attelé au scénario du film pour raconter "la vie, la jeunesse, la mort, les congés, la maladie ; qu'est-ce que nous sommes ? un cageot d'oranges, c'est-à-dire une marchandise, rien de plus", 32 scénarii ont vu le jour ; seul le premier proposé a été tourné. Ajmi, Idrissi, Shériff et leurs camarades mettent en scène la vie quotidienne à Fort-Lachaux, les baraquements qui font office de logements pour les ouvriers marocains travaillant chez Peugeot. Dortoirs, levers difficiles pour aller travailler, prière, ménage, repas pris en commun, jeux de cartes rythment la journée de cette communauté strictement masculine, sans compter les fréquents contrôles de police qui interviennent à Fort-Lachaux même. Mais, donné par Radio Maroc écoutée sur un petit poste de radio, le signal de l'entrée dans le ramadan va occuper les hommes pendant un mois. Chants et musique célèbrent la fête religieuse. (CNC-Images de la culture)

  • Le lion, sa cage et ses ailes, Armand GATTI

    Il y a les immigrés italiens du Nord et ceux du Sud ; il y a les anciens de l'immigration italienne, aujourd'hui Français, qui occupent aujourd'hui des postes de contremaîtres, et les jeunes migrants qui veulent rappeler à leurs aînés leurs origines. Gian Luca, Vicenzo, Orazio, Pasquale, Gianni ont la vingtaine, ils sont arrivés avec Gramsci (le fondateur du parti communiste italien) dans leurs bagages ; leur film sera marxiste. Qu'elle soit du Nord ou du Sud, l'italianité, dans cette communauté masculine, passe avant tout par la quête de la femme. Orazio met en garde : "S'il faut la chercher, il ne faut surtout pas la trouver" ; tandis que Pasquale cherche désespérément la femme fellinienne. C'est Gian Luca qui a trouvé le titre au film : un verre pour rompre les pourparlers avec la solitude ; un verre comme un travailleur immigré : interchangeable ; un verre contre l'Italie qui leur a donné l'envie d'aller en France ; un verre contre la France qui leur donne envie de retourner en Italie ; un verre brisé contre le mur en pensant au contremaître ; un verre cassé contre le racisme ou la défaite de l'équipe italienne de foot. Dans le local où le film se concentre, ils manipulent de grandes photos les représentant. Les discussions (en italien non traduit) vont bon train, sur le scénario à suivre pour décrire leurs conditions de travail chez Peugeot ou sur la figure récurrente de Gramsci. Stéphane Gérard, CNC-Images de la culture

  • Le Home Cinéma des frères Dardenne, Jean-Pierre LIMOSIN

    Jean-Pierre Limosin et sa caméra super 8 filment les frères Dardenne à Seraing, sur les lieux mêmes de leurs tournages : le pont que traversent Igor ("La Promesse", 1996) et Bruno ("L'Enfant", 2005), le parking où Olivier et Francis se mesurent l'un à l'autre ("Le Fils", 2002), au milieu des hauts fourneaux et des usines. Les deux frères démontent quelques uns des rouages qui composent cette ½uvre parcimonieuse et exigeante. Luc et Jean-Pierre Dardenne se livrent à un passionnant exercice d'auto-analyse, énoncent l'un à l'autre les doutes et les convictions au fondement de leur pratique cinématographique. Chacun se fait l'interviewer, l'auditeur ou le contradicteur de l'autre, mais leur discours n'en reste pas moins fondamentalement cohérent. La force du film de Jean-Pierre Limosin est d'ainsi nous faire pressentir, dans ce dialogue souligné par quelques extraits judicieux, quels peuvent être les mécanismes et la dynamique de ce travail à quatre mains et deux têtes, dédié principalement aux corps de leurs acteurs, à leur chaleur aussi, pour mieux fuir la tentation de l'artifice, de "la beauté figeante", ou encore, du plan composé en fonction d'un décor "asphyxiant". Très loin, néanmoins, de l'improvisation : les Dardenne révèlent ainsi leur obsession du rythme, rythme du corps, de ses mouvements face et avec la caméra, rythme qu'ils travaillent des heures durant jusqu'à trouver la bonne "horloge". (Mathieu Capel, CNC-Images de la culture).

  • Le Héros dans la ville, André MARTIN, Paula ORTIZ

    Des élèves de Quatrième et de Troisième ont suivi un atelier vidéo avec la réalisatrice Paula Ortiz et ont choisi comme thème « Le héros dans la ville ». Après une visite et un tournage à la Cité, les élèves ont créé des personnages, un héros et deux héroïnes, qui seront travaillés sur le sujet de l'identité.

  • Le dos au mur, Jean-Pierre THORN

    En octobre et novembre 1979, les ouvriers de l'usine Alsthom de Saint-Ouen sont en grève. Tourné à chaud, ce film militant se signale par sa réalisation élaborée. Jour après jour, la caméra montre les étapes de l'occupation de l'usine, les réunions, les différentes formes d'action des syndicats, et donne la parole au travailleur. (Périphérie)

  • Le dernier maquis, Stéphane GATTI

    "Toulouse, infinitif du verbe perdre", 1984. Armand Gatti réunit une douzaine de personnes en stage d'insertion pour construire une "tentative théâtrale par l'écriture". La pièce va évoquer le destin des derniers anarchistes espagnols luttant contre le franquisme dans les années 1950. Vivre dans l'histoire des autres pour un soir, construire "le dernier maquis" avec son passé, tel est le projet de la quête identitaire des stagiaires. En introduction, Gatti présente l'expérience en voix off. Autour de trois groupes de travail aux noms évocateurs, "les analphabètes", "les reléguables" et "les psychiatrisés", les apprentis comédiens vont reconstituer le trajet de trois "guérilleros" : Francisco Sabate, José Luis Facerias et Ramon Vila Capdevila. Pour rejouer l'Histoire, Gatti donne la parole aux exclus, "ceux qu'on bouscule dans la rue, ceux qui n'ont pas demandé à venir au monde", ceux qui tentent d'échapper au néant. Leurs "qui suis-je ?" sont mis en scène dans différents dispositifs vidéos (surimpression, incrustation) qui révèlent leurs personnalités. Ils exorcisent leur passé (drogue, violence, rejet familial, immigration...) dans de courtes fictions inspirées d'un épisode de leur vie (séance d'électrochocs, interrogatoire de police musclé...) - "Construire ma vie utopique que nous appelons déjà notre dernier maquis." Toutes ces différentes séquences sont entremêlées à des moments du spectacle. Tristan Gomez, CNC-Images de la culture

  • Le correspondant de guerre, Stéphane GATTI

    Rencontre avec Manuel Jose Arce, journaliste, écrivain et poète guatémaltèque réfugié en France, un homme révolté qui témoigne de son combat en faveur des Indiens opprimés dans son pays. Porte-parole de ce peuple, il dénonce la répression menée contre les paysans qui tentent de récupérer leur terre et qui souffrent dans l'indifférence générale. Il est le correspondant de cette guerre assassine. Arce est "le poète d'un génocide", celui mené par les dictatures successives de cette fin de XXe siècle contre les Indiens au Guatemala ; un massacre qui n'est que la suite de celui plus ancien perpétré contre les Mayas par les conquistadors espagnols. Masques, bas-relief et tissus précolombiens en surimpression à l'image, Arce déclame face caméra quelques-uns de ses textes et raconte son parcours. Des amis de lutte viennent apporter leur témoignage. Le commentaire off écrit par Armand Gatti narre la tragédie d'un pays à feu et à sang, et montre comment l'Histoire n'est faite que d'éternels recommencements. Au-delà du combat d'Arce, le film porte un regard général sur les leçons de l'Histoire et sur l'oppression de ceux qui ne veulent pas se laisser dominer et qui meurent en criant dans le silence. "Quelle tristesse d'avoir une vie si courte pour une tragédie si grande et pour un tel travail." Mais que peut "un poète qui n'a pour armes que les syllabes de ses mots ?" Tristan Gomez - CNC, Images de la Culture

  • La vie sans Brahim, Laurent CHEVALLIER

    À Soisy-sur-École (Essonne), Mostaffa, depuis trente ans en France, vient de vendre son épicerie pour racheter le bar-tabac du village. Quelque temps avant, il avait recueilli Brahim, SDF après vingt ans de travail à Poissy et à Marseille. À l'épicerie, Brahim, toujours d'humeur joyeuse, était vite devenu la mascotte de la bourgade. À travers Mostaffa et Brahim, décédé subitement, Laurent Chevallier dresse un constat amer de l'intégration. Brahim vivait seul au milieu des bois et avait sombré dans l'alcoolisme. Mostaffa s'est acharné à lui faire remonter la pente. Loin de leur Maroc natal, leur amitié s'est forgée dans la petite épicerie. L'un y a trouvé la chaleur d'un foyer et un travail, l'autre, une énergie accrue et un complice pour un nouveau projet : reprendre le café longtemps fermé. Mais l'aventure est brutalement interrompue par la mort de Brahim. En compagnie de Mostaffa, Laurent Chevallier retrace, jusqu'au Maroc, la vie chaotique d'un homme marginalisé, qui n'a plus donné de nouvelles à sa famille. Il évoque l'agonie du village de Soisy-sur-École, le racisme latent de ses habitants sous les apparences, et saisit de manière sensible les interrogations sur la notion d'intégration et les désillusions de Mostaffa : "On était trois à l'enterrement. Où étaient ceux qui aimaient tant Brahim ?" "La vie sans Brahim", Mostaffa ne pourra s'y résoudre ; il va quitter le village. (Sadia Saïghi,CNC-Images de la culture)

  • La vie n'est pas immobile, Alassane DIAGO

    "C'est l'histoire de femmes : mères de famille, épouses, femmes travailleuses et acharnées. Pour certaines, le mari a immigré ; pour d'autres, il est tout simplement inactif ou immobilisé par une maladie incurable. C'est l'histoire des femmes qui, regroupées et mobilisées pour la survie de leur foyer, sont fatiguées et habitées par un fort désir de dénoncer l'injustice et la soumission que leur impose la minorité des hommes qui les dirigent. Houlèye est l'une d'entre elles. Elle pleure, rit mais ne veut surtout pas être prisonnière de son passé." Présentation éditeur

  • La tribu Akbal, Bernard CORTEGGIANI

    Trois générations d'une famille issue de l'émigration algérienne nous font partager leur quotidien ; la caméra parfois met en scène, mais jamais ne commente. Les sujets abordés portent sur les différences culturelles, notamment la notion de respect, la transmission des cultures, l'intégration, l'ouverture à la société française, etc.Le père est venu travailler en France, puis il a fait venir sa femme, et les huit enfants y sont nés. Dans un premier temps, la mère cherchait à tout prix à apprendre le français, elle écoutait les radios françaises plutôt qu'arabes ; aujourd'hui, quand elle cuisine, elle chante toujours des chansons kabyles. Les enfants ont choisi d'habiter en cité ou en pavillon, dans la banlieue de Paris ou en Lorraine. Certains ont fait circoncire leurs fils sans se poser de questions, d'autres attendent qu'ils soient grands pour prendre la décision. Pour cette deuxième génération "la famille a bien poussé" et c'est à la mère que l'on doit cela ; elle est l'exemple de ce qu'il faut faire pour l'éducation des enfants. Quant aux petits-enfants, le "bled" est avant tout leur livre de grammaire... (Nathalie Magnan, CNC-Images de la culture).

