Quand le cinéma donne envie de changer le monde...

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  • Autour du 1er mai : 126 résultats

    base des films qui interrogent la société

  • Médiathèque A. Sayad : 124 résultats

    musée de l’histoire de l’immigration

  • Cedidelp : 24 résultats

    médiathèque des mouvements sociaux

  • Autres Brésils : 12 résultats

    décryptage de la société brésilienne pour un public francophone

  • Socioeco.org : 8 résultats

    site ressources de l’économie sociale et solidaire

  • BED (Bretagne et diversité) : 7 résultats

    films emblématiques de la diversité culturelle dans le monde

  • Les Tables de quartier : un modèle unique au monde qui vient de chez nous, 2016

  • Les recycleries : des ressources pour les quartiers, 2016

  • Mec du quartier (Un), Carlos Rodríguez Aristizábal, 2013

    Ce documentaire suit un jeune homme issu d’un quartier colombien défavorisé qui place tous ses espoirs, et ceux de son entourage, dans le championnat de boxe.

  • Vu des quartiers Schaerbeek, 2012

    Différentes visions et témoignages de la vie du quartier de l’olivier dans la commune de Schaerbeek à Bruxelles présentées par un panel diversifié d’habitants. Ils nous parlent de l’atmosphère dans leurs rues, des différentes cultures, de leurs endroits favoris dans la commune et aussi des choses que l’on a pu dire et que l’on dit encore sur Schaerbeek. Ces regards de locaux sont une réponse optimiste aux préjugés existants sur le sentiment d’insécurité dans cette zone de la ville.

  • Zakhor, des quartiers d'Aubervilliers à Auschwitz, alexis ZELENSKY, 2011

    En France, dans les quartiers populaires, de nombreux jeunes préfèrent la rue aux bancs de l'école. Nour Eddine Skiker, un éducateur d'Aubervilliers en Seine-Saint-Denis, se bat depuis plusieurs années pour redonner à cette jeunesse de l'ambition, une soif de découverte et le goût de l'apprentissage. Fidèle à son objectif, il prend le pari d'emmener une vingtaine de jeunes, tous issus de l'immigration, pour un voyage citoyen d'une semaine en Pologne, dans le but de se rendre aux camps d'Auschwitz et de Birkenau. Le séjour est rythmé par des ateliers d'écriture et des débats au cours desquels les adolescents sont encouragés à réfléchir sur les thèmes du "vivre ensemble", de "la mémoire juive" et découvrir une histoire qu'ils connaissent mal. Comment ces jeunes vont-ils réagir ? Auront-ils la volonté de s'impliquer ? Que va leur apporter cette expérience ? Nour Eddine remplira-t-il les objectifs qu'il s'était fixés ?

  • Fragments d’un quartier, MONTEIRO Lucia, 2008

    Inspiré de l’avenue des Champs-Élysées, le premier quartier de São Paulo a abrité l’aristocratie brésilienne du 19ème siècle. Aujourd’hui, leurs palais demeurent mais sont habités par une population venue d’ailleurs. Dans ces hôtels particuliers, grands espaces et précarité se combinent.

  • 68, mon père et les clous, Samuel Bigiaoui, 2017

    Bricomonge est une boutique de bricolage ouverte par Jean, père du réalisateur, il y a 30 ans, rue Monge à Paris. Des personnes venant de pays et de cultures très divers y travaillent dans une ambiance chaleureuse et familiale. Prenant les aspects d’une agora, c’est un centre névralgique de la vie sociale pour ce quartier. Bricomonge va fermer. Au moment de l’ultime inventaire et avant la disparition de ce qui a nourri son imaginaire d’enfant, ce film tente de répondre à une question que Samuel Bigiaoui se posait déjà petit : qu’est-ce qui a fait qu’un homme, plutôt intellectuel et cultivé, décide d’ouvrir à 40 ans une boutique de bricolage ?

  • Conciergerie de Quartier présentée par Henriette ! Allô Bernard, 2015

  • Pas de quartier, Daubas, 2010

    Au pied du Stade de France, la mairie de Saint-Denis a lancé la réhabilitation du quartier Cristino García. Ses habitants - des immigrés aux revenus modestes - sont pris dans la tourmente du développement immobilier. Ils découvrent un jeu complexe dans lequel les bonnes volontés et les idéaux comptent peu face aux impératifs de la ville et du marché. (Résumé éditeur)

  • Arte e a rua (A), Rose Satiko Gitirana Hikiji, Carolina Caffé, 2011

    Cidade Tiradentes, banlieue à l’extrême est de São Paulo, « lieu où s’arrête la ville » selon les mots du narrateur, Hylario… D’ici fusent rimes, gestes et couleurs. Le film suit la vie et les évolutions du street dance, du graffiti et du rap dans ce quartier considéré comme le plus grand ensemble de logements sociaux en Amérique latine.

    Mot-clé : Quartier

  • Pas de quartier, IMAGE, SON, KINESCOPE ET REALISATIONS AUDIOVISUELLES (ISKRA), MARANDIN Naël, DAUBAS Charles, 2007

    Au pied du Stade de France, la mairie de Saint-Denis a lancé la réhabilitation du quartier Cristino Garcia. Ses habitants, des immigrés aux revenus modestes, sont pris dans la tourmente du développement immobilier. Ils découvrent un jeu complexe dans lequel les bonnes volontés et les idéaux comptent peu face aux impératifs de la ville et du marché. (Résumé de l'éditeur)

  • Derniers jours à Shibati, Hendrick Dusollier, 2017

    Dans l’immense ville de Chongqing, le dernier des vieux quartier est sur le point d’être démoli et ses habitants relogés. Le cinéaste se lie d’amitié avec le petit Zhou Hong et Madame Xue Lian, derniers témoins d’un monde bientôt disparu.

  • La régie de quartier : savoir-faire et savoir être, 2014

  • Les Régies Au Coeur Des Quartiers Pour Qui Pour Quoi, 2014

  • Mon quartier, Julia Bacha, Rebekah Wingert - Jabi, 2012

    Le documentaire, tourné sur 2 ans, raconte la détermination d’un quartier palestinien qui résiste contre la réquisition par l’État israélien de leur logement pour y loger des colons, et le soutien qu’il reçoit de dizaines d’israéliens, horrifiés de voir ce qui est fait en leur nom.

  • Quand l’agroécologie enrichit les femmes des quartiers populaires, 2013

  • Ladies’Turn. Le Défi d’un tournoi de foot féminin au Sénégal, sur les terrains de quartier, Hélène Harder, 2012

    Organiser un tournoi de football féminin est le défi de l’association sénégalaise « Ladies’ Turn ». Investir le terrain en bravant tabous et préjugés est le pari que Seyni, pionnière du foot féminin au Sénégal et ancienne capitaine de l’équipe nationale, propose aux filles des quartiers. À travers le suspense de la compétition et les différentes histoires des personnages, apparaît une société africaine et musulmane en pleine mutation. Au-delà du désir de remporter la finale se joue peut-être l’aspiration à une autre victoire. En s’appuyant sur la magie du football, c’est l’histoire d’un combat et des solidarités qui en découlent que raconte le film.

  • Mémoire de chantier, Didier Pierre, 2013

    Un saut dans l'histoire de M. Bri, mémoire vivante d'un quartier ouvrier, entre déchirures de l'histoire et souvenirs heureux, à deux pas du chantier de futur musée de l'esclavage...

  • Les Régies de Quartier et de Territoire actrices d’un Développement durable et solidaire, 2012

  • Caixa D’água: Qui-lombo é esse?, Everlane Moraes, 2012

    Quartier Getulio Vargas, Aracaju, Sergipe, un des plus importants quilombos actuels. A travers le témoignage d’habitants et d’images d’archives, ce court-métrage montre l’importance de la culture noire transmise par les esclaves et leurs descendants.

  • Dans mon quartier, je vis, je meurs, Marion Lary, 2011

    Palente, berceau notamment du CCPPO puis des groupes Medvedkine (c’était il y a un demi-siècle) est-il toujours en 2010 un quartier clairement identifié, socialement et culturellement remarquable ?

  • Bandes, le quartier et moi (Les), Atisso Médessou, 2011

    Ayant grandi en banlieue, le réalisateur y est ensuite dans les quartiers de son enfance avec sa caméra, pour tenter de comprendre le phénomène des bandes et ses conséquences.

  • Régie de quartier (Festival Vidéos solidaires _ Vidéo primée), 2011

  • Quartier de mémoire, Yvan PETIT, Léa TOTO, 2001

    "Trajets connus, modifications du paysage." A partir de cette proposition, s'est mis en place un atelier d'écriture avec des habitants d'un quartier dit sensible de Tours, le Sanitas. Du déroulement de ces ateliers à la lecture des textes, le film esquisse l'histoire de ce quartier, rencontre ceux qui en sont la mémoire.

  • Belleville - Ménilmontant : terres d’accueil ?, Canal Marches, 2016

    Belleville et Ménilmontant, ces quartiers populaires de Paris, accueillent depuis des siècles réfugié-e-s et immigré-e-s du monde entier. Ces hommes, ces femmes, ces enfants traversent les frontières géographiques, fuyant guerre et misère. Ils retrouvent trop souvent ici des frontières entre les hommes, l’exclusion, le racisme. Ce documentaire donne la parole à des militants associatifs, sociologues et historiens pour nous raconter le quartier d’hier et d’aujourd’hui.

  • Listen to the silence, Mariam Chachia, 2016

    À Tbilissi, un petit monde de silence existe au cœur d’un des quartiers les plus bruyants du centre-ville. C’est l’école publique n°203, l’école des sourds-muets. Nos héros sont deux enfants de neuf ans, Luka et Lika, qui se préparent au spectacle de danse géorgienne de fin d’année. Pendant neuf mois de répétitions, ce sont des moments d’attente, d’angoisse, de déception, de transe, de joie, de confiance retrouvée.

  • Sur la route, Annabelle Amoros, 2016

    Dans cette vidéo, Calais prend l’allure d’un film de science-fiction, où le contrôle est omniprésent, visible ou invisible, quadrillant la ville, les quartiers, les rues, et tout qui s’y passe.

  • Nueva Medellin (La), Catalina Villar, 2016

    Juan Carlos et son ami Manuel étaient adolescents quand je les ai filmés il y a 18 ans à Medellin, la ville la plus violente du monde à l’époque. Juan Carlos le poète a été tué peu après. À l’aube d’une paix fragile, ses parents analphabètes cherchent à obtenir réparation. Devenu leader de son quartier, Manuel s’affronte aux paradoxes de l’innovation urbaine dans une ville qui s’est métamorphosée trop vite…

  • Balada del Oppenheimer Park (La), Juan Manuel Sepúlveda, 2016

    « L’est du centre-ville de Vancouver est l’une des plus grandes concentrations de communautés natives du Canada urbain […]. Oppenheimer Park, cimetière indien avant la colonisation, est au centre de ce quartier que certains considèrent comme la plus grande réserve canadienne ». Avec un sens aigu du cadre, Juan Manuel Sepúlveda se tient dans les limites de ce parc et y filme le quotidien de Harley, Bear, Janet et Dave.

  • Immigrations, gentrification et contre-pouvoirs associatifs, Canal Marches, 2016

    Entretien avec Mohamed Ouaddane, sociologue et militant de l’Association Trajectoires, à propos de la singularité du quartier Belleville-Ménilmontant. Ce court-métrage fait partie du projet Belleville – Ménilmontant, terres d’accueil ?, monté par l’association Canal Marches.

  • En passant par la Rochette. Un quartier, une histoire, Eric FERRIER, 2003

    En passant par la Rochette porte avec humour et authenticité un regard sur des parcours de vie. Cette mémoire, soulève les questions de la transmission et de l'intégration.

  • Pas de quartier, Karim Samai, 2007

    Ce spectacle contemporain raconte la danse hip hop issue d’une multitude d’influences, et a été enregistré dans le cadre du TOMA, (Théâtre d’Outre-mer en Avignon) en 2007.

  • Huis clos pour un quartier, Serge Steyer, 2007

    Aux abords d’une petite ville, un vaste terrain sera bientôt constructible. Bâtir, aménager, habiter autrement, c’est possible. Deux jeunes urbanistes entreprennent d’en convaincre des élus confrontés aux appétits et aux stéréotypes de promoteurs immobiliers

  • Pas de quartier, Naël Marandin, Charles Daubas, 2007

    Au pied du Stade de France, la mairie de Saint-Denis a lancé la réhabilitation du quartier Cristino García. Ses habitants - des immigrés aux revenus modestes - sont pris dans la tourmente du développement immobilier.

  • Chronique d’un quartier, François Bernard, 2006

    C’est dans le quartier du centre de Choisy-le-Roi, proche de Paris, que nous avons tourné ce documentaire, filmé depuis la banlieue et non pas un film de plus sur la crise des banlieues.

  • Bréquigny - Champs-Manceaux, un quartier, des vies, des histoires. A la recherche de notre quartier., 2003

    Les films peuvent aussi être visionnés en ligne.

  • Route du pain (La), Hicham Elladdaqi, 2015

    Le quotidien des habitants d’un quartier populaire de Marrakech, ou le ballet toujours recommencé des laissés pour compte d’un système.

  • Belleville-Ménilmontant : la vie d’avant, Sylvia Aubertin, 2015

    Sur les traces du passé de leurs quartiers, deux équipes de jeunes reporters enquêtent. Ils se saisissent de la caméra pour interroger les anciens, découvrir la vie d’avant, et se questionner sur le présent et l’après… À travers des échanges complices, des jeunes des années 1940 et des jeunes d’aujourd’hui partagent des souvenirs souvent pittoresques, parfois tragiques, comme ceux de l’époque de l’occupation.

  • Défense de se poser, ASSOCIATION CANAL MARCHES, 2012

    A partir de discussions et de balades dans leur quartier, des jeunes filles et garçons habitant le Grand Belleville ont réalisé un court métrage qui raconte, sur le ton de l’absurde, la difficulté pour les adolescents de trouver une place dans des villes toujours plus balisées. (résumé de l'éditeur)

  • Fragmentos de um bairro, Lucia Ramos Monteiro, 2008

    Inspiré de l’avenue des Champs-Elysées, le premier quartier de São Paulo a abrité l’aristocratie brésilienne du XIXème siècle. Aujourd’hui, leur palais demeurent mais sont habités par une population venue d’ailleurs. Dans ces hôtels particuliers, grands espaces et précarité se combinent.

    Mot-clé : Quartier

  • Babor Casanova, Karim Sayad, 2015

    Alger, 2015. Adlan et Terroriste « naviguent » dans le quartier du Sacré-Cœur à la recherche de quelques dinars. Entre petits trafics et parking informel, ils attendent le week-end et le match du Mouloudia d’Alger afin de tuer le vide de leur quotidien.

  • Merci les jeunes !, Jérôme Polidor, 2015

    Après une série d’émeutes qui enflamment les banlieues françaises, le gouvernement inaugure le plan « Horizon Avenir » qui consiste à allouer des subventions supplémentaires aux associations. Mathieu et Romuald en profitent pour faire grandir « Quartier TV » : une télévision locale basée dans la cité des Mines, près de Paris, où opère une équipe aussi dynamique qu’éclectique. Alors qu’ils inventent différents programmes télévisuels originaux, les désaccords s’immiscent progressivement entre les membres de l’association.

  • In Jackson Heights, Frederick Wiseman, 2015

    Le documentariste explore la vie culturelle, politique et quotidienne de Jackson Heights, un quartier de New- York où vit l’une des communautés parmi les plus diversifiées, tant au niveau ethnique que culturel, des États-Unis et du monde. On y parle pas moins de 167 langues.

  • Guy Moquet, Demis Herenger, 2014

    Dans le quartier de La Villeneuve à Grenoble, Guy Moquet, allias Guimo, souhaite emballer et embrasser Ticky devant tout le monde.

  • Nos mères, nos daronnes, Marion Stalens, Bouchera Azzouz, 2014

    La « daronne », en argot issu du vieux français, c’est la mère, la patronne. Dans nos quartiers populaires les daronnes sont les femmes sur qui tout - ou presque – repose. Des vigies qui ne baissent jamais la garde. À travers l’histoire des daronnes, ces mères courage des quartiers, ce film est un hommage à toutes celles qui incarnent le féminisme populaire.

  • Eugène Gabana le pétrolier, Camille Plagnet, Jeanne Delafosse, 2014

    Chronique de la débrouille, manuel de survie au Burkina-Faso, ce documentaire raconte une certaine jeunesse pauvre aujourd’hui à Ouagadougou, à travers le quotidien d’Eugène, petit « affaire man » de quartier, qui tente de se faire une vie entre petites embrouilles et grande débrouille.

  • El barri s’ha defensar, Cristina Mora, Neus Ràfols, 2014

    Ce documentaire est la chronique de la lutte menée par les habitants du quartier de la Barceloneta, commencée en 2005 pour protester contre le “Pla dels Ascensors” - qui expulserait 1000 familles - jusqu’aux mobilisations actuelles contre la réforme du Port Vell. Les habitants se mobilisent notamment pour que leur quartier traditionnel de travailleurs et de pêcheurs ne soit pas transformé en un parc pour touristes.

  • Glasgow contre Glasgow, Julien Brygo, 2014

    « En août 2008, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié une enquête révélant que la différence d’espérance de vie entre un enfant né dans un quartier riche de Glasgow – au sud et à l’ouest – et un autre mis au monde dans un quartier pauvre de la même ville – à l’est – atteignait vingt-huit ans », écrivait Le Monde diplomatique en 2010 dans « Vivre riche dans une ville de pauvres », une enquête inspirée par cette effrayante statistique, mise en images dans ce film par le photographe Julien Brygo.

  • Les hommes debout, Jérémie Gravayat, 2010

    Histoires fragmentaires, réelles ou imaginées, de trois personnages ayant vécu et travaillé dans un ancien quartier populaire et industriel de Lyon.

  • L.A.P.A., Emilio Domingos, Cavi Borges, 2007

    Un film sur le quartier de Lapa de Rio de Janeiro, quartier bohème, espace traditionnel du samba et actuellement point de rencontre de MCs et de Rap.

    Mot-clé : Quartier

  • La ville autrement, VOSGES TELEVISION, TV RENNES 35 BRETAGNE, MARJANE PRODUCTIONS, THURNAUER Gérard, WISNIEWSKI Allan, 2012

    Dans cette balade au fil des territoires périurbains, élus, architectes et habitants témoignent de leur ambition à faire la ville autrement : des programmes d'habitat intermédiaire aux typologies diversifiées, de grande densité, dans des micro-quartiers aux espaces publics naturels généreux, privilégiant mixité sociale et fonctionnelle. Ils s'inscrivent dans la filiation utopique sociale des expérimentations de l'Atelier de Montrouge dont Thurnauer fut l'un des fondateurs en 1958. (résumé d'éditeur).

  • D'ailleurs mais ici, Barbara Pueyo, 2013

    Une journée exceptionnelle dans la vie de quatre familles étrangères d'un quartier de banlieue française dont les destins s'entrecroisent, s'influencent ou s'affrontent sur le chemin de la citoyenneté... "Je ne rêve ni en arabe ni en lingala, ni même en wolof pas même en bambara. Je ne rêve ni en espagnol ni en anglais, mais parle, aime et rêve en français, et comme ils ne sont pas dans ma tête, et encore moins dans mon coeur en fait, Ils disent qu'ici c'est pas chez moi quand même. Je rêve donc éveillé pour qu'ils me comprennent." (Abd Al Malik, Comme dans un rêve, Le dernier français). Il y a des parfums de "Do the right thing" de Spike Lee dans ce chassé-croisé d'habitants issus de l'immigration récente, rien n'est dit, tout est suggéré et la caméra virevolte entre des destins en marche... (Résumé éditeur)

  • COD et le coquelicot (Le), Jeanne Paturle, Cécile Rousset, 2013

    Dans une école primaire d’un quartier périphérique de Paris réputé difficile, où les équipes d’enseignants s’épuisent et se succèdent d’année en année, cinq jeunes maîtres sans expérience ont fait le pari de rester. Cinq ans après, ils nous parlent de leur quotidien dans ce lieu où ils tentent de construire, dans une alternance de découragement et de projets, une école comme les autres.

  • Nous sommes vivants, Pascale Hannoyer, 2013

    Ce documentaire dresse le portrait d’une bande de jeunes dans les quartiers pauvres de Rio.

  • Casas marcadas, Adriana Barradas, Alessandra Schimite, Ana Clara Chequetti, Carlos R. S Moreira, Éthel Oliveira, Juliette Yu-Ming Lizeray, 2012

    Expulsions d’habitants dans le Morro da Providência, favela la plus ancienne du Brésil, à Rio de Janeiro. L’histoire se répète : « A quoi me sert ce progrès si je dois quitter mon quartier alors qu’il s’améliore ? »

  • La roue tourne, ASSOCIATION CANAL MARCHES, 2012

    "La roue tourne" dresse le portrait de Mamad et Bali qui vivent dans le même quartier, ont le même âge, côtoient les mêmes personnes, mais que tout semble séparer. (résumé de l'éditeur)

  • Webville Reporters, LA CASE VILLIERS LE BEL, CENTRE DE DOCUMENTATION INTERNATIONALE POUR LE DEVELOPPEMENT, LES LIBERTES ET LA PAIX (CEDIDELP) PARIS 11, 2012

    Contenu du DVD : * 6 vidéos de présentation des participants (6') * 12 mini-interviews des habitants du quartier réalisés par les jeunes (13') * "La Rue Dénoyez", le reportage réalisé par les jeunes de l'atelier (12') * Bonus : les photos des ateliers/reportages.