  • La traversée, Patrice DUBOSC

    "L'accueil des patients migrants sur une toile de fond assez douloureuse : l'exil, la fuite, la séparation d'avec les siens, la vie ic dans la soqlitude, l'échec scolaire des enfants, l'abandon de la langue maternelle, la perte du travail, la maladie...Il ne s'agit pas temps ici d'évoquer ce que peut faire un hôpital de Seine-Saint-Denis comme Avicenne pour y répondre que de montrer comment, de façon plus engagée peut-être certains résistent encore pour tenter de sauver les valeurs qui les animent."-(local films)

  • La Pologne de Marzi, Laurent BOILEAU

    "Au milieu des troubles qui secouent la Pologne des années 80 - de Solidarnosc à la « chute du mur de Berlin » - Marzi vit une enfance agitée. La petite polonaise tente de se construire, dans un monde adulte trop grand et trop compliqué pour elle. Vingt ans plus tard, devenue scénariste, elle vit à Bruxelles son rêve occidental. Marzi, de son vrai nom Marzena Sowa, se confie à son compagnon Sylvain Savoia, auteur de bandes dessinées. À travers les récits de la vie quotidienne, des frustrations et des espoirs de tout un peuple, les deux auteurs décident de raconter par la bande, l'histoire de cette époque. En la décrivant à hauteur d'enfant avec une grande sensibilité, ils nous renvoient à notre propre enfance et reviennent sur les événements qui ont marqué la Pologne ces trente dernières années. Grâce au travail de mémoire de Marzena Sowa et l'imaginaire de Sylvain Savoia, le film montrera comment deux artistes d'origine et de culture différentes s'approprient esthétiquement l'Histoire pour mieux nous la faire partager." -Vivement Lundi

  • La pépinière du désert

    "Pour Mostafa le vieux, il est trop tard pour choisir entre son Maroc natal et la France où il vit depuis trente ans et où ses cinq enfants sont nés. Il a pourtant subi l'exclusion dans un petit village de l'Essonne où il tenait une épicerie, réalisant son rêve de vivre à la campagne. C'est là qu'il a fait la connaissance de Brahim, un SDF marocain qu'il a logé et qu'il a aidé à retrouver sa dignité. Et puis un jour, Brahim est mort d'un arrêt cardiaque. Pour Mostafa le vieux, cette mort a sonné comme une défaite. Resté le seul Arabe du coin, il est reparti vivre avec femme et enfants en banlieue parisienne dans une cité où les Maghrébins sont en majorité. Ce retour est pour lui le constat d'un échec, celui de l'intégration. Il se met à penser que c'est au Maroc où il revient chaque année pour les vacances, qu'il peut encore agir pour les jeunes qui, au péril de leur vie, se laissent attirer par les mirages de l'Europe. Il y fait la connaissance de Mostafa le jeune qui, revenu de sept années d'exil en Europe, a décidé de vivre du travail de la terre en plein désert du Mengoub et même d'y créer une pépinière afin d'aider les fellahs de la région à croire de nouveau en l'avenir. En le rencontrant, Mostafa le vieux, à défaut de pouvoir revenir en arrière et de retrousser ses manches à ses côtés, décide de l'aider depuis sa cité à Evry, à trouver de l'argent par tous les moyens dont il dispose, à chercher les subventions qui manquent cruellement à Mostafa le jeune au Maroc." -(Gédéon)

  • La Moitié du ciel d'Allah, Djamila SAHRAOUI

    En Algérie, la guerre contre les femmes a commencé il y a fort longtemps. Depuis toujours, être femme en Algérie se vit dans la douleur et l'espoir, entre le dehors et le dedans. Dedans : les murs, le voile, la soumission, la mort. Dehors : la révolte, la liberté, le travail... mais l'exil aussi. Construit de leur mémoire et de leur espoir, ce film est l'histoire d'une "moitié du ciel" contrainte par l'Histoire et les hommes, à faire de sa vie un combat pour être, tout simplement. L'Algérie, aujourd'hui, est un pays en guerre dans lequel les femmes n'ont plus la parole. Elles témoignent ici de leur participation à l'indépendance, puis de leur exclusion du pouvoir jusqu'à leur confinement par le code de la famille en 1984. Images d'archives et interviews de celles qui ont combattu et combattent encore autrement : une célébration de la vie. Actives dès 1954, les femmes de la résistance algérienne témoignent sans complaisance d'un courage héroïque ; elles mettent en avant la solidarité qui a conduit à la libération en 1962. A cette époque, le pays est exsangue. Les femmes, dépouillées, donnent tous leurs bijoux. Ce trésor sera vendu au marché aux puces en 1984. La libération s'accompagne d'un enfermement des femmes dans les murs, dans les fonctions maternelles et domestiques, un enfermement légitimé par le très conservateur code de la famille dont l'une des conséquences sera la répudiation de 60 000 femmes. Elles s'organisent et créent SOS-femmes en détresse. Aujourd'hui, alors que la violence continue, elles sont solidaires et luttent pour la disparition du code, risquant encore une fois leur vie. Pour elles, "il n'y a pas d'islam modéré". Présentation éditeur

  • La Madâ'a, SILVESTRE

    Après "Animal Regard" et "Entre Temps", Héla Fattoumi et Eric Lamoureux poursuivent une complicité de travail avec le réalisateur Benjamin Silvestre. Adapté de la pièce éponyme créée en 2004 pour sept danseurs et deux musiciens, le film est tourné dans le Sud tunisien. Entre ombre et lumière, murs et ruelles, lignes courbes et angles droits, les danses déclinent la figure de l'entrelacs, en lien ou en tension constante avec la musique. Héla Fattoumi et Eric Lamoureux ont créé "La Madâ'a" en écho à de précédentes pièces comme "Wasla", travail sur la trace et la mémoire des origines, ou "Husais", pièce fondatrice ou prend corps leur collaboration artistique. Une façon d'interroger leur propre parcours avec le souci d'établir des liens, un pont entre des cultures différentes, emblématiques aussi de leurs propres origines et recherches en création. La musique du compositeur Samir Joubran, la rencontre entre la danse contemporaine occidentale et l'oud, le luth arabe, est ici l'enjeu chorégraphique partagé par cinq autres interprètes de différents pays. Proche de la danse impulsive, de ses pleins et de ses déliés, le réalisateur privilégie l'énergie, le jaillissement des gestes, la friction entre les corps, les rapports de l'individu au groupe.(Irène Filiberti, CNC-Images de la culture)

  • La Fanfare ne perd pas le Nord, Frédéric TOUCHARD

    Les harmonies municipales du nord de la France sont liées au développement des grandes compagnies minières. La plupart des leaders syndicaux ayant appartenu aux harmonies, les grands patrons d'alors jouaient les mécènes pour mieux contrôler les contestataires. Ce folklore populaire toujours vivant aujourd'hui demeure néanmoins la mémoire d'une période révolue. Rencontre avec des musiciens fiers de porter la bannière de leur ancienne corporation. Les bassins houillers du Nord n'auraient pu prendre leur essor sans une main-d'oeuvre polonaise bon marché. Ces immigrés, souvent musiciens, trouvèrent au sein des harmonies une place où la langue ne faisait pas obstacle à leur intégration. La musique polonaise fait donc partie intégrante du répertoire des fanfares locales ; et la deuxième ou troisième génération d'immigrés polonais reste très attachée à ses racines. La vie de "galibot" ("mineur" en patois) était rythmée par les répétitions et les défilés, et chacun pouvait oublier un moment la rudesse du travail. Ayant perduré grâce aux harmonies, cet esprit de fraternité se révèle aujourd'hui tout aussi nécessaire, dans une région où le chômage a peu à peu détruit les liens sociaux. Dans certaines petites communes, de jeunes musiciens perçoivent cette participation comme indispensable : perpétuer la tradition des harmonies où jouaient leurs grand-pères est un acte de citoyenneté. (Mario Fanfani, CNC-Images de la culture).

  • La danseuse d'ébène, BORO

    Seydou Boro, un temps interprète chez Mathilde Monnier, est aussi chorégraphe et réalisateur. Il consacre ici un documentaire à l'une des figures de la danse de création africaine, Irène Tassembédo, native comme lui du Burkina Faso, où le film est entièrement tourné. Ce portrait où apparaît aussi Germaine Acogny contribue à restaurer tout un pan de l'histoire de la danse, autour des liens et des tensions entre deux continents, deux cultures. Irène Tassembédo réside en France depuis vingt ans. En 1978 au Burkina, elle est sélectionnée pour suivre les cours de l'école Mudra-Afrique que Maurice Béjart a montée à Dakar et que va diriger Germaine Acogny. Faire connaissance avec Irène Tassembédo conduit à un sujet essentiel, la question du corps, ses valeurs comme son imaginaire, et la conception particulière qu'il revêt chez les danseurs africains confrontés à l'apprentissage de la danse contemporaine occidentale. En accompagnant son parcours de nombreux entretiens, séances de travail et voyages, ce film évoque une démarche fondée sur de véritables convictions : Irène Tassembédo pense que la danse africaine doit s'inscrire dans un monde en mutation, sans renier sa propre gestuelle, sans la figer dans un schéma traditionnel souvent synonyme de folklore. Son expérience couvre deux générations d'artistes et leurs interrogations autour de la création contemporaine et du métissage culturel.Irène Filiberti (CNC-Images de la culture)

  • La cuisine en héritage, Mounia MEDDOUR

    Au Maroc, depuis la nuit des temps, les secrets du savoir-faire culinaire se transmettent oralement de génération en génération et de mère en fille. Le film met en lumière le travail de recueil et de transmission de ce savoir-faire à travers le quotidien de mères de familles, cuisinières traditionnelles et dadas - esclaves domestiques - devenues les dépositaires d'un trésor inestimable et savoureux.

  • La couleur des oliviers, Caroline Rivas

    Le mur qui sépare les territoires occupés des attaques palestiniennes pose la question de la frontiére... En effet, le mur sectionne la propriété de la famille Amer qui vit du travail de cette terre depuis des générations... Un hommage épuré et appuyé au courage silencieux de cette famille...

  • La Baraka des marchands Mourides, Jean-Paul COLLEYN, V. EBIN

    "Avec leurs longs boubous et leurs sacs de plastique rayés, les marchands ambulants du Sénégal sont devenus des personnages familiers des grandes métropoles. De Dakar à Marseille, d'Anvers à New York ou Milan, ils sont devenus aujourd'hui les acteurs nomades d'une véritable diaspora commerçante. Du plus démuni à l'homme d'affaires florissant, presque tous sont mourides, issus d'une confrérie soufi du Sénégal. Les mourides sont animés par la foi et par une éthique de travail rigoureuse et leur solidarité infaillible leur permet de s'adapter partout."- Arte

  • L'Horloge du village, Philippe COSTANTINI

    "Douze ans ont passé depuis le premier tournage ("Terra de abril") réalisé à Vilar de Perdrizes, au nord du Portugal. Ceux qui n'ont jamais quitté le village travaillent la terre ou construisent les maisons de ceux qui sont partis, en France ou aux États-Unis, pour revenir plus riches. Ces deux mondes se rencontrent et s'affrontent, le temps d'un été." Les Films d'ici

  • L'histoire du foyer Nouvelle France II - Un foyer manque à Montreuil

    Résumé : En mai 1999, pour la première fois dans l'histoire du Mali, des élections communales se sont déroulées en milieu rural, marquant la dernière étape d'une réforme de décentralisation visant la création de 682 nouvelles communes. Moussa Cissé, premier maire de la commune de Maréna Diombougou (région de Kayes)a entrepris d'établir un plan de développement communal en concertation avec sa population et l'accompagnement technique du GRDR (Groupe de Recherche pour le Développement Rural dans le Tiers Monde,ONG française).Afin de le rendre effectif et d'entreprendre les réalisations qui s'imposent, ce maire a opté pour une démarche participative associant l'ensemble des acteurs intervenant dans la commune(associations, ONG), y compris ceux qui ne résident pas sur son territoire. Ce maire malien s'est donc rendu en France pour y rencontrer les nombreux migrants originaires des huit villages composant la commune, des élus français ainsi que d'autres partenaires. Le film suit la mission de ce maire malien en France, dans les foyers où habitent les émigrés de sa commune, dans les forums et rencontres où des jumelages et des partenariats sont discutés. Ce film permet de restituer la méthode développée au cours d'un long travail de concertation effectué par les élus locaux maliens sur le double espace France-Mali.Cette expérience peut servir de référence dans le travail d'autres communes maliennes et pour les collectivités locales françaises dans la création de nouveaux jumelages.

  • L'exil et le royaume, MILLOT Sara, GOUBEIX Julien

    L'histoire de l'immigration est peuplée de mondes, d'expériences, de visages. Pour qu'elle puisse trouver enfin place dans notre histoire commune, il faut pouvoir la penser au-delà des faits et témoignages, l'envisager comme récit. Une épopée composée de ruptures et de conquêtes, que ne peut exprimer à elle seule la perspective du départ, de l'arrivée et de la disparition dans le creuset français. A Saint-Chamond, sur une colline qui fut celle de tous les exilés du XXème siècle venus travailler dans cette région industrielle, vivent aujourd'hui les héritiers de l'immigration algérienne. Une terre d'exil devenue terre natale où se croisent des récits de nostalgie et de lutte, d'exil et de royaume qui s'inscrivent aujourd'hui dans un travail de mémoire. Une histoire s'incarne de manière sensible dans des gestes et des paroles, dessinant ainsi une autre généalogie de l'immigration. (Résumé éditeur).