  • Octobre à Paris, Jacques PANIJEL, 2012

    Réalisé en 1962, interdit jusqu'en 1973 date à laquelle il obtient un visa d'exploitation, sorti en salles seulement en octobre 2011, Octobre à Paris de Jacques Panijel est diffusé pour la première fois sur une chaîne du câble et du satellite en France (12/03 à 20h40 sur Ciné+ Classic). Biologiste et chercheur au CNRS, cocréateur avec Pierre Vidal-Naquet et le mathématicien Laurent Schwartz du Comité Maurice Audin, signataire en 1960 du Manifeste des 121 artistes et intellectuels français pour le droit à l'insoumission en Algérie, Jacques Panijel est décédé le 12 septembre 2010 à Paris d'une défaillance cardiaque. Il allait avoir 89 ans. Né en 1921, cet ancien résistant d'origine roumaine est l'auteur de La Rage, un roman sur ses années de résistance publié en 1948 aux éditions de Minuit. Également auteur de théâtre, il a en outre cosigné avec Jean-Paul Sassy un premier film intitulé La Peau et les os. Réalisé en 1961 avec Gérard Blain, le film a obtenu le prix Jean-Vigo. Jacques Panijel est aussi l'auteur d'Octobre à Paris, le premier film consacré à la démonstration des Algériens, le 17 octobre 1961, contre le couvre-feu auquel ils étaient soumis. Entrepris clandestinement dès la fin du mois d'octobre 61, tourné jusqu'en mars 62 et mêlant photographies d'Elie Kagan, plans des bidonvilles de Nanterre, du centre de torture de la rue de la Goutte-d'Or et reconstitution de scènes de préparation, Octobre à Paris retrace la préparation et le déroulement de cette manifestation sauvagement réprimée sous l'autorité d'un préfet nommé Maurice Papon. Le film interroge ainsi un grand nombre de victimes qui reviennent sur les fusillades, les tabassages meurtriers, les noyades, l'internement insoutenable plusieurs jours durant dans des centre improvisés, les interrogatoires et les tortures infligées par des supplétifs harkis dans les caves du quartier de la Goutte d'or dans le 18e arrondissement de Paris. Longtemps interdit, présenté à Paris en mai 1968 en même temps que La Bataille d'Alger de Gillo Pontecorvo, le film de Jacques Panijel ne recevra son visa d'exploitation qu'en 1973, à l'issue d'une grève de la faim de René Vautier. Mais son réalisateur a longtemps refusé de le montrer tant qu'un préambule en forme de préface filmée ne lui a pas été ajouté, une opération qui nécessitait des subventions restées jusque-là introuvables.(Algériades.fr)

  • Défense de se poser, Chloé Deleforge, 2012

    À partir de discussions et de balades dans leur quartier, des jeunes filles et garçons habitant le Grand Belleville ont réalisé un court métrage qui raconte, sur le ton de l’absurde, la difficulté pour les adolescents de trouver une place dans des villes toujours plus balisées.

  • Rues de la mémoire, Carmen Guarini, 2012

    Des dalles posées par les habitants sur les trottoirs des quartiers de Buenos Aires rappellent qu’à tel ou tel endroit des opposants à la dictature ont été séquestrés et assassinés. Le travail de mémoire d’une société dévastée par les disparitions est choisi comme sujet de réflexion d’un atelier de cinéma animé et filmé par Carmen Guarini. Comment la mémoire des vies volées peut-elle s’inscrire dans la géographie urbaine ? Comment le cinéma peut rendre compte de cette démarche ?

  • Casas Marcadas, Carlos R.S. Moreira, 2012

    Expulsions d’habitants dans le Morro da Providência, favela la plus ancienne du Brésil, à Rio de Janeiro. L’histoire se répète : « quoi me sert ce progrès si je dois quitter mon quartier alors qu’il s’améliore ? »

  • Home Sweet home, Enrica Colusso, 2012

    Elephant & Castle est un grand ensemble urbain majoritairement constitué de logements sociaux destiné à disparaître en 2011 pour laisser place à un renouveau du quartier dans le cadre d’une restructuration du centre de Londres. Loin d’être la chronique d’une disparition, ce film se veut une épopée immobilière contemporaine où se racontent les différents acteurs dans la transformation des grandes villes.

  • Relève (La), Juliette Warlop, 2012

    Cela fait plus de trente ans que Didier Ménard est médecin généraliste à la cité du Franc-Moisin (Seine Saint-Denis). Mais qui va le remplacer quand il va prendre sa retraite ? Comment donner envie à de jeunes médecins de venir s’installer dans ce quartier déshérité ? Épaulé par une association implantée de longue date, il crée un centre de santé associatif inédit, réunissant médecins et médiatrices de santé. Ce documentaire suit les débuts de ce centre.

  • D’une école à l’autre, Pascale Diez, 2012

    Ils ne se seraient jamais rencontrés sans la volonté d’une poignée d’adultes bien décidés à remédier à l’absence de mixité sociale dans les écoles parisiennes. Quarante-cinq enfants de quartiers différents ont mélangé leurs horizons et revu leurs préjugés au cours de l’année scolaire 2010/2011. Ensemble, ils ont créé un spectacle qui reflète la diversité de leurs origines, de leurs cultures et de leurs savoirs. Pascale Diez les a accompagnés et donne à voir, au plus près des visages et des corps, comment on grandit au contact de l’altérité.

  • C’était mieux demain, Hinde Boujemaa, 2012

    Le documentaire suit dans le tumulte d’une révolution, une femme, Aïda, qui a tout à refaire et qui ne veut plus regarder en arrière. Sa vie patauge d’un quartier défavorisé à l’autre.

  • Déconcertation, Béatrice Dubell, 2012

    À la périphérie d’une grande agglomération, dans un ancien quartier ouvrier, organisé autour d’une usine en ruine, un projet de « renouvellement urbain » s’annonce. « Puissance Publique » et « Puissance Privée » présentent leur propre stratégie pour faire revivre le quartier à des habitants dubitatifs.

  • Voukoum, François Perlier, 2012

    Un Voukoum, en créole guadeloupéen, c’est un mouvement massif et bruyant, un désordre provoqué sciemment pour provoquer l’éveil politique et artistique des gens de la rue, des vyé nèg (« vieux nègres »). C’est à la fois le tumulte et la révolte. C’est aussi le nom choisi par les membres du mouvement culturel implanté depuis le début des années 80 dans le quartier populaire du « Bas du bourg » à Basse Terre, en Guadeloupe : Mouveman Kiltirel Voukoum.

  • Squat : la ville est à nous, CP PRODUCTIONS, COELLO Christophe, 2011

    Pendant huit ans, le réalisateur a suivi les actions de flibustiers barcelonais, qui ont permis l'ouverture de nombreux squats dans la ville. Logements hors de prix, quartiers en proie à la spéculation, habitants dépossédés... autant de problématiques qui ravagent nos sociétés. Face au désemparement de ceux qui n'ont plus de toit, ce film

  • L'AVIE des enfants, DE LA PLUME A L'ECRAN, 2011

    Peu satisfaites du portrait que la télévision dresse habituellement de leur quartier, neuf jeunes filles du Petit-Nanterre s'emparent de la caméra et, le temps d'une fiction, partagent avec nous leur façon de vivre leur ville. "Parce qu'à Nanterre, il n'y a pas que des "racailles" !".

  • Yatasto, Paralluelo Hermes, 2011

    Ce documentaire s’intéresse aux « cartoneros », chiffoniers par contrainte, à Villa Urquiza, quartier de la périphérie de Cordoba, en Argentine.

  • Mort de Danton (La), Alice Diop, 2011

    Steve a décidé de devenir acteur. Pendant trois ans, il a suivi l’enseignement délivré au Cours Simon. Steve vit en Seine-Saint-Denis, dans un quartier populaire, il est noir et il rêve de tenir le rôle de Danton…

  • Dieu a-t-il quitté l'Afrique ?, Musa Dieng Kala, 2008

    À travers le quotidien de cinq jeunes adultes cherchant à immigrer coûte que coûte en Occident, ce long métrage documentaire révèle l'impuissance des individus face à l'indifférence internationale et au désengagement des dirigeants d'une société vidée de ses ressources. Août 1999, Bruxelles. Deux adolescents guinéens sont retrouvés morts dans le train d'atterrissage d'un avion en provenance de Conakry. Bouleversé par ce phénomène en perpétuelle expansion, le réalisateur d'origine sénégalaise Musa Dieng Kala retourne dans le quartier où il a grandi, à Dakar, avec une douloureuse question : Dieu a-t-il quitté l'Afrique?

  • Mafrouza / Coeur, Emmanuelle Demoris, 2010

    Mafrouza est un quartier périphérique d’Alexandrie en Egypte. Caché aux regards, entre des HLM et le port industriel, ses habitants l’ont construit depuis 30 ans sur les vestiges de la nécropole gréco-romaine.

  • Port à l’anglais, Thierry Scharf, 2010

    Vitry-sur-Seine. Port à l’Anglais : un vieux quartier de banlieue ouvrière. Avant la désindustrialisation, avant les boutiques fermées, avant le racisme. Au bout de la rue, on allait à l’usine, à la baignade, au marché, au bal, au jardin ouvrier, au ciné… La vie a changé, la ville a changé. Et si la nostalgie était une forme avancée de l’utopie ?

  • Fritkot, Manuel Poutte, 2010

    Portrait d’une friterie de quartier menacée de disparition. Petit théâtre de la société belge contemporaine

  • Rencontres avec des associations en lutte contre le déguerpissement, NO VOX, 2010

    Des "Forums sociaux de déguerpis dans tous leurs états" se sont tenus à Bamako et Ouagadougou en septembre 2010 avec la participation du réseau No-Vox international. A cette occasion, un certain nombre de rencontres avec des quartiers et des associations en lutte ont été filmées.

  • On va tout cafter, CENTRE MEDIA LOCAL (CML), 2010

    Le cadre : un groupe de 10 personnes, adultes salariés, au chômage, ou en retraite, réunis pendant 6 mois pour un atelier de réalisation hebdomadaire « Reporteurs Citoyens » , à la Maison de quartier de la Plaine-Saint-Denis dans le 93. Une jeune femme souhaite faire un film sur la Caisse d’Allocations Familiales de Saint-Denis, pour déno

  • Entre hier et aujourd'hui, HAMITI Mourad, 2010

    Un retraité maghrebin, habitant depuis toujours la Plaine-Saint-Denis, un quartier de Saint-Denis jouxtant Paris et en pleine mutation depuis 10 ans, interroge la mémoire du quartier en compagnie de deux amis algériens. Etre habité peut-être autant qu'habiter.... Ce film fait partie d'une série de regards croisés d'habitants sur leur quartie

  • Mapuche Resiste, SENAL 3 LA VICTORIA, CHILI, 2010

    Le peuple mapuche se bat depuis des années pour sa survie et sa reconnaissance. Retour sur le combat de 34 prisonniers politiques en grève de la faim. Créée le 30 octobre 1997 au sein du quartier populaire « La Victoria », bidonville de Santiago au Chili réputé pour ses mouvements de résistances contre la dictature et les inégalités subi

  • Jardiniers clandestins, Mélanie Pitteloud, 2010

    Agir plutôt que revendiquer : à Montréal, trois jardiniers clandestins se réapproprient leur ville en faisant du « guerrilla gardening ». Par désobéissance civile, ils cultivent des espaces publics afin de reverdir le béton, préserver la biodiversité urbaine et réinventer le visage de leur quartier et de leur ville.

  • Ici et là-bas, Elise Picon, 2010

    En France et au Sénégal, deux écoles primaires correspondent, se filment et se rencontrent. Entre Dagana et Paris, des enfants s’écrivent. Puis, les lettres s’enrichissent de dessins, de photos et enfin de films. Il y est question du quartier des enfants, de leur vie quotidienne. Un engagement dans une démarche d’éducation au développement pour les enfants d’ici et là-bas.

  • Hommes debout (Les), Jérémy Gravayat, 2010

    Histoires fragmentaires, réelles ou imaginées, de trois personnages ayant vécu et travaillé dans un ancien quartier populaire et industriel de Lyon.

  • Alami, Scandar Copti, Yaron Shani, 2009

    Le quartier d’Ajami, à Jaffa, est un lieu cosmopolite où cohabitent Juifs, Musulmans et Chrétiens. Le jeune Nasri, âgé de 13 ans, et son grand frère Omar vivent dans la peur depuis que leur oncle a tiré sur un membre important d’un autre clan. Malek, un jeune réfugié palestinien, travaille illégalement en Israël pour financer l’opération que sa mère doit subir. Binj, palestinien, rêve d’un futur agréable avec sa petite amie chrétienne. Dando, un policier juif recherche désespérément son jeune frère disparu… L’histoire de destins croisés au coeur d’une ville déchirée.

  • Le quartier des hommes qui rêvent, Arielle HANOUN

    Le Sentier a conquis sa renommée de "quartier du prêt-à-porter" grâce à l'apport des immigrés, arrivés par vagues successives. C'est l'un des rares endroits où l'on peut trouver du travail pour une journée ou davantage. Juifs d'origines diverses, Polonais, Pakistanais, Arméniens et Africains y sont venus pour fuir la misère ou la guerre, assouvir leurs rêves, mais éprouver parfois des désillusions. Portrait d'un coin de Paris, vivant et bigarré. Au coeur des ateliers de couture, des restaurants et des magasins d'import-export, qui représentent l'essentiel de l'activité du quartier, Arielle Hanoun est allée recueillir les témoignages de ceux qui ont fait du Sentier une "succursale de l'ONU", comme dit l'un d'eux avec humour. Dans la rue ou au calme d'un bureau, chacun, manutentionnaire ou patron de petite entreprise, évoque sa propre histoire et affirme son attachement à ce quartier contrasté, qui a trouvé un équilibre entre désordre et organisation et où on est fier de travailler. La conjoncture économique est, certes, peu favorable, et l'on parle de déplacer ces activités en périphérie de Paris, mais tous s'accordent à dire qu'il y a ici "un parfum qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Et puis c'est le seul endroit en France où l'on donne un congé à qui fête la Pâque juive, Yom Kippour ou l'Aïd." (Sadia Saïghi,CNC-Images de la culture)

  • Culture de quartiers, Patrick SERAUDIE

    Des professionnels de l'action sociale témoignent de leur travail dans les quartiers difficiles : un début de sens donné à la vie de jeunes gens nés du mauvais côté des périphériques. Les initiatives sont pensées sur le long terme et la prise en compte des désirs implique responsabilisation et rigueur. Au-delà de réalisations souvent remarquables, l'essentiel est dans ce qui se vit au quotidien. Pour un groupe de musiciens-chanteurs de rap, aller au Printemps de Bourges n'a pas été seulement un moment de plaisir et de consommation. A travers des rencontres, des confrontations avec d'autres groupes souvent voisins, des soutiens logistiques et financiers, un long travail s'est élaboré qui a abouti à des concerts dont ils sont entièrement les maîtres d'oeuvre. Pour l'initiateur d'un stage d'arts plastiques, le but est moins de produire de l'art que d'en faire un prétexte pour voir et comprendre les choses du monde. Pour tous, il ne suffit pas de retrouver le sourire à l'intérieur de la cité, mais de permettre des courants d'air, des passages, et de donner à tous suffisamment d'assurance et de confiance en soi pour en sortir et y revenir. (Marie Dunglas, CNC-Images de la culture)

  • Remue-ménage, Fabrice MACAUX, 2009

    Dernier épisode de la trilogie documentaire de Fabrice Macaux, mettant en scène les habitants du quartier de la Muette. Le quartier de la Muette est en pleine réhabilitation : des immeubles tombent, tandis que d'autres voient le jour, et cela depuis 4 ans. Pour les élus, les responsables de l'urbanisme et les associations de Garges-lès-Gonesse, la Muette est bien plus qu'un pari : c'est un enjeu. Plusieurs familles de ce quartier témoignent de cette mutation, qui soulève aussi bien les craintes que les espoirs. Quelle place auront-ils dans ce nouveau cadre de vie ? Comment le quotidien va-t-il s'organiser désormais ? Karima, Fatima, Mardia, leurs amis ou leurs voisins nous ont ouvert leur porte. La colère se mélange à l'enthousiasme et laisse entrevoir l'opportunité d'une vie meilleure. (Le film documentaire)

  • On ne peut pas faire boire un cheval qui n’a pas soif, Jonathan Duong, Maud Girault, 2009

    Un regard particulier sur un enseignement « différent et inattendu » à travers un exemple atypique que représente l’école Vitruve (Paris XXeme). Les enseignants de cette école primaire ont mis en place, en collaboration avec les parents et le quartier, un projet ambitieux s’inspirant de la pédagogie Freinet, qui doit non seulement permettre aux enfants d’acquérir les compétences de bases (lire, écrire, compter), mais doit également forger une autonomie et une citoyenneté dans la durée, au quotidien.

  • Marcel, les Mémoires d'un métallo, ASSOCIATION CANAL MARCHES, 2009

    "Marcel Rozental est une figure du syndicalisme et du combat associatif dans le quartier populaire de Belleville, dans l’Est parisien. Il s’est notamment illustré dans les luttes des mal-logés du quartier, durant les années 50. Peu après le décès de Marcel, en 2009, un film a été réalisé par Canal Marches, retraçant sa trajectoire passionnante." (résumé de l'éditeur)

  • Quais (Les), Denis Gheerbrant, 2009

    « Les quais » c’est l’univers de Rolf, « docker de l’Estaque », comme une double identité, celle du port, d’une histoire qu’il légende, et celle d’un quartier populaire, ouvrier, toutes immigrations brassées, ouvert sur la mer.

  • Dans le regard de l’autre, Daniel Kupferstein, 2009

    Avec le drame de Sohane, morte brûlée vive, les médias n’ont vu de la cité Balzac de Vitry-sur-Seine que violence et exclusion. Les élus, pour leur part, y ont trouvé matière à « désenclavement » et « réhabilitation ». Daniel Kupferstein, pour sa part, a rencontré des habitants fiers de leur quartier, heureux d’y vivre ensemble, solidaires, avec leur centre social, leurs fêtes, leur vide grenier ou leur jardin partagé.

  • Dans 10 jours ou 10 ans, Gwenaël Breës, 2008

    La mutation du quartier midi à Bruxelles et le cauchemar de ses habitants

  • La cité des abeilles, FRANCE 3 OUEST NANTES, CANDELA PRODUCTIONS, BOE Marion, 2008

    Dans les années 1950 à Quimper, un quartier né du travail collectif et du rêve commun de cent jeunes couples voit le jour : la cité des abeilles. A l'époque, la plupart des travailleurs vivaient dans des tandis insalubres. Pendant trois ans, ces petits employés et ouvriers, ces militants communistes et catholiques pratiquants vont oeuvrer ensemble pour construire et habiter la cité qu'ils ont imaginée.

  • Jardim Angêla, Evaldo Mocarzel, 2007

    Au «Jardim Ângela» (São Paulo), l’association Kinoforum anime depuis 6 ans des ateliers vidéo, permettant à des jeunes de filmer leur communauté. La zone est marquée par le trafic de drogue, mais le quartier peut être vu de façon positive. C’est l’un des messages des participants aux ateliers.

  • Belleville la vie, Françoise MARIE, 2008

    Le temps d'une partie de poker, Victor, l'italien et Pierrot, l'arménien nous racontent leur arrivée à Paris dans les années 30, leur vie dans la ville et plus particulièrement dans le quartier de Belleville où ils se sont rencontrés et où est née une amitié indéfectible. Exemple d'une intégration réussie, ces deux immigrés profondément enracinés dans leurs cultures respectives sont de vrais parigots dépositaires d'un morceau de la culture française.

  • Prise de relais, DUFOUR Thibault, SPADONI Patrice, 2008

    Le Relais Ménilmontant a plus de trente ans. Espace de rencontres et d’expression pour les habitants notamment d’origine immigrée et pour les associations de ce quartier populaire de Paris, le Relais fut aussi un des hauts lieux des luttes contre les discriminations et le racisme (Marches pour l’Égalité de 83, 84, 85 ; solidarité populai

  • Hip Hop Danse Créole, VAN EECKE Peter, SERVERA Pascal, 2008

    Ce documentaire montre les pratiques de la danse hip hop dans les quartiers populaires de Port-au-Prince. Pour Mario, un des danseurs participant à ce court métrage, « la danse est un art qui va au-delà de nous-mêmes. La danse est en nous. Pourquoi aimons-nous danser ? Pour ce que la danse nous donne. Parce que, quand nous dansons, nous avons

  • Patrick est reparti, Anne Moltrecht, 2008

    « J’ai habité pendant un temps à côté du foyer d’hébergement d’urgence Paul Bert, à Tours. Ce foyer a cela de particulier qu’il est situé très près de la place centrale du quartier et engage de ce fait des relations de voisinage entre les habitants et les résidents.Quelques années plus tard je propose à ces résidents que l’on fasse un film ensemble.

  • Jardim Angêla, Evaldo Mocarzel, 2007

    Au «Jardim Ângela» (São Paulo), l’association Kinoforum anime depuis 6 ans des ateliers vidéo, permettant à des jeunes de filmer leur communauté. La zone est marquée par le trafic de drogue, mais le quartier peut être vu de façon positive. C’est l’un des messages des participants aux ateliers.

  • Musiques de la ville ordinaire - Atlas sonore en Rhône-Alpes, Grégory Mouret, Yaël Epstein, 2007

    Parcours à travers les musiques du quartier de la Guillotière à Lyon, ce film donne à voir les musiques qui composent la ville ordinaire, le quotidien des quartiers multiculturels de l’occident moderne

  • Boxing club, Simone SIMON, Eric ANTOLINOS, 2007

    Simone Simon est photographe et vidéaste, elle collabore avec des agences nationales et internationales pour des travaux de commande tout en développant des travaux personnels axés sur la mémoire. Originaire du quartier de l'Ariane à Nice, Simone Simon décide d'en faire l'objet d'un documentaire. Pour le réaliser elle s'associe à Eric Antolinos qui est graphiste mais aussi musicien et réalisateur. De cette collaboration naît l'idée de filmer une semaine d'entraînement au "Boxing Club de l'ariane" dans la Banlieue Est de Nice. Les activités de ce lieu sont filmées de manière naturelle: sans intervention, ni commentaire. 'Boxing Club" raconte notamment l'histoire de Sammy et René, anciens boxeurs professionnels, qui enseignent leur passion à des jeunes du quartier. Le documentaire se déroule au pied des barres HLM dans le huis clos d'une petite salle à peine plus grande qu'un ring. Dans ce club, des jeunes de toutes origines (maghrébins, européens, russes, arméniens, comoriens, palestiniens, rwandais, gitans etc....) filles et garçons, boxent avec application et déterminisme.

  • Trois faces, Erik Bullot, 2007

    Ce documentaire se propose d’observer trois villes portuaires de la Méditerranée (Barcelone, Gênes et Marseille), en s’attachant, pour chacune d’entre elles, à un angle d’attaque précis : la question du bilinguisme à Barcelone, le droit des étrangers à travers l’existence d’un centre de rétention à Marseille, les travaux récents d’urbanisme à Gênes. Autant de manières d’interroger la frontière. Frontière entre deux langues, deux pays, deux quartiers.

  • Les Garçons Ramponeau, SPADONI Patrice, 2007

    Étienne, Jacob, Gaston, sont amis depuis leur enfance, durant les années 1920, dans le quartier de Belleville. Ils témoignent avec verve d’un Paris ouvrier aujourd’hui disparu. Tous trois furent élèves à l’école Ramponeau, dont la moitié des élèves était d’origine immigrée, souvent sans papiers. Ils ont connu la Grève général

  • Ange et Démon, GROUPE RAZZBEAT, 2007

    Le Clip « Ange et Démon » a été réalisé avec groupe R.A.Z..Z.B.E.A.T. composé de jeunes du quartier Panoyaux (Paris 20e).