  • L'assiette sale, Denys PININGRE

    "Chaque année, le département des Bouches-du-Rhône accueille 5000 ouvriers agricoles saisonniers étrangers. Sans eux, l'agriculture dans ce département n'existerait pas. Les conditions de travail, de logement et les salaires qui leur sont imposés sont dans de très nombreux cas indignes. Il suffit de rappeler qu'aucun droit à l'ancienneté ne leur est accordé, quand certains viennent en France depuis 30 ans, que leur couverture sociale s'arrête à nos frontières alors que certains traitements chimiques dans les plantations provoquent des maladies « à retardement », cancers ou Parkinson et la liste est encore longue. Le film décrit cette situation et remonte les mécanismes qui l'engendrent. Au passage, il fustige l'agriculture intensive, ses excès et les dangers qu'elle suscite, pour aboutir à la description des méthodes de la grande distribution. La quasi-totalité du marché des fruits et légumes est concentrée entre les mains de six centrales d'achat, qui disposent ainsi de tous les moyens de pression sur les producteurs français et étrangers pour obtenir des prix toujours plus bas, et permettent des marges toujours plus élevées Devons nous subir sans rien dire, accepter qu'à nos portes se pratique une forme moderne de servage ? Et nous rendre malades à force d'ingurgiter les résidus de fongicides, pesticides, engrais chimiques, tandis que la terre se gorge de ces produits qui se retrouvent ensuite dans la nappe phréatique ? Est-ce une fatalité ? Le film montre qu'au contraire, il est des luttes qui, menées par des militants acharnés et pugnaces, aboutissent parfois à des victoire, et aussi que d'autres formes d'agriculture existent, qu'elles permettent la pérennisation d'exploitations viables, à taille humaine, et souvent un mode de relation directe entre le producteur et le consommateur. Opter pour une autre forme de consommation, refuser de manger des tomates « hors-sol » en hiver, et retrouver le goût des produits naturels, fruits et légumes de saisons cueillis murs et distribués immédiatement, c'est à la fois garantir une vie plus saine à nos enfants et manifester son désaccord vis-à-vis des catastrophes engendrées par le libre-échange qui ne profite qu'à une poignée de privilégiés et empoisonne le reste du monde !" - (Denys Piningre)

  • L'art et la manière, Pascal HENDRICK

    "Mohamed Bourouissa est un jeune photographe algérien qui vit et travaille à Paris. Ses photos de la série Périphériques mettent en scène la banlieue en tant qu'objet artistique, dans des situations qui d'ordinaire sont du ressort du photojournalisme. En démontant les clichés, il pose la question de la mécanique du pouvoir. Au terme de longs repérages, de castings avec des amis, Mohamed Bourouissa met en scène des situations souvent nocturnes qui n'ont rien d'angéliques. Disons qu'il installe, une violence latente dans ce qui fait penser à une scène de ménage chez un jeune couple, à une explication entre deux boxeurs, à un face-à-face entre deux bandes rivales, lors de l'apparition du drapeau bleu-blanc-rouge dans une scène qui met aux prises les jeunes avec la police. Le film retrace entre autres une prise de vue faite en banlieue et mettant en scène une arrestation. Il y a du Jeff Wall chez cet artiste, qui réfléchit longuement aux conséquences de ses scénarios qui, d'instantanés, n'ont que l'apparence et ne cherchent d'ailleurs pas à se faire passer pour les images documentaires qu'elles ne sont pas"- (Arte)

  • Kizingu, Gilles NIVET

    A l'image du parcours artistique de Michel Rafa, fondateur du ballet-théâtre Lemba (BTL), le film de Gilles Nivet repose sur deux données : l'Afrique intérieure et traditionnelle, et l'Afrique colonisée, privée de ses repères. Pour retouver sa culture, Michel Rafa a dû quitter le Congo pour la France. On le suit ici lors d'un voyage chez lui. Michel Rafa expose les enjeux de son travail : "On nous a fait croire que notre culture n'avait pas de valeur. La mission du BTL est de retrouver le sens du patrimoine culturel africain. Car il faut être à l'aise dans sa propre culture si on veut être à l'aise dans celle des autres." Michel Rafa rend viste aux griots de son pays, au fétichiste qui tisse les pagnes de ses danseurs et à l'artisan qui fabrique ses tam-tam et qui travaille dans la forêt dans le plus grand secret. La mise en perspective d'une culture populaire souvent occultée quand elle ne fut pas interdite par les missionnaires, avec les troubles politiques du Congo sert de fil conducteur au réalisateur. L'ambition du BTL apparaît clairement comme la réconciliation de la tradition et de la modernité. (Fabienne Arvers, CNC-Images de la culture)

  • Kawamata Workshop, Gilles COUDERT

    Cent cinquante étudiants de l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Versailles, une équipe pédagogique de dix enseignants, différents services techniques, tous mobilisés pendant plusieurs mois autour d'un projet commun dirigé par Tadashi Kawamata avec, pour seul et inhabituel outil, cinq mille cagettes en bois ! Des moyens ordinaires pour un résultat extraordinaire : Gandamaison, la construction d'architectures fragiles, modulables et éphémères. Une aventure humaine qui se prolonge par l'invitation de Tadashi Kawamata au centre d'art contemporain de La Maréchalerie. A partir de l'expérience menée à Versailles, « WORKSHOP » développe les enjeux que Kawamata place dans cet exercice au fil d'un entretien et à travers sept autres projets internationaux à Bâle (Suisse), Boston (USA), Kemigawa (Japon), Londres (Royaume-Uni), Mataro (Catalogne), Toyota (Japon), Saint-Thélo (Bretagne). Le DVD réalisé par Gilles Coudert, complice de l'artiste depuis plusieurs années, complète leur entretien en suivant la genèse et le processus du projet réalisé à Versailles. Il montre comment l'installation personnelle de Tadashi Kawamata s'articule et découle du travail entrepris lors du workshop. (a.p.r.e.s éditions)

  • Journal de Rivesaltes 1941-42, Jacqueline VEUVE

    "Durant la dernière guerre mondiale, Friedel Bohny-Reiter, infirmière de la Croix-Rouge suisse, Secours aux Enfants, travailla dans le camp d'hébergement de Rivesaltes. Ce camp, dirigé par des Français, comme beaucoup d'autres en France non occupée, regroupait les populations juives, tziganes et espagnoles résidentes ou réfugiées en zone libre. Grâce à cette jeune Bâloise, de nombreux enfants furent sauvés d'une mort certaine à Auschwitz. Le film se propose de suivre l'itinéraire de cette infirmière à travers le journal qu'elle tint pendant ces années noires. Les images actuelles du camp en ruines, les témoignages de survivants, Friedel visitant le camp aujourd'hui et y travaillant il y a 50 ans (par le truchement d'une comédienne) illustrent ce journal."Aquarius film

  • In extremis, Colette Ouanounou

    Le microlycée de Vitry sur Seine est un établissement public qui accueille des jeunes décrocheurs scolaires, pour leur permettre de reprendre leurs études et de passer leur bacalauréat. Mais revenir à l'école n'est pas facile ; la motivation se travaille au quotidien. En classe de Seconde, le raccrochage passe par un projet artistique fort, mené tout au long de l'année. En 2012, 13 élèves de Seconde se sont lancés dans l'écriture et la mise en scène d'une pièce de théâtre sur la quête des origines et la migration, main dans la main avec des anciens d'un foyer Résidence de Vitry-sur-Seine. Ils sont accompagnés par deux enseignantes. (résumé éditeur)

  • Immigration et developpement, Michael HOARE

    Depuis le début des années 80, les émigrés du bassin du fleuve Sénégal (Mali, Mauritanie, Sénégal) cotisent, s'associent et organisent de projets importants de développement dans leurs villages d'origine. Pendant un long moment, ces projets visaient à renforcer l'infrastructure religieuse (mosquées), éducative (écoles) et sanitaire (dispensaires, maternités) de la région. Puis est venue l'idée d'investir dans des projets productifs, utiliser le capital immigré pour renforcer la productivité des activités économiques déjà sur place - maraîchage, élevage, agriculture irriguée etc. afin de fournir du travail à ceux restés au pays. En 1997, le GRDR, une ONG qui soutient l'effort des immigrés Sahéliens en direction de leurs pays d'origine depuis une trentaine d'années, a commandé un film pour faire le point sur ces expériences. Ce documentaire est le fruit de cette commande. Une première partie, "Impulsions", documente l'effort fait dans les villages. La deuxième partie, "Limites", pose des questions sur les problèmes de l'infrastructure et de l'accès aux crédits, la participation des femmes et les effets pervers de l'apport d'argent extérieur. Une troisième partie questionne la pertinence d'une politique de "retour" incité avant de déboucher sur des "conclusions provisoires". De Soukoutali Logo (la bananeraie de Fily Kouma) à La Bakelloise (une GIE de distribution), des rizières de Samba Dramané à l'atelier menuiserie de Balla Traoré à Kabaté, ce voyage vous amène dans une découverte sur les fruits de vingt ans d'efforts et de sacrifices en même temps que vers une interrogation sur les problèmes et les pistes pour l'avenir.

  • Ici et là-bas, Elsa PICON

    "Tourné entre Paris et Dagana, le film "Ici et là-bas" part à la rencontre des acteurs directs du partenariat Vitruve / Dagana (membres de l'association Réunion Dagana, réalisateurs, enfants, professeurs, parents d'élèves, ...), de ses premiers pas à la conception et à la mise en place de la réalisation des lettres filmées, en passant par la diffusion des films à Dagana et à Paris, le tout couvrant plusieurs années de travail sans faille. Il s'agit d'explorer la question du dialogue et de l'échange via la mise en place du projet sur toute sa durée, de ses origines écrites à la création de l'association "Réunion Dagana", en passant par la conception d'une correspondance filmée engageant une structure de financement et une logistique beaucoup plus ambitieuses. "Ici et là-bas" s'attache à explorer la trace sensible laissée par l'aventure du tournage chez les élèves de Vitruve et de Dagana : la pratique artistique est un des points centraux du projet. L'expérience très forte du tournage des lettres filmées, à Dagana, a mobilisé une quantité d'énergies de la part du village tout entier (familles, parents d'élèves, voisins, etc.) dont le film recueille les témoignages sur le terrain. La diffusion des films à Dagana et à Paris, enfin, fut un moment clé de cette expérience. "Ici et là-bas" explore toutes les facettes de cette aventure (éducation à l'image, pratique artistique, dialogue interculturel) en se situant à la fois dans une perspective intime (le recueil d'une parole fragile) et collective (la question du projet en tant que structure)." -(Arcadi)

  • Histoires vives, Fitouri BELHIBA, Jean-Marie FAWER

    Pendant la Deuxième Guerre mondiale, la contribution des soldats issus de l'ex-empire colonial à la libération de la France n'a laissé que peu de traces dans les livres d'Histoire. Avec "A nos morts", spectacle mêlant hip hop, rap et images d'archives projetées sur grand écran, la compagnie Mémoires vives tente la réparation de cet oubli et la réhabilitation des tirailleurs africains et indochinois tombés pour la France. Au plus près de cette jeune troupe volontaire, la caméra dévoile les coulisses du spectacle dont le directeur artistique, Yan Gilg, a adopté une démarche reposant autant sur un travail de recherche historique que sur la création artistique (chorégraphie, musique, chant et vidéo). Présent dans les cérémonies commémoratives sur l'ancien front alsacien, à la médiathèque de Lunéville pour l'exposition "Les Goums marocains 39/45", ou en conversation avec Nicolas Bancel, auteur de "La Fracture coloniale", ouvrage qui a nourri le spectacle, pour Yan Gilg "pas question de perdre cette guerre des mémoires" ; la question coloniale, mal réglée par la France, a des prolongements dans les problèmes actuels de notre société. "A nos morts", hommage hip hop aux goumis, indigènes et tirailleurs étrangers à la mémoire euthanasiée, parle efficacement aux jeunes générations. Le spectacle ne condamne que l'ignorance et revendique qu'à "côté de Jean Moulin on ajoute N'Guyen et Hady Bah". (Sadia Saïghi, CNC-Images de la culture)

  • Histoires d'Europe VIII

    "1. Projection à l'occasion de la journée de l'Europe le 10 mai 2010 à Dijon du film réalisé en 2009, Histoires d'Europe 7, les Droits humains en Europe au Lycée européen Charles de Gaulle. 2. Présentation en images aux médias et aux partenaires financiers du résumé des reportages effectués lors de la semaine de l'Europe, le 14 mai 2010 et interview d'un élu régional sur les relations franco-allemandes et les partenariats engagés avec la Pologne et la République tchèque. 3. Réalisation d'un film documentaire de long métrage (90 minutes) et de courts-métrages autour de la réalisation du projet (suppléments) présenté au collège le 3 juillet 2010. 4. Commémoration du 20e anniversaire de la réunification allemande au collège, le 4 octobre 2010, devant 120 élèves. Projection des parties concernant l'Allemagne. 5. Projections publiques du film à Paron, Villeneuve-sur-Yonne, Auxerre. 6. Distribution du DVD aux partenaires, en particulier les musées et les associations culturelles et civiques présentées dans le DVD dans les 4 pays concernés. 7. Distribution du DVD aux collèges et aux lycées bourguignons par le Rectorat de Bourgogne. Distribution du DVD aux Maisons de Bourgogne à Mayence et Prague. 8. Mise à jour sur notre site Internet des documents pédagogiques et historiques présentant tous les partenaires et les ouvrages susceptibles d'aider les enseignants à travailler sur ces thèmes : www.realisonsleurope.fr Implication d'intervenants extérieurs sollicités : M. HAVEL, dramaturge et homme politique tchèque, ancien Président de la République tchèque. M. WALESA, syndicaliste polonais, ancien Président du syndicat Solidarno?? et ancien Président de la République. M. KERTESZ, écrivain hongrois, auteur de Etre sans destin, Liquidation, prix Nobel de littérature. M. WAJDA, cinéaste polonais, auteur de L'homme de marbre, L'homme de fer, Danton et Katyn. M. KUNZE, poète allemand, dissident en DDR, auteur de Un jour sur cette terre. M. SEMPRUN, écrivain espagnol, scénariste de l'Aveu et ancien responsable du Parti communiste espagnol. M. GAVRAS, cinéaste français, auteur de l'Aveu d'après le témoignage d'Artur London. M. UHL, dissident tchèque après la répression de 1968, signataire et défenseur de la Charte 77. M. BOROWCZAK, co-fondateur de Solidarnosc, Directeur du Centre européen Solidarnosc M. FISCHER, Ambassadeur de la République tchèque à Paris, ancien conseiller de M. Havel. M. LIEHM, journaliste tchèque, Directeur de la revue intellectuelle Lettre internationale. M. JANICHEN, dissident allemand, interné à Sachsenhausen, emprisonné deux fois et exilé en RFA. M. BREITBARTH, dissident allemand, emprisonné deux fois en ex-RDA. M. KLAUSMEIER, historien, Directeur du Mémorial du Mur de Berlin. M. RUPNIK, historien et conseiller politique, spécialiste de l'histoire de l'Europe centrale. Mme MAYER, historienne, auteur de Les Tchèques et leur communisme. M. DRIESELMANN, historien, Directeur du Musée de la Stasi. M. NORD, Député au Bundestag, parti Die Linke, ancien cadre du SED de l'ex-RDA. M. ZIEHM, directeur-adjoint des Archives de l'ex-RDA et de la Stasi. M. TOGAY, Directeur du Collegium hongrois de Berlin. M. SCHUTTE, Directeur du Musée Story of Berlin. M. POTTIER, historien, auteur des textes de l'exposition du Mémorial de Caen sur la Guerre froide. Mme MASAR, née en Tchécoslovaquie et Présidente du comité de jumelage franco-tchèque. Mme WENDL, née en République démocratique allemande, professeur d'allemand à Paron." Collège André Malraux