  • Jardim Angêla, MOCARZEL Evaldo, 2007

    Au « Jardim Ângela » (São Paulo), l’association Kinoforum anime depuis 6 ans des ateliers vidéo, permettant à des jeunes de filmer leur communauté. La zone est marquée par le trafic de drogue, mais le quartier peut être vu de façon positive. C’est l’un des messages des participants aux ateliers.

  • Chœur (Le), Stéphane Batut, 2007

    Au printemps 2007, alors que la bataille éléctorale fait rage à l’extérieur, la parole dans un café de quartier : plus viscérale, plus intime et souvent irrationnelle.

  • Nettoyeurs (Les), Jean-Michel Papazian, 2007

    Didier Bonnet dirige une petite entreprise de nettoyage qui s’attaque à la crise qui touche certains quartiers dits sensibles à Marseille. Avec deux habitants des lieux, il va commencer le nettoyage, l’entretien puis la réhabilitation des parties communes.

  • VHS Kahloucha, Nejib Belkadhi, 2006

    Dans un quartier déshérité de Sousse, en Tunisie, Moncef Kahloucha tourne sans moyens et sans scénario, des films d’action où il monopolise le premier rôle. Films de gangsters, remake pittoresque de Tarzan intitulé « Tarzan des Arabes », tous les genres sont sollicités, au même titre que ses voisins et amis, leur maison et leur mobilier.

  • Melhor que um poema, Cacau Amaral, 2006

    Portrait de jeunes des quartiers périphériques de la ville de Rio de Janeiro. Privés d’espaces d’expression, ils s’investissent dans le hip-hop, leur propre et leur seule opportunité d’accéder à la culture et aux loisirs.

  • Femmes du Hezbollah, 2001

    Quartier du Ramel el Ali, dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah. Deux femmes, Zeinab et Khadije, militantes de ce parti, questionnent les fondements personnels, sociaux et politiques de leur engagement.

  • Melhor que um poema, AMARAL Cacau, 2006

    Portraits de jeunes des quartiers périphériques de la ville de Rio. Privés d’espaces d’expression, ils s’investissent dans le hip-hop, leur propre et leur seule opportunité d’accéder à la culture et aux loisirs.

  • Journal de Dominique (Le), Cyril Mennegun, 2006

    « Nous sommes les habitants sensibles d’un quartier sensible ». Dominique Bourgon. L’histoire de ce film prend place là où tout est gris. C’est un quartier comme tellement d’autre, une cité.

  • Mémoires du grand Mirail n°1, Hervé DANGLA, 2005

    Dans le quartier du grand Mirail à Toulouse, cinq familles ont été interviewées afin de constituer une mémoire des habitants.Le CD est accompagné d'un livret avec photos couleurs pleine page.

  • Oficina Perdiz, Marcelo Díaz, 2006

    A Brasilia, dans les années 1970, et sans autorisation, José Perdiz ouvre un garage dans un espace publique libre. Tout en restant aussi un garage, l’espace devient aussi un théâtre. Au fil des années, des comédiens, des directeurs, des dramaturges professionnels et des amateurs de théâtre du quartier sont passés dans cet espace. A partir de 2001, Oficina Perdiz risque d’être fermé et detruit à cause du processus d’urbanisation croissante.

  • Josiane et Marinette, Fabrice MACAUX, 2006

    "Josiane et Marinette" évoque la vie de deux personnes âgées qui vivent dans le quartier en pleine rénovation urbaine de la Muette à Garges-lès-Gonesse, dans la banlieue nord de Paris. Il témoigne de la générosité et de l'incroyable énergie que déploient ces deux dames retraitées dont l'existence est fortement liée à l'histoire du quartier. À travers elles et leur entourage, Fabrice Macaux tord le cou aux préjugés et raconte des vies riches, solidaires et un attachement profond à un lieu, qui vécu de l'intérieur, ne ressemble en rien aux clichés que véhiculent les médias. Ce film documentaire est né de la rencontre entre Fabrice Macaux, metteur en scène venu dans le quartier pour y mener un atelier théâtre, et de ces deux dames qui impressionnent par la vitalité qu'elles déploient dans ce qu'elles entreprennent mais aussi parce qu'elle s'inscrivent au passé et au présent dans ce quartier en mouvement. Elles en sont la mémoire, les racines mais elles en acceptent aussi les changements. Fabrice Macaux les a suivi pendant un an dans leurs vies. Elles lui ont ouvert leur porte. Elles se sont livrées, l'ont emmené dans les lieux qui leur sont chers, lui ont présenté leurs familles, leurs amis, lui ont raconté des bribes de vies à la fois riches et ordinaires.

  • Tour du monde (La), Alice Diop, 2006

    La réalisatrice nous conduit à la Rose des vents, immense quartier constitué de plusieurs barres HLM construites en 1973 dans la banlieue nord de Paris. Ic,i il y a autant de paraboles accrochées aux fenêtres que de nationalités. Plus de quatre-vingts pour quinze mille habitants. À travers la cage d’escalier d’un immeuble de cette rue, nous nous immergeons d’étage en étage dans les vestiges des habitudes et traditions culturelles de plusieurs familles. Ce périple nous mène du Sri Lanka au Mali en passant par la Turquie et le Congo, sans jamais quitter l’immeuble.

  • Moi comme un autre, Groupe d’adolescents d’Arcueil, 2006

    Un film réalisé par un groupe d’adolescent habitant d’Arcueil, avec l’aide du collectif Cinéma de quartier

  • Petite Espagne (La), Sophie Sensier, 2006

    Il existe près du stade de France, à la Plaine Saint-Denis, près de Paris, un quartier où s’installèrent au XXe siècle, par vagues successives, des milliers d’immigrés espagnols

  • News from home : Des nouvelles de la maison, Amos Gitaï, 2006

    Les propriétaires palestiniens de la maison ont fui en 1948. C’est la maison d’un quartier de Jérusalem Ouest qui donna son nom en 1980 au premier volet d’une trilogie : « Bait (House)".

  • Identités plurielles, Fitouri BELHIBA, 2005

    "Ce film traite la question de l'identité dans le quartier de l'Elsau. Une partie du tournage a eu lieu pendant les émeutes mais le film ne montre ni voitures qui brûlent, ni spectacle de délinquance."- (fifil films)

  • Morro da conceiçao, GRUMBACH Cristina, 2005

    Après 4000 entretiens et 5 années de visites à Morro da Conceição, l’équipe du film présente quelques unes des conversations enregistrées auprès des personnes âgées du quartier. Celles-ci racontent leur vie dans des récits qui traversent l’histoire de Rio de Janeiro et du pays tout entier. Un retour en arrière pour faire vivre la m

  • The Boys of Baraka, Heidi Ewing, Rachel Grady, 2005

    Vingt jeunes en difficulté âgés de 12 ans, issus des quartiers défavorisés les plus difficiles de Baltimore, quittent leurs foyers pour passer deux ans de leur scolarité à Baraka, une école expérimentale située au Kenya, en Afrique de l’Est. Là-bas, confrontés à un programme académique et disciplinaire strict, mais également à la possibilité d’être enfin des adolescents normaux, ces jeunes plein de courage tentent de prendre un nouveau départ.

  • Tours, détours, pourtours d’un jardin solidaire, Anne-Marie Lallement, 2005

    Depuis deux ans , des expériences de jardins partagés se développent à Paris. Le film relate l’expérience défunte du jardin solidaire dans le XXeme à travers sa mise en œuvre collective et son inclusion dans un quartier encore populaire.

  • Alimentation générale, Chantal Briet, 2005

    Pendant 4 ans, Chantal Briet a installé sa caméra à l’épicerie de la Source… À la cité de la Source à Epinay-sur-Seine, dans un centre commercial vétuste menacé de destruction, l’épicerie d’Ali reste l’unique lieu d’échange, un refuge où peuvent se retrouver les habitants du quartier.

  • Preto contra branco, Wagner Morales, 2004

    Depuis plus de 30 ans, juste avant Noël, à Heliópolis, la plus grande favela de São Paulo, les habitants de deux quartiers voisins se retrouvent autour d’un match de football où les Noirs jouent contre les Blancs. La préparation du match avançant, la tension monte et le mythe de la démocratie raciale brésilienne est de plus en plus mis à mal.

  • Fils du coq et du dragon, Rémy RICORDEAU, Caroline Benjamin Anny RUBENS BLANC DANCHE, 2004

    Les déambulations de "Donatien Schramm", (responsable de l'Association Franco-chinoise Chinois de France - Français de Chine) dans les rues du quartier chinois de Belleville à Paris. Esquisse de portrait d'un homme, d'une passion d'un quartier. Une plongée dans un bol de nouilles... Les migrants transplantent avec leur installation en France leurs habitudes alimentaires, leurs cuisines, et leurs denrées. Ils contribuent ainsi à enrichir le patrimoine gastronomique français en diversifiant les saveurs, les savoir-faire et les rituels de la table.

  • Preto contra branco, Wagner Morales, 2004

    Depuis plus de 30 ans, juste avant Noël, à Heliópolis, la plus grande favela de São Paulo, les habitants de deux quartiers voisins se retrouvent autour d’un match de football où les Noirs jouent contre les Blancs. La préparation du match avançant, la tension monte et le mythe de la démocratie raciale brésilienne est de plus en plus mis à mal.

  • Preto contra Branco, MORALES Wagner, 2004

    Depuis plus de 30 ans, juste avant Noël, à Heliópolis, la plus grande favela de São Paulo, les habitants de deux quartiers voisins se retrouvent autour d’un match de football où les Noirs jouent contre les Blancs. Les joueurs, en majorité métis, doivent choisir leur camp. La préparation du match avançant, la tension monte et le mythe de

  • Kiba, Tokyo micropole, Catherine Cadou, 2004

    Comment vit-on de nos jours à Tokyo ? Dans ce portrait d’un quartier de la mégalopole, nous vivons au rythme des gens de Kiba : des immeubles d’habitation jouxtant des maisons individuelles modestes, une usine et des ateliers d’artisans, dont le centre était le petit sanctuaire. Loin de la frénésie des métros bondés, de la consommation de produits de luxe, des restaurants chics, des tours ultra-modernes, c’est le Tokyo des bas quartiers, là où les gens habitent et vivent.

  • Héron City, Frédéric Guillaume, 2002

    Dans un quartier commercial à Bruxelles, la résistance de ses citoyens face à la progressive marchandisation de leur ville…

  • Célé-Bron(s) les habitants, Hélène CROUZILLAT, 2003

    Ce film relate une série d'interviews d'habitants du quartier qui portent sur deux questions : un souvenir et un voeu concernant leur vie personnelle, sur l'évolution du quartier, sa transformation son devenir en lien avec le projet de réaménagement urbain.

  • Fast film, Virgil Widrich, 2003

    Montage, collage, découpage, trucage… un cinéma de quartier

  • Déclic, Caroline Chomicki, Isabelle Maltese, 2003

    « Déclic », c’est le nom d’une association installée dans les quartiers Saussaie, Floréal, Courtille de St Denis. Donner la parole, faciliter l’expression orale, permettre l’accès de tous à la musique et au chant, tel est l’objectif que ce sont fixer Florence, Natacha et Juliette, les trois animatrices de Déclic.

  • Immeuble, des histoires (Un), Emmanuel Laborie, 2003

    93 appartements ont été investis par des candidats au logement social qui ont fait un double pari : celui de vivre dans un quartier en friche, chantier à ciel ouvert, mais aussi celui d’habiter une architecture originale dont la manifestation la plus spectaculaire est la présence de sérigraphies sur la façade.

  • Et les arbres poussent en Kabylie, Djamila Sahraoui, 2003

    Chronique du quotidien d’une petite ville d’Algérie avec, en toile de fond, l’aménagement et l’embellissement d’un des quartiers par ses habitants.

  • Jardiniers de la rue des Martyrs (Les), Leila Habchi, Benoît Prin, 2003

    Près de 40 ans après la fin de la guerre d’Algérie, dans un jardin ouvrier, quartier du Pont Rompu à Tourcoing, Français et Algériens cultivent leur bout de terre. C’est la culture d’un potager, activité universelle s’il en est, qui les rassemble ici.

  • Raison du plus fort (La), Patric Jean, 2003

    Au lieu de combattre la pauvreté, on combat les pauvres. Suivant l’exemple américain, l’Europe se polarise entre ses quartiers riches et ses banlieues de misère où se généralise la « tolérance zéro ». On construit une prison quand on ferme une usine.

  • Ma Céline à moi, Stephan Moszkowicz, 2002

    Céline a 17 ans. Elle vit à Colombes, dans un quartier difficile. Céline prépare un CAP de peinture en bâtiment dans un lycée qui ne compte que seize filles… Pas toujours facile la vie avec les garçons !

  • Bonne nouvelle, Vincent Dieutre, 2001

    Dans le quartier du boulevard Bonne-nouvelle, plusieurs histoires se nouent ou se dénouent.

  • Esprit de corps, Luc Verdier-Korbel, 2000

    Un quartier défavorisé de Dreux, dans la période incertaine de la réélection d’un maire précédemment invalidé, et le devenir hypothétique de trois jeunes issus de l’immigration, motivés durant un an par le Théâtre Mobile de la compagnie du Hasard de Nicolas Peskine.

  • Mini cine Tupy, Sergio Bloch, 2002

    Pendant la semaine, José Zagati collecte des cartons pour les recycler. Le dimanche, il projette de vieux films dans son garage pour les enfants du quartier. Une salle de cinéma montée de toutes pièces avec du matériel récupéré.

  • Passants, 2002

    Cette vidéo restitue des interventions dansées du collectif de danseurs Ex nihilo. Elles se sont déroulées dans le quartier Belsunce et dans l'espace associatif de la Compagnie à Marseille.

  • La véritable histoire du bus 402, André VAN IN, 2002

    Pensée au milieu des années 60 pour désengorger l'agglomération parisienne, Evry-Ville Nouvelle est, le long de la Seine, une de ces cités utopiques fondées par des urbanistes et des architectes pour intégrer l'habitat, le travail et les loisirs en favorisant le contact et la vie communautaire entre habitants. Mais très vite la crise a stoppé toutes les ambitions et certains quartiers se sont ghettoïsés, devenant le déversoir d'une population pauvre et marginalisée pour laquelle il y a peu d'espoir de travail et de perspectives d'intégration. Le film explore la vie du quartier des Pyramides en suivant le trajet du bus 402 qui traverse la ville et de nombreux quartiers dits « difficiles ». Le bus est l'une des cibles préférées des jeunes lorsqu'il traverse « leur » territoire. Constatant l'augmentation des altercations plus ou moins violentes, le service des transports publics a mis en place un réseau de prévention qui implique des jeunes, habitants du quartier. Pour ces médiateurs, le dialogue et la prévention sont les seules armes possibles face à une jeunesse qui a le sentiment de vivre « en fin de zone ». De longues séquences du film nous font assister à leur entraînement à base de jeux de rôles. Comme son film précédent, La Commission de la Vérité, André Van In part ici à la rencontre de ceux qui croient encore à la réconciliation, au dialogue et à la responsabilité. Ce film a été primé au festival Cinéma du réel en 2002. (Résumé de la Direction du livre et de la lecture / BPI)

  • Mini Cine Tupy, BLOCH Sérgio, 2002

    Pendant la semaine, José Zagati collecte des cartons pour les recycler. Le dimanche, il projette de vieux films dans son garage pour les enfants du quartier. Une salle de cinéma montée de toutes pièces avec du matériel récupéré.

  • Swing, Tony Gatlif, 2002

    Max, un garçon de dix ans, se découvre une passion pour le jazz manouche. Il se rend dans un quartier gitan pour faire l’acquisition d’une guitare. Le temps d’un été, Max fera, auprès de Miraldo, un musicien virtuose, l’apprentissage de la musique et de la culture manouche.

  • Mini cine Tupy, Sergio Bloch, 2002

    Jose Zagati collecte des cartons pour les recycler le dimanche.Il projette de vieux films dans son garage pour les enfants du quartier.Une salle de cinéma montée de toutes pièces avec du matériel récupéré.

  • À l’écoute de la police, Bernard Mangiante, 2002

    Voici les « très riches heures » d’un stage expérimental où Charles Rojzman initie à sa méthode de thérapie sociale quinze policiers de terrain, formateurs dans différentes écoles de police. Le but : dépasser le faux débat entre répression et prévention, et faire en sorte que la police, dans les quartiers dits « sensibles », ne soit plus perçue comme une « armée ennemie » mais comme un service public efficace présent aux côtés des populations les plus fragilisées.

  • 2700 km, Carolina Dias, Mônica Araujo, 2001

    Dix portiers dans le même immeuble d’un quartier aisé de Rio de Janeiro, dix hommes issus du même village du Nordeste. Conversations.

  • 2700 km, ARAUJO Mônica, DIAS Carolina, 2001

    Dix portiers dans le même immeuble d’un quartier de Rio de Janeiro, dix hommes issus du même Nordeste. Conversations. (résumé de l'éditeur)

  • Femmes actives, VERNER Carole, Kadicha BARIHA, 2001

    Elles viennent du Maroc, d'Algérie, du Mali et d'ailleurs. Elles se retrouvent tous les jours à l'association "Femmes actives" dans le quartier des Francs-Moisins à Saint-Denis. La complicité partagée entre El Aïdia,Dahbia, Bintou et les autres leur permet d'y créer un lieu bien à elles.

  • Brillant pas brûlant, Fitouri BELHIBA, 2001

    "Afin de décrire autrement leur banlieues, des femmes du quartier Le Bouchet-La Riomière près de Saint Etienne s'improvisent journalistes avec l'aide de l'écrivain Jean-Yves Loude. Elles mènent des enquêtes, explorent le richesse humaine de leurs entourages." - (Filfil films)

  • Passé sous silence, Sofia Saa, 2001

    Troublé par un courrier du gouvernement français lui demandant dans quel pays il souhaite effectuer son service militaire, un jeune Français né en Allemagne part à la recherche de son identité à travers l’histoire de son père harki. De Rivesaltes où il découvrit la France aux quartiers défavorisés du Nord du pays.

  • Algérie, la vie toujours, Djamila Sahraoui, 2001

    En octobre 2000, Djamila Sahraoui confie à son neveu Mourad une caméra, pour rendre compte du quotidien de la cité des Martyrs à Tazmalt, petite ville oubliée et abandonnée de la montagne kabyle. Pendant neuf mois, il va filmer « l’ordinaire » d’un groupe de jeunes décidé à prendre sa vie en main et se mobiliser pour rénover son quartier.

  • Porto Alegre: affirmer sa citoyenneté, Benoît Théau, 2001

    Porto Alegre, ville de 1 350 000 habitant a lancé à la fin des années 80, le processus du budget participatif. Lors des assemblées plénières organisées dans les seize quartiers de la ville, les habitants ont eu la possibilité de faire des suggestions à la municipalité, souvent par l’intermédiaire des associations de quartiers. Ce documentaire suit ce processus.

  • Beyrouth, trois visages de la mémoire, François Caillat, 2001

    Avec Jade Tabet, architecte et urbaniste, François Caillat parcourt trois quartiers de Beyrouth, proches par la distance mais d’apparence radicalement différente. Au-delà des contrastes visuels et à travers différents témoignages se dégage une réflexion sur la mémoire de la guerre au Liban.

  • Wesh, Wesh, qu’est-ce qui se passe ?, Rabah Ameur-Zaïmeche, 2001

    Dans la Cité des Bosquets, en Seine-Saint-Denis, Kamel est de retour après avoir purgé une double peine de prison. Il tente, avec le soutien de sa famille, de se réinsérer dans le monde du travail. Mais il devient le témoin impuissant de la fracture sociale de son quartier.

  • En construction, Jose Luis Guerin, 2001

    La construction, pas à pas, d’un immeuble dans un quartier populaire de Barcelone. Une plongée sensuelle et intimiste au coeur du “barrio chino” en pleine transformation architecturale et sociale.

  • Printemps à la source, Chantal Briet, 2001

    En Seine-Saint-Denis, dans la Cité de la Source, dans un centre commercial à l’abandon, il y a la petite épicerie d’Ali, dernier lieu de rencontre des habitants du quartier. Chronique d’un petit commerce de banlieue fréquenté par des personnages plein de verve et d’humour.

  • Caravanne passe (La), Frédérique Mergey, Sara Millot, 2000

    Dix jours avec « La Caravane des quartiers », compagnie nomade qui dresse son chapiteau à côté des barres HLM dans les banlieues ou à la périphérie des villes.

  • El Batalett – Femmes de la médina, Dalila Ennadre, 2000

    Au coeur de l’ancienne médina de Casablanca, quartier historique et populaire de la cité marocaine, portrait d’un groupe de femmes énergiques, véritables « héroïnes » (batalett) de la vie quotidienne.

  • Ici, y a pas la guerre, Jean ARLAUD, 1998

    Le quartier Barbès, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, a mauvaise réputation. Pourtant ici, foi d'habitants, "on se sent comme au pays", qu'il s'agisse du "pays" des Antilles, de l'Italie, de l'ex-Yougoslavie, du Maghreb ou de l'Afrique noire. Tout le monde se connaît, se parle, s'apostrophe, se chamaille, s'invite et s'entraide. Comme le résume l'un des clients du bar l'Olympic : "Ce quartier-là, on devrait le déclarer patrimoine national. Le décor : le café Chez Mouloud et le bar du Serbe, le salon de coiffure, le disquaire, l'épicier, l'atelier de couture africain, le "resto" où Marcelle officie depuis près de quarante ans. Par ordre d'entrée en scène : les consommateurs des cafés, qui vont ou reviennent du "bled" avec nouvelles et cadeaux ; Mario l'Italien, maçon et fameux chanteur à ses heures ; Ziz-Ali le Kabyle, qui nous présente sa dernière chanson traitant comme toujours de la "tristesse de l'exil". Chez Marcelle, c'est le coup de feu, mais depuis le temps, les clients font partie de la famille et patientent gentiment autour de quelques verres. Patience également requise à l'atelier de couture où, pour la livraison rapide d'un boubou, il faudra "plutôt compter sur le Bon Dieu" que sur le tailleur, débordé. Alors qu'au vidéo-club l'appareil de projection trouve preneur en la personne de M. Touré-du-Mali, tout le monde est d'accord : "Qu'ils rasent tout Paris, mais pas Barbès : ils nous prendraient notre âme!" (Résumé Doucha Belgrave, CNC-Images de la culture)

  • Oumar 9-1-1, Stéphane Drolet, 1998

    Documentaire qui fait le portrait d'un Montréalais originaire du Burkina Faso. Devenu essentiel à la communauté de son quartier, Oumar le mécanicien est au centre de la vie collective. Au-delà d'une panne, on échange autour des grandes questions : du féminisme à la polygamie, de la politique à la religion. Dans huit mois, le grand frère ira visiter sa famille après six ans d'absence et c'est pour cette raison qu'il cherche des centaines de cadeaux. Chez lui, quand on quitte les siens, c'est pour trouver la richesse...

  • Ces femmes en liesse, Natacha Sautereau, 1999

    1998 : Hong Kong célèbre le 50e anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. À l’écart des cérémonies officielles, des dizaines de milliers de domestiques philippines se retrouvent au cœur du quartier d’affaires.

  • Belgique toujours grande et belle, Sylvie Antonio Bonsangue, 1999

    Construit sur les ruines d’un entrepôt désaffecté, un immeuble à loyers modérés accueille des familles en besoin urgent d’un logement salubre. La caméra saisit les étapes de ce projet social dont la force réside dans la volonté de voir le quartier retrouver un caractère humain et dans la collaboration des forces en présence

  • Nalan Turkeli, une femme des bidonvilles, Evelyne Ragot, 1999

    Ce film raconte l’histoire et le combat d’une femme singulière et révèle la réalité quotidienne de ces quartiers d’Istanbul dominés par l’anarchie et la violence.

  • A l’impossible chacun est tenu, Alain Saulière, 1997

    Après des années marquées par la violence, le quartier de Bléville (Le Havre) retrouve une certaine sérénité. Il connaît les premiers frémissements d’un renouveau encore possible : tout le monde veut y croire, malgré les doutes…

  • Belle saison des interdits (La), Aline Moens, Philippe de Pierpont, 1998

    La vie d’une bande de copains de 8 a 10 ans, dans la cité des Tilleuls du quartier Dries de Waternael.

  • Un îlot dans la ville, Ulrich Fischer, 1998

    Ce documentaire en forme de mosaïque est le portrait d’un quartier nommé îlot 13. Depuis les occupations d’immeubles en 1986 jusqu’aux travaux actuels, le film propose une synthèse organique et vivante des étapes qui ont marqué l’évolution de ce bout de ville.

  • Marius et Jeannette, Robert Guédiguian, 1997

    Les amours de Marius et Jeannette qui vivent dans les quartiers Nord de l’Estaque à Marseille. Leur rencontre ne sera pas simple car, outre les difficultés inhérentes à leur situation sociale, ils sont blessés par la vie.

  • Ma 6 T va crack - er, Jean-Francois Richet, 1997

    Au cours d’une soirée hip-hop, très attendue par les jeunes d’un quartier, une fusillade éclate. La police intervient, un policier tire. Un mort. Les jeunes du quartier, désorientés, se révoltent…

  • Trois hommes pour Harlem, Christian Gandjbakhch, Patrick Fleouter, 1996

    Mars 1995, les habitants d’East Harlem, dont 40% subsistent grâce aux aides publiques, doivent élire leur député à l’assemblée de l’Etat de New York. Dans ce quartier à majorité portoricain, les réalisateurs suivent les campagnes à rebondissements des trois candidats à la succession du défunt Angelo Del Toro jusqu’au suspense du scrutin.

  • Brooklyn Boogie, Wang Wayne, Paul Auster, 1995

    Les auteurs de « Smoke » se sont tellement plus sur le tournage de ce film qu’ils ont aussitôt enchainé avec celui-ci, mis en boite en trois jours et ou chaque participant devait improviser durant dix minutes. C’est donc la chronique d’un quartier de New York par ses habitués.

  • Brooklyn boogies, Wayne Wang, 1995

    Les auteurs de « Smoke » se sont tellement plus sur le tournage de ce film qu’ils ont aussitot enchaine avec celui-ci, mis en boite en trois jours et ou chaque participant devait improviser durant dix minutes. C’est donc la chronique d’un quartier de New York par ses habitues.

  • Les poussins de la Goutte d'or, 1993

    Ils ont 8 ou 9 ans et rêvent de devenir Jean-Pierre Papin… “Les Poussins de la Goutte d’Or”, c’est d’abord une équipe de football, des enfants, un quartier, une histoire. Chronique d’un vécu parisien et pourtant “différent”… Moussa, Benta, Mohammed - malgré la drogue, les immeubles en démolition, la violence - nous entraînent dans leurs matchs, leur vie, leur univers, leurs rêves.

  • À la vie, à la mort, Robert Guédiguian, 1994

    Ode à Marseille à travers l’histoire de quelques personnages du quartier de l’Estaque qui se réunissent tous les soirs dans un cabaret, « le Perroquet bleu ».

  • Rêve usurpé (Le), Luc Decaster, 1994

    Dans quelques années, que restera-t-il de la mémoire de ces « petites gens » qui ont sillonné usines et quartiers ? Ces militants de base du parti communiste français. Que sont devenus les mentalités mais aussi les désirs de ces oubliés de l’Histoire, hier forts de leurs arguments et soudainement fragilisés par l’effondrement de leur univers ? Une histoire collective, mais aujourd’hui surtout une histoire individuelle, intérieure.

  • Pour tout l'or d'une goutte, Sami SARKIS, Isabelle ALIBERT, 1993

    Quelques personnages clés de la Goutte d'or à Paris, nous font découvrir la richesse et la diversité culturelle de ce quartier en pleine mutation. Un parcours informé, du point de vue des habitants, des associations et des urbanistes, qui inverse l'image négative produite par les médias ne parlant que de la drogue ou des problèmes liés à l'immigration. Pour palier à l'insalubrité de certains immeubles ou sous prétexte d'insécurité, les pouvoirs publiques ont expulsé les habitants, démoli et reconstruit parfois des rues entières sans véritable plan de relogement. La vie du quartier est cassée, la population déplacée : du village qu'il était, avec ses anciens et sa très forte population algérienne, puis africaine, il ne reste plus grand-chose. Mais les habitants résistent et se sont constitués en associations. Maintenant, les expulsions manu militari, comme en 1984, sont plus difficiles, des plans de relogement sont en place et des événements culturels, tels le marathon qu'annonce l'Orchestre national de Barbès, démontrent l'énergie nouvelle qui traverse ce quartier où les habitants savent encore ce que convivialité et solidarité veulent dire. (Nathalie Magnan, CNC-Images de la culture)

  • Poussins de la Goutte d’or, Jean-Michel Carré, 1993

    Ils ont huit ou neuf ans et rêvent de football… Ces enfants, ce sont d’abord une équipe de football, un quartier, une histoire… Chronique d’un vécu parisien d’enfants issus de familles immigrées et la découverte d’un quartier livré à la promotion immobilière et baigné par la drogue et la violence…

  • Bled sisters, Jean-Pierre Thorn, 1993

    « Evasion », un groupe féminin de chant polyphonique de la banlieue de Romans. Dans les tours, les caves de HLM du quartier de la Monnaie, six filles de 18 à 22 ans, issues de plusieurs immigrations se sont formées depuis des années à la dure discipline du chant polyphonique. À travers leur répertoire, elles refusent la fatalité du ghetto et revendiquent leur identité et leur rage de vivre.

  • Riff raff, Ken Loach, 1990

    L’adaptation d’un jeune Ecossais tout juste sorti de prison à la vie des bas quartiers de Londres où il va trouver du travail comme manœuvre et une petite amie avec laquelle il va tenter d’affronter les aléas de la vie citadine.

  • Malheur des uns… (Le), Omar Amiralay, 1982

    Dans le quartier de Chiah, à Beyrouth-Ouest, deux cent cinquante mille musulmans chiites vivent dans la psychose de l’attentat aveugle. L’invivable est mis en scène en tragi-comédie de la folie collective.

  • Vive la sociale, Gérard Mordillat, 1983

    C’est la chronique populaire d’une vie, d’un quartier de Paris avec ses personnages pittoresques et attachants.

  • Alésia et retour, voyage phénoménal, Abraham Ségal, 1983

    D’Alésia à la tour Montparnasse, une invitation au voyage, dans le XIVe arrondissement de Paris par des amoureux de leur quartier. Habitants, commerçants, artistes ou artisans témoignent de leur attachement au village, à son histoire, à la convivialité qui y règne. Devant la menace que représentent les projets de rénovation, ils réagissent.

  • L'heure exquise, René ALLIO, 1981

    De sa voix douce, René Allio évoque avec émotion Marseille, sa ville natale. Il filme amoureusement la 'ville-monument' dans toutes ses formes : escaliers, traverses, jardins secrets, villages anciens devenus quartiers. Il reparcourt, en tramway, les trajets qui mènent de la campagne à la mer, au cours desquels il rêvait, enfant. Il part sur les "traces légères" de ses ancêtres. La géographie de la ville et sa sociologie sont l'objet principal de cette exploration filmique. Tout d'abord, il présente le Marseille musical des années vingt et se souvient des mélodies, dont "L'Heure exquise", qui ont bercé son enfance. Puis, quelques figures familiales apparaissent, photographiées à l'époque ou mises en scène aujourd'hui : grand-père paternel, ouvrier piémontais, père de onze enfants et tué à la guerre ; grand-mère maternelle obsédée par l'ordre et le rangement dans la maison ; oncle qui a tenté de se suicider et est mort au cours de la drôle de guerre, etc. René Allio termine brièvement son film par son parcours personnel de peintre puis de cinéaste. Il est l'auteur, entre autres films, de "La Vieille dame indigne", "Les Camisards", "Moi, Pierre Rivière", "Retour à Marseille". Dominique Villain - CNC, Images de la Culture

  • Réfugié provenant d’Allemagne, apatride d’origine polonaise, Robert Bober, 1976

    Robert Bober a retrouvé le quartier, la rue, la boutique de son père, originaire de Radom en Pologne. Il a cherché les traces de la culture juive assassinée avec son peuple.

  • Vendredi saint à Policarpa, Militants anonymes, 1965

    Un quartier de Bogota s’organise, soutenu par le PC colombien. Le vendredi saint 1966 de nouveaux habitants arrivent en portant à dos d’hommes leurs pauvres maisons en papier goudronné. L’armée intervient et détruit ces symboles.

  • Grands soirs et petits matins, William Klein, 1978

    Le mois de mai 1968 à Paris par le cinéaste et photographe américain William Klein. La caméra se porte dans les rues du Quartier latin, de la Sorbonne à l’Odéon, tout près des manifestants, enregistrant les débats sur le vif et au jour le jour.

  • Monopoly, Stanislas Choko, 1977

    Ce film se promène de Montréal à Paris dans le sillage des grands promoteurs destructeurs des vieux quartiers. Il se compose de nombreux témoignages d’habitants de quartiers en cours de rénovation et de personnes en instance d’expulsion.

  • Guichets du Louvre (Les), Michel Mitrani, 1974

    Un jeune étudiant, averti de l’imminente rafle, se rend dans le quartier Saint-Paul pour tenter de sauver quelques personnes. Il rencontre une jeune fille juive et tente de la sauver en traversant vers la rive gauche.

  • Journal d’un maître d’école, Vittorio De Seta, 1973

    Dans une école de la banlieue de Rome, les élèves désertent les cours, préférant l’école de la rue. Un instituteur les convainc de retourner en classe et expérimente avec eux une nouvelle manière d’enseigner. Avec une grande fraîcheur, De Seta invente une forme hybride qui dépasse toutes les catégories. Il implique dans le processus créatif les enfants, leurs familles, les habitants du quartier, les acteurs, appliquant ainsi au film lui-même les principes d’enseignement anti-autoritaire nés de 1968.

  • Enfants de Marx et de Coca-cola, Henri De Turenne, Claude De Givray, 1973

    Un montage d’images d’archives retrace les événements de mai 1968 au Quartier latin, la révolte des étudiants et les affrontements avec les CRS, les grèves ouvrières et les manifestations.

  • Révolte des étudiants, Mai 68 (La), Francis Espressades, Guy Demoy, Jean-Paul Thomas, 1968

    Ce reportage sur les événements du Quartier latin a été réalisé du 3 au 13 mai 1968. Sa diffusion télévisée le 14 mai a été suivie d’un débat en plateau.

  • On voit bien qu’c’est pas toi, Christian Zarifian, 1969

    Préparé puis tourné avec un groupe de jeunes ouvriers, collégiens, chômeurs, etc., dans un quartier du Havre, On voit bien qu’c’est pas toi inaugure la série de films « collectifs », portés par l’élan de 1968.

  • Law and order, Frederick Wiseman, 1969

    Le travail quotidien d’une brigade de police dans un quartier défavorisé de Kansas City.

  • Société est une fleur carnivore (La), Collectif, sous la direction de Guy Chalon, Bernard Gesbert et Gérard Gozlan, 1968

    Documents et témoignages directs dénoncant les violences policières commises au Quartier latin en mai et juin 1968.

  • Katia et le crocodile, Vera Simkova, jan Kucera, 1966

    Katia, petite fille de huit ans, se voit confier par un garçon les étonnants animaux de sa classe qu’il doit garder pendant les vacances. Inconsciente, sa petite sœur libère l’animalerie. Une délirante course-poursuite s’ensuit alors dans tout le quartier

  • Paris Vu Par…, Jean Rouch, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, Jean Douchet, Jean-Daniel Pollet, Eric Rohmer, 1966

    Un jeune producteur, Barbet Schroeder, a eu l’idée de confier une caméra 16 mm et de la pellicule à six amis cinéastes en leur demandant de réaliser un court-métrage sur un quartier de la capitale.

  • Mon oncle, Jacques Tati, 1957

    Hulot, qui habite une pittoresque maison d’un quartier populaire, vient de temps en temps distraire son neveu, qui s’ennuie dans la villa ultra-moderne de ses parents.

  • Ballon rouge (Le), Albert Lamorisse, 1956

    C’est l’histoire d’un petit garçon et d’un ballon magique. Dans le Paris des années 50, un petit garçon libère un ballon accroché à un réverbère. À la surprise des habitants du quartier, suscitant la convoitise des autres enfants, le ballon rouge va le suivre partout dans les rues de la capitale…

  • Ruelle (La), Jan Koelinga, 1933

    Impressions saisies dans une ruelle d’un quartier pauvre de Rotterdam : à quelques pas de L’agitation de la ville, des enfants jouent, des gens travaillent. Entre réalité et envie d’évasion, entre révolte contre la misère et amour de la vie.

  • Rue des partants, Gilles DINNEMATIN

    Le quartier de Ménilmontant a été presque entièrement rebâti depuis les années 1950. Théâtre de toutes les politiques urbaines, sa démolition a parfois été facilitée par des incendies criminels et meurtriers. Une promenade dans le quartier, commentée en voix off par ses habitants, en retrace l'évolution. Pour les anciens, par cette reconstruction inconsidérée, c'est la vie que l'on a tuée. La description nostalgique du village de Ménilmontant avant sa rénovation fait apparaître un mode de vie aujourd'hui oublié : sans télévision, les habitants se retrouvaient le soir devant leur porte, le boulanger apportait ce qu'il n'avait pas vendu ; un quartier vivant, avec ses commerçants, ses artisans, ses cinémas, ses bals et ses cafés. La population a été expropriée sans concertation ni proposition de relogement. Les pouvoirs publiques tâchaient officiellement d'éviter la spéculation, mais aux dires de certains, "ils ont fait pire encore". Architectes et urbanistes ont fini d'achever le quartier : aucun lieu où se rencontrer, des loyers trop élevés pour les commerçants. Une nouvelle population s'est installée ; si elle ne réagit pas, elle entérinera cette cité dortoir. (Nathalie Magnan, CNC-Images de la culture)

  • Mes voisines, mes copines, Yasmina KHERFI, Diane MAROGER

    Au quartier du Val Fourré, à Mantes - La - Jolie, des mères de famille maghrébines partagent des moments de vie quotidienne où tout est prétexte à la fête.

  • Les Chinois de Belleville, Jean-Antoine BOYER

    "Le quartier de Belleville a connu, depuis le début du XXe siècle, plusieurs vagues d'immigration Liés par une forte solidarité communautaire, les Chinois ont donné à ce quartier une animation très particulière Ce film nous plonge dans l'histoire de ce quartier, à la rencontre d'artisans et de ceux qui en font la richesse La collection D'en France et d'ailleurs présente les portraits d'artistes étrangers ayant choisi de vivre en France. Nous découvrons leurs motivations, leur communauté, leurs relations avec la population environnante, le jugement qu'ils portent sur la société française." - ADAV

  • La Goutte d'or, vivre ensemble, Bruno LEMESLE

    "Un quartier de Paris porte un nom aussi magique qu'intrigant : la Goutte d'Or. Le réalisateur va à la rencontre des habitants, dans la vie des familles, dans les luttes que mènent des associations pour faire valoir les droits de tous à vivre dignement. Car si la rénovation du quartier met en évidence des réalités sociales incroyables, cachées dans l'ombre de l'insalubrité, elle révèle aussi que la Goutte d'Or est un quartier de résistance, imprégné d'une conscience ouvrière, où des solidarités se dressent contre les injustices."- (B.L.)

  • Esprit de corps, Luc VERDIER-KORBEL

    Un quartier défavorisé de Dreux, dans la période incertaine de la réélection d'un maire précédemment invalidé, et le devenir hypothétique de trois jeunes issus de l'immigration, motivés durant un an par le Théâtre Mobile de la compagnie du Hasard de Nicolas Peskine. Après avoir fait la preuve de leur possible autonomie, chacun tente de sortir de l'impasse du chômage, entre sécurité improbable et précarité. La compagnie du Hasard a installé son Théâtre Mobile sur un terrain vague, entre un centre commercial et une série de pavillons identiques. Depuis des mois, ils entraînent Karim, Mekki et Tarik, à prendre en charge du début jusqu'à la fin leur propre projet théâtral. La première du spectacle doit avoir lieu entre les deux tours des élections. Les candidats viennent faire des promesses d'embauche. Nicolas Peskine plaide auprès des élus la nécessité de maintenir, après son départ, un groupe avec une salle. Mais ces jeunes adultes ont-ils vraiment envie de jouer les médiateurs socioculturels à Dreux ? Finalement, deux d'entre eux préféreront tenter ailleurs la précarité de l'aventure théâtrale. Marie-Christine Balcon, CNC-Images de la culture

  • Présence d'esprit, Valérie KANZA

    Au coeur du quartier latin à Paris, voyage dans une petite librairie où l'esprit d'Alioune Diop, premier éditeur noir, et de ses illustres compagnons de Présence Africaine, inspire une nouvelle génération ...

  • Mansouria, Luc RIOLON

    Dans un quartier de Marseille, un enfant court de place en place, de cour d'école en salle de classe, en passant par un terrain vague occupé par des gitans. Dans chacun de ces lieux, il rencontre des groupes d'enfants qui chantent et dansent sur des tubes du top 50 ou des musiques rappelant leurs origines. Chaque rencontre est le prétexte au commencement d'une histoire ou d'un rêve. Document réalisé lors d'une résidence chorégraphique dans le quartier de la Bricarde à Marseille, à l'instigation du ministère de la culture, dans le cadre du développement social urbain (DSU). Par la danse et la musique, Luc Riolon et Josette Baïz, qui travaillent depuis longtemps avec des enfants, ont dressé la cartographie sensible du mélange ethnique composant la cité. Les rêves et les espoirs des enfants ont été scénarisés et mis en scène avec leur participation. Solitude, incommunicabilité entre filles et garçons, envie de rencontre et de fête, fantasme du mariage et de la reconnaissance sociale sont autant de thèmes abordés avec humour ou gravité dans une succession de séquences jouées, dansées et filmées avec pudeur ou avec un exhibitionisme assumé.(Patrick Bossatti, CNC-Images de la culture)

  • Mansouria, Luc RIOLON

    Dans un quartier de Marseille, un enfant court de place en place, de cour d'école en salle de classe, en passant par un terrain vague occupé par des gitans. Dans chacun de ces lieux, il rencontre des groupes d'enfants qui chantent et dansent sur des tubes du top 50 ou des musiques rappelant leurs origines. Chaque rencontre est le prétexte au commencement d'une histoire ou d'un rêve. Document réalisé lors d'une résidence chorégraphique dans le quartier de la Bricarde à Marseille, à l'instigation du ministère de la culture, dans le cadre du développement social urbain (DSU). Par la danse et la musique, Luc Riolon et Josette Baïz, qui travaillent depuis longtemps avec des enfants, ont dressé la cartographie sensible du mélange ethnique composant la cité. Les rêves et les espoirs des enfants ont été scénarisés et mis en scène avec leur participation. Solitude, incommunicabilité entre filles et garçons, envie de rencontre et de fête, fantasme du mariage et de la reconnaissance sociale sont autant de thèmes abordés avec humour ou gravité dans une succession de séquences jouées, dansées et filmées avec pudeur ou avec un exhibitionisme assumé. (Patrick Bossatti, CNC-Images de la culture)

  • Mémoire en images

    Témoignages des habitants du quartier et historique des bâtiments. Nombreux rapatriés d'Algérie.

  • Les enfants de la musique, SCHLICK

    Ces enfants vivent dans un quartier populaire de Roubaix que l'on a coutume de nommer "quartier défavorisé" ; mais aujourd'hui, à la faveur de cette sensibilisation à la musique classique, leur vie et celle de leur famille semblent se redéfinir comme cette tendance mystérieuse et universelle des émotions, des sentiments à s'associer, s'organiser, à se complexifier pour devenir une force de vie, force qui était en quelque sorte en léthargie. La musique, ou plus exactement les musiques, Aida, Jennifer, Allison, Sofiane et leurs amis, les respirent à chaque instant parce que des artistes, Jean-Claude Casadesus et les musiciens de l'orchestre, leur ont entrouvert la porte du beau, la porte de l'art, la porte d'eux-mêmes tout simplement. Cette découverte a été possible grâce à une approche concrète de la création artistique par leur implication dans l'exécution d'une ½uvre de Telemann et par leur participation effective, avec le chanteur Khaled, sur la scène du Zénith.