  • Histoire(s) d'immigration(s), Serge RENEAU, Serge Philippe Fabien BOURGADE VEPIERRE BOUFFENIE

    La France s'est construite sur une succession d'immigrations. Ce document propose aux enseignants et au grand public : - d'apporter des témoignages et des matériaux pour construire une réflexion sur les réalités de l'immigration - de prendre appui sur l'Histoire pour analyser et comprendre les situations d'aujourd'hui - de travailler à la construction de la citoyenneté dans le cadre républicain. Trois entrées sont possibles : Récits de vie : vidéos de douze rencontres ; Pour débattre : points de vue croisés ; Pour construire : textes, documents et références. 1ère partie : Récits de vie : récits d'immigrants replacés dans une perspective historique 2ème partie : Pour débattre : des extraits de ces récits servent à illustrer une dizaine de thèmes et notions relatives à l'immigration, à l'intégration, à la nationalité, à l'identité et à la citoyenneté, aux discriminations, aux politiques publiques...

  • Hervé ou la solitude en quatre nationalités, GATTI

    Quatre hommes - quatre nationalités, quatre identités - racontent leur rapport à une enquête : qui est Hervé ? Au départ, un fait divers : un paysan breton, ami d'Armand Gatti, a mis fin à la souffrance de sa solitude en se suicidant. Dans la cours d'une ferme qui s'improvise en décor, un Congolais, un Belge, un Grec et un Français munis d'une pelle vont "creuser" la question de l'identité paysanne dans un rapport frontal avec la caméra. Les quatre comédiens sont issus de l'Institut des arts de diffusion en Belgique, où Gatti a conduit un travail de neuf mois en 1972-73. Le vécu de chacun des quatre, leur culture, entremêlés à l'histoire d'Hervé, le paysan breton célibataire, construisent la progression de la pièce écrite par Gatti. Hervé est un peu de chacun d'eux. Et quand l'un est Hervé, les autres sont le contexte qui "le forme, le déforme, le transforme". Les récits s'enchaînent avec fluidité, ponctués d'irruptions musicales - chants et guitare - et la caméra à l'épaule les enserrent dans un cadre rapproché. Cette enquête autour du paysan solitaire, c'est avant tout la recherche de l'identité prolétaire (on passe de la chaîne à la ferme), des individus coupés les uns des autres, isolés. Ces quatre hommes affrontant la solitude, c'est la terre et le travail qui les réunit. L'histoire d'Hervé est celle de nous tous : assumer seul tous les combats, quelle qu'en soit leur nature. (Stéphane Gérard, CNC-Images de la culture)

  • Godd News, Ulrich SEIDL

    Vêtus d'un ciré jaune et coiffés d'une casquette, des vendeurs de journaux - généralement venus du Bangladesh, d'Egypte, du Pakistan ou de Turquie - proposent leur marchandise aux passants de Vienne. Formés par la société qui les emploie à sourire, à porter l'uniforme, à brandir leur journal, ils sont surveillés nuit et jour dans leur travail et dénoncés s'ils mettent les mains dans les poches ou échangent quelques mots. Ulrich Seidl, le réalisateur de «Dog Days» (2001), révèle déjà ici sans concession les contradictions d'une société autrichienne vieillissante. Il montre à la fois l'Autriche des poivrots, des salons de beautés, des hôpitaux, des communautés étrangères, des salles de musculation... dans une alternance entre le monde des vendeurs et celui des acheteurs, entre le contenu du journal et le spectacle de la rue. (BPI)

  • Gnawa, WILLEMONT Jacques

    Le film “Gnawa, au-delà de la musique” constitue une partie d’un ensemble de matériels audiovisuels, de type documentaire et de création, unique en France. Jacques Willemont, cinéaste et ethnologue, tourne depuis 1970 dans le cadre des confréries de Gnawa du Maroc. D’abord avec Viviana Paques, puis seul depuis la disparition de l’anthropologue. Le cinéaste a veillé à rendre compte du travail scientifique qui a été accompli, aux différents publics que ce type de documents intéresse. A ce jour, il existe six films réalisés avec le même matériel: quatre films destinés à des publics universitaires, réalisés en 1970, 1971, 2005 et 2008 et un film grand public réalisé en 1974. (Résumé éditeur)

  • Frantz Fanon, mémoire d'asile, Abdenour ZAHZAH, Bachir RIDOUH

    Si le nom de Frantz Fanon évoque moins le psychiatre que le révolutionnaire, c'est pourtant par sa pratique auprès des malades qu'il a mesuré les inégalités et les injustices engendrées par le colonialisme. Une prise de conscience politique née de son engagement contre le nazisme, quand il a découvert que la hiérarchie de l'armée d'Afrique était bâtie sur la couleur de la peau. Archives et interviews témoignent de ce double parcours. Né en Martinique en 1925, Frantz Fanon est nommé à 28 ans médecin chef de l'hôpital psychiatrique de Blida, au sud d'Alger. Il va s'employer à transformer ce bastion de la folie - "où les cris des malades ne doivent pas atteindre les chastes oreilles des bien-pensants" - en appliquant des thérapeutiques basées sur le travail manuel, le sport et l'expression artistique. Des méthodes révolutionnaires pour l'époque, impliquant malades indigènes, déconsidérés jusqu'ici, et personnel soignant. Ses idéaux le conduisent très vite à épouser la cause de la lutte de libération, en hébergeant et en soignant des combattants algériens. Contraint de démissionner, il poursuit la lutte en rejoignant le FLN à Tunis. Nommé ambassadeur itinérant en Afrique, il publie chez Maspéro "Dans l'enceinte de la révolution algérienne", interdit dès sa sortie. Malade, il se hâte de finir "Les Damnés de la terre", ouvrage sur l'aliénation du colonisé, et meurt aux Etats-Unis, un an avant l'indépendance de l'Algérie. (Sadia Saïghi, CNC-Images de la culture)

  • Face aux fantômes, Jean-Louis COMOLLI, Sylvie LINDEPERG

    "En 2007, Sylvie Lindeperg publiait "Nuit et Brouillard : un film dans l'histoire" (Éditions Odile Jacob), aboutissement d'une longue réflexion sur l'½uvre de Resnais. Gérald Collas m'a proposé d'en tirer un film. Je connaissais et appréciais Sylvie Lindeperg et son travail depuis des années. L'idée de la filmer en action (comme j'avais autrefois filmé l'architecte Pierre Riboulet, le cuisinier Alain Ducasse, le musicien Michel Portal ou l'historien Carlo Ginzburg) m'a tout de suite attiré. Dans ce film comme dans son livre, mais cette fois au moyen des images et des sons, Sylvie Lindeperg interroge les influences complexes qui ont conduit à la réalisation de "Nuit et brouillard" et ont pesé sur son destin. Avec elle, la pratique artistique, et ce film en particulier, sont vus en tant qu'analyseurs des contradictions d'une époque. Mais il ne s'agissait pas de "reconstituer". Nous avons voulu actualiser le geste et le regard historiens. Les filmer ici et maintenant. Les images d'archives des camps de concentration et des centres de mise à mort reprises dans "Nuit et Brouillard" posent toujours les questions de leur légitimité, de la souffrance qu'elles portent, du défi qu'elles présentent aux désirs comme aux possibilités de voir. S'agissant de la destruction des juifs d'Europe, ces questions sont brûlantes. (Jean-Louis Comolli) "

  • êtres ensemble, Corinne DARDE

    "Ce film est un témoignage personnel sur un vaste projet musical intitulé "êtres", et mené en 2006 par le compositeur Nicolas Frize avec des habitants de six communes de banlieue parisienne. Amorcé par un travail de réflexion collective autour du thème de "l'étranger", le dispositif va donner vie, au bout d'une année, à des concerts publics dans chaque ville."

  • Etats-Unis 1902-1914, Noël BURCH

    A partir de films courts du tout début du siècle, Noël Burch montre l'idéologie américaine à l'oeuvre : opposer les ethnies des immigrés, exploiter leur dépaysement, en faire les ouvriers les plus dociles de l'Occident. Il relie, d'autre part, l'évolution du cinéma à l'évolution de son public, déterminées économiquement. Les salles de "vaudeville" - l'équivalent du "music-hall" anglais - sont trop chères pour les pauvres, qui, en 1905, année de l'ouverture des "nickel odeons", doivent se contenter des machines à sous. En 1907, une augmentation du chômage et une baisse consécutive des recettes, oblige à élargir socialement le public. Le réalisme n'est plus de mise et les employés sont montrés à l'écran dans des histoires à l'eau de rose. En 1909, la censure est instituée et le personnel change. De réalisateur, Billy Bitzer passe caméraman. Griffith fait triompher les vertus de la pauvreté : "L'or n'est pas tout". Apparaît alors le personnage du travailleur qui a mal tourné. Faute d'avoir compris que les pauvres sont plus heureux que les riches, il attaquera une banque. Le cinéma américain est bien né. (Dominique Villain, CNC-Images de la culture)

  • Ensemble, ils ont sauvé la France, Eric DEROO

    La guerre qui se déclenche en août 1914 vient brutalement concrétiser la surenchère aux nationalismes à laquelle se livrent les pays européens. Dès l'été 1914, la France voit affluer des milliers de volontaires venus des quatre coins de l'Empire et du monde pour combattre à ses côtés : soldats mais aussi travailleurs. Pour la seule Légion Etrangère, 52 nationalités sont présentes. Ensemble, ces millions d'hommes ont contribué à la victoire des Alliés, forgeant une image de la France qui incarnera plus que jamais la patrie des libertés et du droit. Le film retrace le contexte géopolitique mondial de l'époque, les étapes du conflit, pointant dans chaque camp le rôle des colonies. (Résumé éditeur).

  • Echos des stades, Abdelkader ENSAAD

    Grand rendez-vous hebdomadaire et jour de fête : le match de foot de l'USMA d'Alger, que pour rien au monde Haidi et ses amis ne voudraient rater, excepté s'ils ont pris la route de l'exil. Abdelkader Ensaad rend compte des conditions sociales, mais aussi des pensées et des rêves de ceux qui constituent plus de 60% de la population algérienne : un portrait coloré de cinq jeunes supporters de la célèbre équipe. Redha est lycéen, les autres sont bijoutier, agent de sécurité, employé de bureau... mais au chômage et à l'affût du moindre job. Une oasis, pourtant, dans cette lutte pour la survie : retrouver les autres supporters pour composer ou adapter des chants et slogans qui seront repris en ch½ur par la foule de spectateurs le jour J. Un jour sacré, qui va au-delà du simple amour du foot. Pour crier leur rage contre un pouvoir qui les méprise et leur dénie le droit au travail. Pour raconter leurs rêves de liberté, d'un ailleurs où la vie serait normale, sans risque. Pour chanter, rire, danser, se défouler. "Car si le c½ur est habité par l'obscurité, il ne faut pas laisser tout à l'intérieur", comme le dit si bien Karim. L'Algérie serait-elle devenue une prison dont le seul moyen d'évasion serait le stade ?(Sadia Saïghi, CNC-Images de la culture)

  • E pour eux, Karim ZERIAHEN

    Structuré sur le mode de l'alphabet de Gilles Deleuze, "E pour eux" propose une image différente de la banlieue en témoignant de l'aventure menée avec un groupe de quartier à la périphérie de Montpellier. Durant des ateliers autour du langage et de la danse, neuf jeunes de 18 à 22 ans se confrontent à différentes pratiques artistiques. Cette expérience est racontée avec la verve des "tchatcheurs". Le film de Karim Zeriahen est tout d'abord un travail sur la générosité. Il laisse agir les gestes et les mots en situations cadrées ou improvisées. Il en surgit une forme d'expression qui parvient peu à peu à construire un monde à partir des histoires de chacun. F pour "Fils de", B pour "Bled", ou bien encore M pour "Mère", dans cet abécédaire vivement décliné apparaîssent des visages, des personnalités, des modes de vie. Pour ces jeunes gens des quartiers de La Paillade, il est à la fois simple et complexe de rencontrer et de partager une aventure artistique en découvrant de nouveaux espaces et des façons d'être différentes. Les visages en témoignent devant la caméra, où chacun livre quelques impressions intimes et exprime désir et implication dans la vie comme dans cet exercice ludique. Irène Filiberti (CNC-Images de la culture)

  • Droits de cité, Christophe JOURET

    Pour interpeller les adolescents du quartier des Musiciens aux Mureaux, près de Paris, Pierre Doussaint a fait appel aux techniques de l'aïkido et de la danse africaine. "Quand il danse, le jeune danseur dévoile à la communauté sa force, sa souplesse, son envie et son désir." Le reportage montre comment les enfants partent à la conquête de leur identité déchirée, au moyen de la danse. Pierre Doussaint a travaillé trois ans avec ces enfants de la grande banlieue parisienne dans le cadre d'un projet DSU (développement social urbain). Tous les membres de sa compagnie ont participé à cette sensibilisation à la danse contemporaine. A la suite de cette patiente et remarquable plongée dans la vie quotidienne difficile des adolescents et des familles, un spectacle fut réalisé et tourné dans les salles de la région. Le film effleure ce que furent les difficultés et les joies d'une telle expérience. (Patrick Bossatti, CNC-Images de la culture)

  • Des Kurdes et des Chinois à Paris, Emmanuel LABORIE

    Paris, les vagues d'immigration les plus récentes, autrement dit turque, chinoise et kurde, bouleversent quotidiennement les pratiques de solidarité communautaire et le milieu du travail clandestin, plus particulièrement dans les domaines de la confection et de la restauration rapide. Etat des lieux et, en contrepoint, analyse de membres d'associations turque et chinoise. Si Ussein, Mehmet et Sakir Mengi ont pu puiser dans les liens familiaux et le réseau communautaire les ressources nécessaires à leur réussite dans la restauration kurde à Paris, il n'en va pas de même, dans le domaine de la confection, pour les clandestins chinois, redevables chacun d'une dette de 140 000 F. pour leur émigration aux membres de la communauté qui les emploient irrégulièrement. "Les réseaux communautaires ne sont pas forcément des réseaux de solidarité", précise le militant turc Unit Metin, qui s'entretient avec Jia Ting Jin, issu de cette nouvelle immigration chinoise qui apprend à s'organiser collectivement. L'analyse d'Unit Metin va plus loin : "L'économie française recrute, sur place, de la main-d'oeuvre selon les mêmes critères qui président aux délocalisations. Mais il s'agit d'une délocalisation à l'intérieur du pays ! Ainsi dans la confection : les grandes marques sous-traitent, et les sans-papiers, qui n'ont pas été régularisés, travaillent..." (Marie-Christine Balcon, CNC-Images de la culture)

  • Dernier coup de pinceau, Sabine PRENCZINA

    Construit dans les années 1970, le bâtiment 3 de la cité de Franc Moisin à Saint-Denis doit être détruit. Deux cent-soixante familles ont progressivement été déplacées. Cinq mois avant l'implosion, un atelier de peinture animé par le plasticien Daniel Gapin est ouvert aux habitants, enfants et adultes, pour donner leur impression sur la disparition du logement qu'ils ont occupé, parfois depuis plus de vingt ans. Contrairement à toute attente, les trois quarts des habitants ont demandé d'être relogés dans la cité. Nous suivons plus particulièrement trois adolescentes qui lui sont très attachées, qui ont le coeur lourd de voir détruire le lieu où elles ont grandi et où habitent toutes leurs amies, et qui sont très engagées dans l'atelier de peinture. Non seulement cet atelier les initie aux arts plastiques mais il leur permet aussi de faire partie de ce "voyage mental" coorganisé par le musée du Jeux de Paume, voyage qui englobe la rencontre du peintre Olivier Debré dans sa propriété en Touraine. A leur retour, une fois le travail terminé, une partie du bâtiment 3 est consacré à une grande exposition des oeuvres réalisées avant l'implosion finale. (Nathalie Magnan, CNC-Images de la culture)

  • Demandeurs d'asile, Josée CONSTANTON

    Immersion dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) à Paris. Dans l'attente de leur régularisation, qui peut durer parfois plusieurs années et ne pas aboutir, avec l'interdiction de travailler et pour seules ressources 300 francs par mois, les réfugiés sont confrontés au problème de leur survie. Venue d'Algérie, Fazia partage avec d'autres le vertige de son destin.L'attente de la décision de l'OFPRA (office français de protection des réfugiés apatrides) peut être longue. Une attente qui succède à la violence qui les a fait fuir de leur pays. Pour Fazia, trois ans où l'on apprend à ne plus attendre, à tenir moralement et à ne pas sombrer dans la détresse et l'alcool. Si les demandeurs d'asile ont essuyé un premier refus, ils ont droit à un recours, mais si celui-ci échoue, c'est le retour au pays hostile. Pour certains, les premiers temps sont ceux du repli sur soi. Puis, la solidarité s'impose, les relations amicales naissent, la vie reprend le dessus. Mais le dilemme reste grand entre la nécessité d'être en France pour échapper à la terreur, et le désir d'être encore avec les siens doublé du sentiment de les avoir abandonnés. (Nathalie Magnan, CNC-Images de la culture)

  • De mémoires, Emilie MOGET

    C'est dans le cadre du contrat urbain de cohésion sociale que le centre social d'Orzy à Revin poursuit son travail sur la mémoire. Cette fois, c'est Emilie Moget, comédienne et réalisatrice qui a été chargée de recueillir les témoignages des habitants de Revin. Ce film contribue à retracer l'histoire de cette ville en abordant les thèmes du travail, des souvenirs d'enfance, des fêtes populaires, de l'avenir.

  • De la rue à la scène, Louis-Marie MAUDET

    Avec le spectacle "Un Break à Tokyo", la Traction Avant Compagnie mêle la danse butô à la break dance. La rencontre de deux styles qui, en apparence, n'ont rien à voir traduit un héritage commun : la mémoire culturelle d'une communauté. Les danseurs de la troupe sont allés partager leur expérience au Québec et ont visité le Bronx, quartier populaire de New York. La gestuelle à l'énergie urbaine de la break dance et l'esthétisme du butô (courant de danse contemporaine japonais) ont, comme autre trait d'union, le rejet des codes. Avec cette création, les jeunes danseurs ont voulu travailler dans une dimension multi-ethnique et s'unir plutôt que de se diviser. La break dance est héritée, au même titre que le rap et le graffiti art, de la culture hip-hop. Cette dernière, née dans les faubourgs new-yorkais dans les années 1970, n'est pas, selon eux, un phénomène de mode mais une véritable lame de fond. "Le rap traite de violence, de racisme et d'amour. C'est un moyen de se parler. Il restera." La caméra "zappe" sur les réalités du Bronx : amas d'ordures, sirènes stridentes des voitures de police... Un jeune insiste sur le message de paix. (Fara C., CNC-Images de la culture).

  • De la retirada à la reconquista, Emile NAVARRO

    Juillet 1936, la tentative de coup d'Etat du général Franco contre la toute jeune République Espagnole provoque une terrible guerre civile. Fuyant la répression, un demi-million d'Espagnols traversent en quelques jours les Pyrénées. Dépassées par cet exode massif, les autorités françaises regroupent ces réfugiés dans des camps de concentration, la plupart sont enrôlés comme travailleurs étrangers. Certains s'engagent dans la Résistance Française. Il faudra attendre les années 80 pour que l'Etat Français reconnaisse leur participation. "De la Retirada à la Reconquista" raconte l'histoire de ces combattants de la liberté au travers de 11 témoignages. Premier DVd de la collection ESPAGNE, MEMOIRE ET TRANSMISSION. Présentation éditeur

  • De bons et loyaux services, Rebecca FRASQUET

    "Dans les années 70, ils avaient 20 ans. Ahmed, Lachen et Mohamed ont travzersé la méditerranée, pleins d'espoir, pour offrir leur force de travail aux chemins de fer Français..." -(Ateliers Varan)

  • D'égal à égales, Corinne MELIS, Christophe CORDIER

    Elles sont migrantes ou filles d'immigrés, et syndicalistes. Elles ont choisi de s'engager face à la dureté des conditions de travail et à la précarité des salariés notamment dans les secteurs des services aux particuliers et aux entreprises, où l'on retrouve nombre de femmes issues de l'immigration. Activistes en milieu masculin, elles sortent des rôles féminins attendus. Elles prennent la parole, librement inspirées par les ouvrières en lutte de LIP qu'elles redécouvrent à travers le film "À pas lentes" du collectif ciné-luttes (1977). Par-delà les conflits du travail, elles nous racontent une démarche d'émancipation individuelle et collective dans une société où sexisme et racisme restent d'actualité, tandis que s'accentue la précarisation du salariat. Dans l'espoir d'être traitées, enfin, "d'égal à égales". Présentation éditeur

  • Culture pour tous, Stéphane BERGOUNIOUX

    Un an après leur mise en place par le ministre de la Culture Philippe Douste-Blazy, le bilan des 29 projets culturels de quartier dont l'objectif était de lutter contre l'exclusion par la culture et la création. "Leur donner les moyens de penser le monde avec d'autres mots que ceux qui les condamnent", dit Armand Gatti qui mène ce travail depuis toujours. Le principe était de proposer des stages mettant en jeu les potentialités créatives de chacun et de mobiliser les énergies dans l'aboutissement d'un projet. Artistes professionnels et acteurs sociaux apportaient la spécificité de leurs compétences. A travers les témoignages, on trouve des constantes : les stagiaires ont souvent été les premiers étonnés par l'émergence de désirs, richesses et talents insoupçonnés d'eux-mêmes ; ils ont appris la responsabilisation, la valorisation du regard de l'autre, le cotoiement avec les différences. Certains en sortent avec un travail, d'autres avec un projet ou un autre regard sur eux-mêmes et sur le monde. Tous s'accordent à demander qu'on ne les abandonne pas en cours de route, après leur avoir donné le goût de vivre. (Marie Dunglas, CNC-Images de la culture)

  • Culture de quartiers, Patrick SERAUDIE

    Des professionnels de l'action sociale témoignent de leur travail dans les quartiers difficiles : un début de sens donné à la vie de jeunes gens nés du mauvais côté des périphériques. Les initiatives sont pensées sur le long terme et la prise en compte des désirs implique responsabilisation et rigueur. Au-delà de réalisations souvent remarquables, l'essentiel est dans ce qui se vit au quotidien. Pour un groupe de musiciens-chanteurs de rap, aller au Printemps de Bourges n'a pas été seulement un moment de plaisir et de consommation. A travers des rencontres, des confrontations avec d'autres groupes souvent voisins, des soutiens logistiques et financiers, un long travail s'est élaboré qui a abouti à des concerts dont ils sont entièrement les maîtres d'oeuvre. Pour l'initiateur d'un stage d'arts plastiques, le but est moins de produire de l'art que d'en faire un prétexte pour voir et comprendre les choses du monde. Pour tous, il ne suffit pas de retrouver le sourire à l'intérieur de la cité, mais de permettre des courants d'air, des passages, et de donner à tous suffisamment d'assurance et de confiance en soi pour en sortir et y revenir. (Marie Dunglas, CNC-Images de la culture)

  • Cris de corps, SERRANO Céline

    Structuré sur le mode de l'alphabet de Gilles Deleuze, "E pour eux" propose une image différente de la banlieue en témoignant de l'aventure menée avec un groupe de quartier à la périphérie de Montpellier. Durant des ateliers autour du langage et de la danse, neuf jeunes de 18 à 22 ans se confrontent à différentes pratiques artistiques. Cette expérience est racontée avec la verve des "tchatcheurs". Le film de Karim Zeriahen est tout d'abord un travail sur la générosité. Il laisse agir les gestes et les mots en situations cadrées ou improvisées. Il en surgit une forme d'expression qui parvient peu à peu à construire un monde à partir des histoires de chacun. F pour "Fils de", B pour "Bled", ou bien encore M pour "Mère", dans cet abécédaire vivement décliné apparaîssent des visages, des personnalités, des modes de vie. Pour ces jeunes gens des quartiers de La Paillade, il est à la fois simple et complexe de rencontrer et de partager une aventure artistique en découvrant de nouveaux espaces et des façons d'être différentes. Les visages en témoignent devant la caméra, où chacun livre quelques impressions intimes et exprime désir et implication dans la vie comme dans cet exercice ludique. (Irène Filiberti, CNC-Images de la culture)

  • Correspondances, Laurence PETIT-JOUVET

    "Des femmes de la diaspora malienne vivant à Montreuil en Seine-Saint-Denis, s'adressent dans une "lettre filmée" à une personne de leur choix, réelle ou imaginaire. Des femmes de Bamako et de Kayes au Mali s'en inspirent ensuite librement, pour réaliser à leur tour leur "lettre filmée". Chacune était invitée à parler de son travail, chacune a saisi l'occasion pour dire ce qui est important pour elle. Toutes ont participé aux étapes successives de la fabrication de ces courts métrages, dans le cadre d'ateliers de création audiovisuelle menés en France et au Mali par Laurence Petit-Jouvet. L'ensemble forme un film qui enjambe les distances, fait résonner ces voix qui expriment les frustrations, les passions, la résistance de ces femmes." -(Arcadi)

  • Contre la montre...Jerzy Skolimowski, peintre, poète, cinéaste., Damien BERTRAND

    Jerzy Skolimowski est principalement connu comme cinéaste. Pour ceux qui ont découvert ses premiers films au milieu des années 60, il reste le plus brillant représentant du vent de liberté qui a par couru les jeunes cinémas nationaux de cette époque. "Signes particuliers : néant" (1964), "Walkower" (1965), "Le Départ" (1967) ont marqué le monde du cinéma par leur liberté de ton et leurs inventions visuelles époustouflantes. Skolimowski s'est aussi exprimé dans d'autres disciplines artistiques. Quand j'ai eu l'occasion de voir son travail de peintre, activité à laquelle il consacre l'essentiel de son temps depuis 1996, j'ai été frappé par la similitude d'imagerie avec ses films. De même quand j'ai pu lire ses poèmes de jeunesse, il m'est apparu évident que ses obsessions de créateur sont restées les mêmes au fil des années. C'est la force qui émane de cette unité de vision qui m'a poussé à réaliser un documentaire sur Skolimowski, avec son accord. L'ensemble de son ½uvre dessine un univers extrêmement original, qu'il serait dommage de cantonner aux seules recherches d'avant-garde.