  • La tour du monde, Alice DIOP

    La Rose des vents est un immense quartier constitué de plusieurs barres HLM construites en 1973 dans la banlieue nord de Paris. En trente ans ces barres n'ont jamais été rénovées. L'allée de la Bourdonnais est une des rues principales du quartier. Deux grands ensembles la jalonnent. Ici il n'y a pas d'espaces verts. Le visiteur étranger dirait de ce lieu qu'il est lugubre, voire même insalubre. Il pourrait même dire que c'est sinistre. Il regarderait horrifié les vitres cassées, les volets endommagés, les murs délavés, les déchets entassés au pied des immeubles. Ce lieu a des allures de no man's land. (Résumé éditeur)

  • Imagine une autre histoire à ma cité

    Ce projet a pour cadre un quartier sensible de l'Hay-les-Roses appelé "le Jardin Parisien". Ce dernier, créé dans les années 70, est composé essentiellement de personnes issues de l'immigration. L'histoire de ce quartier ressemble à s'y méprendre à celle que veulent bien nous faire croire les médias : insécurité, chômage, insalubrité de l'habitat, manque de dynamisme quant aux commerces de proximité,... Nombreux sont les clichés mais certains faits sont réels. Afin de donner une autre teinte à ce tableau noir, des jeunes et des moins jeunes ont décidé de se mobiliser, plusieurs associations ont donc vu le jour. Être citoyen c'est aussi être acteur dans sa cité, c'est pourquoi la mission locale Bièvre Val-de-Marne a proposé aux jeunes de ces quartiers de s'exprimer par le biais de la vidéo et de laisser ainsi un témoignage et une trace de la vie du quartier à leurs successeurs. Ces jeunes ont pris en charge les différentes étapes de la vidéo : définition du contenu, écriture du synopsis, plan de tournage, calendrier, organisation des interviews, tournage et montage. Le film a été diffusé à deux reprises dans une salle de cinéma (500 participants). Ces projections ont donné lieu à un véritable débat sur la vie du quartier

  • Frontière intérieure, Claire ANANOS

    L'histoire des habitants du quartier de la Goutte d'Or, à Paris, au 20ème siècle, raconte quelque chose de l'histoire du monde, et de la France en particulier. C'est aussi ce que racontent les textes de François Maspero en traçant les contours des vagues d'immigration successives qui se sont sédimentées dans ce quartier. Chacun est ainsi porteur d'une parcelle de l'Histoire tout en étant traversé par une frontière intérieure.

  • Droits de cité, Christophe JOURET

    Pour interpeller les adolescents du quartier des Musiciens aux Mureaux, près de Paris, Pierre Doussaint a fait appel aux techniques de l'aïkido et de la danse africaine. "Quand il danse, le jeune danseur dévoile à la communauté sa force, sa souplesse, son envie et son désir." Le reportage montre comment les enfants partent à la conquête de leur identité déchirée, au moyen de la danse. Pierre Doussaint a travaillé trois ans avec ces enfants de la grande banlieue parisienne dans le cadre d'un projet DSU (développement social urbain). Tous les membres de sa compagnie ont participé à cette sensibilisation à la danse contemporaine. A la suite de cette patiente et remarquable plongée dans la vie quotidienne difficile des adolescents et des familles, un spectacle fut réalisé et tourné dans les salles de la région. Le film effleure ce que furent les difficultés et les joies d'une telle expérience. (Patrick Bossatti, CNC-Images de la culture)

  • Carnaval des deux rives, Jean-Paul LASCAR

    tourné auprès des jeunes des quartiers défavorisés, ce film retrace la préparation du carnaval de Bordeaux. il s'appuie sur le témoignage des différents acteurs engagés dans cette opération (artistes, jeunes, animateurs, éducateurs) et offre ainsi l'illustration d'une action sociale et culturelle originale.

  • A l'impossible chacun est tenu, Alain SAULIERE

    Reportage au Havre, quartier du Bois de Bléville, été 1997. Les quelque 6 000 habitants de cette banlieue décrétée zone franche veulent croire, malgré les doutes, au renouveau de leur quartier. Une mutation engagée par les élus, mais aussi par les associations locales impliquées dans l'amélioration de la vie quotidienne, l'éducation, l'alphabétisation et la création de nouveaux emplois. "Avant, c'est nous qui salissions, maintenant, c'est nous qui nettoyons." De début 96 à fin 97, 35 emplois ont été créés dans ce quartier, 19 de plus aux alentours et cette nouvelle embauche a fait régresser la petite délinquance liée au chômage. Les jeunes du quartier entretiennent les (rares) espaces verts, l'association africaine s'attache à alphabétiser les parents et à proposer des activités aux enfants après l'école : soutien scolaire, mais aussi ateliers et fêtes... Parallèlement, à la régie de quartier, élus, éducateurs et associatifs s'appliquent à créer des passerelles entre banlieue et ville, à inciter les entreprises à s'installer dans la zone franche et à pérenniser les structures mises en place. (Doucha Belgrave, CNC-Images de la culture)

  • Intervallo (L’)

    Dans un immense bâtiment désaffecté d’un quartier populaire de Naples, Salvatore, un adolescent timide et mal dans sa peau, est contraint par des patrons de la Camorra de surveiller Veronica, une jeune fille effrontée. Il ignore totalement les raisons de cette détention. Au cours de la journée, la relation entre les deux adolescents évolue et une certaine complicité s’instaure. Veronica entraîne Salvatore dans l’exploration de leur vaste prison, comme pour éviter de penser au sort qui les attend.

  • Zéro tolérance, SAÄL Michka

    "Moyen métrage documentaire explorant les relations entre policiers et groupes minoritaires à Montréal. La réalisatrice se questionne : comment se fait-il que malgré les études, les réformes, la police de quartier, l'égalité à l'emploi, le partenariat, l'embauche de civils spécialistes... les relations entre policiers et groupes minoritaires restent si mauvaises?"-(ONF)

  • Zebda, l'écho de la rumeur, Michel CARRIÈRE

    "Huit musiciens de la banlieue nord de Toulouse ont formé Zebda, un groupe qui rape sur une orchestration rock. Attentifs au sort des jeunes confinés entre les murs des cités, les huit de Zebda, "la voix des sans voix", aspirent à la notoriété sans renoncer à l'expression d'une solidarité militante. L'énergie et les idées bouillonnent, et si la critique sociale frappe fort, le message est généreux. Zebda est née dans une association de quartier de la cité Bourbaki. A force d'aller en masse aux concerts de rap et de reggae, certains sont passés devant les micros. Magid, parolier et chanteur, et les frères Amokrane, choristes-rapeurs, sont fiers de leurs racines kabyles et de leur naissance gascone. Les jeunes de leur cité les admirent et se démènent pour que l'organisation du festival Ca bouge au Nord ! impulsé par le groupe, soit une réussite. Sur scène, Zebda remue les foules avec des textes qui ironisent sur le maire de Toulouse, dénoncent la télé qui rend fou et s'indignent des propos réducteurs sur les immigrés. Le fameux "sans compter le bruit et l'odeur" de Jacques Chirac est détourné et clipé avec des images de combattants maghrébins portant l'uniforme de l'armée française dans les tranchées. (Anaïs Prosaïc , CNC-Images de la culture)"

  • Yéma ne viendra pas, A. PETIT

    Yéma a soixante ans. Elle vit en périphérie d'Évreux, dans un quartier qu'on appelle la Madeleine. C'est là qu'ont eu lieu de violentes émeutes en novembre 2005 et c'est là qu'elle a élevé seule ses 9 enfants. Élevés par cette mère algérienne pour qui le français n'est pas la langue maternelle et qui ne sait ni lire, ni écrire, dans un quartier qui connaît plus d'échecs que de réussites, ses enfants sont devenus ingénieur, médecin, cadre...

  • Wazemmes avant tout

    Le documentaire "Wazemmes avant tout", édité en DVD, est basé sur des témoignages d'habitants sur la mémoire d'immigrés à Wazemmes à partir de 1950. Afin de mettre en avant l'apport culturel des différents groupes sociaux, la Maison de Quartier de Wazemmes a souhaité fédérer la population du quartier autour de sa mémoire collective en lui donnant la parole. A travers l'expression de souvenirs, l'évocation de la vie quotidienne, du travail, les jeunes générations découvriront ce qu'a été la vie du quartier depuis les années 50 puis au moment de la guerre d'Algérie avec l'arrivée d'immigrés et avant les changements urbanistiques du secteur. Les auteurs ont ainsi recueillis sept témoignages qui, bien que les protagonistes ne soient pas tous issus de l'immigration, convergent.

  • Vivre en banlieue - parole d'un éducateur de la rue, Jean-Marie PETITCLERC, Jean-Baptiste MARTIN

    Si le film consigne la parole du prêtre salésien et éducateur Jean-Marie Petitclerc sur les moyens à développer pour réduire la fracture sociale des "quartiers", le réalisateur suit aussi ses actions sur le terrain auprès des jeunes du Centre du Valdocco à Argenteuil. Pour Jean-Marie Petitclerc, membre du Conseil national des villes et de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine, mixité sociale et mobilité sont deux facteurs essentiels d'insertion.

  • Univers Cités, Ana-Milena PABON

    "Univers Cités est un documentaire réalisé au cours d'une enquête en sciences humaines sur les pratiques médiatiques et la construction identitaire chez les jeunes de quartiers classés ZUS (zones urbaines sensibles). Le film, réalisé par Ana Milena Pabón en 2008, fut tourné à Pau, Talence et Agen (Aquitaine) et co-produit par l'Université Bordeaux3, Périphéries Productions et l'association Plan-Large. N'hésitez pas à visiter notre blog (univers-cites-lefilm.blogspot.com)"- Présentation éditeur

  • Une poste à la Courneuve, Dominique CABRERA

    Camera à l'épaule, sans commentaire, Dominique Cabrera fait défiler le quotidien d'un bureau de poste de La Courneuve en banlieue parisienne. Priorité est donnée à la dimension humaine, des guichetiers et des clients, qui se dégage de relations courtes, parfois violentes, contraintes par le service administratif. Le parti pris humaniste de la réalisatrice rompt avec la dureté des situations. Dans ce quartier défavorisé, la poste est le lieu où les habitants viennent d'abord toucher l'argent d'aides dispensées par l'Etat : RMI, allocation familiale, pension vieillesse, etc. D'un coté du guichet, c'est la règle qui prime, même s'ils ne peuvent rester insensibles face à la détresse ; de l'autre, il s'agit de s'adapter à des règlements parfois incompatibles avec la réalité. Un homme se demande comment avoir un RIB : l'administration le lui demande pour verser le RMI, la poste ne le lui donnera qu'en déposant de l'argent... qu'il n'a évidemment pas avant d'avoir toucher le RMI. Frictions, attentes et frustrations, entraides et compromis, la poste est le lieu de toutes les transactions. (Nathalie Magnan, CNC-Images de la culture)

  • Un autre chemin d'écoliers, Natacha CYRULNIK

    "Des jeunes de 16-20 ans venant du Maghreb, de Roumanie, d'Ukraine ou d'ailleurs, arrivent en France. Ils entrent dans la classe de primo-arrivants organisée par le Centre Social Sainte-Musse à Toulon, une des trois en France qui acceuillent les élèves de plus de 16 ans. Ils ont un an pour apprendre le français, découvrir cette nouvelle culture, s'intégrer dans leur quartier, aider leurs parents à s'intégrer dans leur quartier, régler leurs papiers et choisir un métier. Ce film raconte leur parcours. En suivant ces jeunes et leur famille pendant un an, on découvre tout ce qui est mis en oeuvre pour eux, en même temps que le parcours laborieux qu'ils doivent suivre pour tenter de s'intégrer... Ce film a été tourné durant l'année scolaire 2006/2007 grâce au soutien du Centre Social Sainte-Musse de Toulon et du Fasild." -(la cie des embruns)

  • Tours d'exil, jenny TENG

    Terre d'asile pour les réfugiés sino-khmers dans les années 70-80, le 13ème arrondissement de Paris est habité par la migration d'une mémoire douloureuse, forcée par le régime sanguinaire de Pol Pot au Cambodge. Les tours où se concentrent les logements et les histoires individuelles dessinent dans le quartier d'infinies verticales qui s'évanouissent dans le ciel. Pha, Ta Meng, So Savoeun et Boudha vivent dans les sous-sols ou dans le sommet des tours. Chacun s'est reconstruit après un long exil, menant une vie quotidienne en phase avec le rythme et la vie collective du quartier. Les récits de vie, recueillis dans leur espace intime, contrastent vivement avec les apparences de bonheur que propose la communauté dans ses divertissements et ses fêtes. Où sont aujourd'hui les morts qu'on n'a pas pu enterrer ? Quels moyens trouve-t-on pour combler le vide causé par les disparitions et les trous de mémoire ? Le film propose une lente traversée subjective dans les méandres de la mémoire. Il cherche à rendre visible les traces de l'histoire dans les rues, les boutiques, les entrepôts, les danses et les corps. Présentation éditeur

  • Si Balzac m'était conté, Sandrine CHARLEMAGNE

    Documentaire de 44 minutes qui donne la parole à une vingtaine de jeunes âgés de 12 à 22 ans, habitants du quartier Balzac de Vitry-sur-Seine. Des écrits personnels sur le renouveau du quartier, mais aussi des extraits d’ouvrages d’auteurs classiques et contemporains (Prévert, Rimbaud, Aragon, Racine, Darwich, Olympe de Gouges, Simone de Beauvoir, Colette, M. Yourcenar …)

  • Rien ne bouge et tout fout le camp, Marina OBRADOVIC, Jocelyne Bénédicte Brigitte GALAND DELGEHIER GALLOT

    La famille Kouyate, un couple mixte et leurs deux enfants, ont choisi de vivre à la goutte d'or. Après huit années passées dans le quartier, ils décident de déménager. Ils me racontent leur choix et la culpabilité qui en découle.

  • Rêves de ville, Dominique CABRERA

    Dans quelques années, que restera-t-il de la mémoire de ces «petites gens» qui ont sillonné usines et quartiers ? Ces militants de base du PCF. Que sont devenues les mentalités mais aussi les désirs de ces oubliés de l'Histoire, hier forts de leurs arguments et soudainement fragilisés par l'effondrement de leur univers. Une histoire collective, mais aujourd'hui surtout une histoire individuelle, intérieure.(ISKRA)

  • Qui suis-je ? (Sarcelles 1996), GATTI

    Treize récits autobiographiques racontés face à la caméra, présentés ainsi au début du film : "Ecrits et enregistrés par les exclus eux-mêmes, pour être projetés au début de la pièce 'Le Cinécadre de l'esplanade Loreto' (écrite et mise en scène par Armand Gatti). Ces fragments de vie sont aussi leur première confrontation au monde de l'écriture." Le dispositif : un espace, une personne, un destin et une question : "Qui suis-je ?" Un carton annonce le lieu, un quartier de Marseille (Le Panier, L'Estaque, Saint-Charles, Les Aygalades...), puis un panoramique nous le dévoile et se fixe en plan rapproché sur celui qui va se présenter. Fugues, vol, drogue, délinquance, violence, prison, reclassement professionnel... ces femmes et hommes de tout âge ont pour point commun la souffrance d'une vie trop dure ; ils ont été exclus d'une société qui ne leur a pas donné leur chance. Ils déclament leur texte en nous regardant dans les yeux, ils sont en quête de terre nouvelle et de reconnaissance. Ecrire pour soulager la douleur, chanter quand parler devient trop dur, utiliser tous le champ des possibles du langage, c'est là leur sauf-conduit pour exorciser le passé, s'en défaire et le dépasser. Il faut "consolider la charpente pour que l'édifice ne s'écroule pas." Par l'expérience du théâtre et de la parole, ils se sont trouvés eux-mêmes. "Je suis passé à côté de ma vie, mais me voilà au rendez-vous du langage." (Tristan Gomez, CNC-Images de la culture)

  • Qui suis-je ? (Marseille 1990), CHATELAIN

    Treize récits autobiographiques racontés face à la caméra, présentés ainsi au début du film : "Ecrits et enregistrés par les exclus eux-mêmes, pour être projetés au début de la pièce 'Le Cinécadre de l'esplanade Loreto' (écrite et mise en scène par Armand Gatti). Ces fragments de vie sont aussi leur première confrontation au monde de l'écriture." Le dispositif : un espace, une personne, un destin et une question : "Qui suis-je ?" Un carton annonce le lieu, un quartier de Marseille (Le Panier, L'Estaque, Saint-Charles, Les Aygalades...), puis un panoramique nous le dévoile et se fixe en plan rapproché sur celui qui va se présenter. Fugues, vol, drogue, délinquance, violence, prison, reclassement professionnel... ces femmes et hommes de tout âge ont pour point commun la souffrance d'une vie trop dure ; ils ont été exclus d'une société qui ne leur a pas donné leur chance. Ils déclament leur texte en nous regardant dans les yeux, ils sont en quête de terre nouvelle et de reconnaissance. Ecrire pour soulager la douleur, chanter quand parler devient trop dur, utiliser tous le champ des possibles du langage, c'est là leur sauf-conduit pour exorciser le passé, s'en défaire et le dépasser. Il faut "consolider la charpente pour que l'édifice ne s'écroule pas." Par l'expérience du théâtre et de la parole, ils se sont trouvés eux-mêmes. "Je suis passé à côté de ma vie, mais me voilà au rendez-vous du langage." (Tristan Gomez, CNC-Images de la culture)

  • Portes ouvertes dans les foyers de travailleurs immigrés, Michael HOARE

    Samedi 12 mai 2001, le foyer Manouchian (ADEF) de Vitry-sur-Seine a organisé une journée "Portes ouvertes". Le 20 octobre 2001, le foyer Claude Tillier, Paris 12ème (Assotraf puis Aftam) a fait de même. Pourquoi les résidents et les délégués de ces foyers ont-ils estimé qu'il fallait inviter le quartier, les élus et les associations pour voir l'état de leurs logements. Pour deux raisons : - d'une part, leurs bâtiments sont très dégradés ; des programmes de rénovation sont annoncés depuis longtemps, mais prennent toujours plus de retard. Inexorablement, les conditions de vie se dégradent. Les résidents et les délégués ont voulu montrer aux voisins tout simplement comment ils vivent et l'état réel de leurs bâtiments. - d'autre part, si la rénovation pose tant de problèmes, c'est généralement parce que la recherche de nouveaux espaces pour héberger les gens qui vont être déplacés par l'amélioration du confort, ou pour héberger les occupants en surnombre, est très difficile. Le "desserrement" des foyers d'africains relève d'un vrai casse-tête. Les africains, et notamment les foyers d'immigrés africains, n'ont pas bonne presse en France. Pourtant ce sont des ouvriers, des employés des services, comme beaucoup de monde. Ce sont des gens qui vivent paisiblement. Les foyers, au vu du nombre de gens qui s'y trouvent, sont remarquablement tranquilles. Les espaces de vie communautaire présents (salle de prière, cuisine collective) profitent au tissu d'activités du quartier dans son ensemble. Ainsi c'est aussi pour combattre la mauvaise image qu'on leur attribue, que les résidents et les délégués de ces foyers ont décidé d'ouvrir leurs lieux, et d'inviter tous les intéressés à discuter de ce qu'ils y trouvent. Avenir vivable a filmé ces deux événements. Ces deux documents filmés rendent compte des journées en deux temps : à chaque fois une "visite des lieux" est suivi d'un débat. Les discussions réunissent responsables de l'Etat, (le délégué de la CILPI (Commission Interministérielle pour le Logement des Personnes Isolées), responsables locaux, gens du voisinage, résidents, délégués et membres d'associations de soutien. Ceci nous permet de saisir les enjeux, importants, de la rénovation des foyers de travailleurs immigrés, et de mesurer les blocages, lourds, qu'il s'agit encore de briser.

  • Petite Espagne, Sophie SENSIER, Natacha LILLO

    Il existe près du stade de France, à la Plaine Saint-Denis, près de Paris, un quartier où s'installèrent au XXe siècle, par vagues successives, des milliers d'immigrés espagnols, recréant l'ambiance de leur village natal avec ses petits commerces, ses cafés, ses agitateurs politiques, et même son église... Ce quartier fut longtemps connu comme la Petite Espagne. Aujourd'hui le quartier est en voie de démolition ; l'immigration espagnole, elle, semble s'être "fondue" dans le paysage. Dernier lieu emblématique de sa présence dans le quartier de Saint-Denis, le hogar (le foyer) où l'on se retrouve en famille le dimanche pour jouer aux dominos ou manger el cocido (plat traditionnel) dans un décor suranné... Le film documentaire

  • On est resté sur la dalle, Samir ABDALLAH

    Une chronique documentaire des campagnes présidentielle et législatives de 2007 sur la dalle d'Argenteuil, du point de vue des candidats « de la diversité », comme on appelle pudiquement les enfants de l'immigration en France. Sur les dix-huit candidats aux Législatives sur la 5ème circonscription du Val d'Oise (Argenteuil-Bezons), six sont originaires du Maghreb, sans compter les cinq suppléants qui rajoutent encore des couleurs à l'affiche. Lors de leurs tournées dans les quartiers populaires d'Argenteuil et de Bezons, nos candidats de la « diversité », Faouzi Lamdaoui (PS), Alima Boumediene-Thiery(Verts), Homar Slaouti (LCR), Mouloud Bousselat (suppléant PC), Valentin Texeira et son suppléant Mohamed Chanai (écologistes dissidents)... font remonter les paroles des habitants, leurs vraies souffrances et leur désir d'une politique qui les prenne vraiment en considération, à commencer par le respect et la dignité. Fort des résultats de Ségolène Royal au second tour de la Présidentielle (56%), Faouzi Lamdaoui, porte les couleurs socialistes aux Législatives - avec une équipe où sont fortement représentés les héritiers de l'immigration des ex-colonies françaises de cette banlieue aux portes du quartier d'affaires de la Défense. Il rêve d'être le premier député issu de l'immigration des ex-colonies à l'Assemblée Nationale, et de rendre à la gauche un siège perdu en 2002 par le communiste Robert Hue face au candidat UMP Georges Mothron. Au premier tour, Faouzi Lamdaoui se place en tête de la gauche en recueillant 26,78% des voix. Le meilleur score jamais obtenu par un socialiste sur la circonscription. Profitant de la grande démobilisation des électeurs de gauche suite à la victoire de Nicolas Sarkozy, Georges Mothron creuse l'écart à son avantage et fait même mieux, en nombre de voix sur la circonscription, que le nouveau Président. Alors, candidats pour du Beur ?... ISKRA

  • Nous princesses de Clèves, Régis SAUDER

    À Marseille, des élèves de première et de terminale du lycée Diderot étudient La princesse de Clèves. Issus des quartiers nord et fréquentant un établissement classé ZEP, tout les sépare a priori de ce grand classique de la littérature française. Pourtant, au cours de l'année scolaire, ils vont se prendre de passion pour ce roman et s'en approprier le texte pour faire des parallèles avec leur propre vie. Présentation éditeur

  • Nous /Autres, Giovanni CIONI, Nejma HADJ

    Helga et Yann sont amis depuis longtemps. Ils ont connu la persécution, la disparition des proches, la misère, l'exil. Ils ont construit une nouvelle vie. Une vie où être heureux, avec des hauts et des bas, certes, une vie où on peut s'amuser et surtout ne rien regretter. Helga et Yann habitent un quartier du centre de Bruxelles, là où vivent d'autres exilés d'aujourd'hui. NOUS/AUTRES est un un voyage à travers l'histoire de leur existence, à travers leur présent. Dans ce présent, l'autre, immigré, réfugié, est là. Il habite la même ville, le même quartier, la même rue... (Iota Production)

  • Notes pour Debussy, lettre ouverte à Jean Luc Godard, Jean-Patrick LEBEL

    Le 18 février 1986, la barre Debussy de la Cité des 4000 à La Courneuve s'effondre sous une charge d'explosifs. Comment en est-on venu à programmer sa destruction ? Qui étaient "les 4000" ? Que signifie habiter à La Courneuve ? Le film témoigne des rapports ambivalents, passionnels, des habitants à leur cité, de leurs combats, de leurs espoirs, puis de leur renoncement et de leur fuite. La Cité des 4000 a été construite au début des années 60 pour reloger les mal lotis des quartiers insalubres de Paris et les rapatriés d'Algérie. Cette époque est métaphorisée par des images du film de Godard, "Deux ou trois choses que je sais d'elle", tourné à La Courneuve en 1967. Remise en scène pour ce documentaire, l'actrice Marina Vlady incarne, en contrepoint des discours militants ou défaitistes des habitants, la parole meurtrie et cependant résistante de la cité. C'est à des expériences comparables que l'on doit les exigences nouvelles en matière d'habitat. La barre Debussy s'est substituée aux bidonvilles ; sur son emplacement est créé à présent un habitat social à la mesure de l'espoir qui l'avait fait naître. (CNC-Images de la culture)

  • Nos Petites Espagnes, Xavier BAUDOIN, Ismaël COBO

    Ce documentaire se propose de donner un aperçu de la richesse et de la diversité de l'immigration espagnole en France à travers les lieux de vie et de mémoire que sont ses "casas, centros, hogares, colonias" disséminés dans tout l'Hexagone. Il s'agit de rentrer dans l'histoire comme on rentre dans une maison, d'interroger ses locataires actuels et les plus anciens, sans oublier de rechercher des objets, des photos et des documents personnels qui peuvent nous rappeler un passé oublié. Ainsi on saisit la vie actuelle du lieu et on fait émerger son histoire et des quartiers entiers qui, autour de ces bâtiments, ont été construits ou habités par une majorité d'Espagnols.

  • Nos petites Espagne, Xavier BAUDOIN, Ismaël COBO

    Ce documentaire se propose de donner un aperçu de la richesse et de la diversité de l'immigration espagnole en France à travers les lieux de vie et de mémoire que sont ses "casas, centros, hogares, colonias" disséminés dans tout l'Hexagone. Il s'agit de rentrer dans l'histoire comme on rentre dans une maison, d'interroger ses locataires actuels et les plus anciens, sans oublier de rechercher des objets, des photos et des documents personnels qui peuvent nous rappeler un passé oublié. Ainsi on saisit la vie actuelle du lieu et on fait émerger son histoire et des quartiers entiers qui, autour de ces bâtiments, ont été construits ou habités par une majorité d'Espagnols.

  • No Border (Aspettavo che scendesse la sera)- Un Homme Idéal - N'entre pas sans violence dans la nuit, Sylvain GEORGE

    NO BORDER "Paris, ville ouverte. Vertiges des commémorations. Ruines. Vents. Marées. Naked eyes. De jeunes migrants irakiens, afghans, iraniens errent dans les rues, entre soupes populaires et camps de fortune. Partant, ils mettent en crise l'ordre des choses et la société bourgeoise. Un mouvement d'émancipation advient, profondément mélancolique, élégiaque : redéfinir le concept de révolution par un nouveau concept d'Histoire." - (CNC- images de la culture) UN HOMME IDEAL "Noir. Ombres. Une silhouette, et des murs qui défilent, acérés comme des rasoirs prêts à trancher ce qui ne saurait se voir. Un homme marche dans la ville. Paris. Monsieur K. À l'instar des 30 000 familles qui ont placé leur dernier espoir dans la circulaire de Monsieur S. (Sarkozy), Monsieur K. attend, attend et attend... Au cours de cette attente, on découvre un visage pétrifié, celui d'une société française en état de guerre... " - (CNC) N'entre pas sans violence dans la nuit "La rage au c½ur. De plein fouet. Gueules ouvertes. Rafles. Octobre 2005. Un quartier de Paris se révolte, spontanément. Et l'écho du désespoir et de la colère n'a d'égal que l'injustice qui frappe les habitants jours après jours. Gestus historique qui renvoie aux luttes populaires les plus belles, les plus ténues, les plus fragiles : esclaves de Spartacus, insurgés de la Commune, noirs et latinos américains... Des mondes comme des poings qui se serrent, des c½urs qui se battent, tandis que les poitrines se soulèvent." - (CNC)

  • mode in france, William KLEIN

    Douze films, allant du slapstick au polar, de la comédie au ballet, de la vidéo au collage. Grace Jones quitte Bond pour Alaïa et Marivaux. Des enfants de quatre ans démontrent que l'habit fait le moine. Nous Deux psychodramatise : des mannequins, couchés en double page dans un confessionnal horizontal, s'épanchent. Dans un hard Mode Shop, des obsédés voyeurisent dans les cabines, Live et autres peep shows. Trois Mack Sennett covergirls traversent la mode du 20e siècle en accéléré acrobatique. Des adolescents jouent la gamme de tous les looks possibles. Sapho devient caissière chantante, Tcheky Karyo, commissaire de police, est saisi par le foxtrot. Pour Castelbajac, Arielle Domsbale fait la meneuse de revue, Voulzy et des mannequins Voulzettes chantent, Ben et Di Rosa peignent des robes en direct. Un magicien met une soirée mondaine dans sa poche. Jean-Paul Gaultier habille tout un quartier de Paris, des bouchers aux putes, ménagères et pickpockets. Etc... En 12 séquences débridées, William Klein donne le mode d'emploi de la mode et des Nouveaux Créateurs et répond à la question : - Qui fait la mode et pourquoi ? Présentation éditeur

  • Mémoires sur scene, Janbon Antoine

    À rebours des conceptions politiques en vogue qui dessinent les contours étroits et rétrécis de "l’identité française", "Mémoires sur scène" révèle la complexité et la multiplicité identitaire de certaines familles d’origine maghrébines. L’échange est aride entre les femmes, qui ont accompagné leurs maris en France dans les années 60, et leurs enfants nés français. De nombreux tabous maintiennent à distance les mères et les adolescents qui ont grandi dans l’ignorance de l’histoire de leurs aïeuls. Grâce à des ateliers de théâtre forum organisés dans leur quartier, les mères sortent d’un silence dans lequel elles s’étaient réfugiées et racontent sur les planches, parfois pour la première fois, l’histoire souvent douloureuse de leur migration en France. Leurs enfants, eux, expriment leurs interrogations sur ce passé familial qu’ils connaissent si mal. Progressivement, une mémoire collective se met en scène et se construit, réconciliant deux générations en quête d’une identité commune. (Résumé éditeur)

  • Lift et calais la dernière frontière, Marc ISAACS

    Le réalisateur Marc Isaacs s'installe dans l'ascenseur d'un immeuble Londonien. Les habitants vont peu à peu se confier à lui : un portrait émouvant et teinté d'humour d'un quartier populaire de Londres. Andana films Calais la dernière frontière Pour les Anglais, le port français de Calais est l'entrée dans l'Europe mais aussi un endroit pour acheter de l'alcool bon marché. Pour des centaines d'émigrés, c'est l'ultime obstacle dans leur quête désespérée d'une vie nouvelle en Angleterre. Ce film intime mêle les histoires de réfugiés, de migrants et d'expatriés anglais pour peindre un tableau de la vie dans une ville de transit où les habitants rêvent d'un avenir meilleur. Après son film LIFT, Marc Isaacs continue de chercher ces lieux qui réunissent une palette d'humanité, par accident. Andana films

  • Les roses noires, Hélène MILANO

    Coralie, Kahina, Moufida, adolescentes âgées de 13 à 18 ans, vivent en banlieue parisienne ou dans les quartiers nord de Marseille. Ici, elles interrogent leur rapport au langage, revendiquant leur particularité et l'attachement à l'identité d'un groupe, mais disent aussi la blessure liée au sentiment d'exclusion, au manque. Et puis, au sein de leur quartier, au-delà des mots des garçons qu'elles disent comme un masque qui les protège, elles dévoilent les enjeux intimes de cette stratégie langagière.

  • Les poussins de la Goutte d'Or, Jean-Michel CARRE

    Les poussins de la Goutte d'or, ce sont les juniors de l'équipe de foot de la rue Myrha dans le quartier de Barbès, à Paris. L'équipe est à l'image du quartier, ces jeunes de sept à quinze ans sont tous de nationalités différentes, fils d'immigrés pour la plupart. À travers la vie, les émotions et la passion du foot de trois poussins de l'équipe filmés au long d'une année Kader l'Algérien, Pierre le Français, Moussa le Malien une découverte d'un quartier voué à la promotion immobilière et encore baigné par la drogue et la violence quotidienne. (Résumé éditeur)

  • Les pieds sur scène, eric LEGAY

    Les 20 ans de la Cie Black Blanc Beur sont l'occasion de présenter la démarche singulière de la chorégraphe Christine Coudun et son projet artistique ancré à Saint-Quentin-en-Yvelines. Entretiens, répétitions et extraits de pièces contribuent à l'analyse d'un travail à la notoriété internationale, issu d'une recherche innovante sur le vocabulaire hip hop, mais qui en "dépasse la particularité pour atteindre une dimension plus universelle". "Défilles" (2001) est un duo de jeunes breakeuses défiant avec humour et féminité le monde masculin qui les environne, sur la musique de DJ Mouss. "Break Quintet" (2002), chorégraphie pour cinq danseurs, scénarise avec dérision un groupe de jeunes vacanciers dans une contrée hostile. "Si je t'M" (2004), pièce pour huit danseurs, interroge la relation homme-femme à l'écart des stéréotypes en introduisant un travail de contact dans les gestes. Christine Coudun intègre dans des compositions de groupe les différents éléments du vocabulaire virtuose de la break dance et une grande mobilité d'action dans l'espace. En optant pour les "mémoires d'avenir" issues des quartiers et de l'immigration, elle a développé une voie inédite. En se consacrant à l'épure des gestes, à l'écoute des remarquables qualités d'improvisation des danseurs, elle s'est attachée au sens des gestes contenus dans le mouvement pour les ramener dans la chorégraphie.(Irène Filiberti, CNC-Images de la culture)

  • Les pieds sur scène, eric LEGAY

    Les 20 ans de la Cie Black Blanc Beur sont l'occasion de présenter la démarche singulière de la chorégraphe Christine Coudun et son projet artistique ancré à Saint-Quentin-en-Yvelines. Entretiens, répétitions et extraits de pièces contribuent à l'analyse d'un travail à la notoriété internationale, issu d'une recherche innovante sur le vocabulaire hip hop, mais qui en "dépasse la particularité pour atteindre une dimension plus universelle". "Défilles" (2001) est un duo de jeunes breakeuses défiant avec humour et féminité le monde masculin qui les environne, sur la musique de DJ Mouss. "Break Quintet" (2002), chorégraphie pour cinq danseurs, scénarise avec dérision un groupe de jeunes vacanciers dans une contrée hostile. "Si je t'M" (2004), pièce pour huit danseurs, interroge la relation homme-femme à l'écart des stéréotypes en introduisant un travail de contact dans les gestes. Christine Coudun intègre dans des compositions de groupe les différents éléments du vocabulaire virtuose de la break dance et une grande mobilité d'action dans l'espace. En optant pour les "mémoires d'avenir" issues des quartiers et de l'immigration, elle a développé une voie inédite. En se consacrant à l'épure des gestes, à l'écoute des remarquables qualités d'improvisation des danseurs, elle s'est attachée au sens des gestes contenus dans le mouvement pour les ramener dans la chorégraphie. (Irène Filliberti, CNC-Images de la culture)

  • les ouvriers, la Zermi et la médiathèque, Natacha Cyrulnik

    Le visage de la Seyne-sur-Mer change : la cité Berthe se transforme, le quartier du Floréal est morcelé en résidence, les tours de Germinal vont être détruites et la bibliothèque a été inaugurée... Comment les habitants vivent-ils cette transformation urbaine au quotidien ? (Résumé éditeur)

  • Les Fôrets vierges, Marie-Hélène REBOIS

    Le titre donne le ton : dans le cadre des actions en direction des enfants menées par le centre chorégraphique national du Havre, François Raffinot, chorégraphe et directeur, propose un travail sur la multiplicité engendrée aujourd'hui par le cosmopolitisme des métropoles modernes et son avatar le plus sensible : la fracture sociale. "Les Forêts vierges" s'inspirent du "Livre de la jungle". Marie-Hélène Rebois a suivi les séances de répétition d'élèves provenant de plusieurs quartiers "sensibles" du Havre, animées par un groupe de danseurs et le metteur en scène Julien Bouffier. A ces enfants qui n'en avaient jamais entendu parler, François Antoine, Florence Arnal, Valérie Crépin, Kalpana et Gilles Sautric ont enseigné des danses traditionnelles : le kathakali, le bharata natyam, la capoeira brésilienne et des danses africaines. Ils avouent leur faible pour le langage des danses indiennes, les gestes de main des Mudra qui racontent des histoires et les neuf expressions du visage du kathakali où se résument la palette des émotions. Un compte-rendu mené fidèlement sur une expérience captivante.

  • Les enfants du Vel d'Hiv, Maurice FRYDLAND

    Pour retracer la rafle anti-juive des 16-17 juillet 1942, ni reconstitution historique, ni archives, mais le témoignage de quatre frères et soeur. Le 'centre de tri' du Vel d'Hiv (4115 enfants détenus), les convois puis les camps français (Beaune-La-Rolande, Drancy...) sont autant d'étapes de la déportation et de la dispersion d'une famille juive que nous marquons au fil du récit. Fils d'émigrés polonais, Michel Muller, comédien, évoque avec ses frères et sa soeur une enfance d'abord heureuse, bien intégrée à la vie d'un quartier populaire de Paris. On devine bientôt la découverte de l'infâmie au rythme des mesures d'exclusion (statut des juifs du 3 octobre 1940, port obligatoire de l'étoile juive le 27 mai 1942). Le père en fuite avec deux de ses fils fera l'expérience du rejet. Annette et Michel décrivent la réalité de la déportation puis de l'univers concentrationnaire, vécue à l'âge tendre comme une fatalité et une trahison des adultes ; 1942 marque la perte violente de l'enfance, pour eux comme pour les milliers d'enfants qui n'ont pu témoigner. Les protagonistes de cette tragédie étaient tous français, qu'ils soient du côté des bourreaux ou des victimes. (Nadia Ceccotti, CNC-Images de la culture).

  • Les enfants du Borinage, Patrick JEAN

    Après la vision de "Misère au Borinage" de Storck et Ivens, je décide de retourner au Borinage, lieu de mon enfance, pour écrire une lettre-film à Henri Storck à propos de la misère sociale qui s'est perpétuée jusqu'à mon époque. Faux candide, je découvre dans les quartiers les plus pauvres, les conséquences les plus ignobles de l'horreur économique. [...]Pauvres de générations en générations, les personnages sont des "désaffiliés" pauvres parce qu'inutiles à l'intérieur d'une société qui n'a plus besoin de leur main d'½uvre non qualifiée, ils sont tout simplement oubliés. Leur misère est avant tout intellectuelle, leurs enfants se retrouvent souvent dans des écoles pour handicapés mentaux légers parce qu'ils ne sont pas stimulés par leur milieu. D'autres ne vont pas à l'école du tout. Privés d'éducation et d'instruction, les générations se suivent et perdent jusqu'à leur capacité de revendiquer. A force d'être méprisés, il se méprisent eux-mêmes. Ils souffrent en silence dans une violence de tous les jours. (Patric Jean)

  • Les deux rives, Valérie GAILLARD

    La cité phocéenne, au carrefour de la Méditerranée, abrite de nombreuses familles immigrées dont les valeurs d'hospitalité, de chaleur et de générosité semblent intrinsèques à leurs origines maghrébines. Valérie Gaillard choisit de nous faire partager le quotidien de l'une d'entre elles, la famille Mouaci. Une famille nombreuse, à cheval sur les "deux rives", qui nous raconte avec beaucoup de fraîcheur et de gaieté son histoire ici et là-bas. Débarqué d'un petit village de Kabylie, Mohand et sa femme Louisa, personnage truculent, sont arrivés dans le quartier de La Joliette il y a 40 ans. L'aîné, "passager clandestin dans le ventre de sa mère", évoque ses premiers souvenirs politiques. Le père, n'ayant pas le privilège de voter, n'a eu de cesse que ses enfants, mais aussi ses collègues, accomplissent ce devoir citoyen lors de la percée du Front national aux législatives de 1985. Le cadet, lui, nous fait part de ses réticences quand au terme galvaudé d'"intégration" : "On peut être français sans avoir le béret et la baguette." La fille, Linda, qui a été déléguée de classe, représentante de son lycée et qui est titulaire d'un BTS, s'interroge sur la difficulté de décrocher un stage ; elle préfère croire "qu'une meilleure qu'elle a été choisie". Ces instants volés d'intimité nous apprennent également que ce sont les enfants qui ont parfois fait le lien entre les parents et une société en évolution perpétuelle. (Sadia Saïghi, CNC-Images de la culture)

  • Le secret du bal, JAMET, MONTCOUQUIOL

    Ce film met en lumière le travail de création d'une expérience chorégraphique de Philippe Jamet avec un groupe de personne du troisième âge, pour la plupart d'entre eux, des immigrés de la première génération des quartiers nord de Marseille. A travers la démarche artistique et sociale du chorégraphe mise en place dans le cadre du DSU en 1995, on découvre l'échange inter-générationnel.

  • Le pain noir et les roses rouges, Marc GRANGIENS

    Née en 2005, cette association s'est constituée dans le but de valoriser l'histoire et la mémoire de l'usine et des cités des Batignolles. Cette démarche était auparavant engagée dans le cadre du collectif Batignolles né en 2000 à la suite de la destruction du cinéma et du dispensaire du Ranzai en 1999. « La démolition du vieux dispensaire et du cinéma des cités ouvrières des Batignolles en 1999 provoqua un véritable traumatisme dans le quartier, qui voyait les derniers restes de son patrimoine disparaître. Peu après, une grande fête rassemblait, à l'intérieur même de l'entreprise, anciens et amis, pour fêter les 80 ans de l'usine et la mémoire des cités ouvrières. Une idée germa dans l'esprit des habitants et des associations qui animent le Comité de Quartier « Halvêque-Ranzay-Beaujoire : reconstruire près des Batignolles une des petites maisons pour en faire un lieu de mémoire inclus, pourquoi pas, dans un cheminement où seraient évoquées la riche histoire du quartier, la vie ouvrière, la Résistance. » Annick Vidal "Sous l'impulsion de Batignolles Retrouvailles, Marc Grangiens réalise avec ses élèves de la section des métiers de l'audiovisuel du lycée Léonard de Vinci de Montaigu, un documentaire de 42 mnsur l'histoire et la mémoire du quartier. Le DVD est disponible auprès de l'association." -(Marc Grangiens)

  • Le pacte fragile, Alain DUFAU

    C'est un portrait du photographe Jacques Windenberger, membre de l'Agence Rapho, qui, depuis 35 ans, dresse la chronique des gens et de leur cadre de vie. Avec eux, il engage une réflexion sur l'utilisation de l'image dans notre société. Le tournage s'est effectué à Marseille, dans les quartiers nord et le centre ville, et dans les collèges où les photographies donnèrent lieu à un travail d'expression. Mais aussi à Sarcelles où le photographe engagea son métier, à Cap d'Aïl dans un foyer pour travailleurs immigrés, à Carros dans une ville nouvelle, à Niolon dans des cabanons... Un film dont la simple ambition est de partager le désir de rencontre comme source du travail d'image. Le film trouve son origine dans le travail photographique "Images de Marseille, question de fraternité", publié aux éditions "Alternatives". (Résumé éditeur)

  • Langues maternelles, GUERET Eric

    Chronique de la première année de maternelle d'une classe d'enfants du 18e arrondissement de Paris. L'école, classée Z.E.P. est située dans l'un des quartiers les plus populaires de la capitale où 34 nationalités différentes s'y côtoient... (Résumé éditeur)

  • La trace des pères, Emmanuel GRAFF

    Partant de témoignages d'anciens des mines et de la sidérurgie lorraine, parfois lourds de silences ou au contraire emplis de joie d’avoir vécu une époque importante, "La Trace des pères" suit de manière intergénérationnelle des Lorrains de diverses conditions et origines. Artistes, anciens du fer, épouses, filles, petits-fils, chacun porte un regard très différent sur la transmission qui réserve en effet des surprises. Le film se conclut à la génération née après la bataille du fer, aborde en filigrane la jeunesse des quartiers, ainsi que le rôle de passeur des quadras, et la façon dont les anciens ont transmis puis fermé leur livre du fer. En somme un point sur le haut-fourneau supposé être encore dans la tête des Lorrains, à moins qu’il n’en soit déjà sorti. À travers les yeux d’un lorrain expatrié, entre les régions de Longwy, les vallées de l’Orne et de la Fensch avec quelques scènes surprenantes à Metz, Avignon et Lausanne, "La Trace des Pères" est empathique, riche, musical, dynamique, au profit d’une "pétillance" et d’une envie de surprendre autant que de faire le point sur un sujet fondamental : la transmission. (Résumé éditeur)

  • La raison du plus fort, JEAN Patric

    Au lieu de combattre la pauvreté, on combat les pauvres. L'Europe : ses quartiers riches et ses banlieues de misère où se généralise la "tolérance zéro". On construit une prison quand on ferme une usine. Les pauvres en général et les jeunes issus de l'immigration en particulier sont l'objet de toutes les peurs. Passant de l'autre côté du miroir et brisant les clichés, le film les montre dans leur humanité, dans une rue, une prison, un tribunal ou une cave de cité, avec leurs émotions, leurs envies, leurs peurs et leur désespoir. Loin d'une image de la démocratie européenne où tous ont leur chance, le film, prenant à témoin la France et la Belgique, offre un regard critique et émouvant sur une société parfois sordide et brutale, la nôtre. "Quelle drôle d'époque ! Que sommes-nous en train de faire ? Avons-nous perdu la raison ?" (Résumé éditeur)

  • La nuit partagée, Philippe LARUE

    Lors du festival d'Avignon 1993, Jean-François Duroure créait un dyptique composé de "L'Ephémère", un trio de danse contemporaine, et de "La Nuit partagée", une comédie musicale de break-dance et de rap. Le film de Philippe Larue se présente comme le carnet de bord de cette aventure vécue avec de jeunes danseurs non professionnels venus des banlieues proches de Paris. Tout commence par une bonne engueulade, une incompréhension réciproque manifeste : "Vous n'êtes pas un groupe, que des individus", grogne Duroure. "Au début, on ne l'aimait pas, on se foutait de sa gueule, admet plus tard l'un des danseurs. Maintenant, on le respecte. Dans ce qu'il fait, il touche." Tout est là, effectivement : Duroure a dû faire ses preuves, comme danseur et comme meneur de groupe. Et ces jeunes danseurs amateurs ont dû apprendre à compter, à rester dans un rythme, à incarner un personnage et à le tenir, à exister dans le groupe et non pas contre lui. Plusieurs mois ont été nécessaires à cette transformation qui leur a permis d'élaborer de bout en bout leur spectacle (texte et chorégraphie) et, au-delà, d'animer des stages de break-dance dans certains quartiers d'Avignon. (Fabienne Arvers, CNC-Images de la culture)

  • La gloire de nos pères, Daniel PELLIGRA

    " Le titre emprunté à Pagnol résume assez bien le projet. «La gloire de nos pères», film documentaire, retrace l'itinéraire d'une dizaine de pères immigrés du quartier populaire Mermoz, à Lyon. Il veut recueillir la mémoire de ces hommes discrets, ces «ombres sans écart», selon le mot de Daniel Pelligra, anthropologue et cinéaste, qui a recueilli ces récits d'exil, et ces tranches de vies immigrées en France..."-(libélyon.)