  • Comment peut-on être Français?, Négar ZOKA

    Sujets tabous par excellence, les thèmes de l'immigration et de l'intégration mêlent dans un mariage forcé, l'intime le plus profond et l'administratif le plus glacé. À travers les regards croisés de ceux qui vivent, étudient ou travaillent sur le territoire national, en attente de devenir citoyens français à part entière, la réalisatrice nous fait pénétrer dans une zone trouble où les frontières symboliques ne coïncident pas toujours avec les frontières géographiques. « Être ou ne pas être français ? », telle est la question à laquelle elle se propose de répondre. Présentation éditeur

  • Check Check Poto, Julia VARGA

    Aubervilliers, le centre Mosaïque, bien nommé. Cette « structure d'accueil » est ouverte aux jeunes de 12 à 17 ans, ils s'y rendent pour tchatcher, prendre le temps d'un somme, d'un goûter ou d'une rencontre. Check Check Poto ? Un nom de code adolescent, alliant le geste à la parole, contrat tacite de respect et de distance, celui, précisément, de ce premier film de Julia Varga (dont a circulé déjà, ici et là, une version brève). Enregistrer sans se dissimuler, tel est l'objectif : capter les histoires singulières d'une adolescence, ici et maintenant. Un espace scénique, que la caméra ne quittera pas, et où résonnent hors champ les bruits de la ville, échos d'un dehors qu'on saisit âpre. Rien de spectaculaire, zéro psychologie, nulle typologie, mais le temps offert aux paroles et aux situations pour déplier sous les frimousses tout leur fripé. Travail patient que restitue le choix de longues séquences pour faire place à l'écoute, capter un geste, entre la volonté de jouer au grand et les marques encore de la petite enfance. Des portraits se dessinent, des vies se devinent, mais, déterminant ici, avec la fragilité de cet âge de tous les désirs, de toutes les contraintes, dans ce moment singulier où s'inscrivent ces corps encore incertains. On retrouve certes des histoires de garçons et de filles, d'école, de bagarres, de clans, mais dans tout cela se décrit en creux le rapport à soi, à son image, à la loi, à la transgression, au langage. Nicolas Féodoroff

  • Ces rêves païens, Anne Tsoulis

    Christopher Barnett est une figure emblématique de ces trente dernières années dans son pays natal, l'Australie. Considéré comme l'un des plus grands écrivains vivants, il fut acclamé puis décrié au point de s'exiler définitivement il y a une vingtaine d'années. Son travail engagé, ses performances et oeuvres littéraires contre la "culture dominante" australienne ont froissé l'establishment et les courants bien pensants. Exilé artistique volontaire, il a trouvé en France une liberté d'expression, une place essentielle auprès des personnes en situation de marge, la reconnaissance et l'estime de nombreuses personnalités... "Ces rêves païens" est un portrait intime de sa vie et de sa philosophie révolutionnaire. Mêlant images d'archives des années 1960 et images contemporaines du travail du poète, auteur, dramaturge et performeur, le film interpelle sur l'engagement politique et artistique, mais plus généralement sur le rôle et la place de la culture dans nos sociétés. (Résumé éditeur)

  • Bondy Nord, Claudine BORIES

    Coincée entre l'autoroute A3 et la route d'Aulnay, Bondy Nord semble livrée à tous les maux habituellement invoqués quand on parle de la banlieue : béton, violence, délinquance, chômage et drogue. Claudine Bories a pris le temps de s'y arrêter, de s'y promener et d'interroger ses habitants. Avec elle, découvrons leur formidable espoir d'embellir et de faire revivre leur cité. "C'est pas la peine qu'on pleure !" A Bondy Nord, on s'est fait une raison : chacun doit se fabriquer son bonheur tout seul. Devant l'inertie des pouvoirs publics, Mohammed, Sylvie et bien d'autres, Bondinois depuis si longtemps qu'ils ne pourraient envisager de vivre ailleurs, ont décidé de travailler ensemble à redonner une physionomie humaine à leur cité et à retisser un tissu social largement effiloché par le racisme, la drogue et la délinquance. Ils racontent leur combat. (Agnès Rotchi,CNC-Images de la culture).

  • Art Spiegelman Traits de mémoire, Clara KUPERBERG, Joëlle OOSTERLINCK

    D'Art Spiegelman, on connaît surtout Maus, la bande dessinée qui lui a valu le prix Pulitzer, basée sur le témoignage de son propre père, déporté à Auschwitz. Pourtant, il y a un avant et un après Maus, et derrière ce livre devenu culte, une personnalité qui mérite d'être dévoilée. Art Spiegelman ne se livre que très rarement, lui qui bien souvent ne communique avec les journalistes que via téléphone ou cassettes interposées. Ce documentaire retrace non seulement son parcours hors du commun, mais également sa vie personnelle, les deux étant bien souvent indissociables de son travail de dessinateur. La déportation de ses parents à Auschwitz, le suicide de sa mère ou encore les attentats du 11 septembre sont en effet autant de traumatismes qui vont, au fil des années, nourrir son travail de dessinateur et forger l'homme drôle et brillant qu'il est devenu. Car si Spiegelman est un véritable témoin de l'histoire, il est aussi ce Juif New-Yorkais pure souche, bourré d'humour et d'autodérision. Présentation éditeur

  • Anonymes, Cheikh DJEMAÏ

    Aujourd'hui à la retraite, Aldja et Hamed ont en commun un quartier, Ménilmontant à Paris, et un chemin, celui qu'ils ont pris pour venir d'Algérie. Deux trajectoires, deux histoires individuelles mises en regard pour raconter celle de la "première génération" d'immigrés, venus seuls ou en famille. Un récit à deux voix, auxquelles se joignent les amis, les enfants et petits-enfants. Si Hamed est venu seul en France, Aldja a quitté l'Algérie avec son mari et sa fille, contre le gré de son père. Le premier témoigne du lot commun à tous ceux venus pour travailler et envoyer de quoi nourrir la famille restée au pays : promiscuité dans des chambres d'hôtels sordides, mais aussi réconfort matériel et affectif apporté par le regroupement communautaire, solidarité entre anciens et nouveaux arrivants. Et s'il a réussi à concrétiser son rêve d'être chauffeur de taxi, il regrette de n'avoir pas vu grandir ses enfants. Quant à Aldja, c'est au milieu des siens qu'elle relate une indépendance conquise dans l'adversité : veuve avec six enfants à élever, conflits avec la belle-famille chez qui elle vit, double travail pour envoyer les enfants en vacances ; une énergie puisée dans des fractures successives. Aujourd'hui, les voilà l'un et l'autre encore ballottés entre un pays qui n'est pas tout à fait le leur et l'Algérie où ils ne se reconnaissent plus vraiment. (Sadia Saïghi, CNC-Images de la culture)

  • Allers-retour, journal d'un photographe, Patrick ZACHMANN

    Photographe auteur de plusieurs ouvrages ("Madonna", 1982 ; "Enquête d'identité", 1987 ; "Chili, les routes de la mémoire", 2002), Patrick Zachmann se rend au Chili pour photographier parents et amis des disparus sous la dictature. Insatisfait des clichés qui ne rendent pas compte de l'émotion des témoins, il réalise ce film pour "entendre la parole enfouie des victimes", non seulement au Chili mais aussi en Bosnie, en Argentine et au Rwanda. Au Chili, Zachmann filme des lieux de détention (Villa Grimaldi, ancien lieu de tortures rasé pour devenir lieu de promenade ; Pisagua, lieu d'isolement au nord du pays ; Chacabuco où se trouvait un grand camp de concentration) en interrogeant les anciens détenus. Chaque récit le renvoie à sa propre histoire - sa tante rescapée de Drancy, ses grands-parents morts en camp - et le conduit à Auschwitz, "le lieu de mémoire par excellence". Comprenant ainsi ce qu'il est venu chercher au Chili, il poursuit son voyage. En Bosnie, des femmes cherchent les traces des morts à travers vêtements et objets. Au Rwanda, une rescapée Tutsi raconte qu'on brûlait les albums photo pour tuer les souvenirs. En Argentine, les enfants des victimes pourchassent les bourreaux, en quête de justice. Zachmann continuera son travail de photographe, pour ne pas oublier, et "questionner son identité et celle des autres dans un aller-retour permanent entre ses images intimes et celles du monde qui l'entoure". (Christine Rheys, CNC-Images de la culture)

  • Ali Tur, architecte colonial, GLASBERG

    Ali Tur, architecte colonial (architecture & design) 2002 , 26' , couleur , documentaire Réalisation : Alain Glasberg. Production : Amda production, RFO Guadeloupe. Participation : CNC, ministère de la Culture et de la Communication (DAPA, Drac Guadeloupe), ministère de l'Outre-Mer, CG Guadeloupe. L'architecte Ali Tur (1889-1977), Cévenol né à Tunis, fut choisi après 1928 par le ministère des Colonies pour reconstruire les édifices publics de la Guadeloupe alors dévastée par un cyclone. En parallèle à sa biographie, évoquée par des photographies et des scènes de fiction, Alain Glasberg interroge des architectes locaux sur la préservation de ce patrimoine, symbole de l'époque coloniale française. Mairie de Marie-Galante, préfecture de Basse-Terre, palais de justice de Pointe-à-Pitre... Ali Tur a reconstruit plus de cent vingt bâtiments en moins de quatre ans ; une architecture académique mais adaptée aux contraintes climatiques locales, aux formes massives et blanches, marquée par la ligne et par de profondes vérandas en rez-de-chaussée. L'architecte Christian Galpin, chargé de restaurer et d'agrandir le palais de justice de Basse-Terre, a longuement étudié l'idéologie et l'esthétique du travail d'Ali Tur. Une des rares sources pour mieux comprendre l'homme est le plaidoyer de deux cent soixante pages, qu'il lut lors du procès qu'il intenta en 1938 au gouvernement de l'île pour non paiement. Des comédiens en reconstituent ici quelques extraits. Ce patrimoine classé aujourd'hui, qui réaffirma en son temps le rôle de l'État et de la métropole, se dégrade pourtant lentement. Les jeunes architectes mettent tout en ½uvre pour le préserver et le valoriser.(Boris France, CNC-Images de la culture)

  • Algérie, la vie toujours, Djamila SAHRAOUI

    Avec la caméra de sa tante (Djamila Sahraoui), avec qui il correspond en voix off, Mourad filme avec tendresse les habitants de sa cité, à Tazmalt en Kabylie. Parmi eux, Samir, militant associatif très estimé de tous. Son projet ? Mobiliser les jeunes pour refaire rues et trottoirs, planter des arbres et ramener ainsi un peu de beauté dans leur espace de vie. Une chronique épistolaire qui prend fin avec l'embrasement de la Kabylie en avril 2001. A l'instar de tant d'autres, les habitants de Tazmalt doivent pallier l'inertie des institutions et ne compter que sur eux-mêmes. Embellir la cité et donner du travail à des jeunes, tel est le projet citoyen de l'association de Samir. Grâce à la participation de tous, le chantier démarre. Les jeunes, n'ayant aucune certitude d'être payés, se mettent au travail timidement, puis avec enthousiasme devant les résultats. Mais le cycle infernal reprend. Pas de travail, pas d'argent. Attendre ? Non. C'est dans la rue qu'explosera leur "ras -le-bol" au printemps 2001. Mourad et toute la cité regrettent de devoir rendre la caméra. Même les plus réticents s'étaient pris au jeu, rêvant d'être reconnus comme acteurs, un jour. Présentation éditeur

  • Algérie, la vie quand même, Djamila SAHRAOUI

    Dans leur petite ville de la vallée de la Soumam, une bande de copains tente de tuer le temps. Sans travail et sans loisirs, il leur reste les mots, les chansons, les rêves et un humour à toute épreuve, pour tenir le désespoir à l'écart et continuer à "vivre quand même". Djamila Sahraoui, originaire de cette ville, les suit dans leur quotidien, marqué par l'absence de filles. Saddek et Abdenour vivent chez leurs parents, l'un de la pension de veuve de guerre de sa mère et l'autre, du salaire de maçon de son père. Le temps trop libre à leur goût ils l'occupent entre le café, les jeux de cartes ou la pétanque, et surtout avec les soirées feux de camps entre amis pour parler de tout en jonglant avec les mots : du pays à la dérive, de l'avenir professionnel bouché, de l'improbable visa pour un monde meilleur, des "barbus" qui sévissent, des filles sujet inépuisable - et des rêves qu'ils se fabriquent tout haut... Présentation éditeur

  • A bientôt j'espère, Chris MARKER, Mario MARRET

    En mars 1967 à Besançon, une grève sans précédent éclata à la Rhodiacetta, usine de textiles dépendant du trust Rhône-Poulenc. Une grève pas comme les autres, tant par sa durée que par sa forme, les revendications ne concernent pas seulement les salaires ou la sécurité de l'emploi, mais le mode de vie imposé par la société à la classe ouvrière. L'impact de cette lutte ne se mesure pas tant à ce qui a été obtenu (peu de choses), qu'aux "déclics" qu'elle a provoqués aux niveaux individuel et collectif. Par son refus de dissocier vie sociale et vie culturelle, elle a favorisé la réflexion des travailleurs sur leur identité et la nature de leur lutte. Un moment privilégié de découverte : rencontre avec les autres, syndicalistes CGT ou CFDT, communistes, découverte des activités culturelles dans l'entreprise et tout ce qui ne s'énumère pas mais qui restera dans les têtes et dans les coeurs. Un avant-goût des grandes luttes de 68. Une manière originale de filmer l'événement qui fait appel exclusivement à ses acteurs. (Sadia saïghi / CNC-Images de la culture)

  • 9-3, mémoire d'un territoire, Yamina BENGUIGUI

    La Seine-Saint-Denis cumule les mauvais scores : habitat dégradé, échec scolaire, chômage des jeunes, insécurité et violences urbaines. Un an après les émeutes qui, parties de Clichy-sous-bois, embrasèrent la France entière, Yamina Benguigui invite à prendre du recul. Avec les analyses d'historiens, d'architectes, de responsables politiques et les souvenirs personnels d'habitants des cités, son film brosse une fresque historique et humaine. Ce document en trois volets débute vers 1840, lorsque le nord-est parisien se couvre d'usines. Dans cette "arrière-cour" affluent, de France, d'Europe et bientôt de l'ancien empire colonial, des bataillons de travailleurs sans qualification. Surexploités (y compris des enfants de dix ans), exposés aux polluants chimiques, ils s'entassent dans des bidonvilles. Sous l'influence communiste, cette nouvelle population ouvrière acquiert cependant une conscience et des traditions politiques. En butte au pouvoir central qui tend à l'asphyxier, la "banlieue rouge" devient le "dépotoir" de la capitale, sous-équipée en services publics et surchargée en cas sociaux. Avec la désindustrialisation des années 1970, les grands ensembles deviennent des ghettos et les politiques de la ville lancées à partir de 1983 n'y changent rien. Mais la construction du Stade de France ouvre peut-être une ère post-industrielle, qui donnera leur chance aux petits-enfants d'immigrés.(Eva Ségal, CNC-Images de la culture)

  • 140 000 Chinois pour la grande guerre, Olivier GUITON

    Pendant la première guerre mondiale, la France et ses alliés recrutent en Chine des milliers de travailleurs pour les besoins des usines. Après la guerre, certains rentreront en Chine, d'autres s'installeront en France. Leurs enfants témoignent ici des existences de leurs pères. Images d'archives et d'aujourd'hui s'entrecroisent. La guerre de 14-18 est très meurtrière. Pour "se ravitailler" en hommes, la France et l'Angleterre se tournent d'abord vers leurs anciennes concessions puis vers l'étranger et notamment la Chine. Dès leur arrivée, la plupart des Chinois sont nantis d'un matricule et d'un uniforme. Ils travaillent majoritairement dans l'industrie (les manufactures d'armes, les fonderies) et sont souvent employés à des travaux rudes. À partir de l'entrée en guerre de la Chine en 1917 contre l'Allemagne, certains sont incorporés comme soldats et envoyés sur les champs de bataille. On apprécie cette main d'oeuvre habile et robuste, mais les comportements xénophobes sont légion. L'armistice signée, ils sont soudain jugés inaptes. Certains tentent des retours de fortune, d'autres prennent souche. Leurs enfants, qui n'apprendront pas le chinois, témoignent ici des existences simples et sans gloire de leurs pères, qui n'ont jamais vraiment su parler le français, ni manger sans baguettes. (Marie Dunglas, CNC-Images de la culture / CNHI)

  • "Sous le gueulard, la vie...", Emmanuel GRAFF, Isabel GNACCARINI

    "L'auteur du film "Sous le gueulard, la vie", Emmanuel Graff, originaire d'Uckange en Moselle, se trouve sur place lorsque l'usine locale sidérurgique, centenaire, de Lorfonte, future Arcelor, annonce sa fermeture en juin 1991. Il rassemble des témoignages d'ouvriers venus des quatre coins du monde pour travailler le fer dans cette région. La fermeture de l'usine ajoute une dimension tragique au thème qui demeure le centre du film : l'interculturel ouvrier. L'auteur s'est souvenu d'avoir, pendant son enfance, constaté l'inverse du discours frontiste de l'époque : des étrangers laborieux participant à l'élaboration du pays. Emmanuel Graff, émigré lui-même en Suisse en 1979, est revenu en 1991 pour filmer ces Lorrains de partout, au moment le plus dramatique. Ce film de 48 mn a été fait dans l'urgence, grâce à une équipe technique lausannoise. Il a été présenté à plusieurs festivals (Genève, Saarbruck, Nancy, Lussas), fut diffusé sur Planète en 1993, et à la Maison de la Villette lors de l'exposition Sebastiao Salgado en 1994. Des médiathèques françaises, suisses et belges, l'ont acquis. En 2003, Emmanuel Graff est revenu en Moselle pour filmer les friches industrielles locales et le rapport des habitants avec leur passé ouvrier. Le film "L'héritage de l'homme de fer" est en cours de montage à Nancy en 2008." -(Gnaccarini)

  • Portraits, Alain Cavalier

    24 magnifiques portraits de femmes. Chacun a pour but d’archiver le travail manuel féminin. C’est l’histoire d’une rencontre, un recueil de souvenirs, la mémoire d’une époque.

  • Occupare, Resistere, Produrre - Ri-Maflow, 2014

    Un film di Dario Azzellini e Oliver Ressler

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Occupy Resist Produce : Ri-Maflow, 2014

    A film by Dario Azzellini and Oliver Ressler

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Contrat de génération Cap Savoir, Formation des entreprises, Pays de la loire, 2014

    Mot-clé : coopératives de travail

  • The Mondragon Cooperatives, 2014

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Les SCIC : de nouveaux outils pour le développement économique local, 2014

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Coopérative jeunesse de services (CJS) (Québec), 2014

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Cooperativa MOYCANA: A Mano Limpia, 2014

    Mot-clé : coopératives de travail

  • L'aventure, LASSALLE Grégory, 2014

    L'aventure est le nom donné par les Africains au voyage qu'ils entreprennent pour migrer en Europe. Ce documentaire nous livre le quotidien de trois jeunes Ivoiriens pendant un an (en 2011) à Athènes. Obligés par la législation européenne de rester en Grèce, ils ne veulent qu’une seule chose : partir.

    Mot-clé : Travail clandestin

  • Porto da Pequena Africa, Claudia Mattos, 2014

    Les origines de la zone portuaire de Rio de Janeiro, appelée la Petite Afrique. Un lieu fort de son héritage culturel africain où sont nées les principales marques des cariocas dont le berceau de la samba, le football, les importantes révoltes sociales et syndicales, la malice et la première favela de la région. C’est avec la Petite Afrique que Rio apprit à être Carioca.

    Mot-clé : Travail esclave

  • Les damnés du low cost, VRIGNON Franck, GINTZBURGER Anne, 2014

    Le 24 avril 2013, l'effondrement du Rana Plaza, à Dacca au Bangladesh, a provoqué la mort de plus de 1000 ouvrières et ouvriers du textile, et blessé plus de 2000 personnes.

    Mots-clés : Droit du travail, Condition de travail

  • Shapes of Exchange in the Solidarity Economy, 2013

    Solidarity NYC

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Cooperativas, una alternativa para la nueva economía social, 2013

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Autogestión Un rumbo de todos, 2013

    Mot-clé : coopératives de travail

  • SEMINARIO ASOCAM Veronica Andino, 2013

    XVI Seminario ASOCAM, 25 al 27 de noviembre 2013, Quito, Ecuador

    Mot-clé : valeur du travail

  • Petits d’Hommes, 2013

    Pirx CréaRîf 2012

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Florent PAULY, gérant de la SCIC Ariège Energie Bois Forêt, 2013

    Mot-clé : coopératives de travail

  • INTI Cooperativa (BS AS), 2013

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Cooperativa EL ÁLAMO- Recuperadores urbanos, 2013

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Une Scop, c’est quoi ?, 2013

    Mot-clé : coopératives de travail

  • FRESOTA, Empresa Comunitaria que genera Desarrollo en el Cauca, Colombia, 2013

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Cooperativa de trabajo de porcicultura “13 DE SEPTIEMBRE”, 2013

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Vio.Me: Self-Organization in Greece, 2013

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Do outro lado da cozinha, Jeanne Dosse, 2013

    La bonne mère est la deuxième mère, la mère noire de l’enfant des patrons, au Brésil et à Rio de Janeiro. Une relation d’amour pure et naïve unit l’enfant et la nounou. Pourtant derrière cette relation se cache un système socioculturel, celui qui régit la société brésilienne. La bonne mère raconte mon histoire de petite fille devenue adulte, avec Zelita, l’ancienne bonne de ma famille à Rio de Janeiro.

    Mot-clé : Conditions de travail

  • Emilia Romagna: the most cooperative regions in the world, 2013

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Le CALME, clinique coopérative, 2012

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Cooperativa Cartoneros del Sur, 2012

    Mot-clé : coopératives de travail

  • La scop ATEM (Marseille - Bouches-du Rhône 13), 2012

    Les Scop

    Mot-clé : coopératives de travail

  • La scop Chevillon (Sens - Yonne 89), 2012

    Les Scop

    Mot-clé : coopératives de travail

  • La scop ECCS (Vendée 85 Les Sables d’Olonne), 2012

    Les Scop

    Mot-clé : coopératives de travail

  • La scop Interpretis, 2012

    Les Scop

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Probesys (Fontaine - Isère 38), 2012

    Les Scop

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Paroles de Scop : La Fonderie de l’Aisne, 2012

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Cooproduction, au service des coopératives, 2012

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Zanon: Fábrica Sin Patrones, 2012

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Bauen, LA VIDA EN AUTOGESTIÓN- Cooperativa de Trabajo B.A.U.E.N. Limitada / FACTA, 2012

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Salvados La Fageda, cuando negocio y ética van de la mano, 2012

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Economie Sociale et Solidaire - Film, 2012

    Mot-clé : coopératives de travail

  • La SCOP Helio Corbeil, 2012

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Les Scop : comment ca marche ?, 2012

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Juntos. Como las cooperativas resiten a la crisis., 2012

    CECOP-CICOPA Europe

    Mot-clé : coopératives de travail

  • INSIEME. Come le cooperative resistono meglio alla crisi, 2012

    CECOP-CICOPA Europe

    Mot-clé : coopératives de travail

  • ENSEMBLE. Comment les coopératives résistent à la crise, 2012

    CECOP-CICOPA Europe

    Mot-clé : coopératives de travail

  • TOGETHER. How cooperatives show resilience to the crisis, 2012

    CECOP-CICOPA Europe

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Nucléaire, la bombe humaine, FAYNER Elsa, 2012

    Elsa Fayner nous emmène dans le cœur humain du nucléaire et montre à quel point l’industrie atomique peut être dangereuse. Par nature, certes, mais également parce qu’elle broie de plus en plus les hommes de maintenance, pourtant garants de son bon fonctionnement. Parmi ces 20 000 sous-traitants de l’atome, ils sont de plus en plus nomb (...)

    Mots-clés : Droit du travail, Condition de travail, Travail

  • Echopaille, 2011

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Femmes au coeur de l’économie sociale et solidaire, 2011

    Forum International de l’Economie Sociale et Solidaire, FIESS 2011

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Women at the Heart of the Social and Solidarity Economy, 2011

    International Forum on the Social and Solidarity Economy (FIESS)

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Las mujeres, corazón de la economia social y solidaria., 2011

    Foro internacional de la economía social y solidaria (FIESS)

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Es posible una economia justa II, 2011

    Programa de la television argentina

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Filme - Economia Solidária.wmv, 2011

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Le piège, DEREIMS Alexandre, 2011

    Exploités par Kadhafi, rejetés par l'Europe, les migrants africains sont au cœur de ce documentaire exceptionnel. Pour les candidats à l’exil de l’Afrique subsaharienne, la Libye de Kadhafi était l'eldorado, alliant le rêve de bons salaires et la perspective d'une porte ouverte sur l’Europe. Mais très vite, elle se révélait un véritable piège.