  • Là d'où on vient, Marie BLANDIN

    "Là d'où on vient" délivre une parole brute des jeunes des cités, entre espoir et désespoir, une parole profonde et intime donnée à visage découvert, à c½ur ouvert. Mourad, Yoan, Yazid et Moustapha se dévoilent avec pudeur et sincérité. Tous parlent adossés à un mur, comme acculés et racontent, entre autres, la recherche désespérée du lieu où se retrouver, l'enfance heureuse dans la cité, le manque d'argent, le trouble identitaire, les injustices vécues "Je voulais montrer des jeunes des quartiers, des cités, leur donner la parole, leur donner du temps pour parler. Qu'on ait le temps de les regarder, de les écouter, de les comprendre, de comprendre la complexité et l'ambivalence de ce qu'ils ressentent en vivant en France dans des quartiers laissés en marge. Quelle place ces jeunes ont-ils dans la société ? Mais aussi et peut-être même surtout... quelle place nous donnons leur ? Je crois que la question centrale de mon film au fond, c'est cette question de l'espace, de la place mêlée invariablement à celle de l'identité." (Marie Blandin). Un film poignant et juste. (MRAP)

  • L'urne de miel, GARNIER Michel

    Le 20ème arrondissement de Paris est celui qui compte le plus d'enfants scolarisés dans la capitale. enfant parisien sur huit y va à l'école, soit une population de 8000 élèves de 82 nationalités différentes. C'est dans ce cadre que se déroule la première élection du Conseil Municipal des enfants du 20ème arrondissement. Dans les écoles primaires du quartier Belleville-Ménilmontant (ZEP), la campagne est commencée, les candidats exposent leur profession de foi au corps électoral; dans les cours de récréation,les affiches sont commentées, les slogans fusent, les discussions sont sérieuses Pour beaucoup, le passage dans l'isoloir est une réelle prise de conscience de leur citoyenneté, quelque soit leur condition ou leur nationalité. Les enfants citoyens prennent la parole pour nous transmettre leurs rêves, leurs craintes, leurs cauchemars. Ils sont prêts à l'action, nous sommes à l'écoute.

  • L'été de Dehbia, Chloé HUNZINGER

    De père kabyle et de mère marocaine, Dehbia, 41 ans, française, catholique et musulmane, est une battante. Correspondante d'un quotidien régional pour son quartier de la ZUP de Colmar, cette mère de trois enfants, militante associative et politique, doit conjuguer - parfois au prix de graves déchirures - valeurs républicaines et attachement aux origines, famille et émancipation. Portrait sensible d'une "Alsacienne colorée". Dehbia se souvient avec émotion des comptines marocaines de sa mère, de sa pratique des deux religions qui cohabitaient en harmonie, entre messe le dimanche et mois de ramadan ; de son mariage, célébré dans les deux rites, avec Hafid, marocain musulman ; mais avec colère, de l'intolérance des religieux musulmans qui refusèrent de bénir le corps de son père. Ces joies et ces fractures ont servi de moteur aux luttes de Dehbia : dans sa famille, en veillant à ne pas faire de ses fils des "machos" ; en assurant le quotidien à la maison pour pouvoir mener, en parallèle, ses activités ; en discutant politique avec son frère Tarik ; en renouant le dialogue interrompu avec Dounia, sa soeur mariée en secret à un Français. Dehbia se demande "quel monde laisser à ses enfants", et répond en s'engageant en politique, pour "être quelqu'un d'autre ailleurs, parler au nom de ceux qui ne le peuvent pas et changer les choses". (Sadia Saïghi, CNC-Images de la culture)

  • Khaled, Jean-Paul GUIRADO

    En 1993, avant ses dérives vers la variété et les marchés internationaux, la superstar du raï est en pleine ascension. Né dans un quartier périphérique d'Oran, grand amateur de fêtes, le "jeune" Khaled s'échappe par la fenêtre quand sa mère verrouille la porte et s'en va chanter. Ses escapades le conduisent jusqu'en France, où une équipe de passionnés le met sur la voie du succès. Jean-Paul Guirado s'est attaché à faire de Khaled un portrait plus psychologique que musical. Pas d'archives sur l'histoire du raï, qui nous permettent de comprendre d'où vient cette musique et quelles transformations la génération de Khaled a opérées. En revanche, il nous présente de rares images de la famille du chanteur, de son quartier d'Oran. On le voit rire ou s'attrister devant une projection d'images d'Algérie, piétiner de trac avant de monter en scène, retenir ses larmes à certains souvenirs. Les extraits de concerts reflètent des ambiances plus que l'art du chanteur. Evitant les clichés sociologiques ou ethnologiques généralement associés aux "cultures immigrées", voici un portrait "pop" de Khaled, destiné au grand public. (Hélène Lee, CNC-Images de la culture)

  • Jaurès, Vincent DIEUTRE

    Elle est venue voir. Je n'ai aucune photo de Simon à lui montrer, aucune trace que ces plans volés, pris des fenêtres de chez lui, du côté du métro Jaurès : le canal, les voitures, la vie de quartier et cette poignée de réfugiés afghans confinés sous la voûte Lafayette... Alors, Elle visionne avec moi, Elle m'interroge, nous voyons défiler les saisons de cette dernière année de ma vie avec Simon, les derniers mois du combat harassant des réfugiés pour trouver une place ici, à Paris. Bien sûr, tout est fini, campement et histoire d'amour, mais Elle et moi savons désormais que, l'air de rien, le monde entier en a été légèrement...transformé. (Présentation éditeur)

  • J'ai habité l'abscence 2 fois, Mezeneer Drifa

    Dans J’ai habité l’absence deux fois, Drifa Mezeneer filme sa famille, qu’elle interroge aussi, et son quartier d’Alger, Kouba. Que l’un de ses frères a quitté pour l’Angleterre d’où il n’est jamais revenu. En off, la cinéaste raconte le temps passé depuis le terrorisme et la vie à Kouba, aujourd’hui et hier. Un quartier plein de vie, de sensations rendues palpables par les images et le récit, un quartier qui a aussi connu le mortifère et qui en est sans doute encore marqué. Drifa parle de et à son frère, le grand absent de cette famille vivant dans un pays où, peut-être, les gens sont absents à eux-mêmes. Dans le jardin familial, la difficulté du père à répondre aux questions de sa fille concernant l’Algérie contemporaine (« quand la colère m’aura quitté, je te raconterai » dit-il), son regard qui la fuit, font sentir les blessures qu’a laissé en lui les deux guerres que sa génération a subies. (Maghreb des films)

  • Images de ma ville

    Films d'ateliers réalisés dans le cadre d' « Un été au ciné-cinéville » sur la mémoire des habitants, des villes et des quartiers. Les quartiers, malgré des situations sociales complexes, sont avant tout des espaces de vie, des lieux de naissance, de rencontres, de plaisirs ou de déplaisirs. Les habitants veulent garder en mémoire ces morceaux de leur passé. Concerne le Nord-Pas-de -Calais, le Rhônes-Alpes, les pays de Loire, l'Ile-de-France, la Lorraine et le Poitou-Charente. En bonus des impressions de tournage. (Résumé M3M). Au sommaire : Souad «jardin secret», 4 min 30, Calais ; Ceux qui applaudissent, 9 min, Vénissieux ; Imagine que tu sois vraiment d'ici, 12 min, fiction, Chambéry ; 40 ans d'un quartier, parcours de vie, 24 min, Nancy ; Lumière sur la ville, 4 min 40, animation, Trélazé ; 4000 point barre, 15 min, La Courneuve ; Dessine-moi une maison, 12 min, fiction, Pont-Audemer ; Invisible perçu, 6 min 50 min, expérimental, Poitiers ; Déboulonner, 19 min, essai, Boulogne-sur-Mer ; En complément : Impressions de tournage : A chacun sa méthode, 6 min 30 ; Histoires de tournage, 5 min 50 ; Garder une mémoire, 4 min 50 ; Partager son film, 5 min 20.

  • Il est où le problème ?, DINCKEL Roland

    Sous forme de comédie musicale, le film évoque les relations entre les différentes communautés des quartiers sensibles du Haut-Rhinois. Le film repose sur sept thèmes ou concepts qui sont traduits sous forme de tableaux. Quelques acteurs ou danseurs professionnels participent au montage de ces scènes pour garantir et préserver l'authenticité des habitants lorsqu'ils sont mis en scène.

  • Homemad(e), Ruth BECKERMANN

    "Marc-Aurel-Strasse, Vienne : le dernier marchand de vêtements juifs encore en activité dans ce qui fut le quartier du textile, l'hôtelier iranien, et le Café Salzgries avec ses habitués...De l'été 1999 au printemps 2000, Ruth Beckermann a entrepris une série de petites excursions sur le pas de sa porte et tout autour, et a interrogé son environnement avec l'aide de sa caméra. "Chacun imagine sans peine à quoi ressemble une rue dans la vieille ville de Vienne. Ce qui m'intéresse, ce sont les gens, leurs discussions et leurs gestes, leurs petites affaires et leurs grandes réflexions, ou tout simplement leurs allées et venues."L'année est marquée par le passage des saisons, mais aussi par le changement de gouvernement. Un Autrichien sur trois a voté pour Jörg Haider et son parti d'extrême droite. Toute l'agitation politique se reflète au café, qui constitue, pour citer Alfred Polgar "une vison du monde. Une vison qui consiste pour l'essentiel à éviter de le voir. Y a-t-il seulement quelque chose à voir ?" - BPI

  • Histoires croisées, histoires métissés, Thierry VALLINO, Romain PERRIER-BURRY

    Ecrit et tourné pendant près de deux ans, autour d'adolescents fréquentant pour la plupart le centre social "Maison Commune" situé dans la petite ville française de Lons-le-Saunier (Jura), le film Histoires Croisées, Histoires Métisses tente d'apporter un regard frais et nouveau sur les visages de l'immigration en France. Les parcours de vies d'une dizaine de personnages rencontrés au fil de l'aventure croisent les propres préoccupations d'ados de quartier populaire, dans une quête intergénérationnelle rythmée, souvent drôle, parfois émouvante. Volontairement tourné avec des moyens limités, le film permet par une vraie proximité de voir sous un autre angle, résolument humain, des questions parfois complexes. Il nous plonge dans la sincérité d'un petit coin de France, d'Europe, du monde, tant son message finit par devenir transfrontalier et universel. Arsynoes

  • Grenoble Little Italy, Rostaing

    Film composé de témoignages sur l'immigration italienne en France, concentrée dans un quartier pauvre et qui s'est battue pour ses enfants et leur réussite. Document de mémoire sur ce que fut l'installation, l'apport culturel et l'intégration de plusieurs générations au coeur du centre historique de Grenoble, émaillé d'anecdotes qui ont contribuées à faire de ce quartier un endroit chargé de légendes... (BM Grenoble)

  • Grand littoral, Valérie JOUVE

    Banlieue de Marseille. Des femmes, des hommes, des enfants se croisent en marchant sur les collines surplombant des cités HLM, sur des passerelles d'autoroute ou de voie ferrée. Au coeur de leurs itinéraires, un centre commercial où circulent voitures et caddies. Sans commentaire, sur une bande son qui répercute les bruits de la ville, Valérie Jouve livre l'instantané onirique d'un territoire urbain hostile. Grand Littoral est le nom de ce centre commercial construit à flanc de colline dans les quartiers nord de Marseille. De ce site contradictoire, où la nature et la ville semblent se livrer un combat sans pitié, l'artiste Valérie Jouve fait le support de son premier film. Connue pour ses portraits d'anonymes photographiés sur fond de paysages urbains, elle observe ici à nouveau les relations entre l'individu et son environnement. Elle fait appel pour cela à des personnes venues d'horizons divers, quidam, amis, habitants. Ces "sujets" forment une communauté fragile dont elle suit les déambulations sur un littoral défiguré par d'effrayantes infrastructures. Loin des clichés sociaux sur la banlieue, ces parcours tissent un territoire étrange : l'énergie de la marche, l'intensité des regards et la douceur des rencontres apparaissent comme autant d'actes de résistance à une réalité urbaine ennemie, où l'humain doit sans cesse reconquérir sa place. (Sylvain Maestraggi, CNC-Images de la culture)

  • Garçon Boucher, Geyer Florian

    Miguel, 17 ans, tombe dans la boucherie après un échec scolaire. Fils d’immigré portugais, petit, la dégaine des quartiers, il est à l’opposé de l’image que cherchent à perpétuer les bouchers. Au programme de son apprentissage, à l’école et en boutique, une "rééducation" quasi militaire : port de l’uniforme, polissage du langage, maîtrise de l’anatomie et des techniques de découpe. Miguel devra surmonter différentes épreuves pour être admis dans les ordres de la corporation. Échec ou réussite, sa métamorphose est en marche. (Résumé éditeur)

  • Évolutions du collectif, Marie FRAPIN

    Grâce aux témoignages accablants d'habitants, relayés par une presse dénonçant nombre de scandales, architectes et historiens ont constaté l'échec des grands ensembles, nés certes dans l'utopie du confort mais plus encore dans l'urgence de la reconstruction d'après-guerre. Cette prise de conscience à partir des années 1970 a ouvert la voie à des logements sociaux inventifs et humains qui renouent avec la cité. État de la France en 1945 : 432 000 logements sont détruits et 820 000 inutilisables. Il faut bâtir, massivement : les grues dansent sur les images en noir et blanc. Une maîtresse de maison s'agite en Technicolor dans sa cuisine intégrée, au confort moderne. Des milliers de logements identiques se superposent et s'alignent ; tous ont une salle de bains. Le béton, matériau pourtant novateur au potentiel formel illimité, est synonyme d'économie et de rapidité pour un Etat qui doit tout financer. L'urgence, c'est l'intérieur ; au dehors, "aucun espace public, que de l'espace extérieur" (Roland Castro). Une habitante de La Courneuve parle d'angoisse et d'oppression. Bientôt, certains architectes s'insurgent contre l'appartement type, reproductible à l'envie. Renaudie, Portzamparc, Girard, tous cherchent à diversifier les compositions, les matériaux, à retrouver la ville grâce aux vues, aux terrasses plantées ou aux formes ouvertes et à redonner un sens à la vie de quartier. (Annick Spay, CNC-Images de la culture)

  • Et la vie, Denis GHEERBRANT

    Durant un an, Denis Gheerbrant a sillonné les autoroutes, de Marseille à Roubaix, de Longwy à Toulouse, de Charleroi à Genève, et a privilégié les paysages de friches industrielles situées aux frontières des villes. Dans les cités de banlieues frappées par la crise, il a rencontré des familles ouvrières, des chômeurs, des fils de mineurs à qui il a demandé de se raconter. Les grèves, la solidarité, la fermeture des usines et le vide qui a suivi... Les plus jeunes évoquent plus volontiers leurs distractions, le foot, le chapiteau installé de manière éphémère, le temps d'un spectacle de cirque ou d'un concert, les barbelés de la Bricarde dans les quartiers du nord de Marseille, le manque de perspectives... Jeunes ou vieux, il s'agit pour chacun de nourrir son imaginaire pour espérer, encore et toujours, en dépit d'une réalité à laquelle il est difficile d'échapper. (Sadia Saïghi, CNC-Images de la culture)

  • Entre ici et là-bas, d'Angers à Beni Ayatt, Nathalie MARCAULT

    "À Angers, les jeunes de l'association Crépuscule, Maghrébins d'origine ou Français de souche, ont décidé de créer une bibliothèque à Beni Ayatt, au Maroc. Ce projet, qu'ils partagent avec Tilfaouine, l'association locale, leur permettra de s'inscrire dans la vie du douar et de rendre hommage à leurs parents. Du quartier de la Roseraie au petit village marocain, tandis que le projet prend corps, Nathalie Marcault saisit les témoignages du groupe.L'arrivée du groupe à Beni Ayatt, avec la camionnette chargée de livres, crée l'événement. Plaisir des retrouvailles avec les amis et la famille, avec les goûts, les odeurs et la musique de la langue. Et surtout, plaisir d'être là, pas seulement en tant que vacancier, mais pour concrétiser le projet sur lequel planchent depuis deux ans les deux associations. Crépuscule a trouvé les financements et collecté les livres, Tilfaouine fournit les locaux et les ouvrages en langue arabe. Au fil des jours, les livres et les ordinateurs sortent des cartons. Les discussions vont bon train autour des préoccupations de chacun : pour les Marocains, ce sont les refus de visa, pour les Français, la discrimination à l'embauche et le chômage massif des diplômés ; et pour tous, la difficulté d'être considérés comme étrangers dans les deux pays. De retour à Angers, les jeunes ont choisi la mairie, lieu symbolique de la citoyenneté, et l'école, pour raconter l'aventure de la bibliothèque de Beni Ayatt."-(Sadia Saïghi, CNC-Images de la culture)

  • Enfants d'octobre, Ali AKIKA

    Ouvrière, puis employée de bureau, Alima Arouali est aujourd'hui monteuse de films. Elle se souvient : son enfance au bidonville du Petit Nanterre, la guerre d'Algérie, la manifestation du 17 octobre 1961, son analyse, son conjoint français... Retour commenté sur les lieux et les événements marquants de son parcours, ponctué d'interviews, d'images d'archives et d'échanges avec sa mère et sa soeur. A la place des bidonvilles, les HLM ont poussé, mais l'usine de brochage est toujours là. A son retour d'Algérie, c'est ici qu'Alima débute très jeune comme ouvrière, qu'elle découvre le rock, le militantisme et le féminisme, et décide qu'elle ne passera pas sa vie à l'usine. "Je voulais avoir le droit de choisir et pas subir ma vie", dit-elle. Elle trouve alors un emploi de bureau dans un quartier de Paris où les salles de cinéma ne manquent pas, et c'est au fil de séances quasi quotidiennes que sa passion pour le 7e art lui fait entrevoir la possibilité d'y exercer une profession. Devant la caméra d'Ali Akika, entourée de sa mère et sa soeur, Alima remonte les souvenirs, celui du 17 octobre 1961 en particulier, dont elles ont vécu le dénouement dramatique. (Sadia Saïghi, CNC-Images de la culture)

  • E pour eux, Karim ZERIAHEN

    Structuré sur le mode de l'alphabet de Gilles Deleuze, "E pour eux" propose une image différente de la banlieue en témoignant de l'aventure menée avec un groupe de quartier à la périphérie de Montpellier. Durant des ateliers autour du langage et de la danse, neuf jeunes de 18 à 22 ans se confrontent à différentes pratiques artistiques. Cette expérience est racontée avec la verve des "tchatcheurs". Le film de Karim Zeriahen est tout d'abord un travail sur la générosité. Il laisse agir les gestes et les mots en situations cadrées ou improvisées. Il en surgit une forme d'expression qui parvient peu à peu à construire un monde à partir des histoires de chacun. F pour "Fils de", B pour "Bled", ou bien encore M pour "Mère", dans cet abécédaire vivement décliné apparaîssent des visages, des personnalités, des modes de vie. Pour ces jeunes gens des quartiers de La Paillade, il est à la fois simple et complexe de rencontrer et de partager une aventure artistique en découvrant de nouveaux espaces et des façons d'être différentes. Les visages en témoignent devant la caméra, où chacun livre quelques impressions intimes et exprime désir et implication dans la vie comme dans cet exercice ludique. Irène Filiberti (CNC-Images de la culture)

  • De la rue à la scène, Louis-Marie MAUDET

    Avec le spectacle "Un Break à Tokyo", la Traction Avant Compagnie mêle la danse butô à la break dance. La rencontre de deux styles qui, en apparence, n'ont rien à voir traduit un héritage commun : la mémoire culturelle d'une communauté. Les danseurs de la troupe sont allés partager leur expérience au Québec et ont visité le Bronx, quartier populaire de New York. La gestuelle à l'énergie urbaine de la break dance et l'esthétisme du butô (courant de danse contemporaine japonais) ont, comme autre trait d'union, le rejet des codes. Avec cette création, les jeunes danseurs ont voulu travailler dans une dimension multi-ethnique et s'unir plutôt que de se diviser. La break dance est héritée, au même titre que le rap et le graffiti art, de la culture hip-hop. Cette dernière, née dans les faubourgs new-yorkais dans les années 1970, n'est pas, selon eux, un phénomène de mode mais une véritable lame de fond. "Le rap traite de violence, de racisme et d'amour. C'est un moyen de se parler. Il restera." La caméra "zappe" sur les réalités du Bronx : amas d'ordures, sirènes stridentes des voitures de police... Un jeune insiste sur le message de paix. (Fara C., CNC-Images de la culture).

  • De l'autre côté du périph, Bertrand TAVERNIER, Nils TAVERNIER

    En février 1997, 66 cinéastes protestant contre la loi Debré réglementant le séjour des étrangers en situation irrégulière signent un manifeste appelant à la désobéissance civique. Eric Raoult, alors ministre délégué à la ville et à l'intégration, adresse une lettre à chacun des signataires dénonçant dans leur démarche «une erreur de scénario et de casting». Il invite les cinéastes à passer un mois dans une banlieue pour y «apprécier les difficultés économiques et financières rencontrées par les élus et nos compatriotes» et pour y découvrir le «vrai visage» de l'immigration. Bertrand Tavernier et son fils Nils se rendent, comme les y invite le ministre, à la cité des Grands Pêchers à Montreuil, dans la proche banlieue parisienne, avec un objectif, riposter, et une méthode, donner la parole aux habitants de la cité et aux résidents d'un foyer d'immigrés implanté dans le quartier. Pendant de longues semaines, ils interrogent et filment les habitants : les jeunes, leurs parents, les animateurs sociaux, les militants associatifs, le député maire de la ville et les policiers chargés de la surveillance du quartier. Ces rencontres permettent de dresser un état des lieux contradictoire des problèmes de la cité : chômage, logement, expulsions, racisme, vandalisme et délinquance. La démarche même des réalisateurs, leur détermination à exprimer un point de vue bienveillant et philanthropique plutôt qu'économique ou politique ne permet pas d'engager une réflexion profonde sur l'immigration et ses contradictions. Le film permet toutefois aux habitants de s'exprimer, d'évoquer leurs problèmes quotidiens, leurs luttes et leurs espoirs. (Résumé Direction du livre et de la lecture / BPI)

  • Dans les murs de la casbah, Céline DREAN

    La Casbah d'Alger porte dans ses murs autant l'Histoire du pays que les problématiques urbaines de l'Algérie moderne. Symbolique de l'identité algérienne, elle se meurt peu à peu entre une rénovation complexe et une urgence sociale criante. La Casbah ne se livre pas d'emblée. Mais au c½ur de ses ruelles se racontent des histoires. Derrière ses murs épais, elle cherche son avenir, entre une mémoire vivante et des rêves esquissés. Une immersion dans le mythique quartier d'Alger. Le webdocumentaire "Dans les murs de la Casbah" offre une exploration inédite et interactive du mythique quartier d'Alger. Il s'appuie sur les recherches d'universitaires algérois et rennais en sociolinguistique urbaine, une discipline qui étudie le champ urbain sous le double rapport de l'espace et des langues. Présentation éditeur

  • D'une école à l'autre, Pascale DIEZ

    Ils ne se seraient jamais rencontrés sans la volonté d'une poignée d'adultes bien décidée à remédier à l'absence de mixité sociale dans les écoles parisiennes. Quarante cinq enfants de quartiers différents ont mélangé leurs horizons et revus leurs préjugés au cours de l'année scolaire 2010/2011. Ensemble, ils ont créé un spectacle qui reflète la diversité de leurs origines, de leurs cultures et de leurs savoirs. Pascale Diez les a accompagnés et donne à voir, au plus près des visages et des corps comment on grandit au contact de l'altérité.

  • Culture pour tous, Stéphane BERGOUNIOUX

    Un an après leur mise en place par le ministre de la Culture Philippe Douste-Blazy, le bilan des 29 projets culturels de quartier dont l'objectif était de lutter contre l'exclusion par la culture et la création. "Leur donner les moyens de penser le monde avec d'autres mots que ceux qui les condamnent", dit Armand Gatti qui mène ce travail depuis toujours. Le principe était de proposer des stages mettant en jeu les potentialités créatives de chacun et de mobiliser les énergies dans l'aboutissement d'un projet. Artistes professionnels et acteurs sociaux apportaient la spécificité de leurs compétences. A travers les témoignages, on trouve des constantes : les stagiaires ont souvent été les premiers étonnés par l'émergence de désirs, richesses et talents insoupçonnés d'eux-mêmes ; ils ont appris la responsabilisation, la valorisation du regard de l'autre, le cotoiement avec les différences. Certains en sortent avec un travail, d'autres avec un projet ou un autre regard sur eux-mêmes et sur le monde. Tous s'accordent à demander qu'on ne les abandonne pas en cours de route, après leur avoir donné le goût de vivre. (Marie Dunglas, CNC-Images de la culture)

  • Cris de corps, SERRANO Céline

    Structuré sur le mode de l'alphabet de Gilles Deleuze, "E pour eux" propose une image différente de la banlieue en témoignant de l'aventure menée avec un groupe de quartier à la périphérie de Montpellier. Durant des ateliers autour du langage et de la danse, neuf jeunes de 18 à 22 ans se confrontent à différentes pratiques artistiques. Cette expérience est racontée avec la verve des "tchatcheurs". Le film de Karim Zeriahen est tout d'abord un travail sur la générosité. Il laisse agir les gestes et les mots en situations cadrées ou improvisées. Il en surgit une forme d'expression qui parvient peu à peu à construire un monde à partir des histoires de chacun. F pour "Fils de", B pour "Bled", ou bien encore M pour "Mère", dans cet abécédaire vivement décliné apparaîssent des visages, des personnalités, des modes de vie. Pour ces jeunes gens des quartiers de La Paillade, il est à la fois simple et complexe de rencontrer et de partager une aventure artistique en découvrant de nouveaux espaces et des façons d'être différentes. Les visages en témoignent devant la caméra, où chacun livre quelques impressions intimes et exprime désir et implication dans la vie comme dans cet exercice ludique. (Irène Filiberti, CNC-Images de la culture)

  • Chroniques de guerre en côte d'ivoire, Philippe LACÔTE

    En Septembre 2002, le réalisateur Philippe Lacôte était en Côte d'Ivoire lorsque la guerre a éclaté. Il a filmé son quartier d'enfance durant les deux premières semaines du couvre-feu. Ces images nous plongent dans le quotidien d'un quartier populaire l'Abidjan sans chercher à expliquer le conflit. Elles ont réveillé des images personnelles, celle de sa mère, celle de son père arrivé en 1956 sous la colonisation... Un film entre le récit intime, l'essai et le journal. Un portrait personnel de la Côte d'Ivoire.

  • Chronique d'une banlieue ordinaire, Dominique CABRERA

    Mantes-la-Jolie, 'célèbre' depuis les violences du Val Fourré en 1991, se fit l'écho du mal-vivre de toute une population. Images d'archives et témoignages d'anciens locataires revenus sur les lieux de leur passé nous rappellent que, dans les années 60, ce quartier était synonyme de bien-être et de modernité et qu'y était absente toute forme de 'ghettoïsation' sociale ou ethnique. Attirée tant par la qualité du cadre de vie que par goût de la nouveauté, c'est par vagues successives que vint s'y installer une population mélangée, composée d'ouvriers français ou immigrés, d'employés, de cadres ou de professions libérales. "Même celui qui a construit ces tours habitait là." De leur logement désormais vide, dans des tours abandonnées et vouées à la destruction, quelques-uns d'entre eux se souviennent. Ces tranches de vie, dévoilées avec pudeur et confrontées aux propos de locataires actuels, nous éclairent sur la manière dont on est passé d'un certain état d'esprit de propriétaire à celui de "qui ne reste pas" et pourquoi "les plus riches sont partis tandis que les fauchés demeurent." Une autre manière de filmer les banlieues. (Sadia Saïghi, CNC-Images de la culture).

  • Chronique d'une banlieue ordinaire, Dominique CABRERA

    Mantes-la-Jolie, 'célèbre' depuis les violences du Val Fourré en 1991, se fit l'écho du mal-vivre de toute une population. Images d'archives et témoignages d'anciens locataires revenus sur les lieux de leur passé nous rappellent que, dans les années 60, ce quartier était synonyme de bien-être et de modernité et qu'y était absente toute forme de 'ghettoïsation' sociale ou ethnique. Attirée tant par la qualité du cadre de vie que par goût de la nouveauté, c'est par vagues successives que vint s'y installer une population mélangée, composée d'ouvriers français ou immigrés, d'employés, de cadres ou de professions libérales. "Même celui qui a construit ces tours habitait là." De leur logement désormais vide, dans des tours abandonnées et vouées à la destruction, quelques-uns d'entre eux se souviennent. Ces tranches de vie, dévoilées avec pudeur et confrontées aux propos de locataires actuels, nous éclairent sur la manière dont on est passé d'un certain état d'esprit de propriétaire à celui de "qui ne reste pas" et pourquoi "les plus riches sont partis tandis que les fauchés demeurent." Une autre manière de filmer les banlieues. (Sadia Saïghi, CNC-Images de la culture).

  • Candidats pour du beur, Samir ABDALLAH

    Pour voir s'il y aurait un arabe ou un noir à l'Assemblée Nationale ou à la tête d'une grande ville de France, j'ai suivi les campagnes de dizaines de fils et filles de l'immigration des ex-colonies de la République Française lors du dernier round électoral, depuis l'apparition de candidats dit de « la diversité»(ère Sarko 2007-2011). J'ai dû faire le constat qu'il n'y en a toujours pas, d'où mon équation : Zéro plus Zéro égal la Tête à Momo ! En sera-il autrement en 2012 ?... Samir ABDALLAH Présents dans le film : de nombreux acteurs des luttes dans les quartiers de Clichy-sous-Bois, Marseille, en passant par Colombes et les candidats : Slimane Tir, Salem Kacet (Roubaix, Tourcoing), Mouloud Aounit et Kamel Hamza (Aubervilliers, La Courneuve), Fawzi Lamdaoui, Halima Boumédienne et Omar Slaouti (Argenteuil), Najat Belkacem (Lyon), Samia Ghali et Karim Zeribi (Marseille), Rachida Dati, Rama Yade, Azouz Begag...

  • Bourtzwiller 420 - Détruire disent-ils, Zouhair CHEBBALE

    Connue comme une banlieue difficile, l'histoire de Bourtzwiller remonte à une cinquantaine d'années quand cet alors village alsacien a été rattaché à Mulhouse. Depuis, son architecture et son urbanisme ont été modifiés par l'implantation de très nombreux logements sociaux. Un grand programme de transformation est aujourd'hui à l'½uvre avec ses réhabilitations, démolitions et reconstructions. Comment les habitants du quartier vivent-ils cette transformation ?Quelles histoires racontent-ils sur le quartier où ils vivent depuis parfois 30 ou 40 ans ? Y sont-ils attachés, que pensent-ils aujourd'hui de cette "table rase" et le fait d'être relogés ?

  • Bons baisers de Barbès, avec l'Orchestre National de Barbès, Hélène LEE

    Bien inscrit sur le territoire de Barbès et dans la communauté maghrébine dont il est issu, ce groupe de onze copains algériens, marocains et français est lancé en 1995 et sort son premier disque chez Virgin, l'année suivante. Il mélange différentes musiques populaires du Maghreb à des influences rock ou reggae. L'ONB sait articuler animations de fêtes de quartiers et tournées de concerts. Ce groupe de musiciens est à géométrie variable : au Zénith, il se nomme Le Diwaan de Béchar, avec Michel Pétry (batterie), Ahmed Bensidhoune (percussions), Alain Debiossat (saxophone), Olivier Louvel (guitare), Kamel Tenfiche (percussions/chant) et Fathellah Ghoggal (guitare). Mais on peut aussi le retrouver sous forme de trio avec Aziz Sahmaoui (chant), Jean-Baptiste Ferré et Toufik Mimouni (claviers), ou encore en duo : Fateh Benlala (chant) et Youcef Boukella (basse) en compagnie d'un maître du Chaâbi, dans un restaurant. Parfois, il prête la main aux chanteuses berbères, les B'net Houariyat . Il est accompagné d'une pléiade de producteurs de la communauté ainsi que d'un habile manager : Djilali Aïchoune. (Marie-Christine Balcon, CNC-Images de la culture)

  • Bled sisters, Jean-Pierre THORN

    "Les années 1990 ont vu proliférer les formations a capella, polyphonies corses ou bulgares, chant breton ou gospel. Issu de Spinch, groupe formé à la fin des années 1980 à Romans, dans l'Isère, Évasion réunit six filles qui chantent en onze langues et s'approprient les techniques vocales de multiples traditions. Six gamines des cités ouvrières, auxquelles la musique a permis une "évasion" inespérée. Entre répétitions et concerts, le film nous fait découvrir les chanteuses dans leur cadre d'origine : le quartier de la Monnaie, à Romans. C'est là, assises sur une couverture devant les immeubles, que les "Bled Sisters" ont commencé à chanter, à l'âge de douze ou treize ans, pour faire quelque chose de leur vie et affirmer leur identité. La poésie de l'enfance illumine le reportage de Jean-Pierre Thorn : fêtes dans la cave du HLM, papa et maman chantant un duo en portugais, escapades dans les jachères du "champ des amoureux"... Avec, en filigrane, l'émerveillement des filles d'avoir eu cette chance et le fantôme des vies auxquelles elles ont échappé : "Droguée, prostituée, vendeuse chez Mammouth, qui sait... J'aurais pu mourir, faire plein d'enfants. J'ai fait ça..." (Hélène Lee, CNC-Images de la culture)"

  • Bienvenue au Carami, Natacha Cyrulnik

    Coll."Habiter le territoire" - Deuxième volet d'une série documentaire sur l'évolution urbaine et humaine du quartier Le Carami à Brignoles. Un an après "Le Quartier, la ville et nous", ce film nous ramène au sein du quartier le Carami et au coeur de la ville de Brignoles pour interroger les mêmes protagonistes et de nouveaux, sur l'évolution de ce territoire. (Résumé éditeur)

  • Bar centre des autocars, Patrick ZACHMANN

    Dans les années 80, Patrick Zachmann, photographe à l'agence Magnum et réalisateur, a animé dans les quartiers nord de Marseille un stage de photographie avec des jeunes appartenant à la première génération issue de l'immigration. Il y rencontre Hacène, Nadia, César, Chrérif, Ali, Paul et les autres. En 2007, il part à leur recherche. Plus de vingt ans se sont écoulés entre les adolescents en difficulté qu'ils étaient et les adultes qu'ils sont devenus. Des parcours de vie singuliers qui font partie de notre histoire collective. Les films d'ici

  • Bantu Education, Rina SHERMAN

    "aperçu intimiste d'un certain monde africain à Paris. Sud Africaine, styliste, Meisie Mosimane ou Sister Bucks, vient à Paris pour faire confectionner des vêtements par des couturiers maliens installés dans le quartier de la Goutte d'or. Sans parler un mot de français et, avec seulement quelques adresses en poche, Meisie se retrouve perdue à Denfert Rochereau le jour de son arrivée. C'est le début d'une aventure parisienne qui va durer deux semaines " -(Rina Sherman)

  • Avenue Jenny, Fabrice VACHER

    "Non loin de La Défense et de ses buildings, entre Courbevoie et Nanterre, l'Avenue Jenny offre un spectacle étonnant : une résidence huppée et toute neuve fait face à un quartier pavillonnaire à moitié délabré et squatté. Depuis quelques temps deux populations que tout oppose se retrouvent collées l'une à l'autre..."-(Dynamo)

  • Au nom de l'urgence, Alain DUFAU

    Entre 1945 et 1975, pour répondre à la crise du logement, Marseille, comme beaucoup de villes, développa les grands ensembles, les cités provisoires, de transit et d'urgence Une belle reflexion sur la construction des quartiers périphériques et sur le processus de la relégation sociale

  • Arte Négra, voyage aux sources de la capoeira, Caline DELHEM

    La capoeira est à l'origine d'une culture à part entière, aujourd'hui plus que jamais vivante, où se croisent philosophie de vie et religions autour d'un large projet de structuration du lien social et des solidarités. En visite au Brésil, où il retourne tous les deux ans, Marcelo, « Cacique », jeune capoeiriste brésilien installé en France, nous amène « recharger ses batteries » en allant puiser son énergie chez les grands maîtres de cet art martial mêlé de danses afro-brésiliennes : à Rio d'abord, puis à Salvador de Bahia, lieu de sa communauté d'origine, épicentre de la capoeira. Nous allons de « roda en roda », de groupe en groupe, à la rencontre de son maître, de ses amis, de sa mère, du prêtre et de la mère de Saints qui veille sur Branquinha (une jeune femme elle aussi figure du groupe). Nous rencontrons Mestre Tony Vargas, Mestre Marrom et Mestre Ramos à Rio. Nous découvrons l'univers des quartiers pauvres de Bahia et tout ce qui a fait de « Cacique » un capoeiriste de haut niveau et une figure du groupe « Arte Negra », aujourd'hui très présent en Europe. Présentation éditeur

  • Anonymes, Cheikh DJEMAÏ

    Aujourd'hui à la retraite, Aldja et Hamed ont en commun un quartier, Ménilmontant à Paris, et un chemin, celui qu'ils ont pris pour venir d'Algérie. Deux trajectoires, deux histoires individuelles mises en regard pour raconter celle de la "première génération" d'immigrés, venus seuls ou en famille. Un récit à deux voix, auxquelles se joignent les amis, les enfants et petits-enfants. Si Hamed est venu seul en France, Aldja a quitté l'Algérie avec son mari et sa fille, contre le gré de son père. Le premier témoigne du lot commun à tous ceux venus pour travailler et envoyer de quoi nourrir la famille restée au pays : promiscuité dans des chambres d'hôtels sordides, mais aussi réconfort matériel et affectif apporté par le regroupement communautaire, solidarité entre anciens et nouveaux arrivants. Et s'il a réussi à concrétiser son rêve d'être chauffeur de taxi, il regrette de n'avoir pas vu grandir ses enfants. Quant à Aldja, c'est au milieu des siens qu'elle relate une indépendance conquise dans l'adversité : veuve avec six enfants à élever, conflits avec la belle-famille chez qui elle vit, double travail pour envoyer les enfants en vacances ; une énergie puisée dans des fractures successives. Aujourd'hui, les voilà l'un et l'autre encore ballottés entre un pays qui n'est pas tout à fait le leur et l'Algérie où ils ne se reconnaissent plus vraiment. (Sadia Saïghi, CNC-Images de la culture)

  • Almanci entre deux rives, Emmanuel PITON

    Almanci est le nom que l'on donne aux immigrés d'origine turque vivant en Europe. Au coeur du quartier du Gumenen en pleine transformation, Almanci dresse le portrait d'une communauté turque à Auray. Ce documentaire questionne l'attachement à un espace de vie et le sentiment d'être toujours lié à un ailleurs, de vivre entre deux rives. À travers leurs témoignages se dessinent les contours d'une nouvelle culture entre la nostalgie de "là-bas", en Turquie et la désillusion de la vie en France.

  • Alimentation générale, Chantal BRIET

    Ali tient une épicerie dans un centre commercial menacé de destruction, à Epinay-sur-Seine. Dans ce lieu, véritable oasis, les clients se succèdent sous l'½il bienveillant d'Ali, chanteur à ses heures Une chronique documentaire à dimension humaine qui prend son temps et s'éloigne des clichés Le film pourrait s'appeler « La Caverne d'Ali Baba » ou encore « Ali Baba et les quarante voleurs » ou tout simplement Ali et son épicerie. Chantal Briet, la réalisatrice du film, pose un regard politique et humain sur cette cité d'Epinay-sur-Seine. En effet, après ce film, on a envie de devenir épicier, non pas pour vendre des produits mais pour produire et donner de l'Amour, comme Ali, le protagoniste du film, qui en fabrique et en distribue gracieusement chaque jour dans sa petite boutique perdue au milieu de la cité. Il a fallu quatre ans à la réalisatrice pour percer le mystère de ce carrefour où se croisent chaque jour des clients de tout âge, et de tout bord. Tout le monde se connaît ici, on se croirait en province. L'épicerie est devenue le coeur de la cité, où les gens peuvent se rencontrer, parler, rire, bref partager un vrai moment de bonheur et de vie. Le film de Chantal Briet est aussi un film politique, car il propose une véritable réflexion et pose des questions cruciales sur l'aménagement d'une cité. Alimentation Générale en dit long sur les questions que nos politiques devront se poser à l'avenir avant de détruire ; et la concertation qu'ils devront avoir avec la population afin de ne pas briser la vie de gens qui ont déjà trente ou quarante ans d'existence dans la cité. Enfin, Alimentation générale est un film universel, qui vaut pour toutes les cités du monde, et il y aura dorénavant toujours un peu de Ali lorsque j'irai chercher du pain ou du camenbert en plein milieu de la nuit chez mon Arabe du coin. Djamel Ouahab (L'ACID) Le quartier de la Source à Epinay-sur-Seine. Chantal Briet construit son récit autour d'un magasin d'alimentation générale tenu par Ali où le café est offert à toute heure (Il m'a rappelé Harvey Keitel dans « Smoke » de Wayne Wang). C'est le seul endroit où il y a encore un lien social dans cette cité ou la misère plane partout. La réalisatrice dresse une succession de portraits surprenants, comme celui de Jamaa écorché vif amoureux de littérature, ou de la vieille Jeanine qui n'aime que les polars parce qu'il y a du sang et de la tuerie. Avec ces personnages, Chantal Briet nous fait partager des moments d'intimité et d'émotion rares en intégrant, c'est toute la force du film, le regard qu'ils portent sur eux-mêmes - conscients, cyniques ou courageux - faibles, démissionnaires ou combatifs. Un très beau film qui propose un regard nouveau sur un sujet essentiel. Amal Bedjaoui (L'ACID)

  • 95.5 spécial dédicace, Marie DOLEZ

    Née en 1993 dans un collège de Mantes-la-Jolie, Radio droit de cité se bat six ans plus tard pour obtenir du CSA le partage de la fréquence détenue par l'Education nationale. Marie Dolez suit pendant plusieurs mois les différentes étapes d'une émancipation qui soulève, non sans heurts, le débat du passage d'une pratique amateur au professionnalisme. Avant tout outil d'intégrations sociale et professionnelle, RDC gagnera son pari. Et si Radio droit de cité contribuait à changer l'image et la réputation du Val-Fourré, ce quartier de 28 000 habitants majoritairement immigrés ou issus de l'immigration dont 25% sont au chômage ? Les quatre-vingt jeunes qui l'animent, pour la plupart bénévoles, s'y emploient. L'équipe permanente, quant à elle, cherche une reconnaissance professionnelle, synonyme de plus d'autonomie. Lors de réunions parfois houleuses, on met à plat les financements, on redéfinit les stratégies. Quelle identité ? Quelle cible ? Quel code de conduite adopter ? Entre deux émissions musicales ou de micro-trottoir, où certains animateurs en sont encore à leurs balbutiements, on assiste aux visites du sous-préfet - qui affirme préférer le "liant social" à la "pagaille" -, du ministre de la Ville, Claude Bartolone, et du sociologue Pierre Bourdieu. (Marie-Christine Balcon, CNC-Images de la culture)

  • Envoyés spécieux, Les habitants du quartier des Courtillières à Pantin, 2002

    Cette série de films courts est le fruit d’un travail mêlant professionnels, semi professionnels et amateurs, qui abordent avec humour et sans préjugés, différents problèmes négligés par les médias dominants.