    Mots-clés : Condition de travail, Travail clandestin

  • Zambie : à qui profite le cuivre ?, HOREL Stéphane, ODIOT Alice, GALLET Audrey, 2011

    Le film nous présente le site de Mopani sur la commune de Mufulira, exploité par Glencore, leader mondial des matières premières. Sur les lieux, nous découvrons l'impact catastrophique de cette opération sur l'économie, l'emploi, la population, le cadre de vie et l'environnement à Mufulira ainsi que sur le pays tout entier. Bien loin de là (...)

    Mot-clé : Condition de travail

  • reportage ARTE sur les Scop, 2010

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Bauen, l’hôtel de luxe qui accueillait ouvriers, paysans et militants, 2010

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Trabajadores « cartoneros » se roganizan para la recuperacion de residuos solidos urbanos, 2010

    Mot-clé : coopératives de travail

  • L'agro-business européen dans le Souss : ou la prolétarisation de la paysannerie au Maroc, GUENOUN Souad, 2010

    Dans la plaine du Souss, à quelques kilomètres d'Agadir, un paysage de serres en plastique s'étend à l'infini : l'agriculture industrielle, destinée aux marchés extérieurs et développée avec des technologies et des capitaux principalement européens, est le résultat des politiques néolibérales avec ouverture des capitaux et dérégulati (...)

    Mot-clé : Droit du travail

  • Soldados da borracha, Cesar Garcia Lima, 2010

    Tourné dans les villes de Rio Branco, Placido de Castro et Xapuri, dans l’Etat d’Acre, « Soldados da Borracha » montre la trajectoire d’ex-seringueiros de différentes origines habitant dans l’Etat qui réunit plus de la moitié des retraités de cette catégorie.

    Mot-clé : Travail

  • Chantier d'insertion 2010, ASSOCIATION CANAL MARCHES, 2010

    Contient : * "Femmes : "Une place à l'arrache"" (19') : Un court-métrage réalisé avec les 15 femmes d’un chantier d’insertion au Centre social et culturel La Maison du Bas Belleville * "Lettre à Maggie de Haïti" (3') * "Performance : Femmes en ombres Femmes en lumières" (11') * "Bilan du chantier" (17').

    Mots-clés : Condition de travail, Travail

  • Atelier de création Bejaia Doc, IZAROUKEN Yassine, BENSAIFI Amir, ARAB Yazid, HAMZI Aboubakr, 2010

    Ce DVD contient quatre courts-métrages :

    Mot-clé : Condition de travail

  • Namibie : le Génocide du IIe Reich, Anne Poiret, 2012

    Entre 1904 et 1907, en Namibie - aux confins de l’Afrique Australe- pour la première fois, un État a planifié explicitement l’extermination de deux peuples : les Namas et les Héréros. L’Allemagne y a commis son premier génocide, le premier du XXème siècle.

  • Economie Sociale & Solidaire - les coopératives, 2009

    Mot-clé : coopératives de travail

  • BEYOND GRAMACHO, 2009

    Mot-clé : travail informel

  • Katanga Business, MICHEL Thierry, 2009

    Ce documentaire se passe au Katanga, province du sud-est de la République Démocratique du Congo, l'une des plus riches régions du globe en ressources minières. On y croise les différents acteurs de l'exploitation minière : entrepreneurs étrangers (Georges Forrest, l'Etat chinois), autorités provinciales katangaises (représentées par son (...)

    Mot-clé : Condition de travail

  • Z’images productions, 2008

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Juratri, 2008

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Cooperativismo Popular - Globo Repórter, 2008

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Revenu de base : Une impulsion culturelle, SCHMIDT Enno, HANI Daniel, 2008

    Ce documentaire explique, défend et argumente l’idée d’un revenu de base inconditionnel, son financement et son impact, au travers de nombreux graphiques et d'interviews allant de l'homme d'affaires à l'homme de la rue.

    Mot-clé : Travail

  • CORAZON DE FABRICA - HEART OF THE FACTORY - Complete Film, 2008

    Mot-clé : coopératives de travail

  • CORAZON DE FABRICA - HEART OF THE FACTORY - Complete Film, 2008

    Mot-clé : coopératives de travail

  • Henri, Mémoires d'un Galibot, SPADONI Patrice, 2007

    Henri Wozniak, ancien galibot (jeune manœuvre employé dans les mines), nous raconte ce qu'a été sa vie et dans quelles conditions il a vécu. Un témoignage sur la vie d'ouvrier d'après guerre et sur l'évolution de la société française.

    Mot-clé : Condition de travail

  • Fils de Lip, TS PRODUCTIONS, FAVERJON Thomas, 2007

    Articulant l'histoire sociale à la chronique intime, l'enquête du réalisateur, fils d'ouvriers chez Lip, part du sentiment d'échec transmis par ses parents à l'égard de la lutte qu'ils ont menée. Le film reconstitue l'histoire du conflit né dans l'usine horlogère, en insistant sur la seconde phase (1976-1980) qui s'achève par le licenciem (...)

    Mot-clé : Travailleur

  • Les LIP, l'imagination au pouvoir, ROUAUD Christian, 2007

    " 1973. Aux usines Lip de Besançon, commence la grève la plus emblématique de l'après-68. Un mouvement de lutte incroyable, une épopée ouvrière qui dura plusieurs années, mobilisa des foules entières en France et en Europe, multiplia les actions illégales et les gestes audacieux, porta la démocratie directe et l'imagination à l'incandes (...)

    Mots-clés : Travailleur, Travail

  • Essa gente vai longe, Argerimo F. Almeida, 2005

    Les catadores ramassent les déchets et trient les poubelles afin de récupérer les matériaux recyclables. Ce documentaire, réalisé par le Mouvement National des Catadores de Matériaux Recyclables (MNCMR) raconte leur quotidien. A travers des témoignages, ils reviennent sur leurs parcours et leurs rôles dans la société. Le mouvement du MCMR a été un facteur déterminant pour leur reconnaissance sociale (valorisation du métier en termes de gestion des déchets et retombées positives concernant l’environnement, la santé et l’économie) et avec elle, le regard plus positif que les gens portent sur eux et celui des catadores sur eux-même.

    Mot-clé : Conditions de travail

  • Cosmópolis, Camilo Tavares, Cói Belluzzo, Otavio Cury, 2005

    A travers l’univers de douze habitants de São Paulo qui ont émigré vers la ville en quête d’opportunités et d’une vie meilleure, le film met en évidence le mélange des cultures et des religions dans la ville cosmopolite de São Paulo. Parallèle entre l’histoire de la ville et celle de ces personnes, des marchands arabes et juifs, aux chanteurs de rue du Nordeste, en passant par la vendeuse ambulante bolivienne et le champion de karaoké, entre autres.

    Mot-clé : Conditions de travail

  • Tudo sobre rodas, BLOCH Sérgio, 2005

    Au départ : la roue, une invention vieille de 7000 ans, à l’origine de la révolution. A l’arrivée : le portrait du quotidien d’un petit nombre d’habitants de Rio de Janeiro qui, à l’aide de véhicules non motorisés, gagnent leur vie dans les rues de la mégalopole.

    Mots-clés : Travail au noir, Condition de travail

  • Le sortilège du jade, BLOCH Catherine, 2005

    Le jade, pierre fine extrêmement coûteuse, est surnommé l'or vert mais les conditions d'extraction sont épouvantables. La réalisatrice est parvenue à dérober des images des mines de Birmanie. Dans des carrières immenses, des mineurs cherchent la précieuse pierre à mains nues pour un salaire de misère. Cette zone, interdite depuis des ann (...)

    Mot-clé : Condition de travail

  • Libé : je t’aime moi non-plus, Patrick Benquet, 2008

    Libé : je t’aime, moi non plus propose un autre regard sur Mai 68 et sur les années qui ont suivi à travers l’histoire du quotidien qui se voulait sans publicité ni actionnaires financiers. Un premier numéro de quatre pages paraît le 18 avril 1973 lançant une souscription pour le financement « d’un organe quotidien entièrement libre ». Le 22 mai, Libération sort pour la première fois en kiosque au prix de 0,80 franc.

    Production : Forum des images, Bo Travail !

  • Mini Cine Tupy, BLOCH Sérgio, 2002

    Pendant la semaine, José Zagati collecte des cartons pour les recycler. Le dimanche, il projette de vieux films dans son garage pour les enfants du quartier. Une salle de cinéma montée de toutes pièces avec du matériel récupéré.

    Mot-clé : Travail

  • La Marche Andalouse, DODELER Alain, SPADONI Patrice, 2002

    Durant l’été 2002, une poignée de chômeurs et de sans logis, belges, français, allemands, espagnols, italiens, forment une « caravane des résistances sociales », allant de Clermont-Ferrand à Séville où se tient un Sommet des chefs d’État européens. Chronique de cette aventure étonnante, le film "La marche andalouse" s’attache à (...)

    Mots-clés : Condition de travail, Travail

  • Au-delà du rêve, KUPFERSTEIN Daniel, 2001

    À Marne la Vallée, s’étend sur des dizaines d’hectares le plus grand parc d’attractions d’Europe, Disneyland, copie conforme du modèle américain conçu par Walt Disney. Le succès est au rendez-vous de ce "monde enchanté" et les familles s’y pressent en foules.

    Mot-clé : Travail

  • Boca do Lixo, COUTINHO Eduardo, 1992

    Portraits d’hommes et de femmes qui survivent grâce aux ordures amassées dans une décharge publique située à une quarantaine de kilomètres de Rio. Réalisé par l’un des plus grands documentaristes brésiliens.

    Mots-clés : Travail au noir, Condition de travail

  • Tudo sobre rodas, Sergio Bloch

    Au départ : la roue, une invention vieille de 7000 ans, à l’origine de la révolution. A l’arrivée : le portrait du quotidien d’un petit nombre d’habitants de Rio de Janeiro qui, à l’aide de véhicules non motorisés gagnent leurs vies dans les rues de la mégalopole.

    Mot-clé : Conditions de travail

  • Caderno de historias, Nancy Nery da Conceiçao

    Dans le cadre des activités du collège Bialik de la communauté juive de São Paulo, les élèves ont réalisé ce documentaire qui donne la parole à des habitants de la périphérie ayant émigré il y a quelques années pour échapper à des conditions de vie difficiles.

    Mot-clé : Conditions de travail

  • CréaScop 3: comment créer une entreprise en scop

    DVD

    Mot-clé : coopératives de travail

  • CGT en Mai 68 (La), Réalisation collective sous la direction de Paul Seban, 1968

    Produit par la CGT, ce film se veut à la fois une chronique du vaste mouvement de grève de Mai 68 et une analyse du rôle de la centrale syndicale durant les « événements ».

    Production : Confédération générale du travail

  • Les amoureux au ban public, Nicolas FERRAN

    "Au nom de la lutte contre les « mariages blancs » et de la « maîtrise » de l'immigration familiale, les couples franco-étrangers subissent depuis plusieurs années le durcissement continu des politiques d'immigration. Avec intensité et émotion, treize couples décrivent dans ce film un parcours du combattant pour se marier en France, faire reconnaître un mariage célébré à l'étranger, obtenir un visa pour la France ou bénéficier d'un titre de séjour. Ils racontent leur peur ou leur vécu de l'expulsion, leur révolte de devoir vivre cachés ou séparés, le traumatisme des arrestations à domicile, l'opacité et l'arbitraire de certaines administrations, le contrôle répétitif de leurs sentiments et le dévoilement de leur intimité, la difficulté d'obtenir le respect de leurs droits. Leurs témoignages ne relatent pas des dysfonctionnements exceptionnels. Ils mettent à jour une politique répressive qui a décrété la mise au ban des couples franco-étrangers dans notre pays." - (Association les amoureux au banc public)

    Producteurs : Fonds d'Action Sociale des Travailleurs immigrés (FASTI) RESF Comité intermouvement auprès des déportés et des évacués (CIMADE)

  • 9ter, Céline DARMAYAN, Origan CANNELLA

    "En Belgique, l'article 9Ter de la loi du 15 décembre 1980 autorise une personne étrangère à demander un titre de séjour, si elle souffre d'une maladie entraînant un risque réel pour sa vie. Pour beaucoup de personnes sans-papiers, cet article est la seule solution pour accéder à un statut légal. A Bruxelles, en mars 2009, plus de 1 000 personnes décident d'entamer une grève de la faim. Elles forcent l'ensemble de ceux qui souhaitent être régularisés à un choix extrême: mettre ou non leurs vies en danger pour obtenir des papiers. En France, depuis la fermeture des frontières en 1974, l'inflation répressive à l'encontre des sans-papiers semble devoir ne jamais cesser. Que peuvent faire les citoyens qui se sentent investis d'un devoir de solidarité envers ceux qui ont quitté leur pays parce qu'ils estimaient ne plus avoir le choix ?"

    Producteurs : Fonds d'Action Sociale des Travailleurs immigrés (FASTI) RESF Comité intermouvement auprès des déportés et des évacués (CIMADE)